27.01.2012
Pina Colata
Sly un vendredi soir
Je pensais voir Y sur son lieu de travail, mais la RATP en a décidé autrement.
J'aurais pu être de très mauvaise humeur. De fait je l'aurais été il y a huit mois. Cet été encore, en effet je ne pouvais me déplacer que sur de courtes distances de très courtes durées de temps et toujours à mes risques et périls.
Là je suis seulement remonté, pris un bus (bondé mais bien moins q'un RER ou un métro), laissé un message à Y et arrêté à Beaubourg.
Pourquoi là ?
Juste pou récupérer ma carte de sport qui est arrivée dans la journée.. Comme quoi, il y des choses qui se passent comme cela.
Le Sly comme je l'ai déjà dit, à des toilettes propres, une petite pièce avec lumière tamisée au fond. Une prise est à portée de main pour les portables et les chargeurs.
Me voilà donc sur une petite table ronde, musique techno entraînante et petit kir sur cette table ronde.
Au bar, les deux patrons discutent avec un couple. Le jeune homme porte un pull bleu très échancré. J'espère qu'il à un manteau ! Sa petite amie porte comme une paire de lunette en guise de serre-tête.
Un porteur de casquette sirote un morito. Il lit un magazine tranquillement accoudé au bar.
Un jeune homme seul tourne la tête souvent vers l'entrée. Jusqu'à ce quedeux charmantes demoiselles rentrent... les visages s’illuminent. Les rires fusent..un autre gaçon rejoint le groupe. Sont ils au complet ?
Évidement non !
Parce que c'est un des rares bar où malgré tout la musique permet encore de se parler. La population ici est comme les patrons : pas prise de tête.
Y a déjà rencontrer des personnes ici. Une bonne soirée avec des gens qui sont bien là pour profiter du moment et non pas pour ce montrer.
Coup de tel de Y. il sort du turbin...
Un Pina Colata ( sans alcool) m'est servie. Étrange, en lieu et place d'un verre, c'est dans un petit carafon tout mimi.
J'attends Y alors que le bar se remplit
En terrasse, en salle sur des sièges tournant et haut perchés, les jeunes et les moins jeunes arrivent et remplissent l'endroit de leurs sourires et leur bon humeur.
Nous sommes un vendredi, à Paris
et il n'est que 7h30
21:34 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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CYBERCOP
Vous vous pensiez encore être en démocratie ?
Quand une agence d'évaluation aux mains de quelques gourous richissimes est capable de faire tomber des gouvernements, des états et de faire glisser un continent entier vers sa Der des Der...
ACTA c'est encore un bon exemple de ce monde d'hypocrites et de buttés de la pensée…
Un exemple ? Le transfert de fichiers sur Mega Uplaud… Vous pensiez qu’il n’y avait que des pirates, des vidéos et de la musique illégales ? Que Nenni… mais il fallait un exemple…
Et cela marche ! Des plates-formes préfèrent se faire Seppuku plutôt que de voir débarquer Cybercop !
LA véritable question aurait du être « pourquoi les personnes font ces chargements illégaux ? » !
Une première idée de réponse a été donnée par une étude demandée par l’HADOPI :
- Environ 1/3 des « téléchargeurs indélicats » le font pour des questions de coût
- Dans les 2/3 qui reste la moitié le font parce qu’ils n’ont pas trouvé autrement la vidéo ou la série qu’ils recherchent.
- Dans ceux qui restent, un part non négligeable a finit par se tourné vers l’offre illégale – même payante- parce que les systèmes de sécurité et de paiement bug a un point qu’il n’est pas rare d’avoir un retrait sur le compte sans avoir la vidéo ou alors avoir un « truc » illisible…
On est loin de la volonté manifeste de vouloir tel un méchant brigand, un barbe bleu, un Al Capone, un mafieux russe se repaitre de vos denrées, voler, violer et détruire…
Visiblement un meurtrier est plus recommandable qu’une personne qui gène un Major. La preuve : ACTA.
- ACTA : le gouvernement français reste muet, l’Europe se rebelle
- L’ACTA, ne pas divulguer
- Libertés et vie privée : ACTA, la menace fantôme
13:33 Écrit par Pierrot dans Internet - Numerique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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25.01.2012
Tenue de camouflage
Mercredi 25 janvier
Je suis parti ce matin avec deux pull sur le dos : dont un gros bien enveloppant genre sac à patate.
Fait-il donc si froid ?
Que nenni
Ce pull monstrueux d’après l’opinion générale (confortable d’après la mienne), a cet immense avantage de planquer ce qui est en dessous : un petit gilet bien échancré, une chemise bleu pétante, et un T-Shirt Noir. Ajoutez à tout cela un pantalon noir et des chaussures aussi noires et pas trop abimées…. Et le Pierrot semble enfin bien habillé pour un monde civilisé !
Pourquoi planquer ?
Ben je n’habite justement pas dans la même civilisation ! La tenue officielle là où je vis, c’est pour les jeunes les pantalons bagy et le truc à capuche… et pour les plus vieux, le truc immonde de sport, les pantalons Emmaüs et les pulls itou…
En banlieue – hors Neuilly - si tu ne portes pas une marque « Abbé Pierre » c’est que tu trempes dans les trafics… ou bien c’est qu’il faut t’éclater ta salle tronche de bip…
Il faut comprendre que les « métros » ne sont pas censés exister au delà des portes du Métropolitain.
C’est idiot, mais c’est comme cela !
Il y a même une blague qui circule chez les cafetiers autours des Halles, le point de ralliement de presque toutes les lignes de RER et à quelques encablures du marais : « les chiottes c’est le vestiaire des « dep » de banlieue ».
Alors pourquoi avoir acheté des fringues aussi visibles ?
Ce n’est pas seulement à cause des soldes, c’est que dimanche, après ma première séance de Sport, j’étais bien… et avec la patate (sans le sac)
En fait ce WE du 21 22 a été très agréable et pas prise de tête. Il ya bien des petites choses à raconter…
…Dans un prochain billet.
13:54 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Entre kouz entre ouilles
Un lundi en janvier.
Mon cousin m'appelle en journée pour savoir si on peut se voir se prendre une petite blonde ou une petite brune. Malheureusement, mon médecin m' a demandé de changer de régime... du moins pour celui-là.
Autre option : se retrouver vers Denfert où il connaît un bar à vin – pas donné – mais sympathique.
Le temps de faire le voyage... les joies du RER et me voilà devant la station. Il fait humide mais je n'ai pas longtemps à attendre. Un grand Viking débarque depuis le portillon.
Je le suis dans une petite rue et nous nous installons en terrasse
C'est agréable d'être entre couz, c'est aussi agréable d'être entre couilles...
Une bonne assiette de charcutailles et de fromages, un verre de blanc – j'ai pris un Saint Croix parce que j'aime quand c'est sucré... et en avant la discussion.
Cela fait du bien d'être entre cousin.
Il y a des petites choses qui ne sont connus finalement que de nous seuls.
Il y a des petites choses qui restent sur le cœur et qu'il fait du bien d'évacuer.
Il y a cette petite chose qui s'appelle « partager l'instant », posés devant un verre
Il y a des sujets aussi que l'on ne sortirait pas devant les donzelles...
Bref qu'il fait du bien d'être parfois entre *ouilles
Mesdames SVP laissez-nous parfois nous retrouver entre hommes de Cro-Magnon...
08:50 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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18.01.2012
Rusty quitte le nid
Un samedi au supermarché dans les rayons vaiselles et autres lingeries. Une maman avec sa jeune perche.
"Quel type de verre souhaites tu prendre ?"
Le caddie a déjà quelques petites choses simples : un peu de vaisselle et de litterie. On sent que le fiston va partir du nid...
Souvenirs...
Mon véritable départ, j'étais déjà bien vieux. Même étudiant, jusqu'à mes 22 ans, je rentrais chez mes parents le vendredi soir, le linge sale bourrant un sac prêt à craquer.
Le logement que j'occupais était une véritable aubaine : il ne me coûtait rien et il y avait toute les commanditées : WC, salle de bain, cuisine avec une cuisinière...
Passage au restau-U sandwich et le soir... poissons, pâtes, sachets de riz et réserves prises chaque début de semaine chez papa-maman.
Ce fut une autre paire de manche quand je suis parti étudier à Lille.
Une chambre avec un petit lavabo... des WC en communs, des douches comme à la piscine, une cuisine pour tout le monde (çà c'est cool...) et une machine à laver... C'est encore plus cool !
Je me rends compte maintenant que j'étais par rapport à un étudiant parisien dans un cadre idyllique.
Et pourtant, il y avait des petits trucs angoissants.
Je me rappelle téléphoner à ma grand-mère pour savoir la différence entre le blanc et les couleurs !
Toujours à ma petite mamie, sa recette de crêpes.
Pourquoi à elle ? Peut-être que le grand garçon n'osait pas téléphoner à sa "moman".
Bref quand on n'est plus chez papa-maman, il y a des questions qui se posent.
- Comment faire autre chose que des pâtes aux lardons (ou au saumon) ?
- Le temps de cuisson des œufs ?
- Comment cuisiner avec pratiquement rien ?
- Comment faire les petites réparations lorsque une partie du taudis (pardon du logement étudiant) part en morceau...
- Lavage à la main ou alors en lavo-matique ?
- Ma couette est transformée en éponge... pourquoi ?
Plein de petites choses qui me semblent finalement nécessaires.
Et dont j'ai retrouvé une partie des réponses dans quelques bouquins, des années plus tard, dont un livre déniché lorsd'un vide-placard d'une collègue: Manuel de survie pour les filles.
Certes le Rusty avec ses 1, 95 mètres de haut, son duvet au menton et son début de moustache qu'il porte crânement ne risque pas d'avoir besoin d'un tampon... mais quelques conseils pouraient bien être plus ou moins repris à la sauce « Couillu le jeune Caribou »
C'est un peu en souvenir de ce passé si loin.
Que je pense que je devrais préparer un petit quelque chose...
Qui sait...
19:49 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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16.01.2012
Saltimbanques du rail
Dimanche 16 janvier
Je suis dans le RER A pour changer.
Direction Saint Germain en Laye.
Je m’installe sur un strapontin au fond de la rame. J’ai choisi cette place pour deux raisons. La première, c’est que je me trimbale avec deux sacs. La deuxième – moins avouable – c’est que mon regard embrasse alors le wagon.
Deux chinois sont en face de moi. L’un d’eux compulse un guide duquel dépasse une ribambelle de post-it fluo de toutes les couleurs… Une véritable guirlande de noël ! C’est à Etoile qu’ils descendront comme les nombreux touristes de cette ligne.
Deux places plus loin, une femme âgée tourne la tête ostensiblement vers la fenêtre. Le paysage est inexistant, puis que nous sommes dans les souterrains, m’ais qu’importe, il lui est plus agréable que nos gueules de prolo. Une véritable sauvageonne de la savane avec ses gants et son espèce d’écharpe en tissus de couleurs orangée parsemés de tâches noires de léopard… Elle nous abandonnera à la défense : Auteuil-Neuilly-Passy n’est pas si loin…
Un homme au fond du wagon, semble écrire sur un carnet. Un autre glaneur de petits riens ?
Peut-être pas : il prend des notes sur cette chose bizarroïde : un bouquin en PAPIER !
Deux saltimbanques entrent dans la voiture. Ils se ressemblent étonnamment. Le père et le fils ?
Tout deux avec une barbe de patriarche, l’une blanche, l’autre de blé. Cheveux longs, guitare à la main. L’aïeul porte un chapeau de cowboy. Un arceau métalique ui permet de maintenir au niveau de sa bouche un micro.
Face à face… les yeux dans les yeux, Ils entament leur duo. Une véritable complicité s’installe entre les deux musiciens. Le plus âgé, d’une voix de stentor égrène de la country, de la musique à la Brassens et à la Ferrat.
Leurs visages s’éclairent, leurs yeux brillent.
Est-ce vraiment pour avoir des subsides ou tout simplement pour avoir le plaisir de jouer ensemble devant un publique qu’ils sont là ?
Je ne sais…
13:59 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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13.01.2012
SLY
Oups ?
Non, c'est le nom du bar dans lequel j'écris.
C'est typiquement ce qu'on appelle un bar Lounge. Non pas long, même si ce bar est effectivement tout en longueur. Lounge, cela signifie moderne, aux formes épurées. Le SLY est géographiquement très proche de l’Imprévu (lire ma petite description)…
Pauvre petit bar, son nom est à chaque fois confonde avec un autre, celui dans lequel je suis allé avec ma revue de chti marin…
Tout en longueur, à la lumière tamisée, le SLY a la particularité d'avoir sur son plafond noir, une longue bande de couleur rouge qui rejoint le sol au fond de la salle. Un long bar fait la moitié de la longueur du petit rad. La musique entraînante et électronique est loin de Bach. En fait, c'est le type de musique que j’écoute quand je réalise les travaux les plus rébarbatifs et répétitifs qui me sont donnés.
Un tout petit espace est réservé aux platines. Comment le DJ peut il y accéder ? Soit en sautant au dessus du muret, soit en se mettant à quatre pattes pour se glisser sous la table.
Un peu plus tard, la tête d’une petite souris dépasse… Petite frimousse me confirme qu’il doit se faufiler par en dessous… a cet âge, il est de toute façon facile de se contorsionner. Ah, jeunesse…
A fond, les petits spots de couleur nimbent d'une lumière rouge-orangée les tables, chaises tabourets confortables et la large banquette rouge.
Un escalier en fer descend dans les profondeurs : une salle qui permet d'accueillir danseurs et fêtards.
Les toilettes ne sont accessibles que via un étroit couloir qui descend en escalier. Une pissotière en bas, mais pas de voyeurisme mesdames, vu l'espace, il faudrait vraiment regarder par dessus l épaule de la gente masculine... qui de toute façon pour une partie d'entre elle aiment les femmes sans les désirer (tant mieux pour les autres, moins de concurrence !). Quand aux vespasiennes pour les affaires plus importantes, elles sont certes petites mais propres et – choses rares à Paris intra-muros- à mile lieux des « turcs ».
A cette heure, peu de monde.
Un couple de jeune est en terrasse, la cigarette au bec (en attendant mieux ? ). Une petite bande de touristes dans la cinquantaine sont là à se poser. Deux couples en goguette à Paris bien beauf... le visage bovin d'un probable supporteur de l'OM, ou autre Vert de St Étienne est totalement en décalé de l'affiche au mur derrière lui, présentant un « bogoss » jeune et musclé et viril en T-Shirt de sport.
Pas beaucoup de monde à cette heure... mais la population à un large panel d'âge : jeunots emmargeant probablement au mag, trentenaire, quadra voir plus... et oui, petites choses au lait qui sort du nez, il existe une vie après 25 ans !
Coup de tel de Yann: il sort de la piscine à coté (ce n'est pas pour rien que je suis ici !)
Je n'ai pas envie de faire la cuisine. Peut être mangera t on ici avant que je le laisse profiter de cette dernière soirée avant son anniversaire : le mois de janvier est riche en anniv !
13:45 Écrit par Pierrot dans Tolerance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Un bon petit diable
Jeudi soir
Je suis à quelques mètres du bar au diable.
Non, il ne s'agit pas d'un pastiche de roman quasi éponyme... même si à défaut d'étang, il y a bien un marais.
Le diable en question, tenait plus de la brasserie. C'était il y a une semaine.
Le jour de mon anniversaire, je saute de chez moi pour choper un bus. Cela fait depuis quelques temps que j'ai volontairement renoncé au RER, quitte à voyager une demi-heure de plus.
Un 188 arrive. Il est bondé comme un RER... c'est décourageant, sauf que le suivant est juste derrière. Me voilà à l'aise dans ce bus presque pour moi tout seul.
Arrivé au terminus du métro, alors que je m'engage dans un tunnel, pour accéder aux tourniquets, une femme déroule en long ruban pour entraver l’accès : une personne est tombée sur la voie et le trafique est interrompu. Je préviens mon supérieur et je remonte à la surface.
Là où je suis, il n'y a pas beaucoup de possibilités : le bus. C'est ce qu'a compris aussi une famille de touristes anglophones. Je les dirige vers le bon coté du boulevard : au niveau tourisme, la banlieue ce n'est pas top !
Ils rentrent dans un café, avec leurs quatre enfants : une pluie fine tombe sur nous et ils n'ont pas encore pris de petit-déjeuner.
Un peu plus loin, je repère un bus qui conduit à Châtelet, voir pour les plus longs pour Gare du Nord. Le numéro 38... 38, c'était encore la veille pour moi ! Un clin d'oeil du destin ?
Je note le numéro de bus et l'emplacement de l’arrêt et rentre dans le bar pour leur donner ces informations. Ben oui, le français peut être sympa !
Le bus suit le même chemin que moi quand je vais en vélo au boulot : Alésia, Denfert, Le Luxembourg...
A l’arrêt correspondant à la station Denfert du RER, le bus bondé se vide d'un coup !
Une place assise se libère. J'aurai pu moi aussi tenter le train, mais à quoi bon si c'est pour attendre 30 minutes avant de m'encastrer dans un wagon !
Les monuments défilent : les lions de Denfert, les grilles du jardin du Luxembourg, le Panthéon, la chapelle de la Sorbonne... Puis plus loin encore les ruines des thermes de Lutèce, les chimères de la fontaine de la place Saint Michèle... le Palais de Justice est juste là, de l'autre coté de la Seine, que l'on traverse. Le regard se porte sur Notre Dame qui se dresse tel le gaillard arrière d'une nef à quai.
Les grilles du palais laissent apercevoir la Sainte Chapelle, Cette tour à l'étrange horloge en face de l’Hôpital... la conciergerie. Avant de retraverser. Nous longeons le quai où les bouquinistes proposent cartes et autres babioles, passons devant l’hôtel de ville avant de s’arrêter près de la tour Saint Jacques.
Avec un peu de recule, je me dis que j'ai bien fait de donner ce bus aux touristes : voir paris à l'abri de la pluie et sans payer un max... Quelle aubaine !
Mais il est plus de neuf heures, et la physiologie se rappelle à mon bon souvenir. Le bar à coté de ma bouche de métro préférée est fermée. Un autre bar à coté du flams s'ouvre... je suis le premier client..Un petit café, un petit passage et je reprends le RER pour une station.
En arrivant sur le quai, devant cette marée humaine dégoulinante tel un magma visqueux, je me félicite de ne pas avoir repris le RER plus tôt !
J'ai 39 ans ce jour et j'ai décidé de vivre !
13:08 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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12.01.2012
Zen attitude
Jeudi 12 janvier 2012
Dans une rame de la ligne 4, je suis là à écrire son mon mini-ordinateur.
J'ai failli commettre une gaffe ce matin : pas assez réveillé, je me dirige vers la station de RER... Heureusement, le bus 187 arrive juste devant moi. Je puis encore prendre l'option « Métro »
Dans le bus, quelle différence avec le RER. Ici, il y a de l'espace. Au fond, une femme tricote un chandail. Les livres sont sortis. Toutes générations confondues, quelques portables sont là pour s'isoler. La différence avec le RER, c'est que leur visage n'est pas fermé. Un jeune homme portant une écharpe tricotée s'installe à coté de moi, il sort de son sac un livre. A cette heure, dans le RER, les bras sont si collé au corps que les êtres vivants prisonniers sont devenus des Hommes-troncs. Impossible d'ouvrir un bouquin !
Avant de prendre le métro, je passe à une boulangerie:3 viennoiseries. Celle au chocolat pour moi, les deux autres pour deux vieux à coté de la bouche du métro. c'est à peine si ils ont encore la force de mendier.
Dans la rame de métro, les places assisses sont prises d'assaut... et pourtant à malgré les quelques personnes debout, on respire. Les regards sont fermés, plus par le sommeil et une habitude purement parisienne que par le stress d'un enfer quotidien.
Une population plus uper midle-classe est en transit.Elle est bientôt arrivée à destination : bureau, salle de cours...
Les visages sont sereins : nous ne sommes pas dans le RER.

Perdre une demi heure de plus dans le transport n'est rien en comparaison de cette quiétude pour qui a connu l'enfer du RER
13:24 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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06.01.2012
Petit détour en Amérique latine.
Je suis à un jour de mon anniversaire. Yannick ne rentrera que fort tard.
Après être passé au Roy-Merlin, je décide de faire une pose.
Passant devant le restaurant chinois dans lequel j'ai mangé une fondue (à raconter), je remonte une petite ruelle et tombe sur un bar qui propose du vin chaud.
La musique est entraînante... Je ne sais pas... mi corason mi corason...
Mes doigts volent sur mon clavier en suivant la musique.
Le Snax KFE propose aujourd'hui une soirée latino. La musique est bloquée sur radio latina. Peu de monde à cette heure. C'est probablement plus tard que cela viendra. Un latino présente à une jeune française son travail sur un ordinateur portable. Les deux langues se mélangent... plus tard, cela ne sera pas au figuré.
A coté, quatre personnes discutent la plupart du temps en français. Deux jeunots et un couple d'une cinquantaine d'années. Quel plaisir de ne pas avoir ce sempiternel ostracisme de l'age.
Ce bar a du être un espace de vente. De cette surface initialement impersonnelle et ouverte tel un « bureau paysager » les gérants ont réussi à donner un certain cachet. Les fauteuils rouge-sombre forment des alcôves. Tables pour quatre ou tables plus intimes se répartissent sur les cotés de la salle, laissant un espace assez grand au milieu du bar... pour danser ?
À l'entrée, une impressionnante table carrée trône, encadrée sur trois cotés par des fauteuils, coin idéal pour réunir une bonne compagnie. Juste derrière, un zinc et quelques tabourets hauts, pour ceux qui sont adeptes des blondes et autres brunes.
Des rideaux noirs en pointe vers le bas, rendent plus intime le bar.
La lumière est légèrement tamisée. Des petits spots éclairent les murs sur lesquels sont disposés comme à une exposition des tableaux et gravures. Manhattan, Christ et pain-de-sucre, Empire State Bulding... alternent avec des décos plus exotiques (masque africain...)
D’impressionnants chandeliers descendent du plafond . Sont ils en fer forgé ?
A l'entrée du bar, un panneau : « Polyglot Club ». Des petites annonces sont épinglées...
Ouverture d'esprit et appel au voyage...
Ce soir, c'est en direction l'Amérique du Sud
15:36 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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