17.06.2008
Pause rétrospective sur un petit chemin
Je vais ce soir directement au travail de mon père pour lui souhaiter sa fête…
Depuis que son bureau n’est plus près du Panthéon, c’est un peut moins directe mais il fait encore beau et j’en profite pour marcher jusqu’à la bourse…
Contrairement aux –rares - fois où l’on se voit je souhaite l’invité même si mon compte en banque est rose sombre…
J’ai pris avec moi une bouteille d’un vin de Hongrie… Ce n’est pas forcement le fait que cela soit un vin hongrois, ni même que le producteur ai été reconnu médaille d’or en 2006 par les vignerons indépendants qui compte… c’est que cette petite bouteille, je l’ai achetée là bas pendant la foire au vin de Septembre, sur les hauteurs de Budapest, au pied du lent et majestueux Danube (J’ai ttoujours voulu reprendre mes notes de voyage donc ce séjour fera l’objet d’un futur post…)

Ce repas fut étonnant et exceptionnel, car peut être pour la première fois en plusieurs dizaine d’années, nous avons finalement eu une conversation plus intime et personnelle mon père et moi… (Faut aussi dire que l’armagnac ma aidé à me décoincer…)
Nous avons parlé de la séparation de mes parents, et, de ses passions...
J’avais cru depuis des années que mis à par son travail et –c’est récent – l’œnologie, il n’avait aucun centre d’intérêt… !
Grosse et extraordinaire surprise !
J’ai pu aussi aborder mes inquiétudes, mes problèmes de santé, ma peine de cœur, et puis aussi mon coté « Mater Dolorosa » (finalement dans la droite lignée de ma grand mère et quelque part de ma mère …)
Alors, on a parlé un peut de mon passé – un passé enfoui mais finalement pas si oublié : cette dépression qui fut –trop tardivement - observée chez un gosse de 6 ans… L’accident qui m’a marqué à vie alors que j’avais 4 ans et dont je garde des souvenirs flash… Apparemment c’est un élément déclencheur qui transforma un vrai petit diablotin remuant, dynamique et démonstratif en une véritable tombe larvaire, craintive et coupée du monde…

A vrai dire à 6 ans j’étais au bord du gouffre presque un « Rain-man » – la capacité mathématique en moins…
L’expression « culpabiliser à mort » aurait pu être tout à fait pertinente…Même si il ne fut « que mentale » c’était tout de même une forme de suicide…
Je reviens de très loin…
Beaucoup de chemin a été fait… Mais il me reste encore beaucoup à faire pour que j’acquiers la sérénité de prendre sans effort les petits riens pour ce qu’ils sont : juste un pétale flottant dans un fleuve d’éternité…
18:05 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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