23.06.2008

Montmartre, petit village au cœur à jamais jeune

Jeudi, 12 juin.  Souvenirs, souvenirs

 J’ai rendez-vous avec mon cousin pour lui remettre  des documents…

Je suis à Paris dans mon ancien quartier…

Petits chocs : la vie continue en oubliant ceux qui sont partis…

 

Le pressing, dans lequel je faisais nettoyer ma couette, est définitivement fermé. A la place de ce chantier,  peut être une nouvelle boutique ou un logement auront effacé ce petit commerce…

Je ne sais…

Le magasin de tissus rue Labbat à fait place à un bouquiniste spécialisé dans les vieilles BD Européennes et US…

Dans la rue Bachelet, l’immeuble d’à coté est en travaux : ils refont tout le premier étage… Les travaux du  restaurant yougoslave sont enfin finis… Il n’en reste pas moins fermé même à cette heure !

Le RDC de « mon » ancien immeuble est enfin en travaux ! La boutique qui était fermée depuis une vingtaine d’années va probablement devenir un logement…

 

Que de changements alors que je suis parti il y a moins d’un an !

A « La halte du sacré Cœur », j’écrits en attendant Gwen…

Cela fait plus d’une heure que je fais durer mes bières et je commence vraiment à en avoir marre : je suis crevé et le fait que je sais que j’aurais encore plus d’une heure à me taper pour rentrer en banlieue ne m’aide pas…


 Montmartre_01  Montmartre_02

 

Montmartre_03


 



Je n’arrive pas à m’intégrer ni même à trouver de l’intérêt aux conversations de mes voisins de table…faut croire que je ne suis plus dans le coup…

 

Deux demoiselles qui travaillent dans le Showbiz ou pour le cinéma -ou je ne sais quoi du même genre-  parlent de maquillage…

A une autre table des « jeunes » du haut de 25 ans refont le monde en rigolant…

SourireFinalement, non le quartier n’a pas changé- seuls les visages et les façades changent-ce qui est la même chose. Toujours les mêmes « djeuns » qui brûlent la vie, la rêvent à cent à l’heure avec toute l’insouciance et l’inconscience de leur moins de trente ans…Comme si le monde n’était que amusements, dernier spectacle d'Untel entendu sur Nova, fringues à la mode et surtout totalement suspendu aux nuages,  sans lendemain ni réalité… A croire que cette jeunesse est en permanence sous l’effet d’une quelconque plante dioïque…

J’avais oublié à force d’y vivre en permanence…


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 En banlieue, la réalité on la prend en pleine poire au quotidien : c’est les transports puants, et anarchiques et d’autres « désagréments » impubliables …

 
Ici,  le temps  ne s’écoule pas de la même façon.

De l’autre coté du Périph, chaque chose à son heure. Si jamais vous ne la faite pas en temps et en heure, il n’y a pas de séance de rattrapage… Alors qu’on dirait que les parisiens se débrouillent toujours pour foutre quelque chose dans chaque heure… Surtout ne pas s’arrêter, sinon on regarderait la réalité en face…

 Pas grave, la ville ne dort jamais : on peut même acheter sa baguette  à minuit à Chateau-Rouge...

 


Oui la vie est dure, loin de la fée clochette. On sue, et la poisse coule le long des barres et des sièges  de nos RER… Les visages et les corps sont fatigués, usés par le boulot et les transports interminables…

Les mains de « cette France qui travaillent » sont souvent  calleuses de part chez nous… Ben quoi on peut être du 92 sans s’appeler Hardikon, ni travailler dans la Com’, ou avoir un papa à talonnette qui vous règle vos problèmes de scooter…

Et quand aux cols blancs,  ben ils dorment jusqu’à leur station. Puis, ils  font rentrer leur bide à bière sous le volant de la bagnole qui les déposera au pied de leur  HLM ou de leur  pavillon de banlieue… Vu la fatigue, c’est le pilote automatique… Plus qu’à s’affaler dans le fauteuil… devant la télé le temps que la soupe soit prête…

Seul consolation quand il y à des match de foot : on passe de l’automatique au turbot et puis on se fait livrer… On partage alors avec voisins, amis et famille,  pizzas et bières  en grattant ses propres couilles – c’est pas Tataland ici…

 

Sortir ?

C’est l’expédition… Le simple fait de changer du schéma  « RER Boulot Dodo » vous fait rentrer à pas d’heure… Vous avez intérêt à être prêts de Paris et d’une ligne de Noctilien…sinon c’est cuit ou faut avoir un pote avec une « tire » (une voiture)

 

Clin d'oeilEuh j’exagère quand même un peu depuis tout à l’heure, je sais … ;-) Cela doit être les Cht’i qui me reviennent…Mais je pourrais écrire bien pire dans les stéréotypes et les étiquettes… J’adore l’humour par l’absurde ou quand on ne sait plus ce qui est du lard ou du cochon…

 

  Chiche je vous le fais un jour !

 
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Ah Montmartre…

C’est la république, le temps des cerises, les contestations, les Utopies, les poulbots (enfants)  qui dévalent les ruelles et pour lesquels monsieur le maire avait créé des espaces de jeux publics… Le vrai Montmartre, c’est cette jeunesse du cœur… généreuse et rêveuse... Pour le retrouver, il suffit de passer de l’autre coté de la butte, fuyant les zones à touristes… Là entre la basilic et la mairies du XVIII, vous le vivrez…


Je les avais oubliés…tout ces petits riens parisiens…

 

Le temps passe... A d’autre de les vivre ces petits riens du petit village de Montmartre…

 

Vous,  étudiants  qui me lissez, enivrez vous, buvez à la régalade et faite vibrez votre jeunesse du feu de l’insouciance car vous être le cœur battant de Montmartre… 

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