27.06.2008
La valse des étiquettes : le moine et le flamboyant
Yan est un ami que j’ai connu chez un cousin à mon arrivée en IDF en 2000.
Il était déjà à l’époque aussi flamboyant, bout en train, et croqueur de la vie à pleines dents que je n’étais terne, réservé et avec la flexibilité d’un morceau de fonte…
Et pourtant déjà à cette époque, on s’entendait bien… Lui le « Métro » francilien et moi le « Malachie » projeté au XXeme siècle (voir Le Nom de la Rose)

J’étais un des rare a être venu le voir à Nanterre quand il était avec sa copine de l’époque… Après qu’ils se soient séparés, il a habité quelques temps chez moi… transformant l’appart et le bonhomme…
A cette époque, j’avais trouvé un logement sur la Butte de Montmartre. Une pièce centrale donnait sur deux chambres : la mienne et a l’époque un bureau –salle de musique, mon instrument ayant besoin tout de même de place…
Mon antre ressemblait plus à une cellule monacale provisoire…
Ma chambre était meublée d’un clic-clac deux place, d’une armoire pour les vêtements et d’une étagère pour mes livres. Un petit « quelque chose » à tiroirs, rafistolé et ayant appartenu à mes jeunes mariés de parents me servait de table de chevet … Dans la pièce de séjour, une méchante planche posée sur des tréteaux datant de mon enfance faisait office de table… Ma mère avait choisit – et acheté- une armoire pour recevoir ma maigre vaisselle qui jusqu’alors reposait acrobatiquement sur les « planches » d’une armoire brimbalant…
La pièce où trônait mon clavecin avait récupéré en guise du bureau la petite table de chevet de ma Grand Mère - dieu a forcément son âme…
Poussée contre un mur une banquette (des)articulée en bois -souvenir du passage de mon frère à Paris avant de repartir en Pologne – pouvait faire office de lit « une place »- pour peu que l’on soutienne les rebord avec des cartons, ou du tout venant en guise de béquille…
Une chaise, deux tabourets d’ont celui du clavecin complétaient mon univers au murs vides et vierges de toute décoration ou tableaux…

Petite idée de ce que ce fut avant. Avantange des trétaux le passage rapide de la wassing
Déjà pris à la gorge par la monté des loyers, je cherchais à partir quand Yannick est venu s’installer chez moi après la séparation d’avec sa copine…
À ce moment il m’apprit ce qu’intérieur veut dire… Me faisant apprécier, la Déco, le bien être, le confort : transformant ma caverne lugubre en un petit cocon douillet et chaud…
Table, banquette, cousins, tissus, lit tableaux, Déco, desserte, vaisselle…Que de chose avons-nous recherchés et choisit ensemble. Quel patient professeur pour m’apprendre à bien vivre et profiter des petites joies de l’existence…
Moi qui étais étiqueté comme « lugubre » j’avais en moi cette capacité à recevoir cette explosion de couleur et de bien-être
...et lui -que l’on étiquetait volontiers de « feu follet » - a eu la constance et la patience nécessaires pour transformer l’appart et son occupant…
Par petites touches , deux -trois riens et la vie est plus belle...

Pendant mon déménagement pour l'autre coté du Périf... Idée de ce que ce fut grace à la tornade Yannick !
14:06 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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