30.06.2008

Les jardins suspendus de Babylone sur Seine

Dimanche 29 juin

Apres avoir pris du temps pour écrire sur le blog quelques souvenirs ressurgit à l’occasion ‘un « petit quelque chose » qui s’appelle la Tolérance à l’école…je parts en fin d’après midi à Paris.

 

D’après ma Stabat Dolorosa, les soldes - contrairement à ce que je croyais – ne sont pas réservées aux fringues… Je vais donc voir si je peu dénicher quelque chose au Roy Merlin ou au BHV.

Vu que je suis en banlieue sans voiture, le plus « simple » est d’écumer celui de Beaubourg et de reprendre le RER avec mon matos… Je gère le jour de mes achats et surtout les horaires pour revenir. Il  faut tout de même faire attention aux accessibilités des voitures du RER -surtout avec des moulures électriques de 2 mètres de long ou de larges planches  de médiums…

Le samedi c’est pas pratique –encore moins ce samedi là dans ce quartier où risquaient de se retrouver par centaines les « randonneurs » de cette marche de la tolérance… je me voyais mal me faufiler avec mon matos dans la foule des autochtones qui pour ce jour-ci mettraient le leur plus ou moins en valeur ;-)

 
Donc me voila parti pour Beaubourg… non sans avoir guidé quelqu’un vers la gare de RER. Bonne nouvelle : je commence un peut à reconnaître l’endroit ou je devrais vivre pendant des années…

Le Roy Merlin était fermé. Comme quoi même à Paris en période des soldes cela peut arriver !  Bon, c’est vrai que peut être que les soldes c’est plus rare sur la brico… Mais le BHV proposant de la déco et des fringues (ces trucs qui te tiennent chaud en hiver et te planquent les bourrelets et tes « arguments » en été), il y a plus de chance qu’il soit ouvert…

Passage rue rambuteau pour choper le CIC…

Arbustes et grimpantes foisonnent, sur les terrasses et le long des balcons dont certains courent tout le long des derniers étages, plantes en pot élancées vers les cieux, grappes vertes ou flamboyantes cascadantes le long des façades forment autant de petits jardins suspendus…

Rue des archives, un balcon avec des topiaires en pot se donne un air de « petit Versailles »… rue des blanc manteaux , à quelques mètres des bleues tuyaux du centre Pompidou, un autre jardin suspendu avec un petit coté exotique… Je continue de me diriger vers « ma terre promise de bricoleur », passant sous les branches d’arbustes s’élançant au dessus du vide telles d’improbables cannes à pêches…

Ben à défaut de plante d’ornement, j’ai fait chou blanc : le BHV est fermé aussi 

Pour finir cette balade au pied des jardins inaccessibles de Paris, la façade du BHV Homme a été transformé en un touffu jardin vertical…

 

Ses petits jardins suspendus et discrets donnent à Paris un petit air de Babylone. Petites merveilles qui ne se laissent voir que par les flâneurs…


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 Suspendu61 Si Versailles m'était...


 

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23:31 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin, paris, balcon |  Facebook |

29.06.2008

Les années collège

Dimanche 29 juin. Souvenirs, souvenirs....


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Le samedi 28 juin, à Paris la « traditionnelle gays pride » avait pour thème la discrimination à l’école…

En Europe centrales (CEE), on ne parle pas de fierté mais de « Marche de la tolérance… » - quand elle est autorisée par les autorités...

Et c’est bien de cela dont il s’agit…Pas besoin d’être « pédé » pour subir harcèlements, injures et violences à l’école… Juste être différent.


Suite à ma dépression, je n’étais pas trop « dans le coup au collège ». Un petit gros qui ne parlait pratiquement pas, n’avait pas d’amis, et puis qui ne s’intéressait qu’à la Bio, l’Histoire et la Géo, l’Archéo. En plus vu que je ne regardais pas la télé, je ne risquais vraiment pas d’avoir de la conversation…. Bref, rien en commun avec les lourdingues de ce collège.

Comme j’étais incapable d’émettre un sentiment, j’étais pas abordable non plus (il a fallut que je réapprenne à rire et à pleurer-ce qui n’a été effectif que dans mes années de lycées –sans être un bout en train)
Cela aurait pu être cool, du genre « un vrai mec à la dur » et peu être que quelque part « ils » m’auraient accepté… Hélas !...Ajoutez à cela un coté « non violent » -toujours à cause de cet accident traumatique vers 4 ans – et le tableau était complet : pas besoin de faire beaucoup d’effort pour savoir à quoi j’ai été assimilé.

Mon frère avait des problèmes de croissance et était vraiment petit. Mais une fois que tu lattes les robignoles du connard en face de toi, ses dents sont bien callées en face de ton poing. On lui a foutu -après quelques départs en fanfare- une paix royale.

Sur ce coup j’étais vraiment nul car c’est bien ainsi que j’aurais du réagir dès les premiers jours et sarcasmes…

Ma 5eme a été l’année la plus noire de ma vie !

Le sommet, c’est peu être cette agression en rentrant chez moi… Le chemin passait entre l’arrière d’une caserne- fermée depuis- et le jardin des plantes. C’est là qu’ils me sont tombés dessus. Très courageux comme d’habitude, ces jeunes hyènes s’en sont prises au plus faible à plusieurs. (Et après ces bandes de cons osent faire des vannes sur les pédales qui n’ont pas de couilles….). Ce n’est pas le fait qu’ils m’aient projeté dans le caniveau, craché dessus et foutu des coups de pieds dont je me souviens le plus…

Non. Ce sont les rires des troufions qui regardaient me faire latter du haut des fenêtres de leur dortoir. Ils encourageaient les agresseurs qui fort de leurs impunités riaient aussi...
Ces rires, je les emporterais avec moi dans la tombe… Une cicatrice qui n’a jamais vraiment guérie. Comme une vielle blessure de guerre qui se réveille lorsque le climat est dégueulasse.


  Les-annee-college

Mes années collège : Il y a des années que j’avais récupéré sur le web cette illustration qui me semble la plus à même de donner une idée de mon âme en ces temps là.

Par contre je ne sais pas qui en est l’auteur…


Le suicide ? Oui j’y ai pensé comme beaucoup de personnes qui subissent cela sans pouvoir exprimer ce qu’ils ressentent. Mais heureusement, je n’ai pas sauté de cette putain de fenêtre. Pour revenir à ce samedi, il parait que parmi les jeunes suicidés nombreux sont ceux qui passent à l’acte parce que victime d’homophobie (celle qu’ils ont en eux et celle des autres).Ils sont pas forcement homo d'ailleur... voir les montreuses tortures fin 2007 à Bagneux...

Ben si toi qui me lis tu penses au suicide, je peu te dire que c’est te priver d’un futur qui peut être merveilleux. Je ne regrette pas de ne pas avoir sauté… Et je le sais maintenant pour l’avoir vécu enfin après des années de souffrances et de doutes : PERSONNE N’EST INTERDIT DE BONHEUR, D’AMOUR, DE JOIE



Il y a eu ces monstrueux petits rires qui m’ont tailladé l’âme…
Il y a ses petits rires entre amis et collègues qui me la réchauffe et me la fortifie…


 

Bon pied, bon œil… Avec quelques années et kilos en moins… Profitez maintenant !

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Quand j’étais ado, cela m’aurait peut être aidé d’avoir quelqu’un vers qui me tourner, plutôt que de me reconstruire seul-très lentement et de manière chaotique…A l’époque, il n’y avait pas le web ou d’associations (ou alors l’info ne m’est jamais parvenue)

Alors voilà : http://www.suicide-ecoute.fr/

Et puis pour ceux qui s’interroge sur leur cœur (ou ceux qui sont paumés après que leur meilleur pote leur ai parlé de son cœur) : http://www.mag-paris.fr/

PS : Ne cherchez pas de ma part une volonté de cautionner quoi que cela soit : l’amour n’a pas besoin de justification. Pas besoin d’être homo pour s’intéresser à ces choses… Juste être ouvert et puis refuser les amalgames et les étiquettes.
Je suis banal finalement : juste quelqu’un qui essaie d’aimer son prochain et de combattre ses préjugés…Mais cela c’est bien ce qu’Il nous a révélé non ? Faut-il avoir connu soi même l’enfer pour dénoncer celui subit par d’autre ?

Ils m’ont fêlé une côte, ces jeunes conards… Pas mes idéaux…

27.06.2008

La valse des étiquettes : le moine et le flamboyant


Yan est un ami que j’ai connu chez un cousin à mon arrivée en IDF en 2000.

Il était déjà à l’époque aussi flamboyant, bout en train, et croqueur de la vie à pleines dents que je n’étais terne, réservé et avec la flexibilité d’un morceau de fonte…


Et pourtant déjà à cette époque, on s’entendait bien… Lui le « Métro » francilien  et moi le « Malachie » projeté au XXeme siècle (voir Le Nom de la Rose)

 


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J’étais un des rare a être venu le voir à Nanterre quand il était avec sa copine de l’époque… Après qu’ils se soient séparés, il a habité quelques temps chez moi… transformant l’appart et le bonhomme…

A cette époque, j’avais trouvé un logement sur la Butte de Montmartre. Une pièce centrale donnait sur deux chambres : la mienne et a l’époque un  bureau –salle de musique, mon instrument ayant besoin tout de même de place…

Mon antre ressemblait plus à une cellule monacale provisoire…
Ma chambre était meublée d’un clic-clac deux place, d’une armoire pour les vêtements et d’une étagère pour mes livres. Un  petit « quelque chose » à tiroirs, rafistolé et  ayant appartenu à mes  jeunes mariés de parents me servait de table de chevet … Dans la pièce de séjour, une méchante planche posée sur des tréteaux datant de mon enfance faisait office de table… Ma mère avait choisit – et acheté- une armoire pour recevoir ma maigre vaisselle qui jusqu’alors reposait acrobatiquement sur les « planches » d’une armoire brimbalant…
La pièce où trônait mon clavecin avait récupéré en guise du bureau la petite table de chevet  de ma Grand Mère - dieu a forcément son âme…

Poussée contre un mur une banquette (des)articulée en bois -souvenir du passage de mon frère à Paris avant de repartir en Pologne – pouvait faire office de lit « une place »- pour peu que l’on soutienne les rebord avec des cartons, ou du  tout venant en guise de béquille…
Une chaise, deux tabourets d’ont celui du clavecin complétaient mon univers au murs vides et vierges de toute décoration ou tableaux…


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 Petite idée de ce que ce fut avant. Avantange des trétaux  le passage rapide de la wassing


 

Déjà pris à la gorge par la monté des loyers, je cherchais à partir quand Yannick est venu s’installer chez moi après la séparation d’avec sa copine…

À ce moment il m’apprit ce qu’intérieur veut dire… Me faisant apprécier, la Déco, le bien être, le confort : transformant ma caverne lugubre en un petit cocon douillet et chaud…

Table, banquette, cousins, tissus, lit tableaux, Déco, desserte, vaisselle…Que de chose avons-nous recherchés et choisit ensemble. Quel patient professeur pour m’apprendre à bien vivre et profiter des petites joies de l’existence…    

Moi qui étais étiqueté comme « lugubre » j’avais en moi cette capacité à recevoir cette explosion de couleur et de bien-être

...et lui -que l’on étiquetait volontiers de « feu follet » - a eu la constance et la patience  nécessaires pour transformer l’appart et son occupant…

Par petites touches , deux -trois riens et la vie est plus belle...


Que_de_vie_Apres

 Pendant mon déménagement pour l'autre coté du Périf... Idée de ce que ce fut grace à la tornade Yannick !

14:06 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

La valse des étiquettes - Merdum Oculum


Il y a quelques années, un dimanche après une journée de Randonnée, je marche un peu fatigué près de la gare de l'Est, je vois de dos un petit couple se tenant par la main.
La démarche de ces jeunes gens, la façon délicate dont les doigts étaient emmêlés, l’angle des têtes, toutes ces petites choses faisaient transparaître une infinie tendresse.

J’étais encore sur mon petit nuage, quand soudain une femme d’une quarantaine d’années fond la foule en sens contraire, l’air outré. Jetant un regard glacial sur les amoureux qu’elle avait en face d’elle, elle crache à leur visage d’une voix haineuse quelque chose du genre :
« Ce n’est pas possible, des choses comme ça, on devrait les interdire ! Il faut vous enfermer !»
Les mains se séparent, prisent en faute, et les jeunes gens, tournant enfin la tête vers moi, jette à la mégère qui les a dépassé un regard indéfinissable.
C’est à cet instant précis que j’ai enfin réalisé ma bourde : il s’agissait de deux jeunes gens!

Avec la tendance unisexe des fringues, accoutrement ainsi que le boom des "Métro", je pense que je n’aurais pas été le seul à croire sincèrement me trouver derrière un jeune homme et sa petite amie - Quoi qu'il soit aussi possible qu'après 25 km de rando dans l'Oise j'eusse était atteint d'un léger "Merdum oculum".

En fait la femme et moi avions autant faux l’un que l’autre.
J’avais préjugé d’une manière inconsciente que deux jeunes gens ne pouvaient pas se tenir pas par la main en public –hors Tataland…
Quelque part je niais qu’ils puissent avoir de la tendresse en publique- de là a penser que l’amour et une certaine minorité cela fait deux… Je  n’étais pas encore aussi libre d’esprit à cette époque que maintenant …D’où l’étiquette d’hétéro que j’avais accolé au couple
Quand à Madame Le Quesnoy… visiblement elle avait comme pré requis qu’ils étaient de dangereux pervers… Bon enfin de là a imaginer toutes les galipettes les plus invraisemblables et salaces rien q’en voyant deux personnes se tenant par la main… Elle avait donc apposé sur ces jeunes gens le triangle des sodomites responsables de la colère Divine…
Quelque part je ne valais pas mieux qu’elle…

Il y a des petits riens qui sont énormes : tenir par la main la personne pour laquelle votre cœur bat…


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08:17 Écrit par Pierrot dans Tolerance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tolerance, prejuge |  Facebook |

26.06.2008

Saint Jean et les « du /dans-le bâtiment »…

Vendredi de la première de la dame aux camélias

 

J’ai mangé avec une collègue ce midi- enfin pour être plus exact il était déjà 13h et demi quand on a quitté nos bureaux…

C’est rare que j’aille au resto à midi : cela prend du temps, c’est onéreux et puis si c’est pour se trouver seul…

Nous sommes allé dans un chinois pas très loin du travail, vers la porte d’Aubervilliers… Buffet à volonté pour pas trop cher… La dernière fois, elle m’avait invité à un pakistanais - à quatre station de bus – donc là je lui ait offert le repas…

Nous avons parlé littérature dans un premier temps avant que je lui avoue –hou que ce n’est pas bien – que j’aimais aussi la BD

 

Les mangas, pour le coté très rythmé genre story bord- mais aussi pour leur liberté d’exploration de sujets très divers : de la vie d’un couple –contraception comprise – à la fabrication du pain ou des sommeliers en passant par les questions de société ou tout simplement le fun et la valse des étiquettes…

La Bande Dessinée Européenne m’intéresse pour d’autres raisons : le jeu sur la langue (Achille Talon, par exemple) le graphisme qui peut être soit lisse genre assisté par ordinateur comme c’est le cas dans beaucoup de bd des Humano associés, soit pour la composition comme par exemple Requiem (http://la-marchande-de-nuages.coin-lecture.com/pie-jesu-domine-dona-eis-requiem-46.html)

Cette « vision de l’enfer est très « noir et rouge »,  à ne pas mettre dans toutes les mains ou sous le nez de mes patrons…

Mais il y a une telle recherche sur la composition : triptyques, incrustations mis en scène de 2 à 3 actions sur une même A3… un véritable festival à la Bosch -Jérôme bien sûr !  (http://www.lemondedesarts.com/Dossierbosch.htm et http://www.cosmovisions.com/Bosch.htm )

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Bref….

 

Dans l’après-midi, Michel m’a contacté pour assister à un ballet : « La Dame aux Camélias ». Mais avec la refonte du site Internet sur lequel je travaille, j’étais bien incapable de lui dire à quelle heure j’aurai pu me libérer…

Finalement, je suis sorti très tard – non sans avoir reçu un niveau à bulle au boulot…

Le méga niveau… Matez l’engin : presque 1 mètre de long avec bouts, rétractables et amovibles  waohh que de promesses… un vrai truc du bâtiment….

J’ai eu de la chance : je suis passé devant Garnier au moment du premier entracte 

Avec la chaleur dans les transports, je suais comme un bœuf …: Me voilà donc tout gluant avec mon engin aux dimensions prometteuses, comme tout droit sorti d’un chantier du bâtiment, à m’installer à une place de Nème catégorie de Garnier…

Petit effet… l’Opéra de Paris étant plus connu pour avoir des personnes du bâtiment de part et d’autre de la fosse que des ouvrier du dit corps de métier…

En fin de spectacle, J’ai retrouvé Michel et Xavier -  un de ses amis qui fait régulièrement la navette Paris / frontière Est de l’hexagone pour assister aux représentations à Paris.

 Nous avons soupé dans un jap-  toujours avec mon engin bien en évidence … heu… Non, pas trop tout de même…

 

Samedi : départ pour Rouen la ville aux cent clochers. J’y ai retrouvé ma  Stabat Dolorosa..

Le soir, fête de la musique avec sa chorale dans les jardins du musée des Antiquités. Super ambiance… comme quoi on peu avoir plus de 50 ans et rester toujours ouvert, dynamique et festif…

Dimanche, repas de quartier-comme chaque année pour fêter la St Jean

Mon laguiole qui ne me quitte jamais – sauf en avion – a été utile à la tablée vu que les couteau en plastoc ne valaient pas grand chose…

 

Retour pour ma banlieue avec des néons et autres bricoles que j’ai trimballé allègrement pendant les 2h30 de mon trajet… Les dimensions de mon sac à dos dissuadant les voyageurs de trop se frotter à moi – tant mieux pour les lampes…

 
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  Kimi Wa Pet : la valse des étiquettes... Dans un japon ou les meufs sont supposées être des greluches et les mecs des wineurs...Rôles totalement  inversés

Requiem_int Requiem. Très noir, très gore mais aussi... quelle recherche sur l'image ! Les amoureux de Bosch -Jérôme s'y retrouveront.Dans le volume 7 c’est clairement une reprise de l’Enfers de Bosch (au Prado de Madrid)… Ces diptyques et triptyques,  synchronisant jusqu’à 3 actions différentes, ces images incrustées formant aussi bien l’action que le fond et la trame des pages… Que de tallents et de recherches sur  l’image et la composition !

 


 

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La Dame aux Camélias
 D'après le roman d'Alexandre Dumas fils Chorégraphie de John Neumeier Musique de Frédéric Chopin

Avec les Etoiles, les premiers danseurs et le corps de Ballet de l'Opéra national de Paris

 

14:11 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bd, manga, ballet |  Facebook |

Petit signe : peut être forcer l'allure sur ce blog

Je n’ai pas retrouvé mon deuxième petit carnet du voyage de Budapest… il me reste quelques souvenir et des notes bien calées sur un cahier format A4… Dommage car c’est sur ces petits supports bien pratiques et calés dans mes poches pendant mes déambulations que je jette mes impressions… ce qui finalement fait le sel des voyages…

Yan ; mon ami globetrotteur dirait que c’est un signe : faut vraiment que j’écrive tout ces petits trucs hors de nos frontières avant que les souvenirs ne s’effacent totalement… Avec bien sûre toutes les autocensures nécessaires au dire ma chère Stabat Dolorosa si je ne veux pas risquer de me trouver à la rue à faire la manche, rejeté par mes « amis », collègues et autre … etc…(Elle lit beaucoup plus que moi les faits-divers et sociaux sans oublier qu’elle a la télé) nous vivons une époque formidable…ment insipide et normative…

Dommage car ces petits détails auraient pu donner un petit coté épicé relevant le quotidien comme le gingembre que j’utilise en petite quantité dans certains de mes plats … Argh un de mes petits secrets culinaires divulgué !

09:40 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

23.06.2008

Montmartre, petit village au cœur à jamais jeune

Jeudi, 12 juin.  Souvenirs, souvenirs

 J’ai rendez-vous avec mon cousin pour lui remettre  des documents…

Je suis à Paris dans mon ancien quartier…

Petits chocs : la vie continue en oubliant ceux qui sont partis…

 

Le pressing, dans lequel je faisais nettoyer ma couette, est définitivement fermé. A la place de ce chantier,  peut être une nouvelle boutique ou un logement auront effacé ce petit commerce…

Je ne sais…

Le magasin de tissus rue Labbat à fait place à un bouquiniste spécialisé dans les vieilles BD Européennes et US…

Dans la rue Bachelet, l’immeuble d’à coté est en travaux : ils refont tout le premier étage… Les travaux du  restaurant yougoslave sont enfin finis… Il n’en reste pas moins fermé même à cette heure !

Le RDC de « mon » ancien immeuble est enfin en travaux ! La boutique qui était fermée depuis une vingtaine d’années va probablement devenir un logement…

 

Que de changements alors que je suis parti il y a moins d’un an !

A « La halte du sacré Cœur », j’écrits en attendant Gwen…

Cela fait plus d’une heure que je fais durer mes bières et je commence vraiment à en avoir marre : je suis crevé et le fait que je sais que j’aurais encore plus d’une heure à me taper pour rentrer en banlieue ne m’aide pas…


 Montmartre_01  Montmartre_02

 

Montmartre_03


 



Je n’arrive pas à m’intégrer ni même à trouver de l’intérêt aux conversations de mes voisins de table…faut croire que je ne suis plus dans le coup…

 

Deux demoiselles qui travaillent dans le Showbiz ou pour le cinéma -ou je ne sais quoi du même genre-  parlent de maquillage…

A une autre table des « jeunes » du haut de 25 ans refont le monde en rigolant…

SourireFinalement, non le quartier n’a pas changé- seuls les visages et les façades changent-ce qui est la même chose. Toujours les mêmes « djeuns » qui brûlent la vie, la rêvent à cent à l’heure avec toute l’insouciance et l’inconscience de leur moins de trente ans…Comme si le monde n’était que amusements, dernier spectacle d'Untel entendu sur Nova, fringues à la mode et surtout totalement suspendu aux nuages,  sans lendemain ni réalité… A croire que cette jeunesse est en permanence sous l’effet d’une quelconque plante dioïque…

J’avais oublié à force d’y vivre en permanence…


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 En banlieue, la réalité on la prend en pleine poire au quotidien : c’est les transports puants, et anarchiques et d’autres « désagréments » impubliables …

 
Ici,  le temps  ne s’écoule pas de la même façon.

De l’autre coté du Périph, chaque chose à son heure. Si jamais vous ne la faite pas en temps et en heure, il n’y a pas de séance de rattrapage… Alors qu’on dirait que les parisiens se débrouillent toujours pour foutre quelque chose dans chaque heure… Surtout ne pas s’arrêter, sinon on regarderait la réalité en face…

 Pas grave, la ville ne dort jamais : on peut même acheter sa baguette  à minuit à Chateau-Rouge...

 


Oui la vie est dure, loin de la fée clochette. On sue, et la poisse coule le long des barres et des sièges  de nos RER… Les visages et les corps sont fatigués, usés par le boulot et les transports interminables…

Les mains de « cette France qui travaillent » sont souvent  calleuses de part chez nous… Ben quoi on peut être du 92 sans s’appeler Hardikon, ni travailler dans la Com’, ou avoir un papa à talonnette qui vous règle vos problèmes de scooter…

Et quand aux cols blancs,  ben ils dorment jusqu’à leur station. Puis, ils  font rentrer leur bide à bière sous le volant de la bagnole qui les déposera au pied de leur  HLM ou de leur  pavillon de banlieue… Vu la fatigue, c’est le pilote automatique… Plus qu’à s’affaler dans le fauteuil… devant la télé le temps que la soupe soit prête…

Seul consolation quand il y à des match de foot : on passe de l’automatique au turbot et puis on se fait livrer… On partage alors avec voisins, amis et famille,  pizzas et bières  en grattant ses propres couilles – c’est pas Tataland ici…

 

Sortir ?

C’est l’expédition… Le simple fait de changer du schéma  « RER Boulot Dodo » vous fait rentrer à pas d’heure… Vous avez intérêt à être prêts de Paris et d’une ligne de Noctilien…sinon c’est cuit ou faut avoir un pote avec une « tire » (une voiture)

 

Clin d'oeilEuh j’exagère quand même un peu depuis tout à l’heure, je sais … ;-) Cela doit être les Cht’i qui me reviennent…Mais je pourrais écrire bien pire dans les stéréotypes et les étiquettes… J’adore l’humour par l’absurde ou quand on ne sait plus ce qui est du lard ou du cochon…

 

  Chiche je vous le fais un jour !

 
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Ah Montmartre…

C’est la république, le temps des cerises, les contestations, les Utopies, les poulbots (enfants)  qui dévalent les ruelles et pour lesquels monsieur le maire avait créé des espaces de jeux publics… Le vrai Montmartre, c’est cette jeunesse du cœur… généreuse et rêveuse... Pour le retrouver, il suffit de passer de l’autre coté de la butte, fuyant les zones à touristes… Là entre la basilic et la mairies du XVIII, vous le vivrez…


Je les avais oubliés…tout ces petits riens parisiens…

 

Le temps passe... A d’autre de les vivre ces petits riens du petit village de Montmartre…

 

Vous,  étudiants  qui me lissez, enivrez vous, buvez à la régalade et faite vibrez votre jeunesse du feu de l’insouciance car vous être le cœur battant de Montmartre… 

Petit veau mijoté entre amis

Deuxième dimanche de juin 08

 

J’avais acheté entre autre une grande barquette de morceaux de veau à faire sauter ou mitonner en cocotte.

Après avoir bourré le congélateur de victuaille, il m’en restait encore de sortis…

 

Ce serait dommage de gâcher toute cette viande. Michel et Philippe étant libre ce dimanche je leur propose un petit gueuleton…

En plus cela me permettra de rendre à Michel certains outils et de finir de bricoler.

C’est quand même plus fun de bricoler en bonne compagnie…

 

La nuit de Samedi à Dimanche, petites difficultés à m’endormir.

Alors, je me suis maté des DVD mais c’était peut être pas de bon choix pour pioncer : la série Shogun, un petit Kitano, et deux Kurosawa  (Ran et l’Ombre) y sont passés… Je me suis endormi vers 4h .

Pauvre Morphée ! Voilà encore  un homme des plus absents… Ah les mecs…

 

Lever entre 8h00 et 9h00 pour préparer l’appart (ha !, les joies du célibat) et le repas…

 


Veau mijoté à la Pierrot :

Pour info : je n’ai pas de cocotte minute : donc les plats doivent mijoter longtemps... Faut vraiment que je prévois à l’avance quand je prépare un petit plat…

Alors :

- Faire sauter rapidement les morceaux de viande pour qu’ils dorent et les réserver

- éplucher les pommes de terre et les couper en gros dés

- Les plonger dans un court-bouillon maison (paprika, sel, poivre, coriandre, herbes de Provence…) dans lequel incorporer une lichette de bouillon de cube

(10-15 minutes à blobloter )

- Pendant ce temps prendre 2, 3 oignons, les éplucher et les couper en morceaux pas trop gros.

- Les faire revenir à la cocotte et réserver

- Dans la cocotte, placer la viande les oignons, les pommes de terre récupérées dans le bouillon avec une écumoire.

Why la passoire ?  Ben pour éviter les gros "splatch" - je suis plutôt pauvre en futal-   et aussi pour ne pas noyer ce qui va mijoter…C'est pas une soupe !

- Les couvrir à peine du bouillon…

Clin d'oeilMettre un ou deux petit ingrédients que je ne livrerai que sous la torture…

- Laisser mijoter à feu doux…

 

Initialement c’était prévu pour une heure de cuisson sauf que comme à leur habitude ils sont arrivés en retard : donc là,  la cuisson a été rallongée d’une heure…

Meilleur pour ce type de plat mais cela veut dire que j’aurais pu pioncer une à deux heure de plus le matin… Snif…


 

Phil a apporté des pâtisseries de LADURÉE  (http://www.laduree.fr)  : je me suis réservé celle à la pistache…

Michel à fait la vaisselle et pendant ce temps, j’ai finalisé mon installation électrique…

 

Il a une façon si consciencieuse de faire la vaisselle : le temps qu’il met est inversement proportionnel à la quantité d’eau et de produits utilisés…

Il est vraiment paré pour les graves crises qui vous nous tomber sur le nez…

Si le développement durable c’est d’utiliser le moins possible de ressources pour un résultat tout de même intéressant, alors face à Michel, tout les « Hulot » et autres verts peuvent aller chercher leur peau de bête dans le Larzac et se rabiller…

 

Vers 19h00, on a bricolé sur mon vélo et on s’est séparer en se promettant de ce faire une petit pique-nique…

 

Voir un des  posts précédant …

 

Petit moment de convivialité autour d’un plat familial…

18.06.2008

Comme chien et chat

J’ai rêvé de mon ex cette nuit.

Bizarre, Bizarre  

C ‘est la première et seule personnel pour laquelle j’ai eu un coup de foudre…

Mais au bout d’un an nous nous sommes séparés avant de nous en vouloir de nous enfermer et nous bloquer… je n’ai pas voulu l’étouffer plus que nécessaire…Mais entre la raison et le cœur les deux avancent rarement au même rythme…

C’est une chose que j’avais accepté : souffrir la séparation parce que je l’aime…

  

Dans mon rêve, "petit coeur" avait une nouvelle maison, à Paris et avait un chat. Le chat était dans un placard à mon arrivée…

Je crois que j’ai entériné que mon ex s’ai fait une nouvelle vie, plus active et assumée, avec quelqu’un qui lui convenait mieux : un chat discret…

Le chat est un animal équilibré, indépendant, farouche qui ne vient pas dans vos pattes à tout bout de champ, n’est pas des plus démonstratifs.

Le chat peut très bien se passer de vous…

Une fois qu’il a une couette dedans, il peut se lover dans le placard est n’être visible que lorsque les visiteurs et autres sont partis…sinon, il gambade dans la nature et ne vient pas quand on le siffle mais quand il le souhaite : il n’ya pas de notion de maître, de dominant, dominé…  

 
chat-et-chien

 

Bref l’antithèse de quelqu’un de collant, trop démonstratifs et semblant trop dépendant…

Quelqu’un qui au final finissait peut être par l’enferrer et ne lui convenait pas

 

C’est peut être une bonne chose que mon esprit ait entériné le fait de cette nouvelle vie sans moi -et donc quelque part- que j’ai aussi à faire une vie de mon coté…

 

Quoi que dans ce domaine, avec le coup de vieux que je me suis pris et ma santé qui a déclinée … à moins que je gagne au loto, je ne vois pas qui resterait avec moi…

Mais bon pas la peine non plus de vous lancer dans un « Pierrot-thon » : beaucoup de bruit pour rien comme dirait Shakespeare - sans oublier que la fin du mot me ramène à une triste réalité... Clin d'oeil

Réservez vos grigris, amulettes, tapis de prière, soutras, châles blanc à liseré noir et  autres cierges pour l’Euro 2009  : vu la débandade de cette année il faudra au moins cela pour l’année prochaine…

 

13:38 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

17.06.2008

Pause rétrospective sur un petit chemin


Je vais ce soir directement au travail de mon père pour lui souhaiter sa fête…

Depuis que son bureau n’est plus près du Panthéon,  c’est un peut moins directe mais il fait encore beau et j’en profite pour marcher jusqu’à la bourse…

Contrairement aux –rares -  fois où l’on se voit je souhaite l’invité même si mon compte en banque est rose sombre…

J’ai pris avec moi une bouteille d’un vin de Hongrie… Ce n’est pas forcement le fait que cela soit un vin hongrois, ni même que le producteur ai été reconnu médaille d’or en 2006 par les vignerons indépendants qui compte… c’est que cette petite bouteille, je l’ai achetée là bas pendant la foire au vin de Septembre, sur les hauteurs de Budapest, au pied du lent et majestueux Danube (J’ai ttoujours voulu reprendre mes notes de voyage donc ce séjour fera l’objet d’un futur post…)


Tokaj

Ce repas fut étonnant et exceptionnel, car peut être pour la première fois en plusieurs dizaine d’années, nous avons finalement eu une conversation plus intime et personnelle mon père et moi… (Faut aussi dire que l’armagnac ma aidé à me décoincer…)

Nous avons parlé de la séparation de mes parents, et, de ses passions...

 J’avais cru depuis des années que mis à par son travail et –c’est récent – l’œnologie, il n’avait aucun centre d’intérêt… !

Grosse et extraordinaire surprise !

 

J’ai pu aussi aborder mes inquiétudes, mes problèmes de santé, ma peine de cœur, et puis aussi mon coté « Mater Dolorosa » (finalement dans la droite lignée de ma grand mère et quelque part de ma mère …)

Alors, on a parlé un peut de mon passé – un passé enfoui mais finalement pas si oublié  : cette dépression qui fut –trop tardivement - observée chez un gosse de 6 ans… L’accident qui m’a marqué à vie alors que j’avais 4 ans  et dont je garde des souvenirs flash… Apparemment c’est un élément déclencheur qui transforma un vrai petit diablotin remuant, dynamique et démonstratif en une véritable tombe larvaire, craintive et coupée du monde…


 

Rain_man

 


A vrai dire à 6 ans j’étais au bord du gouffre presque un « Rain-man »  – la capacité mathématique en moins…

L’expression « culpabiliser à mort » aurait pu être tout à fait pertinente…Même si il ne fut « que mentale » c’était tout de même une forme de suicide…


 

Je reviens de très loin…

Beaucoup de chemin a été fait… Mais il me  reste encore beaucoup à faire pour que j’acquiers la sérénité de prendre sans effort les petits riens pour ce qu’ils sont : juste un pétale flottant dans un fleuve d’éternité…Fleur_Cerisier

18:05 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

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