29.08.2008
Acrobaties matinales...
"Bon sang c’est pas compliqué ! Penses à relever la lunette ou assois toi !"
Combien de fois n’a t on pas depuis notre plus tendre enfance entendu cette remarque…
A croire que c’est de la mauvaise volonté de notre part…
Cela commence par notre mater avant de finir par celle de nos loupiots qui - excédée l’une comme l’autre - finissent par nous obliger à nous asseoir…
Difficile de perdre une habitude.
En pleine forêt ou au bord d’une haie, les deux pieds plantés, le dos droit et fière, notre virilité triomphante… quelques secondes passées avec un dégagement et un soulagement final si évident…
Le coté pratique de la chose ainsi que la stature pendant ce moment si personnel semble nous conférer - à nous, fils d’Adan -un certain sentiment fugace de supériorité sommes toute pas si condamnable en soit si …Si il se trouvait que notre environnement quotidien ne s’y prête guère…
Difficile de contrôler avec précision la direction à l’instant du départ…
Argument massue de la gente féminine : "Tu t’assois ou tu vires !"
Outre la forme de violence et castration psychologique que cela nous demande (le petit garçon commence dans un premier temps à s’assoir avant d’être debout comme papa) c’est techniquement parfois irréalisable !
La nature étant ce qu’elle est, certains de mes matins sont très sportifs…
Comme la majorité de la gente masculine, la tête la plus en forme le matin est chez moi celle du bas…
Ne vous étonnez pas mesdames : la nuit étant bénéfique paraît-il à la pensée et au cerveau, il est logique que cette moitié de l’humanité qui se laisse plus guidée par la testostérone que par les neurones ait « cette tête là » au mieux de ses capacités !
Bref…
Argument me précédant, j’accède les yeux encore pas tout à fait ouverts à cette première pièce visitée le matin… Et là la plaisanterie commence…
Au réveil, mon obélisque présente un angle de 45 degrés avec cette légère ligne blonde remontante de duvet …
De plus, si mon esprit c’est assoupli au fil des années, il me reste encore « une scorie » de ces "petits" cotés barre de fonte, col amidonné ou avaleur de manche à balai qui me caractérisaient si bien il y a une dizaine d’année…
Et là la question se pose : comment objectivement espérer que la position assise puisse permettre d’atteindre le but avoué de ne rien laisser de son passage dans de telles conditions !
En général il ne nous reste donc plus que la façon traditionnelle en espérant être assez prompte au réveil pour éviter les erreurs de trajectoires…
Sauf qu’en ce qui me concerne mon coté « inflexible » me joue certains matins des tours…
Cette souplesse totalement absente en mon endroit me demande des acrobaties dignes du cirque de Pékin !
Imaginez la scène :
Le dos cambré pour avoir le bon angle de tir et d’une main essayant désespérément de faire descendre "l’Inflexible", de l’autre en appui sur le mur en face pour ne pas tomber en avant car comme tout homme mon centre de gravité est plus vers les pecs que vers les cuisses…
Quelle galère…
Quand en plus je ne suis pas chez moi mais dans un endroit où une lunette récalcitrante a décidé obstinément de ne pas rester droite – Elle…
De la mauvaise volonté, donc…
Vu les résultats, mesdames, nous sommes tout de même fortiches !

14:22 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : homme |
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Commentaires
Suis si bête parfois...
Car faut il le dire, j'ai moi aussi infligé cette terrible punition aux miens lorsqu'ils étaient tout petits.
Pfft !!!
Dommage que votre texte n'ait pas été publié alors ;o( Mais tout heureusement, il servira très certainement à d'autres écervelées de mon acabit :o))
Comme quoi le net est toujours porteur d'informations quasi indispensables. Surtout lorsqu'elles sont exprimées avec autant d'humour et de sincérité :o)))
Écrit par : Infini...T | 27.07.2009
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