15.09.2008

Le prix des déambulations…

Dimanche soir, je rentre de Rouen pas en méga forme : cela fait des mois que je n’ai pas vraiment pris de vacances. Les seules fois où je ne fais rien et cômaste depuis avril, c’est que je suis souffrant : ce n’est pas vraiment un repos réparateur…
Au sortir du Train, mon big sac à dos rempli des légumes et autres boustifaille achetés par la mater dolorosa, les vêtements de la semaine lavés chez papa-maman (tout cela me rappelle ma vie estudiantine) ainsi que des vielles hardes pleines de poussières et autre enduits, mastique, colles, peintures, utilisées pour bricoler ces deux derniers jours…
A la gare de St Lazare (Paris), les pedenda vibrent avant qu’une main plongeant dans une poche du futal ne sorte une pièce archéologique toute hurlante : mon portable…
Par téléphone  M, un de mes amis fana de vélo, me demande si je veux bien le rejoindre en cette fin de dimanche… Vu mon état je finis par décliner…
Le lendemain, petit courriel de M pour savoir comment « il va »…
Réponse :

« Ben mise à part la fatigue et les data que j’ai lu dans « Correspondance de la Presse »… bien !

Comme j’étais au tel avec toi hier soir, je n’ai pas capté que je n’allais pas dans la bonne direction…
J’ai marché un peu au hasard… en fait, la caboche paumée à cause de la fatigué… et… j’ai réalisé tout cela que j’étais déjà au Louvres…
Pris le métro (ligne 7 évidement parce que là aussi je me suis  gouré  de  ligne)
Vu que je commençais sérieux a avoir besoin de pisser –surtout avec le poids du gros à sac à dos qui par les sangles ventrale pressait sur le bedon- j’ai fini par débarquer dans un bar à un angle de rue près d’une « certaine librairie » question de pauser une minute le sac et de me délester… sauf que j’ai fini aussi par me filer deux bières en discutaillant avec le quinqua/septua-génaire qui a eu la gentillesse de me garder mon sac…
Trop tard pour m’éplucher les carottes, oignons et autres pommes de terre pour l’hypothétique mixture –genre goulasch- que j’avais prévu de me faire blobloter une petite heure avant de me la mettre par derrière la cravate puis de sauter dans les bras de… Morphée…
Passé devant le « bar de perdition » que tu fréquentais il y a quelques temps… j’ai donc filé vers les Halles où j’ai englouti un plat italien avant de sauter dans l’ordre dans un métro, un bus, un assesseur et mon lit… »

Effectivement je suis pratiquement au bord du rouleau – j’ai même du m’arrêter jeudi en plein après midi car la fatigue me faisais trembler… Mais peut être que justement si je prenais le morne rythme d’une vie désolante et sans amusement : Metro boulot Dodo et cela 7 jours sur 7 je n’en serais pas là…

Mais  bon, qu’elle triste vie cela serait pour un célibataire…

13.09.2008

Londres 6 Souvenirs d’un autre temps…

Dimanche soir : souvenirs d’un autre temps…

Nous sommes finalement rentrés frais et dispos de « l’établissement de bain »…
Il était prévu de se faire ensemble, les colocataires et leurs invités, un petit gueuleton entre nous…

Sauf que non seulement le chauffe-eau est hors service mais le gaz est coupé !
Question : un problème dans l’immeuble ?
Que nenni…
Il se trouve que ce logement transformé en micro auberge de jeunesse est initialement loué par des pakistanais, lesquels sous louent aux étudiants et autres primo arrivants… Donc s’ils « oublient » de mettre la carte dans le compteur, celui-ci se coupe : on est en « Thatcherocratie » pas de penny, pas de vie…
L’un des sous-locataires ira les voir dans leur petit commerce le lendemain pour qu’ils trouvent le temps dans la journée pour passer remettre en route le gaz…
En attendant, le repas est ajourné et chacun part de son coté.

Yannick et moi, sortons acheter des plats chinois (pas chers et surtout chauds !)
De nouveau dans les petits appartements d’un jeune prince des milles et une nuits qu’est devenue la chambrette de Yannick- et à défaut de dattes et loukoums- nous partageons nems, rouleaux de printemps, riz cantonné et nouilles assis en tailleur…
Je débouche la bouteille qui a passé héroïquement la douane et verse le nectar…
Pour accompagner ces mets partagés, yannick ouvre sur son ordinateur un dossier de musique classique…
Et c’est comme au temps lointain de notre cohabitation parisienne qu’accompagnés de Bach, Telemann et Haendel nous savourons l’instant en faisant rouler le rubis d’un bourgogne dans nos verres…
Doux souvenirs…

13:52 Écrit par Pierrot dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : londres, london |  Facebook |

10.09.2008

EDVIGE ENFIN LE REVEIL SONNE !

He ben, cela s’agite enfin !

366588574C’est à la rentrée des classes que les députés sortent de leur léthargie : eh oui, Edvige – imposé sans débat en pleine endormissement estival – pose quelques légers menus problèmes...
Dire que j’avais fait une note déjà la première semaine d’aout sur ce blog…
J’avais même soulevé les risques  dans un courriel daté du 25 juillet à une personne qui travail pour un canard du genre tendance B 16 … Celui ci est en visite à Paris en fin de cette semaine – va il y avoir des problèmes dans les transports…


Edvige fait référence à un texte de loi  (77-78) du 6 janvier 1978. mais, mais mais..

L’article 8  de ce texte vieux de 30 ans préconisait un encadrement pour justifier le recensement de certaines  données personnelles voir intimes… De même il était expressément indiqué un droit de regard du citoyen sur les données enregistrées en son endroit et leur utilisation (Article 38 à 43)
De plus, était également affirmé le contrôle par un organisme indépendant (la CNIL) et possibilité de poursuite pour utilisation abusive (Articles 44 à 49)
LE TEXTE DE 2008 PASSE OUTRE SES PRECAUTIONS !
De même les utilisateurs du dit fichier de 2008  sont finalement non définis expressément et leurs missions encore moins…

A cela s’ajoute pour le fichier  Edvige le flou pour définir les personnes non publiques pouvant faire l’objet de ce fichage : « un trouble d’ordre public » qu’est-ce ? Une manifestation, Une conviction ? Des amis ou des membres de la famille de tout bord ?
Enfin l’expression « susceptible de » exclus toute notion d’Habeas Corpus…
Dérive assez troublante faisant passer une personne  du statut de « menace » une fois le fait établi à « menace de fait » par naissance et essence…

Pour la pétition : nonaedvige.ras.eu.org/


Mais pourquoi donc ais- je étais informé si tôt ? Serais-je une de ces personnes qui à l’instar du poème de Niemoller serait susceptible de passer à la casserole dans les premiers ?

buffygiles
 


 

Sachez que dans ma profession et celles affiliées nous sommes les gardiens du Savoir et de la Connaissance, que nous devons retrouver, conserver  et transmettre…  Les risques de dérives dictatoriales sont donc pour nous une préoccupation constante… Car  nous nous devons de conserver ce Savoir à transmettre en dépit de tout.

Les directives qui sont passées lors de l’élection de la honte  en 2002 étaient  clairs : protégez le Savoir, la Littérature, la Pensée ne serait-ce que par un seul et unique exemplaire caché au fin fond de nos étagères !

L’évolution en France est assez inquiétante comme en atteste de nombreux signes depuis les dernières élections présidentielles. Ce ne sont que quelques lignes dans des dépêches, des articles noyés dans l’actualité du moment et puis enfouis dans l’oubli mais qui exhumés et égrenés finissent vraiment par être préoccupants… Le Premier Consul finira par l’être à vie si cela continu…

C’est notre devoir de rester en alerte sur certains sujets…
C’est le mien en tant que membre de cette profession, mais aussi en tant que citoyen…
La démocratie meurt que si on s’endort ou n’écoutons que la peur…

14:02 Écrit par Pierrot dans Tolerance | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : edevige |  Facebook |

09.09.2008

 

 

Enfin !

 

LA semaine (c’est sûr, il n’en a pas 36) de congés va bientôt arriver !

 

La dernière semaine de septembre…

 

Dernier départ en congé ? Euh je crois que c’était quand je suis parti à Madrid avec Michel  pour écouter Temerlano de Handel au Teatro Real

(vérification sur le billet du concert : mi avril)

 

Chic chic chic enfin partir !

Car le long Week End passé à bricoler te change certes les idées –obligé sinon tu te scies les doigts – mais au niveau repos  et dépaysement, ben c’est pas cela…

 

Et là patatras je reçois la taxe d’habitation pour Bagneux…

 

L’année dernière, j’étais sur Paris, et ma fois entre les organismes officiels, les sociétés et les ristournes de l’état ben finalement Paris est la ville ayant peut être la taxe d’habitation la moins élevée de France…

Là j’ai compris ma douleur : Bagneux est une ville coco dont moins du tiers de la population n’est pas au RMI.

Célibataire, sans enfant et avec quelques sous mais pas assez pour avoir eu la possibilité d’acheter dans une ville plus agréable ou moins pauvre, je douille à mort…

 

La note est salée par rapport à l’année dernière : presque multipliée par 5 !

 

Ben c’est cuit

A moins de trouver une combine, je vais de nouveau partir chez la Dolorosa à bricoler toute CETTE SEULE semaine de congé,   question de me changer de ma banlieue neurasthénique : rester près des tours et immeubles « toute les vacances » ce serait à se flinguer !

21:01 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

London 5 Une petite douche en compagnie d’Oscar Wilde

Dimanche Fin d’après midi, les demoiselles sont parties toutes les deux…

 

Le chauffe-eau déconne toujours ! Marre de me laver le bout du…nez à l’eau froide.

 

 

 

Cela tombe bien, Yannick devait passer voir une de ses connaissances pour récupérer des entrées de théâtre.

 

Cette personne travaillait alors pour arrondir ses fins de mois dans –disons - un « établissement de bain »…

 

Il n’y a pas de sot métier : Il est terrible - le petit bruit de l'oeuf dur cassé sur un comptoir d'étain»

 

(Jacques Prévert, Paroles, “La Grasse Matinée”)…

 

 

 

Et ma fois, sans lunette, je suis tellement myope que cela ne pourrait en aucun cas me déranger…

 

C’es irrationnel, mais que je ne puisses voir distinctement à partir d’une certaine distance, me donne l’impression d’être comme invisible…

 

 

 

Dans ces conditions entre la perspective d’une bonne douche - enfin –chaude et le  risque de « susciter quelques convoitises » le choix était finalement évident : éviter de donner l’impression de faire un élevage de fennec dans la chambre…

 

 

 

En plus on a eu la possibilité de se reposer les muscles dans la chaleur moite du hammam…

 

Myopie proverbiale et vapeur font très mauvais ménage… Donc nous ne sommes pas allés bien loin de l’entrée, question que mes sensibles doigts d’ex claveciniste ne risquent pas de tâter autre chose que de la céramique ou la vitre de la porte…

 

 

 

Puis, après une nouvelle douche, toujours aussi chaude(whaoou ) et à l’aveuglette pour moi, repli stratégique vers le bar où la connaissance de yannick officiait…

 

Petit verre offert !

 

Les billets récupérés à tarif préférentiel car issus d’amis, d’amis,d’amis... en poche,  nous sommes rentrés car nous avions prévus un petit dîner tous ensemble…

 

20:24 Écrit par Pierrot dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : londres, london |  Facebook |

Londres 4 British Museum en bonne compagnie

Dimanche d’automne 2007

Des frenchies au british muséum…

La soirée chez Chris à la téquila le samedi a eu raison d’une hypothétique velléité à se réveiller de bonne heure…

Nous sommes allés tous les quatre (Yannick, les deux françaises et moi) au musée le plus proche : le British Museum – avec évidemment touts les petits soucis propres aux transports londoniens le WE…

 

Cette année là il y avait une exposition temporaire proposant quelques guerriers en terre cuite trouvés près de la tombe du premier empereur de chine. Une queue effroyable… Rien  vu ce jour là…

C’est dans ce musée que se trouve maintenant la « Pierre de Rosette », cette tablette écrite en  hiéroglyphes, démotique et grec

La comparaison des traductions a permis à Champollion de percer le secret de l’écriture des pharaons…

J’ai bien un pavé  de lui de 10-15 cm d’épaisseur pour déchiffrer les hiéroglyphes mais il est à Rouen dans une armoire avec la collection de missels, le livre de cours de mathématique édité fin XVII et celui de sciences et techniques paru dans la dernière décennie du XIX et autres petites choses écrites… Le tout à l’abri de l’humidité et de la lumière pour ne pas flinguer le "papier" et les couleurs…

Bref,

Dans ce musée, Les amateurs de la culture hellénique y trouveront  des parties des frises du Parthénon…

Quelques belles pièces égyptiennes et du moyen orient et d’Anatolie…

Je n’ai pas eu le temps de voir grand chose… c’est le problème d’être en groupe et de ne pas trop savoir comment se diriger parce  qu’on suit…

 

19:55 Écrit par Pierrot dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : londres, london |  Facebook |

05.09.2008

Londres 3

Par une fin de matinée automnale et  londonienne…

Samedi, J’accompagne Yannick et Cécile, à Victoria Station. Nathalie revient d’une ville universitaire « quelconque » du genre Cambridge ou Oxford… Retrouvailles sans trop de problèmes…

Puis les deux touristes ont été guidés par les deux londoniens…

Heureusement, car les stations de métros étaient plus ou moins fermées, obligeant à faire de long détours… Le Tube est peut être l’un des rares transports en commun où en WE il faille prendre la direction plein Sud si sa destination finale se trouve au Nord Ouest…

 

Ne vous étonnez pas de ces fermetures, c’est que dans le pays qui a le libéralisme totale comme religion d’état, il est inopportun de faire fonctionner des lignes non rentables ou sous utilisées…

 On ferme donc des tronçons entiers afin de conserver plus longtemps les équipements, d ‘éviter de payer du personnel et cela évidemment les jours où les seuls clients reconnus et bons anglais (ie qui paient des impôts et bossent à la city) sont le moins dérangés : c’est à dire le samedi et le dimanche…Et tant pis pour les touristes…Ce n’est pas sur eux que l’une des plus grande place financière du monde compte…

Très différent de Paris où le métro fonctionne une heure de plus pour drainer les fêtards…

 

O ! Chocking !

tube-map-London


 

Bref,

Visite au bord de la tamise au marché près de l’église de ( ?) (illisible sur le buvard qu’est devenu mon carnet de notes). On a tracé, mais j’ai tout de même eu le temps de constater que les anglais aussi avaient des spécialités culinaires (fromage, charcuterie,…)

 Passé devant une reconstitution ( ?) d’un bateau en bois d’un célèbre navigateur anglais (…Heu célèbre pour les british…)

Nous avons mangé dans un restaurant sous des voies de chemin de fer : cela ressemble un peu aux arcades de la voie plantée entre Bastille et Gare de Lyon (qui comme son nom l’indique est à Paris…iol…)

Chris, un de nos amis, y travaillant comme serveur nous avons eu la possibilité d’avoir une ristourne… Il nous a donné RDV pour une petite soirée sans façon « chez  lui » le soir même…

Apres le repas, nous sommes passé de l’autre coté de la Tamise.

 Nous avons vu le musée d’art moderne (pas vraiment visité) remonté le long du fleuve et traversé pour passer devant le parlement et pris une bière dans un « pub » cozy devant Westminster…

Retour à l’appart pour se poser, se débarbouiller et se changer…

 westminster Tames

 

 

15:49 Écrit par Pierrot dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : londres, london |  Facebook |

03.09.2008

Londres 2 Au pays d'Aladin...

Londres, un samedi d’automne 2007

 

Yannick est venu me cherché à Victoria à ma sortie du bus…

 

Il loge au Nord Est dans la proche banlieue dans un appartement à deux étages. Le RDC sert de chambre à un couple. A l’étage, 4 chambres dont celle de Yannick ainsi que salle de bain et  commodités – j’ai beaucoup d’humour…

 

Yannick a transmuté sa chambrette en une véritable petite suite des mille et une nuits…A défaut de transformer le plomb en or, Yannick est l’alchimiste capable de faire d’un taudis ou d’une cellule monacale un cocon douillet et accueillant…

Petite table basse transformée en méridienne, et tentures sur le mur ou autour du lit donnent un cachet orientalisant. Le couchage est devenu par la magie de notre Aladin national un baldaquin, charmante alcôve prête  à accueillir Schéhérazade…

Je me pose un peu car fatigué du voyage…

Nous repartirons chercher à la gare  dans une heure une amie de la « roomy » de Yannick…


Scheherazade

17:02 Écrit par Pierrot dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : londres, london |  Facebook |

01.09.2008

 

Lundi 1 septembre.
Petite mine ce matin…
J’attends que mon thé infuse…
Pas pu m’endormir facilement (vers 2h ? enfin)
Pourtant le Week End a été fatigant : ponçage, encore des carreaux de plâtre à découper- des mini fenêtres de 20 cm à percer dans la masse avec une scie très fine- du carrelage à retirer, des « mauvaises » découvertes sur les gaines électriques, des portes à retirer et transporter, des gonds à ajuster, des panneaux fragiles à trimbaler seul depuis le garage de l’Hôtel de Ville jusqu’au deuxième étage quelques rues plus loin (bonjour la galère)… je devrai monter la cloison une autre fois : pas eu le temps…

Mais malgré la sueur, et la fatigue… impossible de fermer l’œil. C’est pas les courbatures… c’est la réunion de ce matin : à quelle sauce mes collègues qui vont devoir partir vont être b…
Sûr que l’ancien DG doit avoir sa part de responsabilité, mais à l’instar des golden parachute boys son avenir n’est pas sources de préoccupations, lui…

Pour ce qui est de mes (futur ex) collègues... c’est autre choses….

07:33 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

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