02.10.2008
Petit chantier sur le chemin de la sérénité
Première semaine d’octobre
J’ai eu Yannick au téléphone…
Notre globetrotteur national est en Australie depuis fin janvier.
Ces parents sont partis le rejoindre. Il les a récupérés au sortant de 10 jours de méditations dans le désert australien…
Un stage de silence total sans pouvoir toucher ou parler… (Obligé de faire le vide et de se voir). Il ne m’en dit que des bonnes choses-sans omettre que le début a été dur et violent…
Quelque part je comprends que cela lui soit profitable à ce point. Son existence a été très remuante, flamboyante. Une véritable tornade, une boule de feu, une soif de sensations abreuvées par des choses que les personnes mornes et « bien pensantes » considéreraient comme extrêmes…
Apres une existence si agitée, la quiétude et la recherche de la stabilité de l’âme n’a rien d’étonnant…
C’est peut être même finalement une suite logique et bénéfique à l’approche de la trentaine, âge auquel nombres de mes amis, connaissances, et parents ont posé leur bagage…
Installés dans la vie, dans la société, ce sont des adultes responsables et posés
Leur existence passe finalement de cet immature prolongement de l’adolescence qu’est devenu la vingtaine passée à Paris à quelque chose de plus cohérant et constructif…
En ce qui me concerne, c’est le coté construit et achevé qui me faisait défaut au passage de la trentaine.
Comment être posé quand sont existence de gueule de fonte ne repose que sur des chimères, des axiomes, des préjugés et de l’emporte pièce ?
Il m’a fallu attendre la trentaine pour entamer plus fortement ce travail de recherche de moi même… au delà des clichés…
Au delà de ce que je pensais devoir faire parce que c’est ce que je pensais qu’on attendait de moi…
Au delà de ma fonction économique, de mon poste, de mes diplômes et des étiquettes…
Foutues étiquettes que je me suis accolé moi même, propre bourreau et tortionnaire de mon être…(Probablement est ce une des raisons de ce rejet des étiquettes que vous pouvez lire dans ce blog)
Cela n’a été possible que parce que j’ai rencontré des gens comme Yannick qui m’ont secoué…
Comment pouvais-je évoluer en restant bloqué sur moi sans être confronté à des gens et des milieux si différent du mien ?
Il y a eu des moments de douleurs, de crises de nerfs, de souffrances effroyables que celles d’être confronté à ses contradictions…
Et ces transformations entamées à l’USTL (loin du cadre familiale), accélérées avec l’arrivée de Yannick dans mon existence rigide et morne, continuées lorsque mon cousin est venu, m’ont permis de connaître ce que je ne pensais ne jamais avoir à connaître : la passion amoureuse avec ses joies et cette douleur immense de l’être aimé et perdu…
J’ai encore du chemin à faire avant de retrouver une autre forme de sérénité…
16:15 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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