08.12.2008

Priscilla prend le train...


Deuxième lundi du mois, un deuxième train vient de repartir.
Celui là aussi, j’ai renoncé à monté dedans…et pourtant, je me suis tapé presque tout le quai en espérant que cette partie des rames aurait été plus accessible…
Un troisième passe au ralenti…sans s’arrêter…

Pourquoi,  qu’il n’est pas monter dans le premier le Pierrot ?
Ben par écoeurement devant la marmelade humaine…
Ouuuhhh, la chochotte ! Comment, petite Prescilla, nul doute que seul un wagon privé Vous agréerait… Prenez garde au cas où un mauvais plaisantin aurait eu l’outrecuidance de fourrer un petit pois sous vos coussins de velours…
Sans aller jusqu’à vouloir prendre ses aises dans un quelconque voyage d’agrément, encore eu t’il fallut que j’eusse l’heur de, ne seraisse qu’avoir  la possibilité, de me faufiler dans un des véhicules de cette première rame…

En effet, lorsque les portent se sont ouvertes devant les futurs sardines, la masse de corps était si compacte que l’idée de pouvoir se faufiler sinueusement entre les obstacles tel une anguille ne traverse pas spontanément l’intellect…
Nous fûmes nombreux à espérer le train suivant…
Au quatrième train arrivant vers la station, j’ai finis tout de même par me décider à tenter ma « chance ».
Ecrasant des pieds, « effleurant » indistinctement des corps devenus semblables et sans forme sous l’effet de la compression, évitant toute me même - par je ne sais quelle  pudibonderie ou savoir vivre - que mes mains ne se trouvent trop à une certaine hauteur de la masse humaine, je finis tout de même par m’insérer dans le troupeau…
Une fois incarcéré dans ce purgatoire roulant, j’adopte l’attitude de prière matinale de tout banlieusard : les yeux restent obstinément  pointés vers le haut, de peur qu’ils ne se noient dans le regard du voisin qui,  tout aussi inspiré par le plafond que moi, y plonge des yeux vides de veau en pleine transhumance…
Une fois passé la station « Denfert », le train commence enfin à se vider. C’est que dans cette France jacobine et du « Centralisme démo( ?)», le plus court chemin n’est pas la ligne droite mais le passage obligé par la capitale…

Evidemment j’arrive en retard,
Faudra que je foute cette nouvelle donnée dans mes programmes : il faut parfois laisser passer 3 trains avant de pouvoir entrer dans une des bétaillères sur rail… Et encore l’allusion n’est pas heureuse car la bidoche à quarte pattes est mieux traitée vus qu’on évite le stress qui n’est pas bon pour les steaks…

 

17:48 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rer, transport |  Facebook |

Écrire un commentaire