17.12.2008
La quadrature du cercle
Un article trouvé sur 20 minutes :
Les comédies romantiques nuisent à l’amour
Source : http://www.20minutes.fr/article/282338/Culture-Les-comedies-romantiques-nuisent-a-l-amour.php
Extraits :
Après avoir vu une comédie romantique avec Hugh Grant, la réalité est forcément plus décevante. C’est en tout cas ce qu’affirme une étude britannique qui estime que les comédies romantiques nous poussent à idéaliser l’amour, ce qui suscite illusions et déceptions.(…)
Etude sur : http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/scotland/edinburgh_and_east/7784366.stm
Les personnes ayant visionnées de tels films estiment en effet qu’une fois en couple, leur moitié peut (et doit) comprendre leurs attentes, et tout ça sans les alerter sur lesdites attentes. D’où des incompréhensions et des malentendus.
(...)
Ce douloureux problème n’est pas nouveau... Déjà au XIXème siècle nul ne saurait faire le décompte des ravages occasionnés par les romans à l’eau de rose et des romantiques, le plus spectaculairement visible de nos jour étant sans contestation le bras de fer entre les traditionnalistes et les modernes sur le mariage…
Le mariage est une institution vieille comme les civilisations primitives qui n’est (était) rien d’autre qu’une transaction.
Une transaction entre deux familles ou clans. A l’instar de terres, de bétails, de bijoux et autres biens de valeur, les deux contractants offrent pour l’un un utérus sur patte (avec un cadeau « Bonux » une bonniche) et l’autre un pacage « tout en un » : de la semence, et une force de travail et de destruction (ou de défense)
L’amour, un quelque chose à la fois intangible et fuguasse n’avait évidement pas sa place dans un contrat qui était basée sur du concret et du long terme. Le contrat était d’ailleurs rompu si le couple était stérile… ce qui était important était moins l’individu –inexistant en tant que tel – que son rôle social...
Jusqu’au XIXème siècle et l’arrivée des mièvreries des Romantiques, les choses étaient claires et tout un chacun aurait rigolé devant votre idée d’attardé mental si vous aviez parlé d’Amour dans le mariage...
Et puis cette idée et l’individualisme c’est progressivement rependu, même dans les castes qui avaient pourtant comme fondement le Devoir… Se marier avec un(e) roturier(e) dans les années 1950 était tout d’abord inimaginable avant de devenir impardonnable...
De nos jours pour éviter les mésalliances, il y a des institutions et des manifestations : les « rallyes », les grandes écoles, les réseaux... Cela évite les mélanges...
En ce qui concerne la vulgate – dont je fais partie -, l’évolution est maintenant telle qu’en ce début du XXIème siècle, nous assistons à un dialogue de sourd
Tout simplement parce que un même terme est utilisé pour designer deux choses totalement différentes...
Le mariage avec la vision institutionnelle traditionnelle : un homme une femme et leur progéniture intégrés au sein de la Famille, par extension le Clan et finalement la Société… C’est une reconnaissance descendante : l’Etat, le(s) Dieu(x) officialisent l’union au sein de la communauté. C’est une autorisation venant du Haut qui légitimisme la relation individuelle
L’union entre deux personnes qui souhaitent faire un bout de chemin ensemble. Cette approche est liée à un sentiment et est donc, par définition, moins pérenne. C’est une demande individuelle de reconnaissance ascendante auprès de la communauté de la relation existant entre ces deux personnes voir, si ils ont des enfants à charge, la reconnaissance de leur statut de cotuteur...
Quand la demande de reconnaissance de l’Union peut se confondre avec les conditions du mariage, la différence n’est pas relevée… Mais quand il s’agit de deux personnes qui ne rentrent pas dans le moule de l’institution traditionnelle c’est là qu’apparaît les crispations
Qui a raison ? Qui a tord ?
Les deux mon capitaine...
Les défenseurs du mariage parlent d’amour comme argument, ce qui est une approche stupide. Et les personnes demandeuses essaient de faire correspondre deux choses qui n’ont absolument pas la même finalité...
La quadrature du cercle...
18:17 Écrit par Pierrot dans Tolerance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Dans le froc...
Je porte en ce moment de préférence des boxeurs plutôt chauds vu que au niveau caleçon, je n’en ai qu’un qui ne soit pas en un « fin » tissus.
Certes, la nature a prévu que pour leur bon fonctionnement ces parties intimes ne soient pas à

Donc je me proposais cette semaine – si j’ai le temps – de faire emplette d’un calbut chaud en prévision de mon proche séjour en montagne… La grande surface près de chez moi ne propose évidemment pas un tel article : en banlieue, les vrais mecs les ont bien accrochées et donc inutile de les préserver… Seul solution : me rabattre sur les enseignes parisiennes avec tout leur choix –et cela malgré la cohue…
Sauf que hier les dépêches de l’AFP tombent : 5 pains d’explosifs au rayon homme d’un grand magasin parisien…
Dilemme : tenter une recherche de fringue en serrant les fesses ou, faisant dans son froc, renoncer à les avoir au chaud…
13:50 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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16.12.2008
Sortie de boite
Encore de la nostalgie…
Tiens, une vieille boite de conserve au font d’un placard… J’avais oublié qu’il me restait encore des réserves…
L’association entre cette simple boite en fer et les nouvelles alarmantes à la radio, a fait ressurgir un souvenir : celui des réserves planquées à la cave de mon arrière grand mère…
Au décès de mes arrières grands parents, on a fait des découvertes assez surprenantes : des conserves, du savon, du charbon, et d’autres mille et autres petites choses soigneusement entreposées à l’abri au cas où…
La brave femme avait connu un certain nombre de conflits : entre la France et la Prusse au XIXeme siècle, la première guerre Mondiale, la deuxième avec l’arrivée des Allemands, les restrictions pendant les conflits, les tapis de bombes alliés et les restrictions d’après conflits…
Bref, en bonne normande elle avait appliqué cet adage très populaire par chez « mé » : « méfi té »… Elle avait donc préparé et aménagé la cave en prévision de sa quatrième : le sous-sol de la maison était aménagé de tel sorte à ce qu’on puisse y vivre sans problème (souvenir des bombardements) et il y avait de quoi se nourrir, se chauffer et se laver…
Derrière la maison, le jardin était divisé en deux. La première partie près de la maison formait un petit jardin d’agrément, la seconde recevait les parcelles du potager. Au fond du jardin, le clapier a pendant longtemps est occupé. Par contre je ne me souviens pas avoir vu de la volaille…
21:38 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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15.12.2008
Une petite cantate à trois
Dimanche 14 décembre
Cela fait trente ans que ma tante, Arlette Heudron, est décédée…
Mes souvenirs sont rares : j’avais six ans… et pourtant le peu de fois et de temps que je l’ai rencontré m’ont marqué.
Quand à la Postérité, elle retiendra ses œuvres, sa dextérité et son jeux sur l’orgue, et que pour beaucoup de baroqueux de la génération « Scott Ross », la croiser à souvent été décisif…
En sa mémoire, mon cousin voulait organiser un petit quelque chose avec la famille et les personnes qui on connu sa mère.
Cela veut dire un petit quelque chose entre « musikosses » comme certains « djeuns » diraient maintenant …
Bien que montée à Paris où elle était titulaire des Orgues de St P. de Chaillot, elle chérit en son cœur Rouen et St Eloi…
C’est pourquoi, son fils, François Fernandez, ainsi que ses frère et sœurs ont fait des pieds et des mains pour organiser ce « concert » en ce lieu si important au cœur de ma tante…
Le problème ne venait ni de la paroisse, ni de l’association des amis de l’Orgue (bel instrument du XVIII siècle), mais du fait de travaux sur le bâtiment…
Donc officiellement il s’agissait d’une « manifestation privée »…
J’y ai retrouvé Charles et Benjamin. Ils étaient venus chez moi à Paris il y a cinq ans pour essayer mon clavecin. Ne pouvant plus en jouer, il était pour moi impensable de le laisser mourir : un instrument qui ne vibre plus, c’est un meurtre ! Encore plus lorsqu’il fut votre ami, votre confident… Cela fut déchirant de m’en séparer mais quand on aime quelqu’un –les musiciens comprendront cet anthropomorphisme- il est parfois nécessaire de le laisser partir refaire sa vie…Charles l’a pris sous son aile.
Depuis, il a vibré plus d’une fois en concert à Rouen, et en Normandie.
Cela peut paraître surprenant, mais sachez que les organistes s’entrainent préférentiellement sur ce type d’instrument plutôt que sur un piano et Charles Lemarignier (lauréat du concours d’orgues de Région 2007) ou Benjamin Alard (co-titulaire de l'orgue de Saint Louis sur l'ile de la cité à Paris) ne font pas exception à la règle…
Au programme de première partie, du Bach bien sûr. François au violon, et Benjamin à l’orgue malgré le froid m’ont réchauffé le cœur… Ce qui est bizarre c’est pour les applaudissements : nos mains claquaient autant pour les interprètes aux corps vivants parmi nous que pour l’interprète dont seul l’esprit était présent. Car il s’agissait de l’Orgue sur lequel elle joua si souvent !
Petite collation, les deux sœurs de la défunte, ma tante Ginette et ma mère, avaient préparé et amenés gâteaux, petites pâtisseries thé et café…
Pour finir cette communion musicale, une petite musique écrite par ma tante alors qu'elle passait à Nice : une petite ritournelle qui dans les souvenirs que j’ai de ma tante me semble tout à fait « elle » : légèreté et espièglerie…
Pour jouer cette pièce inachevée, il fallu qu’ils s’y mettent à trois : François a joué la main droite, les parties basses et médium ont étés jouées par Marie Andrée (Morisset) et Benjamin... Tel que je me rappelle de ma tante, et notamment de sa dextérité, je parie qu'elle l'aurait joué toute seule !
Un petit rien entrainant avec le don du cœur et générosité ... toute simple…
Oui, c’était bien là ma tante Arlette…
13:14 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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Voyage en première
Lundi 15 décembre
Plutôt que de partir de Rouen quelques heures après le concert privé d’hier soir pour me trouver au lit vers minuit-une heure du matin en Banlieue Parisienne, j’ai préféré partir de Rouen ce matin. Même en me levant à 5h30, cela m’a tout de même permis de dormir presque trois heures de plus…
Me voilà à la gare, le sac à doc bourré d’affaires d’hiver pour Paris d’une part, et pour mes vacances dans les Alpes d’autres part : bottes, pantalon de ski, polaires, chaussettes chaudes, gants… me seront bien utiles
Avant même que le train n’arrive en gare, une annonce nous demande de ne pas monter dans la voiture 15 qui est réservée. Une voiture de moins, cela promet déjà !
La signalisation en gare suggère qu’il y a deux voitures après la voiture « privée » respectivement au repère F et G…
Sauf que le train arrivant enfin en gare, il n’y a pas de wagon au repère G. Les farceurs !
Ce sont de grands déconneurs à la SNCF ah ah ah !
Exit la dernière voiture, un petit Oudini la escamotée…
Bref, je monte, pose mon sac sur les grilles à bagage et ne cherche même pas une place assise, et m’installe là pour roupiller au sol…
Une dizaine de minutes après le départ, un contrôleur me réveil en me disant qu’il reste des places assises libres vers l’avant…
Je reprend mon sac et passé le sas inter-wagon, j’ai un moment de surprise : c’est quoi cette voiture ?
Je vérifie le panneau : seconde classe ?
Le sol est avec de la moquette bleue ; les fauteuils sont moins nombreux et disposés de tel sorte à ce qu’on ne ce reçoit ses propres jambes dans les dents !
La fameuse voiture 15 !
En fin de voiture, dans une petite zone isolée du reste du wagon, deux banquettes sont disposées le long de la cloison extérieure… Vu l’interruption des coussins capitonnés, ces banquettes sont prévues pour deux places, même si trois personnes ont la place pour s’installer allégrement dessus !
Je m’installe sur celle de gauche entre deux personnes, celle de droite étant occupée par des « ordi-maniacs »…
Wahou ! Tu peux allonger les jambes et dossier et coussins sont rembourrés et confortables !
Je pique même un somme…
Quel changement avec l’aller : des voitures glaciales et non chauffées, mises à quai avec 15 minutes de retard, le popotin qui te semble poser directement sur le plastique des sièges tellement c’est inconfortable et rigide… Et cela c’est parce que j’ai trouvé une place assise !
Bref, j’arrive à Paris avec l’impression d’avoir eu le privilège d’un homme d’affaire : un méga cadre supérieur qui aurait voyagé en première classe… La classe !
09:01 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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09.12.2008
La souris à 40 ans !
Et oui, le mulot cher à notre amateur de « tête de veau » et du « panier de pomme » a vu le jour le 9 décembre 1968…Comme quoi, quoi qu’en disent certains, cette année là n’a pas apporté que du mauvais…
Alors que sur la « planète informatique », la vitesse d’apparition/extinction des « espèces » technologiques donnerait le tournis à n’importe quel Cuvier, Lamarck et autre Darwin… la souris de nos coucous de bureau a survécue à bien des bouleversements…
Déjà de nombreuses voix s’élèvent en annonçant la disparition prochaine de ce fossile vivant…
Le pauvre mulot à puces à certes tout de même évolué : sa queue est maintenant pourvue d’une connectique USB, quand elle n’a pas disparue… A la roulette qui prenait allégrement la poussière et les miettes de nos sandwich et autres pizza, à fait place une diode…Enfin, une molette sur certaines d’entre elles permet de descendre le long d’interminables pages Internet…
Cependant, notre rongeur électronique n’est plus adaptée à certaines utilisations de nos ex-« charmantes têtes blondes » devenues depuis des quelques temps des cyborgs surfeurs et joueurs… Au tétris et autres jeux archaïques qui n’utilisaient que deux trois touches du clavier et un pointage de la souris, les jeux modernes et le monde virtuel utilisent des manettes voir des capteurs de position…
Les ordinateurs portables on leur « clavier tactile » ou wordpad… En lieu et place de déplacer le mulot, c’est le doigt qui posé sur une surface douce se déplace virtuellement sur l’écran…
D’autres technologies mises aux points pour les militaires – notamment les pilotes - et pour les paraplégiques vont encore plus loin : Il n’y a même pas de support du tout et c’est le déplacement du globe oculaire qui commande l’ordinateur…
Cependant avant que cette dernière technologie ne vienne dans les foyers il ya encore quelques années de répits…
Par contre les écrans et supports tactiles, se développent et commencent à se démocratiser…
C’est donc la fin ?, Le dernier couinement de la souris, et le dernier acte de notre « casse noisette » électronique ?
Pas forcement : les Donuts, pizzas, chikenwigs & chips et autres burgers engloutis devant les écrans ne font pas très bon ménage avec les machins tactiles a cause des doigts huilés par la graisse…
La souris informatique -à l’instar de celle à poils- risque de survivre opportunément grâce aux poubelles culinaires…

18:00 Écrit par Pierrot dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Culture de la pastèque et Culture musicale
Ah je ne sais pas combien de temps je vais tenir…
A quelques semaines de mes vacances alpines, me voilà tout malade…
J’ai du attraper la crève pendant un jour de pluie ou je ne sais quoi…
Ma voix autrefois d’un ténor frisant avec bel alto - sans atteindre celle du contreténor Philippe Jaroussky (www.philippejaroussky.fr/ )– ressemble aux croassements d’un baryton fumeur et asthmatique…
Enfin une voix virile ! Mais tout aussi peu audible entre mes quintes de toux et quelques extinctions…
Michel m’avait proposé un opéra ce soir. Pas avec n’importe qui en plus : William Christie. Oui, LE Will des Arts florissants (www.arts-florissants.com/)
En plus c’était une approche originale de l’opéra d'Henry Purcell « Didon et Enée » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Purcell)
Sauf que mes étourdissements ne sont pas dus à un « orgasme musicale », mais bel et bien au fait que j’ai la tête lourde, les oreilles bouchées par la sinusite et un mal de crane digne d'une parcelle potagère de pastèques…
En sus de cette céphalée –terme médicale pour migraine- qui heureusement ne dérange que moi, j’ai des quintes de toux plutôt partageuses…
Que je restitue par saccade tel ou tel partie de mes bronches n’est certes pas plaisant en publique, mais encore eu t’il fallut que cela se fasse d’une manière la plus silencieuse possible…
Le cauchemar dans une représentation en « live » c’est bien les bruits "physiologiques" du public…
Quand il s’agit d’un concert de « Marilyn Manson » je veux bien penser que de rendre bruyamment ses petits bouts, ne pose pas de problèmes... Mais c’est William Christie tout de même !
Ce soir je rentre directement me coucher.
Sauvé, le Willy…
14:16 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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08.12.2008
Priscilla prend le train...
Deuxième lundi du mois, un deuxième train vient de repartir.
Celui là aussi, j’ai renoncé à monté dedans…et pourtant, je me suis tapé presque tout le quai en espérant que cette partie des rames aurait été plus accessible…
Un troisième passe au ralenti…sans s’arrêter…
Pourquoi, qu’il n’est pas monter dans le premier le Pierrot ?
Ben par écoeurement devant la marmelade humaine…
Ouuuhhh, la chochotte ! Comment, petite Prescilla, nul doute que seul un wagon privé Vous agréerait… Prenez garde au cas où un mauvais plaisantin aurait eu l’outrecuidance de fourrer un petit pois sous vos coussins de velours…
Sans aller jusqu’à vouloir prendre ses aises dans un quelconque voyage d’agrément, encore eu t’il fallut que j’eusse l’heur de, ne seraisse qu’avoir la possibilité, de me faufiler dans un des véhicules de cette première rame…
En effet, lorsque les portent se sont ouvertes devant les futurs sardines, la masse de corps était si compacte que l’idée de pouvoir se faufiler sinueusement entre les obstacles tel une anguille ne traverse pas spontanément l’intellect…
Nous fûmes nombreux à espérer le train suivant…
Au quatrième train arrivant vers la station, j’ai finis tout de même par me décider à tenter ma « chance ».
Ecrasant des pieds, « effleurant » indistinctement des corps devenus semblables et sans forme sous l’effet de la compression, évitant toute me même - par je ne sais quelle pudibonderie ou savoir vivre - que mes mains ne se trouvent trop à une certaine hauteur de la masse humaine, je finis tout de même par m’insérer dans le troupeau…
Une fois incarcéré dans ce purgatoire roulant, j’adopte l’attitude de prière matinale de tout banlieusard : les yeux restent obstinément pointés vers le haut, de peur qu’ils ne se noient dans le regard du voisin qui, tout aussi inspiré par le plafond que moi, y plonge des yeux vides de veau en pleine transhumance…
Une fois passé la station « Denfert », le train commence enfin à se vider. C’est que dans cette France jacobine et du « Centralisme démo( ?)», le plus court chemin n’est pas la ligne droite mais le passage obligé par la capitale…
Evidemment j’arrive en retard,
Faudra que je foute cette nouvelle donnée dans mes programmes : il faut parfois laisser passer 3 trains avant de pouvoir entrer dans une des bétaillères sur rail… Et encore l’allusion n’est pas heureuse car la bidoche à quarte pattes est mieux traitée vus qu’on évite le stress qui n’est pas bon pour les steaks…
17:48 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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05.12.2008
Le bonheur, c’est simple comme…
Un article du Journal Le Monde a attiré mon intention ce jour : « Le bonheur est contagieux, selon des chercheurs américains » source : Le Monde 05 12 08 (http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/12/05/le-bonhe...)
D’après cet article, (le) bonheur des gens dépendrait du bonheur de ceux qui les entourent. (Une) conclusion des recherches menées pendant plus de vingt ans par deux scientifiques américains, dont l'étude est publiée, vendredi 5 décembre, par le British Medical Journal (BJM).
C’est tout de même étonnant qu’il ait fallu 20 ans de recherche pour valider cette évidence…
Je pense pour ma part qu’à l’inverse, la morosité ambiante est contagieuses… Il y a des fois où on me regarde bizarrement dans les transports parisiens…
Comme je n’ai pas la télévision – cette petite boite qui à l’instar de la Kalachnikov vous envois par rafale une succession d’images que vous n’avez pas le temps d’éviter ou d’encaisser – Je suis peut être moins stressé par l’Armageddon économique et social dans lequel nous sommes tombés…
J’ai vécu et je vis également un autre aspect de l’étude…
"Les gens qui sont entourés par beaucoup de gens heureux (...) ont plus de chance d'être heureux dans le futur. C’est fou comme j’étais entouré par des gens souriants quand j’avais mon petit cœur en tête… tout sourire, une petite rose à la main, même après avoir changé plusieurs fois de type de transports…
A contrario les gens heureux restent entre eux… Je me suis rendu compte également, depuis la séparation, à quel point je pouvais être transparent… C’est comme un bouclier de défense mentale : les gens heureux ne voient pas les gens qui broient du noir…
(les) groupes heureux sont bien le résultat de la contagion du bonheur et non seulement d'une tendance de ces individus à se rapprocher d'individus similaires…
Donc souriez et les vivants vous sourirons !
18:04 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : bonheur |
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Toujours se méfier des poulets !
Premier vendredi de décembre, pause déjeunée…
Comment, il ne va pas bouffer le Pierrot ?
Ben non vu que déjà je n’ai pas encore digéré le repas d’hier soir, ce n’est pas pour en mettre une couche…
J’ai la digestion paresseuse : là ou n’importe qui digère totalement son repas en 8 h il m’en faut presque 20… Donc je ne m’alimente plus en éléments solides qu’une fois par jour…
Pas d’affolement, je ne risque pas de maigrir avec ce régime : j’ai –hélas- les gènes familiaux qui faut : le moindre petit truc que je bouffe je le valorise à « donf » C’était un méga avantage autrefois pour mes ancêtres : ils survivaient aux disettes et famines tandis que les autres tombaient comme des mouches…Mais dans cette période d’abondance, c’est une lutte sans merci et quotidienne pour ne pas faire hurler la balance…
Il est là, le poulet d’hier soir ! Je le sens ici dans mon pauvre bedon. It is alive ! Le pauvre petit Frankenstein déplumé me fait bien des misères… et pourtant le restaurant d’hier soir – non prévu- était finalement sympathique…
Hier soir donc, je termine - presque – à l’heure officielle et commence ma quête du Graal bricoleur,… Indiana Pierrot à la recherche du joint perdu : le truc en caoutchouc – vous savez celui des raclettes à paver- qui collé au niveau du jour existant entre ma baignoire et la cloison de verre verticale, m’éviterai de transformer la salle de bain en piscine dès que j’utilise la pomme de douche !
Ben chou blanc sur tourte la ligne…
Je finis chez « Mister Merlin » par dégoter un bidule pour les bas de porte qui pourrait faire office de… Faut savoir être inventif dans la vie !
Direction la station des Halles….
Sauf que suite à « un accident voyageur grave » -terme consacré à
Je suis fatigué, je n’ai pas envie d’attendre et d’aller trop loin pour m’alimenter (faut pas oublier que cela fait tout de même presque 24 heures que je n’avais pas bouffé) Le Coréen ? Faut savoir varier ! L’Italien ? Il est un peu loin et puis j’ai déjà des pasta à la casa…
Allez, un bistro !
La table centrale est animée. Les convives, quelques couples d’amis, plongent dans une marmite des morceaux de bœuf piqués sur une tige… En guise de fondue savoyarde, c’est une fondue de viande à la fois festive, conviviale et certainement saine – et probablement bon marché si on divise le prix par le nombre de plongeurs…
Sauf que pour une personne seule, c’est infaisable…
Je me suis rebattu sur la proposition du jour : un demi-poulet rôti avec des frites…
J’aurais peut être du prendre mon temps pour le manger et puis finalement pas me lancé sur les pommes de terres et la peau du volatile : la matière grasse n’est pas facile à digérer…
Mauvaise nuit et mauvaise matinée…
Je devrais penser à manger plus souvent avec mon pote « parcimonie » généralement, il me réussi mieux !
14:19 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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