18.06.2008

Comme chien et chat

J’ai rêvé de mon ex cette nuit.

Bizarre, Bizarre  

C ‘est la première et seule personnel pour laquelle j’ai eu un coup de foudre…

Mais au bout d’un an nous nous sommes séparés avant de nous en vouloir de nous enfermer et nous bloquer… je n’ai pas voulu l’étouffer plus que nécessaire…Mais entre la raison et le cœur les deux avancent rarement au même rythme…

C’est une chose que j’avais accepté : souffrir la séparation parce que je l’aime…

  

Dans mon rêve, "petit coeur" avait une nouvelle maison, à Paris et avait un chat. Le chat était dans un placard à mon arrivée…

Je crois que j’ai entériné que mon ex s’ai fait une nouvelle vie, plus active et assumée, avec quelqu’un qui lui convenait mieux : un chat discret…

Le chat est un animal équilibré, indépendant, farouche qui ne vient pas dans vos pattes à tout bout de champ, n’est pas des plus démonstratifs.

Le chat peut très bien se passer de vous…

Une fois qu’il a une couette dedans, il peut se lover dans le placard est n’être visible que lorsque les visiteurs et autres sont partis…sinon, il gambade dans la nature et ne vient pas quand on le siffle mais quand il le souhaite : il n’ya pas de notion de maître, de dominant, dominé…  

 
chat-et-chien

 

Bref l’antithèse de quelqu’un de collant, trop démonstratifs et semblant trop dépendant…

Quelqu’un qui au final finissait peut être par l’enferrer et ne lui convenait pas

 

C’est peut être une bonne chose que mon esprit ait entériné le fait de cette nouvelle vie sans moi -et donc quelque part- que j’ai aussi à faire une vie de mon coté…

 

Quoi que dans ce domaine, avec le coup de vieux que je me suis pris et ma santé qui a déclinée … à moins que je gagne au loto, je ne vois pas qui resterait avec moi…

Mais bon pas la peine non plus de vous lancer dans un « Pierrot-thon » : beaucoup de bruit pour rien comme dirait Shakespeare - sans oublier que la fin du mot me ramène à une triste réalité... Clin d'oeil

Réservez vos grigris, amulettes, tapis de prière, soutras, châles blanc à liseré noir et  autres cierges pour l’Euro 2009  : vu la débandade de cette année il faudra au moins cela pour l’année prochaine…

 

13:38 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

17.06.2008

Pause rétrospective sur un petit chemin


Je vais ce soir directement au travail de mon père pour lui souhaiter sa fête…

Depuis que son bureau n’est plus près du Panthéon,  c’est un peut moins directe mais il fait encore beau et j’en profite pour marcher jusqu’à la bourse…

Contrairement aux –rares -  fois où l’on se voit je souhaite l’invité même si mon compte en banque est rose sombre…

J’ai pris avec moi une bouteille d’un vin de Hongrie… Ce n’est pas forcement le fait que cela soit un vin hongrois, ni même que le producteur ai été reconnu médaille d’or en 2006 par les vignerons indépendants qui compte… c’est que cette petite bouteille, je l’ai achetée là bas pendant la foire au vin de Septembre, sur les hauteurs de Budapest, au pied du lent et majestueux Danube (J’ai ttoujours voulu reprendre mes notes de voyage donc ce séjour fera l’objet d’un futur post…)


Tokaj

Ce repas fut étonnant et exceptionnel, car peut être pour la première fois en plusieurs dizaine d’années, nous avons finalement eu une conversation plus intime et personnelle mon père et moi… (Faut aussi dire que l’armagnac ma aidé à me décoincer…)

Nous avons parlé de la séparation de mes parents, et, de ses passions...

 J’avais cru depuis des années que mis à par son travail et –c’est récent – l’œnologie, il n’avait aucun centre d’intérêt… !

Grosse et extraordinaire surprise !

 

J’ai pu aussi aborder mes inquiétudes, mes problèmes de santé, ma peine de cœur, et puis aussi mon coté « Mater Dolorosa » (finalement dans la droite lignée de ma grand mère et quelque part de ma mère …)

Alors, on a parlé un peut de mon passé – un passé enfoui mais finalement pas si oublié  : cette dépression qui fut –trop tardivement - observée chez un gosse de 6 ans… L’accident qui m’a marqué à vie alors que j’avais 4 ans  et dont je garde des souvenirs flash… Apparemment c’est un élément déclencheur qui transforma un vrai petit diablotin remuant, dynamique et démonstratif en une véritable tombe larvaire, craintive et coupée du monde…


 

Rain_man

 


A vrai dire à 6 ans j’étais au bord du gouffre presque un « Rain-man »  – la capacité mathématique en moins…

L’expression « culpabiliser à mort » aurait pu être tout à fait pertinente…Même si il ne fut « que mentale » c’était tout de même une forme de suicide…


 

Je reviens de très loin…

Beaucoup de chemin a été fait… Mais il me  reste encore beaucoup à faire pour que j’acquiers la sérénité de prendre sans effort les petits riens pour ce qu’ils sont : juste un pétale flottant dans un fleuve d’éternité…Fleur_Cerisier

18:05 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

Le Petit Rhône à Paris

 

Lundi : deuxième semaine de juin

 

« Et si on mangeait dehors ? »

 

Cette idée, lancée entre amis  en fin de journée un  dimanche ensoleillé me trotte dans la tête, quand Gwen – un de mes cousins - me téléphone à la pause déjeuné et me propose de passer chez lui pour finir la tonne de victuaille qui lui reste de sa dernière fête...

Banco, j’ai sur moi  couteau, tire-bouchon et quelques bonnes bouteilles d’un petit vin du Rhône que j’ai entreposées au travail (mais chuuute) et que je n’avais pas encore rapatriées chez moi…

Quelques achats en sortant du boulot pour  compléter le tout : (sauciflard, chips, gobelets, fromage…) et me voilà dans le XVIII à monter les 4 étages sans ascenseurs…

Gwen embarque pains et autres bonnes choses et nous voilà partis pour une  bonne détente et ripailler  au pied du sacré cœur…

 

Là installés sur la pelouse, nous profitons du moment, le plaisir de partager bonnes chaires, bon vin et parler sans retenus comme deux cousins peuvent le faire… sans oublier en sus du paysage immobile des toits, quelques minois, collines et autres formes intéressantes. Chacun trouvant à son goût telle ou telle apparition…

 Vraie tranche  bonheur arrosée d’un petit Rhône …


 

Pique_nique_090608_Montmart
Vue sur les toits de PAris depuis le Sacre Coeur

 



GWEN_MONTMARTRE

 Mon Cousin Gwen


Gwen est plus jeune que moi, mais sur certains points, bien plus mature : il ne se prend pas la tête pour des choses qui n’en valent pas la peine…

Il faut aussi dire que la vie ne lui a pas fait de cadeau… C’est à se demander si une  vie trop facile n’est pas justement une catastrophe pour le développement de la maturité et de la sagesse…

Parce que des petits riens peuvent prendre chez ceux qui en sont dépourvus des proportions ridicules, fausses et handicapantes…

 

 


 

Mardi matin…Il me reste encore de quoi  refaire un gueuleton à la fraîche…

Cela tombe bien, la météo est au beau fixe…

Quelques échanges rapides avec des amis quittés le dimanche et me voilà reparti au travail-  le petit vin du Rhône bien callé dans un sac à dos prometteur … RDV : la passerelle Solferino

 

 Les tuileries, mardi soir ...

Le sac est rempli de quoi nourrir un régiment, j’attends Michel –qui comme à son habitude partira en retard –et Philippe qui comme a son habitude essaiera plutôt d’être en avance et sera très sincèrement désespéré  en arrivant en  retard…

Me prélassant agréablement à l’ombre des arbres sur une chaise déformée –ce qui en fait un fauteuil  ma foi confortable- je profite du calme et des sportifs (et sportives) qui font leur jogging. Une personne  assise à coté de moi me matte – visiblement intéressée. C’est finalement  agréable de se savoir tout de même encore désirable quoi que frôlant les deux chiffres fatidiques 35 & 65 : (ans &kg )… Mais bon… même si c'est bon pour mon ego 1- Je suis encore dans ma tête bêtement fidèle à mon ex (même après des mois de séparation) 2- J'ai d'autres "chats" à fouetter : mes amis devraient arriver...

 

Philippe a amené de son coté aussi quelques provisions… donc au lieu de pouvoir nourrir un régiment, c’est une armée que l’on pourrait ravitailler… 

 

Bons moments passés au dessus des péniches…

La passerelle Solferino à ceci de particulier par rapport au pont des arts qu’elle est beaucoup moins prisée par les fêtards de moins de trente ans et autres je site « bobos gauchos ineptes et (censuré)… ». Quelques rares touristes égarés, et autres dignes représentants de la famille le Quesnoy passent au dessus du long fleuve tranquille…

Les types de discussions avec mes amis qui partagent avec moi certaines préférences  sont évidement différents de la veille, mais qui s’en plaindrait ?

 

Rentré vaille que vaille chez moi… légèrement "arrosé" de ce petit Rhône qui est passé à Paris...


 

Pour-un-Pique_que_090608

 Il ne manque plus que le pain et les amis...


Pique_nique_090608_piotrusz

  Piotrusz

Toutes les notes