29.08.2008
Tous à l'Ouest, une aventure du Pierrot...
Souvenirs de lecture de BD…
Le train du Far West dans la bd Lucky Luke passe le mois qui vient à une semaine près… Les sièges en bois des wagons sont si confortables que l’intrépide cow-boy préfère se fourrer dans le foin à coté de Joly Jumper dans le fourgon…
Dernier vendredi du mois d’août.
Je pars du boulot plus tôt en espérant sauter dans un train pour Rouen…
Le premier de la liste affichée à Saint Lazare est un direct quai 25… cool. So lucky.. Luke… heu Pierrot…
Sauf qu’il est bondé
Je le remonte dans les allées sans trouver de place. Un calvaire pour se déplacer. Mon gros sac à dos bourré d’outils dont une Black-et-Decker (pas lourd pour rien) une boite à onglets, une scie très fine et épointée, des ciseaux à bois etc… me gène dans mes déplacements et limite considérablement mes chances d’avoir une place assise.
Pourquoi tant de monde ?
En fait ce train aurait du partir il y a au moins 20 minutes…
Nous nous entassons dans les couloirs. La climatisation ne marche que dans les wagons de première. En seconde, l’atmosphère surchauffée est irrespirable je finis par me diriger en tête de train en passant par le quai jusqu’aux derniers wagons.
Dernier wagon, nous sommes quelques uns dans le compartiment réservé à la poste, aux colis et vélos…
Le train part enfin !
Un Joly Jumper moderne et jaune tangue dangereusement à coté de moi accroché à plus d’un mètre du sol par sa roue avant… Je lui évite de grandes embardées en l’arrimant avec une sangle de mon sac.
Lucky Luke n’est pas seul dans le fourgon.
Un petit bout de chou assis pas très loin joue aux cartes avec sa maman… Le bézot qui ne doit pas avoir plus de 5 ans commence à cligner de l’œil… Il finira le voyage endormi blotti contre le ventre bien rembourré de sa visiblement normande de mère…
En façe de moi, un ado genre jeune taurillon essaie de couvrir le bruit des roues avec son MP3. Y renonçant, il finira aussi par somnoler –ou du moins faire semblant…
Dangereusement installée en face du vélo, une femme est en position semi-allongée, son énorme sac à main lui servant de coussin… Elle est plongée dans la lecture d’un bouquin dont le titre comporte l’expression « crimes passionnels »…
Un post ado black tout en longueur dort déjà dans un coin, ses jambes immenses repliées contre lui…
Dans une niche servant certainement à arrimer les colis fragiles, deux jeunes donzelles écoutent de la musique, chacune ayant une des oreillettes du MP3. Ces petites juments doivent être à peu de chose prêt du même age que le taurillon…
La porte du haillon tangue… Donnant sur l'extérieur, elle nous apporte de l’air frais…
Finalement à même le sol, avec la possibilité d’allonger les jambes et l’air arrivant , ce voyage dans le fourgon n’est pas si désagréable… Je somnole bercé par les mouvements de ce train fonçant vers le Far West …français…
22:26 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Acrobaties matinales...
"Bon sang c’est pas compliqué ! Penses à relever la lunette ou assois toi !"
Combien de fois n’a t on pas depuis notre plus tendre enfance entendu cette remarque…
A croire que c’est de la mauvaise volonté de notre part…
Cela commence par notre mater avant de finir par celle de nos loupiots qui - excédée l’une comme l’autre - finissent par nous obliger à nous asseoir…
Difficile de perdre une habitude.
En pleine forêt ou au bord d’une haie, les deux pieds plantés, le dos droit et fière, notre virilité triomphante… quelques secondes passées avec un dégagement et un soulagement final si évident…
Le coté pratique de la chose ainsi que la stature pendant ce moment si personnel semble nous conférer - à nous, fils d’Adan -un certain sentiment fugace de supériorité sommes toute pas si condamnable en soit si …Si il se trouvait que notre environnement quotidien ne s’y prête guère…
Difficile de contrôler avec précision la direction à l’instant du départ…
Argument massue de la gente féminine : "Tu t’assois ou tu vires !"
Outre la forme de violence et castration psychologique que cela nous demande (le petit garçon commence dans un premier temps à s’assoir avant d’être debout comme papa) c’est techniquement parfois irréalisable !
La nature étant ce qu’elle est, certains de mes matins sont très sportifs…
Comme la majorité de la gente masculine, la tête la plus en forme le matin est chez moi celle du bas…
Ne vous étonnez pas mesdames : la nuit étant bénéfique paraît-il à la pensée et au cerveau, il est logique que cette moitié de l’humanité qui se laisse plus guidée par la testostérone que par les neurones ait « cette tête là » au mieux de ses capacités !
Bref…
Argument me précédant, j’accède les yeux encore pas tout à fait ouverts à cette première pièce visitée le matin… Et là la plaisanterie commence…
Au réveil, mon obélisque présente un angle de 45 degrés avec cette légère ligne blonde remontante de duvet …
De plus, si mon esprit c’est assoupli au fil des années, il me reste encore « une scorie » de ces "petits" cotés barre de fonte, col amidonné ou avaleur de manche à balai qui me caractérisaient si bien il y a une dizaine d’année…
Et là la question se pose : comment objectivement espérer que la position assise puisse permettre d’atteindre le but avoué de ne rien laisser de son passage dans de telles conditions !
En général il ne nous reste donc plus que la façon traditionnelle en espérant être assez prompte au réveil pour éviter les erreurs de trajectoires…
Sauf qu’en ce qui me concerne mon coté « inflexible » me joue certains matins des tours…
Cette souplesse totalement absente en mon endroit me demande des acrobaties dignes du cirque de Pékin !
Imaginez la scène :
Le dos cambré pour avoir le bon angle de tir et d’une main essayant désespérément de faire descendre "l’Inflexible", de l’autre en appui sur le mur en face pour ne pas tomber en avant car comme tout homme mon centre de gravité est plus vers les pecs que vers les cuisses…
Quelle galère…
Quand en plus je ne suis pas chez moi mais dans un endroit où une lunette récalcitrante a décidé obstinément de ne pas rester droite – Elle…
De la mauvaise volonté, donc…
Vu les résultats, mesdames, nous sommes tout de même fortiches !

14:22 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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Londres 1- Un Paris -Londres via l' île de Gorée
Comme promis le voyage à Londres (Automne 2007) !
Vendredi soir
Je suis sorti dîner avec mon cousin Gwen avant de partir pour Londres.
Cela fait des années que je ne suis pas retourné de l’autre coté du « Chanel »…
Nous nous sommes donnés rendez-vous à Paris vers le cimetière du Père Lachaise…
C’est que je dois prendre un bus à 23 heures à la station internationale de bus de Gallieni, terminus de la ligne 3 du métro qui passe justement au Père Lachaise…
Nous avons marché autours de la station de métro…
Yes ! J’ai repéré un magasin spécialisé dans les pays de l’Est qui propose aussi de la Żołądkowa(zoladkowa)…
Nous avons mangé à l’île de Gorée - un petit restaurant africain - un couscous au millet… Je ne connaissais pas ce plat…Imaginer un couscous dont on remplace la semoule par cette céréale africaine… Pas mal !
Pour info le restaurant est au 70, Rue Jean-Pierre Timbaud Paris XI…
Tombe de l’anglais Oscar Wild… Apres son emprisonnement et les travaux forcés – Sa gracieuses Majesté n’étant pas des plus ouverte sur les relations « non conventionnelles » - c’est à Paris que cet écrivain se réfugia et défunta…
Sa tombe est au Père Lachaise…
Première fois que je passerais part le tunnel ! aouh !
Le passage de la douane pour passer la Manche. Nous pris deux heures en France : le temps de faire les démarches et qu’une navette soit à quai… mon tire bouchon que j’avais oublié de bien foutre dans une double sacoche au fin fond du sac ainsi qu’une bouteille de vin auraient du me poser des problèmes. Mais avec des douaniers français... juste fallu enfourner plus profondément l’ « ouvre-nectar » et quand à la bouteille, ma foi, une fois qu’ils ont appris que c’était un présent offert sur ma cave personnelle pour remercier mon hôte…
Le tunnel sous la Manche imaginé par Méliès (1861-1938)
En fait j’ai dormi pendant presque tout le voyage sous « the Chanel », la navette ayant un déplacement doux…
J’ai aussi somnolé pendant une partie du voyage sur les routes anglaises… Je n’ai donc pas vraiment sût où nous étions à mon réveil…Je suis tout de même arrivé fatigué : j'avais eu plusieurs semaines intenses de boulot et je sortais justement du travail avant de rejoindre mon cousin à Paris. En plus c’était juste après ma séparation et à cette époque je n’avais pas forcement le sommeil des plus réparateurs…
Ce samedi matin de fin d'automne, Yannick est venu me chercher à « Victoria » vers 5h ou 6h selon que l’on soit British ou Froggy…

13:06 Écrit par Pierrot dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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26.08.2008
La petite pendule sur les étagères
J’aime bien pendant la pause déj feuilleter les vieux canards…
Aux archives, nous avons les reliures d’un hebdomadaire qui à 80 Ans : Rustica, la revue universelle de la campagne - comme elle s’intitulait dans les années 30…
Rustica est toujours en kiosque ! Pour la faire court, « Rustica l’hebdo jardin» est au jardinier ce que la revue « Système D » est au bricoleur : un journal pour les passionnés et les personnes qui mettent la main à la pâte…

Rustica est parue en 1928. Cette revue a l’avantage de ne pas avoir connu d’interruption même pendant la seconde guerre mondiale. A causes des restrictions la revue était parfois mensuelles voir avec une périodicité plus aléatoire au temps incertains de 1940 ou du débarquement allier, mais bon an mal an on pouvait la recevoir…
Il faut savoir que en France avant l’exode rurale de l’après seconde guerre mondiale, la moitié de la population vivait « à la campagne ».
Tous n’avaient pas la radio, et surtout la moindre petite chose pouvait être onéreuse. C’était le temps des petits jardins vivriers, des petits élevages (lapin, poules…) et de la pêche pour améliorer l’ordinaire. Le temps aussi où l’argent était rare, les salaires chiches et où on fabriquait soi même les objets du quotidien…
Dans ces années, Rustica apportait non seulement des conseils pour l’apiculteur et le fermier mais aussi les trucs et astuces du quotidien de Madame et Monsieur tout le monde.
En ces temps de bricoles obligatoires et de bout de ficelles pour assurer le deuxième moitié du mois, Rustica expliquait comment fabriquer ces caisses à fleur, faire soi même son mortier, monter ses murs, faire ses branchements électriques (avec les plots en céramique, souvenirs souvenirs …), poser de la tôle ondulée, construire son clapier, ces châssis pour le potager… Rustica proposait aussi les plans-patrons pour faire soit même les vêtements du petit dernier, de la choupinette, du wistiti abimant son fond de culotte sur les bancs de « la Communale » et bien sûr pour être habillée en femme « moderne »… à moindre frais ! …
Cela fait bizarre de se dire que parmi les postes de radio à lampe planqués dans les granges au temps de l’occupation, un certain nombre d’entre eux ont été fabriqués « maison » en reprenant les vieux Rustica des années 1928 à 1931 !
Rustica, dans les années 30 c’était déjà de la détente et de l’info : les programmes TSF de la semaine, l’épisode du roman, la semaine illustrée (informations de la semaine en France et dans le monde sur une double page)… de la connaissance et de l’actualité : « Chez ceux qui furent sourd et Muets » In Rustica du 29 juillet 1931 ou bien « Le chômage et le monde agricole » In Rustica 13 mars 1932…
Voir la façon d’écrire est aussi intéressante : cette revue évoluant avec son temps, les sujets, et leur angles d’attaque permettent de comprendre comment le monde été perçu à l’époque. Cela donne une idée de l’évolution extraordinaire des mentalités en 80 ans.
Certains commentaires écrits dans les années trente feraient grincer les dents des pétroleuses du MLF, mais ils correspondaient à la vision du monde de Monsieur et Madame France de l’avant guerre…
Certaines informations sont étrangement d’actualités… Ainsi en pleine reconstruction, un député regrettant les grands ensembles, sources pour lui de perte de repères, de risques, d’insécurité et pépinières à délinquances… A l’époque les personnes visées étaient des franchouillards tous ce qu’il t y a plus « baguette sauciflard pinard »…
Cette lecture des informations d’un autre temps permet aussi de voir les grands retours de Balancier de la Comtoise française...
Heu, tout cela pour dire que j’aime les reliures et celle de Rustica en particulier parce qu’il y a pleins de conseils : jardin, brico, et des recettes de cuisine (si si ! aller sur leur site http://www.rustica.fr )
Cette été Rusti nous à fait voyager en partant à la découverte de potager, mais aussi nous a montré quelques exemples de jardins de ville…Pour les personnes qui aiment la bonne boustifaille il y a des recettes… L’hebdo c’est mis au goût du jour tout en gardant son coté pratique et conseils (un WE pour construire un petit pont chez soi, partir à la découverte de produits, de la brico, de la déco, du bio...)
Et puis comme ce canard a toujours évolué pour apporter des réponses aux préoccupations des gens, chiche qu’il nous donnera encore plus de conseils, trucs et des petits riens plus éco(logiques/nomiques)…
Je voudrais être aussi vert qu’eux à 80 ans ;-)

16:21 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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