18.10.2008

Comment sortir de l’image de la femme soumise 3

En inversant les rôles !

 

Et  oui, il existe UN cas de manga de ce genre que je connaisse.

La série « Kimi Wa Pet » de la mangaka Yayoi Ogawa  (ed Kurokawa)

 

L’héro femme dans cette série est une gagnante – ce qui lui pose aussi des problèmes dans ses relations aux autres et hommes en particulier.

Elle héberge un jeune homme qui devient sont toutou de compagnie… (d’où le mot anglais « Pet » du titre)

 

Cette série a été une véritable bombe au japon.

Les lectrices sont des femmes de plus de 20 ans, généralement active avec des postes autres que « pot de fleur »ou « serveuses de café »

En effet, Sumiré Iwaya. - presque trentenaire- est bourrée de diplôme et c’est une très bonne journaliste…voir un élément brillant du journal où elle travail…

Mais  elle est plus grande que la moyenne des femmes et surtout par son statut social et sa non soumission à la gente masculine effrayent les hommes…

 

 

Pour plus de renseignements :

http://www.kurokawa.fr/shojo/fiche/53/kimi-wa-pet-t1

21:44 Écrit par Pierrot dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : societe, femme, manga, shojo, kimi wa pet |  Facebook |

Comment sortir de l’image de la femme soumise 2

L'absence de femmes...

Et oui, après une femme à la féminité niée (parce que prise pour un homme), l'étape suivante est la présence de féminité sans la femme !

 

Il s'agit  de ce que les japonais appellent du Boys Loves (Shōnen-ai) ou relation entre « garçons »

 

Le japon malgré le passage de Mac Arthur n'est pas encore totalement sur la même ligne que les sociétés et civilisations basées sur les trois religions du Livre .Ce type de relation est donc plus acceptable que pour nous...

 

Encore faut il comprendre qu'il agisse non pas d'encensé un comportement que beaucoup d'occidentaux considéreraient comme déviant...

Nous sommes dans la société japonaise, et le « BL » est là encore le contournement d'un tabou encore plus important pour la tradition japonaise les relations Homme/ Femme

 

Mais ne croyez pas pour autant que la transgression des tabous japonais soit totale !

En effet, dans ce type de manga, les rôles sont là aussi bien marqués entre le « Seme » et le « Uke ».

 

 Le Seme est celui qui par son comportement et son attitude (et la relation charnelle pour éviter le mot biblique) aurait le rôle du Mâle dominant de la société japonaise...

 

Le Uke est celui qui par sa sensibilité, sa beauté a un comportement plus féminin... Ce qui ne l'empêche pas d'avoir des attitudes volontaires, de participer à l'action...

Bref le Uke (prononcez uké) n'est pas forcément une ravissante petite idiote qui attend bien sagement à la maison en récurant ses casseroles et en torchant les mouflets...

Une femme peut donc plus facilement d'identifier à lui sans que cela soit finalement socialement rabaissant.

 

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Pas de citation de titres...

C'est déjà beaucoup que de parler de ce genre de manga sur une section de Skyblog qui soit familiale...

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Juste pour éviter que vous tombiez sur des choses choquantes en surfant : en Europe on traduit souvent le BL par « Yaoi ». C'est impropre parce que le Yaoi est plus restrictif et N'EST PAS REGARDABLE pour une mère de famille ou toute personne de moins de 18 ans  (et les autres non plus dirait Benoît  deux  et deux font 4 ; et quatre et quatre font 8 et ; huit et huit...)

Dans l'ordre croissant  de « l'horreur » comme je l'ai entendu à la radio   vous avez :

- SHONEN-AI : désigne une romance homo sans relation sexuelle dessinée (donc lisible et achetable)

 - YAOI relation sexuelle explicite et dessinée  (pour moi  sans intérêt mais bon je suis un mec, et si un mec hétéro bave sur les relations entre femmes...)

 

Je reprécise encore que ces genres n'ont pas vocation de promouvoir la déviance, (ET MON BLOG NON PLUS) mais n'ont pas d'autre utilité que de contourner les normes entre « gender » restrictives et machistes de la société japonaise (finalement sans vraiment les contredire)

 

21:42 Écrit par Pierrot dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : societe, femme, manga, shojo, shonen-ai |  Facebook |

Comment sortir de l’image de la femme soumise 1

 

Le plus classique est la confusion du genre.

 

Ainsi, une femme (plus généralement une adolescente) contourne les stéréotype en étant officiellement un homme…

Cette confusion est possible au japon parce que les prénoms sont moins marqués au niveau « gender » que les notre…

Cette confusion peu être le résultat d’un Quiproquo comme dans la série « Host Club »  (Ed Génération Comics)
Ou bien fait d’une manière délibérée comme dans la série « Parmi eux (Hana kimi) »  (Ed. Tonkam)

 

Quoi qu’il en soit, l’effacement de la féminité entraîne évidement l’effacement des rapports de domination / soumission classique de la société japonaise.

 

Les manga qui jouent sur cette ambiguïté ne sont finalement pas transgressif par rapport au tabous sociaux…

Ils  évitent aux femmes   de s’identifier au ravissant pot de fleur décoratif utilitaire et soumis qui passé 25 est enfermé au clapier à lapiner…

 

Bon évidement le quiproquo entraîne des situations cocasses, rigolotes, de l’ambiguïté, des tensions amoureuses particulières, de la romance, …

 

Et puis c’est le mythe de « l’unique fleur dans la prairie »…

Imaginez : une fraîche jeune fille entourée comme cela de si jolis garçons !

Le manga et la condition des femmes au japon.

La société japonaise est macho. Le rôle des femmes depuis des millénaires est  particulier.

En tant qu’épouse, elle est le ciment du foyer et la base même finalement de la survie de la société japonaise depuis des siècles.

C’est la femme qui par sa présence dans les champs pendants que les hommes se massacraient a tout de même permis au Japon de survivre à l’époque féodale…

C’est par le sacrifice totale des femmes que le japon d’après guerre c’est relevé de ses cendres..

Et pourtant la place de la femme est finalement guère changée depuis des siècles : dans l’ombre de son marie, elle enfante, élève la génération future, nourrit tout son petit monde, récupère son mari qui rentre bourré des soirées entre collègues…

 

Cependant, l’invasion du monde occidental au Japon avec l’arrivée de Mac Arthur à progressivement fait évolué les mentalités et les aspirations des jeunes japonaises…

 

Ce n’est d’ailleurs pas sans conséquence sur la chute de la natalité au japon : dés le mariage et le premier mouflet, une femme au japon est socialement bloquée… Raison pour laquelle certaines se marient de plus en lus tard…

 

 

Cette évolution des mentalités et aspirations sociales et  à la romance  peut être vu dans les mangas pour femme ou Shojo.

 

La question est alors la suivante pour une auteur de manga (un mangaka) :

« Comment sortir de l’image de la femme soumise ? »

19:56 Écrit par Pierrot dans BD | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : societe, femme, manga, shojo |  Facebook |

Mangas pour fille versus manga pour mec

Les mangas qui m’intéresses finalement tournent autours des sujets vus dans le posts précédents :  

Etre soit, l’inadaptation par rapport au monde, la compréhension, les préjugés, les étiquettes, l’identité féminine, l’identité masculine…

 

Le japon a des tabous au niveau du rôle social des deux sexes encore plus arrêtés que nous en occident…

Malheureusement, ces genres de questionnements ne sont pas abordés dans les mangas pour mec (Shonen)…

 

Donc ben, oui, je lis très souvent des mangas initialement écrits  par des meufs pour des meufs…

Le problème ne devrait être celui que je lise aussi des trucs de filles (Shojo) mais  justement, que dans les trucs de mec, mise à part la baston et le sexe, il n’y ait pas une once de psychologie…

 

Cela voudrait il dire que comme on a une tête entre les jambes ben ont est trop bête pour utiliser en plus celle qui nous sert déjà  à beugler et à bouffer ?

Ben les préjugés ont la vie dure…

17:34 Écrit par Pierrot dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : manga, shojo, shonen |  Facebook |

GENDER REVOLUTION

C'est quoi être un homme ?

A vrai dire il y a un siècle, les rôles étaient clairs !

 

A la femme soumise, souple, émotive, cloîtrée à la cuisine ou à l'église et passant du statut de fille vierge à celui de mère nourricière et esclave des caprices de son mari...

 

... Faisait un pendant masculin tout aussi tyrannique et réducteur.

 

L'homme absent de la maison et pourvoyeur des biens matériels à la sueur de son front... Un homme n'existait que dans la violence, l'affrontement, l'absence d'émotion autre que la haine, la colère l'agressivité... Dominer son coté bestial, faire preuve de faiblesse et vous étiez une tapette, un statut plus bas que celui d'une femme car transgressif au Saint Ordre établit...

L'homme  passait du statut de soumis à l'autorité de son père à celui de chef de famille...avec tout le poids que cela implique et cette solitude effroyable...

 

Les femmes ont fait leur révolution sexuelle...

Les jeunes hommes que je croise à Paris ou dans les grandes villes semblent aussi être en train de faire la leur...

 

Les deux sexes loin des carcans et des préjugés... mais aussi dans l'ambigu, le flou l'inconnu...et oui quelque part une forme fragile parce qu'il n'y a plus rien à s'accrocher mis à par à... soit même

 

Mais finalement étions nous si fort, nous les hommes dans notre armure de préjugés et de devoir ?

Je pense au contraire que nous sommes finalement plus vulnérable que les femmes ou les hommes qui acceptent qu'ils puissent avoir des moments dit de faiblesse.

Car il suffit d'un coup plus dur que les autres sur un macho,  et la carcasse s'envole en éclat, nous laissant plus nus et plus démuni que quiconque...

Nous  tombons en poussière, incapable de repartir comme une machine en fin de programme...

 

Les femmes sont effectivement l'avenir de l'Humanité, mais les hommes qui acceptent de voir en face aussi bien les cotés masculin que féminin de leur personnalité le sont aussi...

 

 Quand à moi, et ben il m'a fallut tout ce temps  pour sortir de cette cage d'étiquettes stupides dans laquelle je me suis enfermé... Je suis sortie de la geôle... pas encore du bâtiment...

 

Que de temps perdu... à jamais...

 avant d'être enfin moi même et donc empli d'une force propre

La prison dont on est son propre geôlier

Quand j'étais  bien plus jeune, j'avais une idée bien précise de ce que je devais être et devais faire...

 

Poussé par un orgueil démesuré, et par une armure de principes, de jugements à l'emporte pièce et d'affirmations stupides. Je chercher à ressembler à ce que je pensais qu'on attendait de moi...

Qui le « on » ?  Là est tout le problème...

Lorsque j'étais enfant puis adolescent, je n'étais qu'un stéréotype qui n'avait rien de vivant.

 

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Je pensais qu'un vrai homme ne devait pas montrer de sentiments

Alors, je me suis enfui en moi-même pour ne plus rien ressentir, ne plus rien dégager...

Et il m'a fallut la fin du lycée pour commencer à réapprendre à sourire, rire, pleurer...

 

 

Je pensais qu'un homme devait faire preuve de sérieux

Alors je ne devais pas éprouver du plaisir autre qu'intellectuel et avais honte des choses simples qui me semblais déchoir.

 

Le cinéma, la bande dessinée, le simple fait d'entrer dans un bar pour prendre une limonade !  C'était pour moi des interdits qu'il m'arrivais de braver avec la peur au ventre... Terrorisé à l'idée que mes parents me vois regarder la télévision par exemple...

En tant qu'aîné, je pouvais me permettre bien sûr d'accompagner mes cousins et frères au cinéma, mais parce que j'avais une excuse qui me semblait valable à moi-même !

 

Je ne me suis vraiment amusé qu'a Lille, loin, très Loin de mes parents et de ce que je pensais être des obligations...

J'avais 23 ans...

Manga : un aveux ?

Et ben, je voulais parler de manga et puis j'ai hésité...
Cherchant toute les circonstances atténuantes à si ce n'est d'une passion du moins un centre d'intérêt...
Supplique pour votre pardon d'autant plus nécessaire pensais-je que les mangas qui m'intéresse ne sont pas forcément du genre baston, sang, violence avec poupées soumises tel que se doit de dévoré à la rigueur tout mâle qui se respect...

Pourquoi cet impression d'aveux. Pourquoi avoir donc un tel sentiment de faute Piotrusz Alanivitch Danko ? (heu pardon je veux dire Pierrot)

 

17:20 Écrit par Pierrot dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : manga |  Facebook |

 

Samedi matin

  

L’eau est mise à chauffée pour le café.

 

Dans deux heures je serai sur le Dojo

 

J’avais un cours prévu  jeudi mais je n’y suis pas allé.

En fait jeudi j’ étais au chaud chez moi…

Je ne suis pas sorti. Ni pour le travail, ni pour l’Aïkido et encore moins pour l’anniversaire…

Et même en restant chez moi une journée entière,  le vendredi matin, j’avais une tête de deterré

Je suis allé au trevail pour la mise en ligne et puis l’apres midi, direction mon lit…

Le frigo est vide

Le congélo moins

Mais mon compte en banque l’est comme le frigo…

Que faire ?

Ben faut quand même bouffer.

J’ai peut être pas d’ados à charge mais avec les impôts, les travaux dans la copropriété les achats pour réaménager l’appart ce mois-ci,  je n’est suis pas très loin au niveau dépenses…

 

 

Je vais un peu mieux ce matin…

Il devrait faire beau aussi.

Donc après m’être acquitté de ma dette pour l’Aïkido (50 Euros) faudra bien que j’achette de la bouffe pour pas trop cher dans le coin : les pates seules et sans rien dedans c’est pas suffisant pour deux semaines…

Et puis peut être sortir et marché emmitouflé si mes courbatures me le permettent…

A priori sur Paris ? Ben peut être pas : j’ai vraiment plus les moyens

Rien que ranger l’appart et finaliser certains travaux devraient bien m’occuper…

 

Aouu… heureusement que ce n’est que de l’eau sans rien.

A compléter avec de l’eau froide sinon bonjour galère…

Café bouillu, café…

08:34 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

15.10.2008

Les petits mots qui font mouche

C’est fou ! Il y a des petites phrases, des petites remarques qui font mouche…
Généralement c’est quand c’est déjà pour soi un sujet sensible…

Ainsi, un samedi soir, mon ami phil- fana de Jean Michel Jarre, de Roland Topor ,et de comédies - m’invite à venir avec lui et M., un autre de nos amis, voir une pièce de théâtre à la comédie Française…

Je saute donc dans le RER et arrive à la Station des Halles.
Là, il y a un monde fou…
Grouillant de jeunes dont certains aux accoutrements bizarres, criant, gesticulant, courrant… Bref une foule comme prise d’une hystérie collective…
Ké Passa ?
J’avise un groupe un peu à l’écart qui me semble plus calme et leur demande ce qui se passe…

« Ben c’est la Techno parade… Normal papy, t’es pas au courant, t’es trop vieux, toi… »

Allez…Mange toi cela !


Moi qui suis vraiment très sensible sur mon âge, ils ne se sont certainement même pas rendu compte à quel point ils m’ont blessé !

J’étais tellement pris de courts que je n’ai même pas eu la force de leur rétorquer un truc du genre :
« Eh ! Un peu de respect, petit C. je pourrais être votre père… »

En plus, ils risquaient d’acquiescer

Enfin il m’aurait fallu quand même être du genre précoce comme dans le film « Juno »…

L’âge, cette chose contre laquelle personne n’y peut rien…
Vieillir, notre lot à tous…

Je m’en foutais bien plus quand j’étais avec quelqu’un…
Parce que vieillir ensemble n’est pas triste… C’est du temps partagé des moments agréables – mais aussi de bonnes engueulades…
Sans oublier qu’on prend de l’âge en, même temps

Mais être seul, et le temps passant, subir les ravages du sablier…
Devenir de plus en plus ridé, de plus en plus « grippé », de moins en moins désirable…
La morphologie change, la graisse stagne, la peau se ride ou alors c’est qu’on est tellement obèse qu’elle est tendue…
Les technologies vont tellement vite que on est rapidement largué et ringard…


Et puis cette hantise d’être seul au dernier moment !
Avec mes problèmes respiratoires, quand j’avais une méga crise, seul dans ma chambrette si loin de ma famille et de mes amis, je me disais « je vais crever là comme un chien et ce n’est qu’a l’odeur que les voisins vont réagir »
Qu’elle horreur !
Même pas Quarante ans et déjà cette angoisse là !

Je rejette tellement ma vieillesse et ma décrépitude que j’en oublie mon âge…
Sans rire, il faut que je fasse un calcul par rapport à ma date de naissance à chaque fois qu’on me demande mon âge !
Voyons nous sommes né en ce jour précédant l’épiphanie de l’an de grâce Dix-sept cent nonante bip… Heu je m’égard un peu…

Alors quand une bande de petit jeunots pétant de santé et d’insouciance, croquant la vie à pleine dents,brûlant comme feu de paille, libido et hormone faisant exploser les compteurs …se foutent de ma « G » en pointant sur LE sujet qui m’est le plus difficile à avaler…

Cela m’a gâché en parti ma soirée…
Heureusement que la pièce était rigolote, sinon j’aurais broyé du noir toute la semaine suivante…

22:13 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sujet sensible |  Facebook |

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