25.10.2008
Fontainebleau : un petit bout de forêt landaise en Ile de France
Souvenirs...
J'ai mangé dans un restaurant italien que j'avais connu grâce à une association de randonneurs...
Alors que la température descend et que la pluie s'invite çà et là, quoi de plus dépaysant que de penser à une rando d'été...
Je me souviens de cette randonnée près de Fontainebleau http://www.fontainebleau.fr/) (Au Sud de Paris)
Il faut savoir que le sol de la forêt près du château est constitué principalement de sable -sur lequel ont été abandonnés des rochers...
Ce milieux siliceux et drainant entraîne des changements saisissant dans le type de végétation...Ce sol sec et acide n'est supporté que par des végétaux que l'on trouvent dans les dunes et les landes sableuses d'Aquitaine (Sud Ouest de la France au bord de l'océan Atlantique)
Cette forêt ci, près de fontainebleau, c'est comme un petit bout de landes transportée à moins d'une centaine de kilomètre de Paris (accessible par le train)
Pins parasols, buissons de résineux, insectes stridulants accompagnent le marcheur
Je me souviens encore de cette halte dans une cuvette de sable... Cette petite sieste après le repas à l'ombre d'un pin, les senteurs du tapis d'aiguille, celles des résineux d'une « garigue », le bruissement du vent dans les pins, le crissement des aiguilles, le chant des insectes, la chaleur du sable...
En fermant les yeux, je suis encore comme télé-porté en Gironde à quelques mètres du bord de l'Océan dans les dunes landaises...
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Pour découvrir vous aussi ces sensations : Carte IGN de Randonnée 2417 OT (Forêt de fontainebleau)
15:00 Écrit par Pierrot dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : rando, idf, fontainebleau |
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Edgar et Pierrot : le couple improbable
J'ai reçu la revue « Edgar » pour le travail...
La réception de cette revue - intitulée (le) « Premier magazine du Luxe au masculin » - en cette période de crise et de débâcles financières tient du surréalisme...
De visu, la revue elle même ne fait pas dans la dentelle « Liderprice».
Comme les magazines qui se veulent masculins et sérieux, le texte calibré et dense a une grande place...
A contrario, les féminins ou people sont plus enclins à l'hégémonie des photos criardes et « flashy »accompagnées par quelques micro-pavés de texte anorexique et visuellement bling-bling).
Edgar -dont rien que le nom dénote que nous ne sommes pas dans la famille Groseille- use d'un papier épais agréable au touché ce qui change des cigarettes des feuilles de chou....
La maquette est épurée...
A l'espace blanc des pages dénotant une revue qui se veut haut de gamme (vous avez la même chose pour la revue « Résidence décoration »), de simples traits, fins épurés et rares qui séparent les colonnes de texte, ou les titres du reste de l'article sont typiquement masculins...La typographie haute et étroite, au corps maigre dénote également des lettres tracées par des hommes vrais épurés et sûre d'eux, de leur présent et de leur avenir... à destination des yeux de leur condisciples, c'est à dire du genre golfeurs ou joueurs de squash - le tennis s'étant honteusement popularisée ma pauvre dame...
Si vous n'aviez pas encore compris -pauvres manants- que cette œuvre de papier glacé n'est point pour vous, regardez donc les pages de publicités et les produits présentés d'une manière élégante, esthétique et stylée : la moindre babiole nécessiterait deux mois de votre salaire...
Les sujets ne peuvent que faire penser à quelques rêves inaccessibles :
Hôtels dont la nuitée la dans moindre petite chambrette suffirait au commun des mortels à partir en vacance un mois...
Restaurants dont la portion congrue de dessert comme esseulée dans une immense assiette design suffirait à payer un an de bouffe à un éthiopien...
Choix de montres dont la vente de la moins recherchée vous paierait six fois votre prime de licenciement...
Et en ce qui concerne les moyens de locomotion, c'est un véritable festival « versaillais » : yachts (un vrai pas celui en plastique et gonflable rangé au fond du garage), deux-roues à mille lieux de votre vieux vélo transmis de père en fils, et « voiture » dont le seul prix d'un enjoliveur permettrait de payer rubis sur ongle une « tuture » neuve en lieu et place de celle que vous avez récupéré à bas prix au fin fond du 9-3...
Enfin l'édito finit de vous convaincre que nous ne sommes pas du même monde...
L'édito est l'une des dernières choses écrites dans une revue. Ecrit par le rédacteur en chef, il est souvent le reflet de ses humeurs et de l'actualité...
En ces temps noirs de faillites de banques, de licenciements, de mise au chômage technique, de familles expulsées par tombereaux entiers, de monté en flèche du chomage, des intérimaires sur le carreau, de tensions sociales qui pourraient transformer le vieux continent encore une fois en un charnier et en une mer de sang comme ce fut le cas à causes de la crise de 29...
En ces temps obscures, donc, précédant pour le commun des mortels les prémices d'Armageddon...
Le détachement de la rédactrice en chef et les sujets frivoles et sans conséquences suggèrent que tout est au mieux dans LEUR meilleur des mondes...
Visiblement leurs lecteurs et moi, nous ne sommes pas sur la même planète...
12:20 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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23.10.2008
TIMBALE DE RIZ

21:50 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Petit rien en tablier Dinde aux trois pommes
Un plat de fête entre potes : Aiguillettes de dindes aux trois pommes
Quand j'habitais sur Paris, nous recevions de temps en temps des amis pour une petite soirée tranquille
Vers ces mois d'automnes, saison des pommes, un plat un petit plat recherché mais pas trop ne fait pas de mal !
D'autant plus qu'il m'arrivait d'avoir des promotions sur les escalopes de dinde au magasin du coin
Bon l'habitude je le faisais au Wok mais tout le monde n'en a pas alors voilà la recette modifiée (à reprendre bien sûr après votre première tentative pour modification)
Donc il faut :
Ingrédients :
Des escalopes de dindes
Des pommes : 1(ou2) boskoop (ou bien reine des reinettes) deux à trois golden, et une (ou 2) « pomme rouge » sucrée (du genre Smith)
Du riz
Une échalote
Un petit pot de crème
Du beurre
Sel, poivre...
De l'huile d'olive
De l'huile de pépin de raisin (ou un autre huile neutre et sans goût)
De la sauce soja
Herbes de Provence
Du sucre (de quoi mettre une ou trois pincées pas plus)
Matos :
Deux grandes assiettes creuses
Un saladier passant au four à micro-onde
Une grande poêle
Un couvercle pour la poêle
Deux casseroles (une petite pour la sauce et une grande pour le riz)
Une planche à découper
Un couteau sans dent (appelé aussi « couteau d'office »)
Un couteau économe (c'est le couteau qui malgré son autre nom -d'épluche légume- sert aussi bien pour les pommes de terre que pour les pommes des verges)
Un ramequin
Une spatule
Une cuillère à soupe
Une passoire pour le riz
Cuisson : deux bruleurs à gaz(ou deux plaques) + un four à micro-onde
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1) préparation des aiguillettes de dinde et de la marinade
Prendre les escalopes de dinde
Sur la planche...
Les découper en fines lamelles dans le sens de la longueur avec le couteau sans dent
Si l'escalope est trop épaisse, vous pouvez la découper dans la masse pour l'amincir
Placer les languettes de viande dans l'assiette creuse de façon à faire une couche d'une languette d'épaisseur
Saler poivrer mettre le mélange d'herbe de Provence et mettre : une cuillère à soupe d'huile d'olive, puis de pépin de raisin et enfin de soja
Placer la prochaine couche de languette de viande au dessus de la première à 45 degrés et recouvrir des mêmes aromates et mélange.
Et ainsi de suite
Retourner de temps en temps les languettes de viandes pour qu'elles s'imbibent bien
Pendant que la viande se charge de la marinade
2) Dans la grande casserole faire cuire le riz
Comment ?
Faire chauffer de l'eau salée
Une fois à ébullition, mettre le riz (à raison de 50g par personne)
Laisser cuire le temps indiqué sur le paquet de riz (en baissant pour éviter que cela déborde)
Déverser le contenu dans la passoire
Egoutter et mettre de coté (un utilisant une des assiettes creuses pour recevoir la passoire sans en foutre partout !)
Pendant la cuisson du riz
3) Préparer les pommes
Eplucher les pommes
Les découper en fines lamelles que vous pourrez stocker dans le saladier
Trois écoles à ce niveau peuvent -pour certaines- s'entretuer :
- Les puristes
Ils attendent que le riz soit cuit.
Puis lavent alors la grande casserole et fond cuire les pommes dedans avec du beurre jusqu'à en faire une sorte de compote (en ajoutant parfois une pincée de sucre)
- Les rapidos qui mettent le saladier de pomme directement au micro-onde
- Les indécis qui font sauter les pommes dans la casserole avant de les mettre dans le saladier puis au micro-onde...
Pour ma part, vu le temps à consacrer c'est plutôt la solution deux voir parfois la solution trois
Pendant que les pommes cuisent
4) Cuisson de la viande
Saisir à feu vif (fort quoi) les languettes de dinde (de transparente elles deviennent blanche avec une petit peu d'endroits dorés)
Baisser le feu
Puis
Incorporer quelques pommes cuites avec un peu du jus de cuisson des pommes
Couvrir avec le couvercle...
(A ce stade il est possible aussi de mettre un fond de verre de vin blanc)
5 Préparer la sauce à la crème
Eplucher l'échalote
La couper en fines lamelles
Dans la petite poêle et sur l'autre plaque (ou bruleur)
Mettre une lichette de beurre et la faire fondre
Déverser les échalotes et les faire dorer (en remuant avec la spatule)
Baisser le feu
Mettre une à trois cuillères de crème
Saler et poivrer
Touiller la crème pour que l'ensemble devienne liquide puis onctueux
Vérifier et retourner aussi la viande de temps en temps !
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Eteindre
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A ce stade, vous pouvez la faire hyper simple : ration de riz d'un coté de l'assiette du convive, ration de pomme d'un autre, et quelques languettes de viande
Passage au four à micro-onde de l'assiette de votre convive pour réchauffer et puis ensuite un peut de sauce sur les pommes... ou selon ses désirs...
Vous pouvez chicaner aussi en faisant une timbale de riz !
Comment :
Prenez le ramequin et l'assiette VIDE d'un convive
Remplir le ramequin de riz à raz bord en tassant (avec la spatule)
Ouverture du ramequin en haut le recouvrir avec l'assiette (coté où on mange en bas !)
Attention le saltimbanque arrive... RRRRoulez, timbales !
VOUS AVEZ UNE MAIN SOUS LE RAMEQUIN ET L'AUTRE SUR L'ASSIETTE (paume contre l'assiette)
Retourner l'ensemble SANS LACHER !
Votre assiette est en dessous et le ramequin au dessus (si tout c'est bien passé)
Poser l'assiette
Donner des petits coups sur le dessus du ramequin et l'enlever délicatement !
Il doit alors apparaître une petite montagne de riz de la forme du ramequin
Pour la suite, c'est la même chose : disposez pommes, viandes, four à micro-onde + sauce..
BONNEAP...
18:41 Écrit par Pierrot dans CUISINE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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22.10.2008
Mélange sucré-salé
Originaire du pays des pommes,
Il m'est évidement naturel d'utiliser ce fruit en accompagnement de beaucoup de plat...
Contrairement à la pâtisserie (ou la cuisine des soufflets) qui tient d'un art quasi alchimique tant pour le respecte des proportions, de l'ordre d'incorporation des ingrédients ou de gestion de la température pour les différentes cuissons, la cuisine à la Pierrot est plutôt affaire de tempérament, d'inspiration du moment et de sensation subjective...
Ne cherchez donc pas de proportions absolues ou de dosages définitifs...
Cela ne m'empêche pas d'avoir des classements plus ou moins personnels pour répartir les différents types d'aromates, épices, assaisonnements, légumes et fruits...
Il en va ainsi des pommes à cuire en accompagnement des viandes et volailles...
Grosso modo il existe pour moi trois grands types de pomme
Les pommes qui ont du « caractère »
Dans cette catégorie se trouvent les « pommes à cuire » comme les Reinettes ou les Boskoop...mais aussi Jonagold
Les pommes « sucrées » à croquer/ sucer
Dans cette catégorie se trouvent les pommes juteuses ou sucrées et certaines pommes à couteau (par exemple Royal gala et la limite centaines pommes « rouges »)
Les pommes fermes et intermédiaires
Comme par exemple la golden qui conserve une certaine fermeté à la cuisson
Je varie la proportion des trois types de pomme en fonction de la viande à accompagner et de l'effet escompté.
Par exemple, un poulet à plus de caractère qu'un canard, un boudin noir, plus qu'un boudin blanc
Je mets en général donc plus de pommes de caractère pour ne pas « noyer » le gout du fruit qui accompagnera la viande...
...Exception faite peut être avec une Oie ou un Chapon il peut être plus intéressant de « relever » la viande...
Un exemple de plat dans un prochain billet...
17:48 Écrit par Pierrot dans CUISINE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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Comment faire tomber dans les pommes une Normande
Un de nos collaborateurs à reçu des pommes du Limousin.
Pour les habitants de nos belles provinces canadiennes ou de l'accueillante Wallonie, sachez que le Limousin est une région à la limite ouest du « Massif Central », un massif montagneux en plein centre de l'hexagone...
Pour les amateurs d'art et d'histoire, c'est dans cette région que se trouve les villes d'Aubusson (fameuses tapisseries), de Limoge (porcelaine), de « La Souterraine », mais aussi le « Plateau des mille vaches »...
Une de mes collègues a fait référence à des recettes de « pommes cuites » et j'ai pour ma part horrifié cette Normande pure souche en lui disant qu'il m'arrivait de les cuire au four à Micro-ondes...
La Normandie étant connue en France pour être la patrie de la pomme, c'était pour elle évidemment un effroyable sacrilège !
Vade Retro...
J'ai beau lui avoir expliqué que je faisais d'abord sauter et dorer mes pommes pour qu'elles cuisent en surface puis et seulement après au micro-onde pour qu'elles cuisent à l'intérieur, le tout accompagné d'une petite sauce à la crème et à l'échalote.. Rien n'y a fait...
17:46 Écrit par Pierrot dans CUISINE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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J'ai attrapé froid
La digestion a été difficile à cause entre autre de cette température basse que mon pauvre petit bedon à du subir pendant mon trajet hier soir
Mon visage esquissé sur le miroir ce matin ressemblait à celui d'un mort... Le teint terreux avait un petit quelque chose d'halloween avant l'heure...
La douleur au genou que je connais depuis quelques temps m'empêche de bien dormir et les anti-inflammatoires me flinguent les boyaux...
Et pourtant cette soirée avait bien commencé : petit repas au restaurant avec le paternel sur Paris...
Je n'étais pas en méga forme mais comme le voir avec son emploi du temps - presque aussi chargé que doit l'être celui de Naboléon- tient du miracle, je n'avais pas décommandé.
Cadre sympathique et mets qui titillent les papilles... Discussion pour une fois finalement pas sur ses fonctions, missions et autres domaines des Sciences...
Bref, même fatigué et pas forcement en méga-forme, soirée jusque là qui aurait été agréable... si le retour dans mes pénates n'avait pas relevé du calvaire...
Depuis mon déménagement en banlieue sortir le soir a un coup non négligeable !
Dans l'idée que tout ce passe pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, il me faut compter généralement un peut plus d'une heure de trajets pour peut que -raisonnable - je parts retourner dans mon caveau banlieusard avant minuit (A comparer à la demi-heure maxi quand je vivais dans la « ville lumière »)...
Avec les medocs (pas le « vin de »...hélas) toute la flotte bue dans la journée, et le repas du soir... ben j'ai du faire une halte « stratégique » en court de route...
Déjà qu'il m'avait fallut me taper deux changements...
Et les tuiles de l'existence, c'est comme dans le bâtiment : quand il y en a une qui vous dégringole dessus, l'ensemble de la toiture suit...
De retard en retard, de rames en rames manquées... je me suis trouvé comme deux ronds de flan à la porte d'Orléans avec ... Aucun bus avant trois quart d'heure (première fois que cela m'arrive !)
Au choix : soit marché pendant trente minutes malgré mon genou plus ou moins bloqué, soit attendre dans le froid et dans un endroit pas des plus sécurisant...
Ben j'ai continué en serrant les dents...
Crevé et glacé je me suis écroulé dans mon lit vers minuit...
14:24 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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21.10.2008
Petits rodéos parisiens
Le temps est exécrable ce jour...
D'un autre coté il faut aussi dire qu'il a fait exceptionnellement beau - et relativement chaud- ces derniers jours pour un mois d'octobre...
Les agriculteurs et jardiniers devaient voir avec une certaine crainte ce ciel sans nuage, synonyme d'une prochaine sécheresse estivale...
Que faire si ce n'est profiter de la moindre accalmie
Et prendre son mal en patience sur les routes car il est bien une chose qui transforme l'automobiliste francilien : c'est la pluie...
Par temps sec, les habitants de cette région ont un type de conduite « nerveuse »...
Sans arriver au summum du « chauffeur » italien c'est un véritable rodéo sur les routes...
De fait le Parisien ne conduit pas : il pilote.
Frôlant le passant qui a eu l'audace outrecuidante de marcher sur le passage clouté au petit bonhomme vert, beuglant contre les vélos qui l'empêchent de foncer dans les couloirs de bus, slalomant entre les voitures, et les camions, hurlant quand une personne qui n'est pas du coin ne trace pas, poussant au « luc » les hésitants...
Ce roi autoproclamé maître de l'asphalte et de l'univers devient totalement timoré dès que la moindre goutte de pluie luit sur le macadam...
Transition saisissante transformant la capitale française à chaque drâche en un enfer de ferrailles entremêlées...
17:58 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Le naufragé du Paléozoïque...
Je viens d'avoir M au téléphone
Il reprend ses cours à la Sorbonne et après autant de temps hors du circuit universitaire il doit s'accrocher...
Cela me rappelle la maitrise (nivaux L+1 an après le bac) que j'ai fait à Lille
A l'époque je visais une formation bac plus 5 à l'Agro de Paris.
Ors, je n'avais pas eu dans mon cursus certaines matières abordées dans cette formation parisienne. Certes j'avais déjà un niveau L+1 en PhysiologieS (cellulaire, animale, végétale) en biochimie, et en génétique moléculaire...
...Mais pas en Agro, Science Naturelle, et surtout pas en « Génétique des populations » (comprenez pour faire simple en Evolution, Sélection naturelle et amélioration par l'Homme)
Les Sciences biologiques ont ceci de particuliers en France que la spécialisation y est si poussée que la Bio ressemble plus à une juxtaposition de boites de connaissances...
J'ai déjà entendu des physiciens railler les biologistes en disant que le spécialiste de l'oreille gauche de la grenouille n'était pas le même que celui de l'orteil droit...
Bref, à moins d'apprendre d'autres connaissances, ce n'était même pas la peine de postuler pour la formation à Paris...
L'université de Lille avait alors un cursus complet dans ces domaines qui me manquait...
A l'inscription, j'y suis allé au bluf, assurant qu'avec mes formations précédentes je pouvais directement intégrer cette maîtrise...
En fait les seuls bases communes, c'étaient quelques notions vues la première partie de la première année de formation -soit quatre ans auparavant...
Et alors est arrivé la premier cours d'Océanographie...
Le prof parlait de diverses bestioles au noms barbares (que n'ais-je fait du Grec et du Latin)...
La description de l'un d'eux était pour moi surréaliste : coquille oblongue et légèrement perméable, corps mou, organe de prédation rétractile, et, pour faire bonne mesure tentacules ( ?)
A la fin j'imaginais être en face d'une de ces bestioles de l'air primaire affiliées aux bélemnites... Bienvenu au Paléozoïque ( -540 à -250 millions d'années)...
Je suis sorti totalement déconcerté...
Impossible d'aller à la bibliothèque fermée depuis bien une demi-heure...
Le lendemain matin je me suis précipité dans les rayonnages, récupéré un bouquin, retrouvé dans les listes des noms les plus absconds, barbares et autre litanies d'insultes gréco-latines celui de ce monstre marin mystérieux...
C'est un escargot de mer !
Cette année là a été assez riche et intense en passage à la bibliothèque...
Pour la petite histoire, j'ai eu mon diplôme avec mention...
13:46 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : etudiant, biologie, oceanologie |
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20.10.2008
Petites pierres sur la route du temps
Je vais devoir me racheter un agenda
C’est drôle mais cela fait un certain temps que j’en avais plus…
En fait depuis le départ de la tornade Yannick… pour le Canada…
Faut aussi dire que mon existence personnelle était plutôt morne et finalement pas tres folle et remplie…
Avec l’Aïkido, les séances spéciale etc… cela va devenir plus nécessaire
Tant mieux…
C’est un signe, ma vie perso reprend tandis que ma vie au boulot, elle, devient plus problématique : la crise touche tout el monde et les angoisses qu’elle suscite aussi…
Je vais de nouveau placé des petites pierres pour borner et me retrouver sur les sentiers du temps…
06:53 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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