17.12.2008

La quadrature du cercle

Un article trouvé sur 20 minutes :

Les comédies romantiques nuisent à l’amour
Source :
http://www.20minutes.fr/article/282338/Culture-Les-comedies-romantiques-nuisent-a-l-amour.php

Extraits :
Après avoir vu une comédie romantique avec Hugh Grant, la réalité est forcément plus décevante. C’est en tout cas ce qu’affirme une étude britannique qui estime que les comédies romantiques nous poussent à idéaliser l’amour, ce qui suscite illusions et déceptions.(…)
Etude sur :
http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/scotland/edinburgh_and_east/7784366.stm


Les personnes ayant visionnées de tels films  estiment en effet qu’une fois en couple, leur moitié peut (et doit) comprendre leurs attentes, et tout ça sans les alerter sur lesdites attentes. D’où des incompréhensions et des malentendus.

(...)


Ce douloureux problème n’est pas nouveau... Déjà au XIXème siècle nul ne saurait faire le décompte des ravages occasionnés par les romans à l’eau de rose et des romantiques, le plus spectaculairement visible de nos jour étant sans contestation le bras de fer entre les traditionnalistes et les modernes sur le mariage…

Le mariage est une institution vieille comme les civilisations primitives qui n’est (était)  rien d’autre qu’une transaction.
Une transaction entre deux familles ou  clans. A l’instar de terres, de bétails, de bijoux et autres biens de valeur, les deux contractants offrent pour l’un un utérus sur patte (avec un cadeau « Bonux » une bonniche) et l’autre un pacage « tout en un » : de la semence, et une force de travail et de destruction (ou de défense)

L’amour, un quelque chose à la fois intangible et fuguasse n’avait évidement pas sa place dans un contrat qui était basée sur du concret et du long terme. Le contrat était d’ailleurs rompu si le couple était stérile… ce qui était important était moins l’individu –inexistant en tant que tel – que son rôle social...

Jusqu’au XIXème siècle et l’arrivée des mièvreries des Romantiques, les choses étaient claires et tout un chacun aurait rigolé devant votre idée d’attardé mental si vous aviez parlé d’Amour dans le mariage...
Et puis cette idée et l’individualisme c’est progressivement rependu, même dans les castes qui avaient pourtant comme fondement le Devoir… Se marier avec un(e) roturier(e) dans les années 1950 était tout d’abord inimaginable avant de devenir impardonnable...
De nos jours pour éviter les mésalliances, il y a des institutions et des manifestations : les « rallyes », les grandes écoles, les réseaux... Cela évite les mélanges...


En ce qui concerne la vulgate – dont je fais partie -, l’évolution est maintenant telle qu’en ce début du XXIème siècle, nous assistons à un dialogue de sourd
Tout simplement parce que un même terme est utilisé pour designer deux choses totalement différentes...

Le mariage avec la vision institutionnelle traditionnelle : un homme une femme et leur progéniture intégrés au sein de la Famille, par extension le Clan et finalement la Société… C’est une reconnaissance descendante : l’Etat, le(s) Dieu(x) officialisent l’union au sein de la communauté. C’est une autorisation venant du Haut qui légitimisme la relation individuelle

L’union entre deux personnes qui souhaitent faire un bout de chemin ensemble. Cette approche est liée à un sentiment et est donc, par définition, moins pérenne. C’est une demande individuelle de reconnaissance ascendante auprès de la communauté de la relation existant entre ces deux personnes voir, si ils ont des enfants à charge, la reconnaissance de leur statut de cotuteur...

Quand la demande de reconnaissance de l’Union peut se confondre avec les conditions du mariage, la différence n’est pas relevée… Mais quand il s’agit de deux personnes qui ne rentrent pas dans le moule de l’institution traditionnelle c’est là qu’apparaît les crispations

Qui a raison ? Qui a tord ?
Les deux mon capitaine...
Les défenseurs du mariage parlent d’amour comme argument, ce qui est une approche stupide. Et les personnes demandeuses essaient de faire correspondre deux choses qui n’ont absolument pas la même finalité...

La quadrature du cercle...

18:17 Écrit par Pierrot dans Tolerance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : homme, mariage, femme |  Facebook |

Dans le froc...

Je porte en ce moment de préférence des boxeurs plutôt chauds vu que au niveau caleçon, je n’en ai qu’un qui ne soit pas en un « fin » tissus.

Certes, la nature a prévu que pour leur bon fonctionnement ces parties intimes ne soient pas à 37 °C (d’où leur position « stratégique ») mais tout de même, il y a localement des températures en dessous des quelles on éprouve une certaine insatisfaction. Même si comme le petit gris ou le gros de Bourgogne, les parties les plus « intelligentes » de l’anatomie masculine peuvent instinctivement tenter de se mettre à l’abri en attendant de meilleures conditions… ce n’est tout de même pas idéal !

CALECON
 

Donc je me proposais cette semaine – si j’ai le temps – de faire emplette d’un calbut chaud en prévision de mon proche séjour en montagne… La grande surface près de chez moi ne propose évidemment pas un tel article : en banlieue, les vrais mecs les ont bien accrochées et donc inutile de les préserver… Seul solution : me rabattre sur les enseignes parisiennes avec tout leur choix –et cela malgré la cohue…

 

Sauf que hier les dépêches de l’AFP  tombent : 5 pains d’explosifs au rayon homme d’un grand magasin parisien…

 

Dilemme : tenter une recherche de fringue en serrant les fesses ou, faisant dans son froc, renoncer à les avoir au chaud…

13:50 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, vetement, terreur |  Facebook |

16.12.2008

Sortie de boite

Encore de la nostalgie…
 

Tiens, une vieille boite de conserve au font d’un placard… J’avais oublié qu’il me restait encore des réserves…

L’association entre cette simple boite en fer et les nouvelles alarmantes à la radio, a fait ressurgir un souvenir : celui des réserves planquées à la cave de mon arrière grand mère…

Au décès de mes arrières grands parents, on a fait des découvertes assez surprenantes : des conserves, du savon, du charbon, et d’autres mille et autres petites choses soigneusement entreposées à l’abri au cas où… 

La brave femme avait connu un certain nombre de conflits : entre la France et la Prusse au XIXeme siècle, la première guerre  Mondiale, la deuxième avec l’arrivée des Allemands, les restrictions pendant les conflits, les tapis de bombes alliés et les restrictions d’après conflits… 

Bref, en bonne normande elle avait appliqué cet adage très populaire par chez « mé » : « méfi té »… Elle avait donc préparé et aménagé la cave en prévision de sa quatrième : le sous-sol de la maison était aménagé de tel sorte à ce qu’on puisse y vivre sans problème (souvenir des bombardements) et il y avait de quoi se nourrir, se chauffer et se laver…

Derrière la maison, le jardin était divisé en deux. La première partie près de la maison formait un petit jardin d’agrément, la seconde recevait les parcelles du potager. Au fond du jardin, le clapier a pendant longtemps est occupé. Par contre je ne me souviens pas avoir vu de la volaille…

15.12.2008

Une petite cantate à trois

Dimanche 14 décembre

Cela fait trente ans que ma tante, Arlette Heudron, est décédée…
Mes souvenirs sont rares : j’avais six ans… et pourtant le peu de fois et de temps que je l’ai rencontré m’ont marqué.
Quand à la Postérité, elle retiendra ses œuvres, sa dextérité et son jeux sur l’orgue, et que pour beaucoup de baroqueux de la génération « Scott Ross », la croiser à souvent été décisif…

En sa mémoire, mon cousin voulait organiser un petit quelque chose avec la famille et les personnes qui on connu sa mère.
Cela veut dire un petit quelque chose entre « musikosses » comme certains « djeuns » diraient maintenant …

Bien que montée à Paris où elle était titulaire des Orgues de St P. de Chaillot, elle chérit en son cœur  Rouen et St Eloi…

C’est pourquoi, son fils, François Fernandez, ainsi que ses frère et sœurs ont fait des pieds et des mains pour organiser ce « concert » en ce lieu si important au cœur de ma tante…
Le problème ne venait ni de la paroisse, ni de l’association des amis de l’Orgue (bel instrument du XVIII siècle), mais du fait de travaux sur le bâtiment…
Donc officiellement il s’agissait d’une « manifestation privée »…

J’y ai retrouvé Charles et  Benjamin. Ils étaient venus chez moi à Paris il y a cinq ans pour essayer mon clavecin. Ne pouvant plus en jouer, il était pour moi impensable de le laisser mourir : un instrument qui ne vibre plus, c’est un meurtre ! Encore plus lorsqu’il fut votre ami, votre confident… Cela fut déchirant de m’en séparer mais quand on aime quelqu’un –les musiciens comprendront cet anthropomorphisme- il est parfois nécessaire de le laisser partir refaire sa vie…Charles l’a pris sous son aile.
Depuis, il a vibré plus d’une fois en concert à Rouen, et en Normandie.

 Cela peut paraître surprenant, mais sachez que les organistes s’entrainent préférentiellement sur ce type d’instrument plutôt que sur un piano et Charles Lemarignier (lauréat du concours d’orgues de Région 2007) ou Benjamin Alard (co-titulaire de l'orgue de Saint Louis sur l'ile de la cité à Paris) ne font pas exception à la règle…

Au programme de première partie, du Bach bien sûr. François au violon, et Benjamin à l’orgue malgré le froid m’ont réchauffé le cœur… Ce qui est bizarre c’est pour les applaudissements : nos mains claquaient autant pour les interprètes aux corps vivants parmi nous que pour l’interprète dont seul l’esprit était présent. Car il s’agissait de l’Orgue sur lequel elle joua si souvent !


Petite collation, les deux sœurs de la défunte, ma tante Ginette et ma mère, avaient préparé et amenés gâteaux, petites pâtisseries thé et café…

Pour finir cette communion musicale, une petite musique écrite par ma tante alors qu'elle passait à Nice : une petite ritournelle qui dans les souvenirs que j’ai de ma tante me semble tout à fait « elle » : légèreté et  espièglerie…

Pour jouer cette pièce inachevée, il fallu qu’ils s’y mettent à trois : François a joué la main droite, les parties basses et médium ont étés jouées par Marie Andrée (Morisset) et Benjamin... Tel que je me rappelle de ma tante, et notamment de sa dextérité, je parie qu'elle l'aurait joué toute seule !

 

Un petit rien entrainant avec le don du cœur et générosité ... toute simple…
Oui, c’était bien là ma tante Arlette…

 

Voyage en première

Lundi 15 décembre

Plutôt que de partir de Rouen  quelques heures après le concert privé d’hier soir pour me trouver au lit vers minuit-une heure du matin en Banlieue Parisienne, j’ai préféré partir de Rouen ce matin. Même en me levant à 5h30, cela m’a tout de même permis de dormir presque trois heures de plus…

Me voilà à la gare, le sac à doc bourré d’affaires d’hiver pour Paris d’une part, et pour mes vacances dans les Alpes d’autres part : bottes, pantalon de ski, polaires, chaussettes chaudes, gants… me seront bien utiles

Avant même que le train n’arrive en gare, une annonce nous demande de ne pas monter dans la voiture 15 qui est réservée. Une voiture de moins, cela promet déjà !
La signalisation en gare suggère qu’il y a deux voitures après la voiture « privée » respectivement au repère F et G…
Sauf que le train arrivant enfin en gare, il n’y a pas de wagon au repère G. Les farceurs !
Ce sont de grands déconneurs à la SNCF ah ah ah !
Exit la dernière voiture, un petit Oudini la escamotée…

Bref, je monte, pose mon sac sur les grilles à bagage et ne cherche même pas une place assise, et m’installe là pour roupiller au sol…

Une dizaine de minutes après le départ, un contrôleur me réveil en me disant qu’il reste des places assises libres vers l’avant…

Je reprend mon sac et passé le sas inter-wagon, j’ai un moment de surprise : c’est quoi cette voiture ?

Je vérifie le panneau : seconde classe ?
Le sol est avec de la moquette bleue ; les fauteuils sont moins nombreux et disposés de tel sorte à ce qu’on ne ce reçoit ses propres jambes dans les dents !
La fameuse voiture 15 !
En fin de voiture, dans une petite zone isolée du reste du wagon, deux banquettes sont disposées le long de la cloison extérieure… Vu l’interruption des coussins capitonnés, ces banquettes sont prévues pour deux places, même si trois personnes ont la place pour s’installer allégrement dessus !
Je m’installe sur celle de gauche entre deux personnes, celle de droite étant occupée par des « ordi-maniacs »…
Wahou ! Tu peux allonger les jambes et dossier et coussins sont rembourrés et confortables !
Je pique même un somme…

Quel changement avec l’aller : des voitures glaciales et non chauffées, mises à quai avec 15 minutes de retard, le popotin qui te semble poser directement sur le plastique des sièges tellement c’est inconfortable et rigide… Et cela c’est parce que j’ai trouvé une place assise !


Bref, j’arrive à Paris avec l’impression d’avoir eu le privilège d’un homme d’affaire : un méga cadre supérieur qui aurait voyagé en première classe… La classe !

 

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