14.01.2009
Comme une « cocotte » en pâte
Ah j’ai reçu ce jour un bouquin sur les plats mijotés, je ne savais pas qu’on pouvais faire des cocottes avec du poisson..
Idée à creuser…

Cocottes et mijotés (Luc Bettancourt)
Etre seul chez soi en hiver n’aide pas pour l’alimentation.
En 2002, j’habitais à Paris dans un « studio » près de la gare du Nord.
A cette époque, je ne passais dans ce logement que pour y dormir, voir le cas échéant y avaler quelque chose. Il faut aussi dire que ce « logement » était si mal agencé, avec des recoins et autres retours, que ce n’était pas l’idéal à moins d’avoir des meubles sur mesure. De plus le coin cuisine était réduit à sa plus petite expression
Dans le pseudo-couloir donnant sur la salle de bain et les toilettes, un renfoncement était occupé par un mini frigo, un micro évier -dans lequel les assiettes ne pouvaient pas être posées à plat- et deux mini-plaques électriques amovibles.
Mon paternel m’avait offert un four à micro-onde que j’avais réussi à caser entre un petit meuble bas de rangement et le chauffe-eau, un peu plus haut.
Ce ne sont pas des conditions idéales pour se lancer dans la grande cuisine.
A part les pizzas réchauffées, les tranches de pain avec du fromage passé au four à micro-ondes, et les pâtes aux lardons –voir summum de l’art culinaire au saumon, ce n’était pas en cuisine que je pouvais étaler mes talents de maître-queue …
Mais mes non-compétences culinaires étaient elles vraiment à relier à une question de commodité ?
En fait, non puisque je ne risquais pas non plus de me fouler un poignet en cuisine après mon déménagement…
Jusqu’à ce que je dépanne Yannick (qui est resté en colocation chez moi plus d’un an)…
.
Sa mère d’origine Réunionnaise lui avait appris que bien se nourrir est essentiel. Et même seul, il est inconcevable pour lui de ne pas se faire un bon plat équilibré et goûttu !
Il m’a un peu éduqué pour certaines choses : notamment en m’apprenant à apprécier l’existence, avoir l’idée de faire de mon chez soi quelque chose d’agréable, et de ma cuisine, un petit moment de bonheur…
Donc en cette période hivernale, le plus simple est sans conteste un petit plat mijoté.
Ce genre de plat a l’avantage d’être chaud, équilibré (si on pense à mettre des légumes variées et quelques morceaux de viande), pas trop cher vu que la viande peut être acheté en gros et les légumes de saison sur les marchés (chou, poireau, oignon…)
Un autre avantage non négligeable pour un célibataire, c’est que ce genre de plat peut être réchauffé –c’est même meilleur le lendemain- ou mis en barquette au congélateur, ou encore embarqué dans sa gamelle pour peu qu’il y ait un four à micro-ondes sur votre lieu de travail…
C’est un plat dont le principe de base est archi simple : il suffit que cela mijote au moins une heure !
Quoi ! Alors que nous sommes tous pris par le temps, à courir etc., c’est dément ! T’es OUF ou quoi ?
Que nénies mes amis, au contraire c’est juste une question d’organisation…
Ainsi ce lundi matin , remarquant que Vitaly - l’ukrainien que j’avais hébergé en dépannage pendant un mois - avait laissé dans le frigo un demi-chou plutôt sec, des oignons et quelques saucisses, j’ai profité de la pause déjeunée pour acheter de la poitrine, des endives et des pommes de terres. Une bouteille encore stockée en Doc, et hop me voilà reparti pour mon chez moi.
Epluchage sommaire du chou que j’ai mis dans ma cocotte avec de l’eau pour le faire cuire une première fois afin d’enlever le souffre et donc d’éviter de me transformer en gazoduc.
Pendant que la marmite bloblote, hop, épluchage des légumes (pommes de terres et oignons) découpe de la viande en morceau pas trop gros (poitrine fumée et saucisse)
Comme le chou n’était pas suffisamment cuit, je me suis occupé de mon linge enfin sec que j’vais étendu dans tout l’appartement avant de prendre le train dimanche matin…
Ah ! Le chou est devenu mou et blanchatre !
Hop, je vide la marmite, récupère les feuilles de chou et les rince.
Dans ma marmite rincée, sont jetés pêlemêles légumes, viandes, chou, quelques aromates, un bâtonnet de bouillon de cube, deux verres de vin et je couvre presque d’eau tiède avant de remettre au feu et couvrir la cocotte avec son couvercle…
Et là, je m’occupe de mon appartement qui en à bien besoin : rangement de la pièce principale et un peu de ma chambrette, passage du balais et de la serpillère (appelée Panosse en suisse, et Wassingue en chtimi), fixation et bricolage avant qu’il ne soit neuf heure du soir, aménagement de ma banquette avec les coussins à même le sol et une couverture pour couvrir le tout, lavage de la vaisselle qui dépérissait depuis trois jours dans l’évier (ah les joies du célibat)…
Enfin, j’installe devant mes cousins, ma petite table basse (dénichée par hasard dans une brocante indoue) et mon ordinateur portable sur sa petite estrade (un support de
Sur le plateau de la petite table, des bougies sont allumées, mes couverts et mon verre sont installés. A coté, à même le parquet, un petit plateau en bois accueil le pain (cela évite de foutre des miettes partout) et la bouteille de vin (pas la peine de patiner encore plus la brocante !)
Le temps que je fasse toutes ses petites choses et déjà, le plat semple prêt !
Petite salade d’endive pour commencer, puis je me sers un bon bol de potée (comme le ferait un magyar), un peu de vin et je me lance un DVD qui ne mange pas de pain (un épisode de Cadfael)
Petit bonheur
16:57 Écrit par Pierrot dans CUISINE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : recette, cocottes, mijotes |
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