14.01.2009
Petit à petit, la confiance revient - 3
Vendredi 9 janvier au soir,
Il n’y a pas que la musique qui adoucit les moeurs
Je sorts finalement assez tard du bureau. Le lendemain midi, j’ai rendez-vous à Nanterre… je n’aurais pas le temps de m’offrir ce CD de musique ancienne tant convoité !
Que cela ne tienne, le Virgin des Champs Elysée (Paris) est ouvert jusqu’à minuit…
Direction « la plus belle avenue du monde » (Les Berlinois disent la même chose de « Unter den Linden », les New Yorkais de la « Five avenue » etc…)
Quelques achats plus tard, je reprends le métro. Je suis tout de même un peu fatigué et j’ai un « repos dominical » chargé qui m’attend.
Et là, je ne sais pas pourquoi, mais la perspective de rentre chez moi et de commencer à faire la cuisine sous les coups des dix ou onze heures du soir, après un long périple en transport en commun ne me transporte pas de joie.
Un petit restaurant ? Je ne me sens pas non plus d’attaque pour une « truffade » typique de ce restaurant Auvergnat le « Plomb du cantal » qui pourtant est géographiquement en plein sur le trajet de retours. Quelle dénomination judicieusement choisie quand on pense au nombre de calories part centimètre-carré d’assiette !
Un italien ? Un coréen ? Un grec ? Un chinois ? Et pourquoi pas ce japonais que j’ai pris une fois en sortant d’une Nocturne Bricoleuse Virée au BHV !
Allez, hop à la bonne franquette : soupe miso, salade de chou et poisson et légumes sur un lit de riz vinaigré…
Au milieu de mon repas, un couple de maraisien s’installe près de moi sur une table pour quatre … Ils sont tout sourire et de très bonne humeur.
- « On s’installe là ? Tu devines pourquoi… »
Tiens oui, pourquoi sur cette table plutôt que sur une table de deux de l’autre coté du restaurant ?
- Est ce que c’est parce qu’on est loin du courant d’air froid de la porte d’entrée…
- Est ce parce que la lumière, plus tamisée dans cette partie du restaurant, rend plus intime cette sorte d’alcôve…
- Est ce parce que malgré ma fatigue et mon très grand âge (plus de 35 ans) cette pénombre leur rend mon apparence agréable…
Quoi qu’il en soit, vers la fin de mon repas, je remarque que l’un des convives en partant pour les commodités a fait tomber son écharpe. D’une manière spontanée, avec le même reflexe qui me fait tenir les portes devant les demoiselles, présenter mon bras aux personnes âgées au passage piéton ou me faire prendre pour un rescapé d’un autre temps quand je laisse ma place dans un bus, je ramasse l’étoffe et la redépose sur le dossier du siège.
« Merci », me dit le convive restant, un large sourire illuminant sa face…
Le saké aidant sans oublier finalement cette humeur bon enfant qui ne m’a pas quitté depuis que j’ai fermé mon drôle de bouquin en sortant -du pied droit - de mon lit ce matin, j’engage la conversation, qui continue quand le dernier dineur revient des vespasiennes…
Tout comme j’ai pris l’habitude en Europe Centrale, je m’installe sans façon à leur table, sur leur invitation… Donc un même pas trentenaire qui aime la musique classique et un habitant du Cap (Afrique du Sud) qui parle mieux français que je ne saurai parler anglais…
Je crois comprendre qu’ils souhaitent m’inviter à continuer la soirée ailleurs…
Outre le fait que je ne suis pas en méga forme et que je doive me lever de bonne heure samedi et dimanche, je ne me vois pas forcément valser avec un genou en compote… Encore moins en si virile compagnie.
Je décline leur invitation.
Cela dit, si, comme j’ai fini par le comprendre, je leur ai tapé dans l’œil, cela me remonte tout de même le moral : Je peu être encore désirable !
C’est une chose que je rejetais depuis plus d’un an… Depuis la séparation avec mon ex…
Attention les filles, le Pierrot se remet en selle, prêt à monter, l’étalon sort du box, prêt à franchir toute vos barrières, les unes après les autres…
Heu, dans un premier temps, peut être régler ce problème articulaire, quand même…
09:13 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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