29.01.2009

Si j’avais un marteau…

Si  j’avais un marteau…

Là en l’occurrence, j’entends - j'espère -celui du plombier qui doit être quelque part à un ou deux étages en dessous du mien…

Quand sonnera t il chez moi ? no lo so

 

La question du jour du figaro (et oui même chez moi je travaille un peu)  est « Avez-vous compris les motifs de la grève ? »

A cette question 71 % des sondés ont répondu « non ». Mais peut être que les lecteurs de ce journal ne font pas parti de cette « France d’en bas » ou cette France dite « moyenne »

Même si le parti socialiste est à la traîne et inexistant, les syndicats ont très bien compris le malaise du français moyen : la peur, et l’injustice.  D’aucun jugeraient Bernard Thibault et consorts opportunistes mais au moins, l'angoisse se fait entendre...A savoir si elle sera écoutée (relance de la machine via le vrai moteur de l'"économie France" : le consomateur)

Et puis niveau opportunisme ce sont des petits scarabées par rapport à « You know who »…

 

 L’une des particularités de cette journée  c’est que malgré la « bêtise  tactique » de SUD RAIL sur la gare St Lazare qui pourrait donner un blanc Sain au  gouvernement pour suspendre le droit de grève pour  tout les fonctionnaires, le Français moyen approuverait cette journée d’action du 29 (source libération)

C’est aussi le contexte : les irlandais et les hongrois ne sont pas les seuls à sortir dans la rue avec la terreur du lendemain et à demander des comptes… Cette terreur est mondiale au point que même les personnes du privée en France  trouvent des tactiques pour soutenir les cortèges ou du moins la pression…

Nous sommes en Europe sur un véritable volcan prêt à exploser. Obama, lui,  ne risque pas la guerre civil : les habitants de Californie ne  prendraient pas les armes pour se défouler sur les états voisins.

En Europe Central, les conflits larvés ou potentiels sont légions. Ils n’ont jamais été réglés. Avant, le « Grand frère Russe » risquait d’exterminer tout le monde si un seul mouftait. Il y a quelques mois encore, c’était la perspective de passer à coté de la manne financière Européenne qui les faisait se tenir à carreau. Mais là, si il n’y a plus rien à gagner…

Nous sommes vraiment à une période charnière où ni le bling-bling, ni l’intransigeance aveugle, ni  la dictature autocratique,   ni le dogmatisme aveugle ne pourraient assurer notre avenir…

 

En ce qui me concerne, je suis dans une entreprise dont le secteur était déjà dans une crise majeur avant les « sub-primes »…

La gestion « de bon père de famille » du mega  big boss limite la casse : Dans la période d’euphorie, c’est sûr que le groupe  n’était pas « au  top » (sauf dans un secteur) mais là, alors que tout le monde se casse la gueule –et que les « petits  sans grade »  comme moi se font dégommer dans les autres entreprises du secteur, la prudence d’hier a un effet d’amortissement : j’angoisse moins qu’une personne qui aurait  les mêmes fonctions et actions que moi mais employé dans un géant boursicoteur…

 

Mais personne n’est à l’abri

D’où cette journée qui sans être   le retour de la Faucille et du Marteau (fut il celui de mon plombier), est une journée de la  « France des Croquants, de la Jacquerie et  de la Fronde» (eh oui, Mister president, c'est un peuple pas facile à gouverner)  qui demande des comptes au puissants et à ceux qui la dirige…

11:26 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

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