16.04.2009

Une reprise difficile…

Pause déjeuné. Je me suis allongé à même le sol du bureau et mes yeux bouffis de sommeil ne restent ouvert qu’avec difficulté.

Tout comme autrefois alors que je jouais, mes doigts sont plus alertes !

Quelle nuit de merde ! La comtesse au petit pois est trop vieille pour trouver le sommeil sur un pneumatique à coté d’un frigo qui ronronne…

36 ans ! Je me fais vieux…

 

Hier soir, au sortir du travail, je rejoins mon frère. Petit périple entre Barbes et le métro Poissonnier sans carte du quartier

 

Il est arrivé de Berlin vers midi. Les misses, elles, le matin de Balles (Suisse alémanique). Yann m’avait proposé d’aller les rejoindre tout les trois hier soir juste après mon travail dans un bar à spaghettis : « Happy hour » : on te propose des cocktails à moitié pris et en plus du bouffe à l’œil (de 18h00 à 19h30)

 

Je n’étais déjà pas frais hier. Et je ne leur ai rien promis.

A vrai dire ma première réaction en début d’après midi, c’était de me pieuter sur MON lit juste le temps de prendre un peu de force avant le « coucouche sur le tapis… C’est bien, il aura un nonosse… »

 

Donc je ne me suis pas écouté et j’ai vu le frérot qui ne va pas si bien que cela…

Au point que je lui ai proposé de rejoindre les loustics pour le dérider…

 

Petite galère vu qu’une des lignes de métro merdouillait (voyageur malade)

Pour mon frère, Paris c’est une épreuve ! S-Bahn  (le RER de Berlin) ou U-bahn (métro) ne sont pas aussi bondés qu’ici sans compter l’agressivité générale, dans la voix, le regard, les traits des gens. Le parisien pour une personne vivant dans les pays civilisés (Anglo-saxon principalement) est un sauvage agressif et incivil.

 

Arrivés au bar à spaghettis... après les heures gratuites. Donc j’ai  juste grignoté un bout de pizza qui restait et siroté quelques lampées dans le verre de Yann (un Morrito je ne sais quoi) 

Je vais au toilette, puis en sortant, plus personne…

Ils sont dehors à vouloir trouver un autre endroit plus calme et moins cher vu que l’happy hour est passée.

Les misses étaient aussi assez fatiguées avec leur valise à roulette. Faut aussi dire que suivre la « Tornade Yann », juste en sautant du train (4 heures de voyage) n’est pas de tout repos, même si ces demoiselles doivent avoir une dizaine d’années de moins que moi…

 

On finit par en trouver un, agréable ma fois mais au bout d’un moment, je m’aperçois que je n’ai plus mon portable. La poche de mon manteau ne ferme pas et vu que mes affaires ont été trimballées, il y avait une forte chance pour qu’il soit resté chez le cousin à Luigi…Mamamia qué pasta !

 

 

Yann, à son habitude quand cela ne le touche pas directement, est plutôt indifférent à ma détresse… Peut être aussi que j’angoisse pour pas grand chose : un portable, une broutille.

 

C’est assez classique entre lui et moi. Quand je commence à m’énerver et paniquer, il reste d’un calme à la fois olympien et condescendant. Ce qui à pour effet de me foutre encore PLUS en rogne mais aussi de me faire sentir minable... Une merde. En fait non même pas. RIEN, je ne suis rien… Nada, le vide. Parce qu’une merde, cela existe encore – la preuve, sur les trottoirs parisiens…

Il n’y pas pire que d’être que cette impression de m’essouffler sur du vide comme si j’étais un fantôme sans consistance. Donc assez rapidement, je finis par arrêter … Non, sans avoir une furieuse envie de me foutre sous un train, vu que orgueil démesuré en a pris un foutu de sacré coup dans la gueule…sans que Yann ai besoin de crier… Tout un art !

 

 

Sauf que je n’ais en tête qu’un numéro de téléphone. Et que je n’ai pas de téléphone fixe chez moi… Mon frère, lui à bien compris que cela n’allait pas et que seul la fatigue m’empêchait de vraiment montrer un début de panique…

Il est allé chercher le téléphone à l’ancien bar… Non sans avoir du remettre à sa place un parisien qui se comportait comme un gosse (une claque, comme ont fait au gamin mal poli)

Qu’une idée en tête le Frérot : rester le moins longtemps possible dans  ce pays de sauvage, d’imbéciles d’immatures et  de dégénérés…

 

Il nous a laissé à la station de RER. Bien sûr, deux petites poupées avec leur valoche… Nous avons été emmerdés… Bienvenu en France…

 

Une fois chez moi (oui c’est je crois encore chez moi, comme le suggèrent mes feuilles d’impôt et les appels de font du Syndic), j’ai préparé les divers couchages et me suis allongé sur le pneumatique, vers minuit moins quart… Yann était parti se détendre nous laissant rentrer seul. Il est arrivé probablement entre 1 heure ou 2 heures. Je ne sais spas mais de toute façon, sans véritablement me réveillé puisque je ne dormais pas vraiment…

 

Je l’ai entendu dans le bar un fois au téléphone. Je crois qu’il y aura encore de la smalah qui passerait samedi soir ? Je ne sais plus, je n’arrive plus à suivre… Moi qui aime être un minimum prévenu (au seulement 24 heures en avance SVP)  

 

Ce soir, mon frère va escorter les Suisses, vu que moi je serai chez le kiné...

Je crois que je vais devoir sortir un troisième pneumatique…

 

Je fatigue, Ce n’est pas beau de vieillir !

14:33 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook |

Commentaires

Ca fait peur à beaucoup de gens...mais bon ça fait partie des étapes de la vie! Apparemment tu as un don fabuleux pour perdre souvent tes affaires: bienvenue au club!

Écrit par : mad | 24.08.2009

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