27.04.2009

Irlandais parisien – intro les joies du célibat

Une des problématiques de mes jours de congé (c’est à dire les samedis et dimanches) c’est que je suis généralement décalé vis à vis des repas. (Mais rarement au niveau du réveil, hélas)

 

En province ou en banlieue tout est fait pour que l’existence soit aussi réglée qu’une partition de Bach.

Les personnes qui ont mon âge sont généralement casés avec les crédits, la moitié, et pour 90% d’entre eux les « nenfants » dont le plus vieux à la peau aussi fleurie de spots qu’un champ bourré de mauvaises herbes et de coquelicots… 

 

Les samedis, c’est levé de l’un des parents pour aller conduire les plus jeunes moutards à l’école, puis retour dans le lit. L’après-midi, courses et nettoyage.

Le dimanche matin, on aspire à la grâce-mat…

Sauf que généralement c’est LE seul jour de la semaine pour lequel les membres les plus jeunes de la charmante progéniture se lèvent tôt débordants d’énergie… Argh !

La solution pour les plus jeunes : les envoyer chez les grands parents le samedi soir.

 

Sauf que vous avez bien de la chance le dimanche matin, si vous n’êtes pas réveillé par le plus vieux, qui rentre à l’aurore avec la discrétion d’un troupeau d’éléphant dans un magasin de porcelaine….

Tchernobyl-boy pense bien sûre que vous allez croire les bobards qu’il va vous baragouiner à son réveil, oh combien matinal (sous les coups des 13h30).

Il a du zappé que quelques heures plus tôt, réveillé par l’acharnement de spot-boy sur la serrure,  vous avez eu le loisir de croiser un zombie ressemblant étrangement à votre ex-« petit chérubin» les pupilles brillantes perçant dernière des valises presque bleue-noir, le teint terreux, l’haleine chargée d’alcool (si ce n ‘est pas part autre chose)

Les vêtements portés lors de ce retour mémorable puent le tabac froid (du T-shirt aux chaussettes en passant par le calbut) … Il aura beau nier, difficile tout de même passer à coté de l’évidente fragrance quelques jours plus tard lors de votre hebdomadaire exploration spéléologie de sa « chambre » en vue de remplir le tambour de votre machine.

 

Bref impossible de vraiment bien dormir le dimanche

De toute façon cela tombe bien puisque en Province et en Banlieue, les rares magasins ouverts ne le sont que le matin. Il faut donc faire fissa pour aller au marché, au boulanger  au tiercé (où à une autre messe où le ballon de rouge n’est pas pour vous) avant le « bœuf carottes » subit chez les beaux-parents… Quand ils ne s’invitent pas chez vous ! Ce qui laisse tout le loisir à votre belle mère de critiquer la déco, votre boulot et de vous reprocher que le fruit - pourtant majeur de ses entrailles – sacrifie les plus belles années de son existence avec vous…

Donc Acte…

 

Rien de nouveau sous le soleil…

Sauf pour un célibataire comme moi

La « non programmation » a tout de même quelques inconvénients, notamment en France où il est difficile de trouver un endroit où bouffer – sans se rabattre sur les Kebabs- pour pas trop cher quelque soit l’heure.

 

Un plat simple complet et copieux à Paris en plein milieu du jour ou la nuit, c’est certes plus facile. Mais pour changer tout de même des galettes à touristes et autre grecs, j’ai une adresse sympa : un vrai pub irlandais : le Mc Brides (54 rue Saint Denis)

 

15:34 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pub, bar, famille |  Facebook |

24.04.2009

Chant grégorien et mutine litanie

Un petit billet écrit par « juju le pigiste » me rappelle un épisode assez cocasse.

Un billet sur le danger de regarder un film (pirater) dans le train. Du moins avait il, notre intermittent des rédactions, la circonstance atténuante de ne point avoir eu connaissance du contenu de la vidéo avant visionnage…

http://jujulepigiste.over-blog.com/article-28366498.html

 Cette innocence n’est certes point attribuable à la mésaventure que je vais vous narrer ci-dessous…

 . . . .  

Nous devions partir pour Rouen Y et moi même et pour cela prendre tôt le samedi matin le train.

 J’aime le chant et notamment le chant assez ancien et religieux.

Ah, petit plaisir que celui d’entendre Pergolèse, Tallis, Purcell (hé oui, il n’a pas que composé le Roy Arthur) et autre Bach…

 Il se trouve que comme  àchaque milieu de semaine, j’avais affronté le parking servant de piste de rallye à des Fangios à semi-remorque et séparant le bâtiment où se trouve ma filiale de celui où se trouve entre autre la rédaction de « FC »

Le numéro de FC de cette semaine portait justement sur le chant grégorien !

C02590

N’ayant pas eu le temps de compulser ce dossier musical, j’avais décidé de prendre cette revue avec moi.

Changement d’époque : si il ya une dizaine d’année il valait mieux planquer ton Maximal dans ta revue Catho, maintenant en France, après les quelques bourdes de communications allant du Brésil en Angleterre  en passant par le S. Siège, c’est presque l’inverse…

Enfin, point trop n’en faut non plus...

Dans ce train filant vers Rouen la Catholique, les voyageurs s’accommoderaient fort bien de ma docte et saine lecture… si mon voisin ne visionnait pas une vidéo qui se ferait s’étrangler (sans pomme !) toute mère de saine et sainte famille (ie 7 nains + "Blanche neige" qui récure et fait la popote)

En effet.... 

L’ordinateur portable de Yann a une autonomie bien supérieure à celle de mon coucou informatique (dont le lecteur de disque est de toute façon capricieux et erratique).

La durée du trajet étant d’un peu plus d’1h15, il a pris un DVD d’une série dont chaque épisode ne dure pas plus d’une heure…

Son choix s’est porté sur une série B ne faisant pas dans la dentelle (ou bien un peu trop dedans, suivant votre position…)

Imaginez la « cène » :

Coté couloir un coincé du Luc (vous savez, « Taureau ailé » mais sans le riz) qui lit une revue catho conservatrice sur un sujet aussi gouleyant que la litanie de porteurs de robe…

Coté fenêtre un décomplexé qui matte une vidéo dont les goulue litanies d’un autre ordre et les envolées des tissus sont heureusement diffusées que dans les écouteurs du casque…

 J’exagère un peu tout de même. Action, suspense, Fantastique, Crime (…& Châtiment, pauvre Dostoïevski !) font également partie du scénario…

Oui ! Il y a un scénario ! ! !

Mais, allez savoir pourquoi, au lieu de prendre Quasimodo ou « Salvatore »  (voir "Le Nom de la Rose" ) ou des  beautés "particulières"  à l’Alice Sapritch, c’est des bimbos et des rambos que les scénaristes ont choisi… Vu la façon de jouer des acteurs, on comprend pourquoi….

 Yann a une désinvolture qui peut vous foutre dans des situations gênantes…

Il a vécu assez longtemps dans des pays comme le Canada ou l’Australie où finalement "everybody does his own business". (en traduction libre : " Chacun s’occupe de ses oignons" …)

Vous pourriez  vous balader près du City Hall de Toronto en string, le corps dégoulinant d’une une peinture vert-fluo et les cheveux dressés grâce à un bon quintal de gel… que vous n’auriez pas plus d’existence qu’un businessman en costume cravate à la Défense

 

Ici, en France l’apparence, « l’étiquette », la posture, ce que vous montrer, ce que vous lisez, votre façon même de vous exprimer, a une importance primordiale pour déterminer votre statu social…

Je ne sais si l’Esprit « Courtisant Versaillais » ou alors celui du  « Devoir du bon français » cher à un certain Maréchal (la délation étant alors un sport national pratiqué dans un passé pas vraiment soldé)… est cause en France de l’importance de la tenue, de la mesure ou du paraître en publique…

 Mais un minimum d’adaptation aux circonstances n’est pas forcement mauvais

 J’aime  la spontanéité de Yann et son coté plein et entier... Mais que j’eusses souhaité une certaine réserve dans certaines circonstances n’est point – je gage – uniquement signe d’étroitesse d’esprit…

 La Grande-Salle date d’Henri IV. Certes ce roi a la réputation de « Bon vivant »,   amateur de bonnes chaires (dans l’assiette aussi) et de bretteur hors paires (et pas seulement sur les champs de bataille)…Mais était il nécessaire de narrer avec forces détails, en plein repas de famille, des secrets d’alcôves et d’acrobaties, et cela devant quelques invités choisis, ainsi que devant une personne issue de LA plus Vieille Famille de Noblesse d’Epée de France ! (les majuscules ne sont pas une faute de petite frappe ! )

 

... 

 

Illsutation : Extrait  de : Initiale C du Psaume 97 "Cantate dno canticu novu quia mirabiralia fecit"  Codex debut XIII; Paris, Bibl. Mazarine, ms. 0036 (f. 123v-264v)

Bref le train file vers l’Ouest emportant cote à cote Mister Ying et Mister Yang L’un avec sa vidéo que les très étroits d’esprit qualifieraient de “porno” et l’autre sa revue Catho devant les yeux, zieutant de temps en temps sur le coté… (Je me demande lequel des deux et finalement le plus tordu !)

21.04.2009

Chili Com Clamcé

21 avril midi

Extraordinaire ! Je suis sorti dehors à la pause dej…

C’est que on  s’était donné RDV Chris (ou Harris en diminutif)  et moi ce midi pour se faire une blonde…

Il était bien là, à une table de restaurant... avec des collègues. Il avait totalement zappé le truc ! Il faut aussi dire  que le rdv de ce jour, on  se l’était proposé samedi en fin de présentation de son documentaire sur les indiens mapuche du chili (plus d’info : http://www.bibliomonde.com/donnee/chili-les-indiens-91.html)

 

Un reportage sur l'expropriation des Mapuches du Chili . Un documentaire qu'Harris a tourné l'année dernière. Samedi, nous avons été une poignée d'amis et proches à assister à la premiere!

Pas les conditions les plus simples pour se souvenir de la bibine de ce midi… Surtout après la troisième mi-temps qu’il n’a pas loupé samedi soir, tandis que je me trouvais chez moi, dans mon lit, Fabienne sur l’oreiller d’à coté (quand je ne lui servais pas d’oreiller…)

Bref...

Finalement, il m’a redonné son numéro de  téléphone (je n’avais que ceux de Paris avant son départ pour Londres ainsi que celui de Londres) Je commencerais ma soirée de demain par une bonne mousse avant de partir pique-niquer

20:36 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : we, bar, chili, indien, mapuche, harris |  Facebook |

Petite rue fleurie : douceur dans un monde de bruts…

RER Laplace, un matin d’avril…

Cette petite rue isolée que je prends chaque matin, est dans sa période la plus agréable.

A cette heure, le soleil matinal est déjà bien vaillant et éclaire les maisons, petites et grandes en enfilades.

Les jardins donnant sur la rue sont déjà parés pour le printemps. Lilas, prunus, glycines… exposent leur floraison jusque sur le trottoir, feu d’artifice de branches roses, orangées, jaunes et  rouges… Les feuilles, jeunes encore, sont d’un délicat vert-tendre.  Ici et là, le feuillage plus ou moins panaché de certaines haies apporte une petite touche d’or.

Fermant la rue, une maison, à la pseudo tour carrée, se donne un petit air de manoir. La bâtisse oblige un brusque coude à la voie. Ce brusque changement direction du ruisselet d’asphalte dissimule cette petite rue au regard des personnes qui empruntent le flot de la rue principale reliant la « Vache Noire » à la gare…

Du coté des trépidants et pressés utilisateurs de transport en commun, un hideux immeuble barre le paysage. Des tuyaux d’un bleu criard montent à l’assaut d’un des coté, donnant au clapier prolétaire un petit air « Pompidou’s Art »

Et pourtant… la verrue utilitaire du coté de mon petit chemin apport là encore quelque chose d’étonnant : les balcons d’angle dont la végétation devient de plus en plus opulente au fur et à mesure des étages.  Quelques jardinières ici… plus haut d’imposantes floraisons en cascades… pour finir au dernier balcon, celui directement ouvert sur le ciel par un imposant arbuste élançant ses branches vers le firmament… improbable petit jardin suspendu…

16.04.2009

Club anglais chez Sheherazade

Les Halles, un samedi soir …

Où trouver des bains turcs ouverts à cette heure de la soirée ?

 

Ce besoin de me détendre dans un bain bouillonnant à une heure si avancée ferait passer les lubies de fraises hivernales attribuées aux parturientes, pour des petits pêchés ma fois guère difficile à assurer (Que voulez vous, il n’y a plus de saison, ma petite dame !)

 

Et bien, il existe à cette heure et en cette partie de la ville un seul endroit. Un endroit que le trônant de Porphyre n’aurait de cesse de rayer par le feu, les baigneurs avec…

Cependant, pour un homme très ouvert d’esprit sur certaines chose, la disposition des lieues permet d’éviter une certaine promiscuité « lassivo-sportive » pour ceux qui n’en on cure.

De plus c’est avec un certains état d’esprit que je souhaite aller dans cet endroit : passer d’agréables moments en compagnie de mon meilleur ami et profiter des bains, bulles, hammams, et  cadres…

 

Bienvenu chez Sheherazade…

 

Passé la porte d’entrée, vous entrées dans une décoration des Mille-et-une nuits. L’accueil ressemble beaucoup à celle d’un hôtel, si ce n’est qu’on vous offre une large serviette blanche et une petite sacoche à kraft que l’on peut fixer à sa cheville.

Dans de petit paquet, une  ticket pour une consommation et quelques petites babioles fort utiles pour les « gymnastes » mais dont nous n’avons Yann ou moi même point l’utilité en cet endroit. La clé du casier individuel pend également à la sacoche et peut s’y glisser, évitant je ainsi de tinter et de se transformer en une virile fée clochette…

Nous passons une porte, un long couloir, descendons au vestiaire pour y déposer nos affaires et ceindre notre taille de la serviette.

Sur les casiers bleus, des représentations indoues transforment le couloir des vestiaires en une succession de petites icônes cloisonnées.

Petite douchette, puis nous montons d’un ‘étage toujours sous les yeux bienveillants de Ganesa, passons devant les palmiers, puis nouant nos serviettes à une rampe, descendons dans les bains bouillonnants.

BAIN

Quel plaisir de sentir sur les muscles endoloris du dos, les jets tièdes !

Bougeant un peu de-ci, delà je présente aux jets le dos, et les omoplates, les bases du cou…

Nous ressortons. Reprenons les escaliers pour redescendre… Nous passons dans une salle de sport. Bancs de musculation, tapis, rameurs, poids sont à disposition. Quelques hommes en T-shirt et bermuda de sport entretiennent leurs formes et se libère du stress. Certains d’entre eux terminent très tard ou se mettent en forme avant de commencer leur travail nocturne…

La salle de sport donne dans un espace détente. Dans les fauteuils et sièges, on se décontracte devant un film (C’était un policier ou un autre film d’action hollywoodien à ce moment) le son n’est pas trop fort ce qui permet dans la lumière tamisée de faire un petit roupillon comme ce petit bonhomme en chien de fusil sur un fauteuil deux place qui dort comme un petit ange…

Encore un étage plus bas, nous nous dirigeons vers la piscine et le bar. Je sorts de la petite sacoche mon ticket pour un thé. Pauvre ticket ! C’est avec une infinie délicatesse que je sorts cette pauvre petite éponge pour ne pas la transformer en charpie, la présentant, avec d’infinie précaution au jeune barman, posée comme un précieux tissu de soie sur la paume de mes mains. Un thé s’il vous plait.

 

Devant le bar, des tables et chaises sont prêtes à accueillir les consommateurs. De l’autre coté d’une balustrade, la piscine avec en son centre quatre petites fontaines en forme de tête d’éléphants… Des chaises longues en bois accueillent les dormeurs. Un tout petit bain à bulles. Se trouvent sur le coté. Je m’y installe avec bonheur pendant que Yann fait des longueurs. La piscine telle qu’il avait l’habitude à Toronto, ou Melbourne lui manque autant que moi le hammam et les bains aux trois températures différentes à Budapest…

D’ailleurs  nous nous rendons vers la partie hammam. Petite douchette et entrée progressive dans les différentes pièces chaudes. Sans lunette, le monde est pour moi irréel. Je perçois plus les formes que je ne les vois. Ce qui n’est pas plus mal quand on ne cherche que le plaisir de sentir la chaleur détendre vos muscles. Je ferme les yeux, les jambes en tailleur, ma serviette protégeant du regard mes pudenda et mon cobra endormi. Juste le plaisir de respirer. Juste le plaisir de l’instant dans la chaleur moite…

Combien de temps ? Je ne sais. Plus habitué à la chaleur, Yann serait resté sûrement plus longtemps

Nous ressortons, enlevons la sueur et nous séchons prestement, allons chercher une nouvelle serviette sèche et  nous posons chacun dans un fauteuil en face d’une autre production hollywoodienne.

Comment s’appelle cet acteur déjà ? il a eu un oscar dernièrement en plus… Bof, peut importe. Juste rester là à savourer le temps suspendu, si loin de la violence au dehors…

Cet endroit- pour peu que l’on ne va pas à l’étage le plus supérieur et inavouable- me fait penser un peu à un de ces clubs anglais : tout y est pour passer des heures sans soucie et sans avoir à sortir pour affronter la réalité des rues de la colonie de Sa gracieuse Majesté

 

Mais Yann doit travailler le lendemain !

Vers 1h00, nous sortons comme à regret de cet agréable cocon, nous dirigeons vers la Tour Saint Jacques et attendons le bus de nuit. Quelle chance, l’attente ne sera que de cinq - six minutes…

Voyage sans trop de problèmes et bras de Morphée...

 

Ainsi s'achève la première journée d'une fin de semaine bien remplie

21:07 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : we, paris, bain, saunas |  Facebook |

Une reprise difficile…

Pause déjeuné. Je me suis allongé à même le sol du bureau et mes yeux bouffis de sommeil ne restent ouvert qu’avec difficulté.

Tout comme autrefois alors que je jouais, mes doigts sont plus alertes !

Quelle nuit de merde ! La comtesse au petit pois est trop vieille pour trouver le sommeil sur un pneumatique à coté d’un frigo qui ronronne…

36 ans ! Je me fais vieux…

 

Hier soir, au sortir du travail, je rejoins mon frère. Petit périple entre Barbes et le métro Poissonnier sans carte du quartier

 

Il est arrivé de Berlin vers midi. Les misses, elles, le matin de Balles (Suisse alémanique). Yann m’avait proposé d’aller les rejoindre tout les trois hier soir juste après mon travail dans un bar à spaghettis : « Happy hour » : on te propose des cocktails à moitié pris et en plus du bouffe à l’œil (de 18h00 à 19h30)

 

Je n’étais déjà pas frais hier. Et je ne leur ai rien promis.

A vrai dire ma première réaction en début d’après midi, c’était de me pieuter sur MON lit juste le temps de prendre un peu de force avant le « coucouche sur le tapis… C’est bien, il aura un nonosse… »

 

Donc je ne me suis pas écouté et j’ai vu le frérot qui ne va pas si bien que cela…

Au point que je lui ai proposé de rejoindre les loustics pour le dérider…

 

Petite galère vu qu’une des lignes de métro merdouillait (voyageur malade)

Pour mon frère, Paris c’est une épreuve ! S-Bahn  (le RER de Berlin) ou U-bahn (métro) ne sont pas aussi bondés qu’ici sans compter l’agressivité générale, dans la voix, le regard, les traits des gens. Le parisien pour une personne vivant dans les pays civilisés (Anglo-saxon principalement) est un sauvage agressif et incivil.

 

Arrivés au bar à spaghettis... après les heures gratuites. Donc j’ai  juste grignoté un bout de pizza qui restait et siroté quelques lampées dans le verre de Yann (un Morrito je ne sais quoi) 

Je vais au toilette, puis en sortant, plus personne…

Ils sont dehors à vouloir trouver un autre endroit plus calme et moins cher vu que l’happy hour est passée.

Les misses étaient aussi assez fatiguées avec leur valise à roulette. Faut aussi dire que suivre la « Tornade Yann », juste en sautant du train (4 heures de voyage) n’est pas de tout repos, même si ces demoiselles doivent avoir une dizaine d’années de moins que moi…

 

On finit par en trouver un, agréable ma fois mais au bout d’un moment, je m’aperçois que je n’ai plus mon portable. La poche de mon manteau ne ferme pas et vu que mes affaires ont été trimballées, il y avait une forte chance pour qu’il soit resté chez le cousin à Luigi…Mamamia qué pasta !

 

 

Yann, à son habitude quand cela ne le touche pas directement, est plutôt indifférent à ma détresse… Peut être aussi que j’angoisse pour pas grand chose : un portable, une broutille.

 

C’est assez classique entre lui et moi. Quand je commence à m’énerver et paniquer, il reste d’un calme à la fois olympien et condescendant. Ce qui à pour effet de me foutre encore PLUS en rogne mais aussi de me faire sentir minable... Une merde. En fait non même pas. RIEN, je ne suis rien… Nada, le vide. Parce qu’une merde, cela existe encore – la preuve, sur les trottoirs parisiens…

Il n’y pas pire que d’être que cette impression de m’essouffler sur du vide comme si j’étais un fantôme sans consistance. Donc assez rapidement, je finis par arrêter … Non, sans avoir une furieuse envie de me foutre sous un train, vu que orgueil démesuré en a pris un foutu de sacré coup dans la gueule…sans que Yann ai besoin de crier… Tout un art !

 

 

Sauf que je n’ais en tête qu’un numéro de téléphone. Et que je n’ai pas de téléphone fixe chez moi… Mon frère, lui à bien compris que cela n’allait pas et que seul la fatigue m’empêchait de vraiment montrer un début de panique…

Il est allé chercher le téléphone à l’ancien bar… Non sans avoir du remettre à sa place un parisien qui se comportait comme un gosse (une claque, comme ont fait au gamin mal poli)

Qu’une idée en tête le Frérot : rester le moins longtemps possible dans  ce pays de sauvage, d’imbéciles d’immatures et  de dégénérés…

 

Il nous a laissé à la station de RER. Bien sûr, deux petites poupées avec leur valoche… Nous avons été emmerdés… Bienvenu en France…

 

Une fois chez moi (oui c’est je crois encore chez moi, comme le suggèrent mes feuilles d’impôt et les appels de font du Syndic), j’ai préparé les divers couchages et me suis allongé sur le pneumatique, vers minuit moins quart… Yann était parti se détendre nous laissant rentrer seul. Il est arrivé probablement entre 1 heure ou 2 heures. Je ne sais spas mais de toute façon, sans véritablement me réveillé puisque je ne dormais pas vraiment…

 

Je l’ai entendu dans le bar un fois au téléphone. Je crois qu’il y aura encore de la smalah qui passerait samedi soir ? Je ne sais plus, je n’arrive plus à suivre… Moi qui aime être un minimum prévenu (au seulement 24 heures en avance SVP)  

 

Ce soir, mon frère va escorter les Suisses, vu que moi je serai chez le kiné...

Je crois que je vais devoir sortir un troisième pneumatique…

 

Je fatigue, Ce n’est pas beau de vieillir !

14:33 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook |

15.04.2009

Un relent d’éducation

« C’est gentil ! »

« Une des rares personnes galantes… »

 

Ouh, Il y a des fois où je ne sais plus où me mettre…

C’est vrai, mon éducation me porte à des attitudes assez anachroniques dont à une courtoisie peu habituelle, notamment avec les femmes.

Je ne me force pas en plus !

Oups, c’est plus fort que moi, même fatigué ou malade, je me lève pour laisser la place aux personnes, notamment âgées... Au final, la seule couleur qui ne m’indiffère points est la blancheur des cheveux…

 

Cette préséance des conventions d’une autre époque sur mon égoïsme n’est évidemment pas sans conséquence sur mon confort personnel.

Ainsi, l’hôte est, pour moi, une personne sacrée. J’aurais ainsi plutôt tendance à laisser le seul couchage décent de mon chez moi – mon propre lit- et coucher sur un matelas pneumatique…

A plus forte raison s’il s’agit d’un couple.

Il faut des raisons bien  particulières (par exemple des horaires trop incompatible de levée et de couché) pour que je ne cède point mon lit. Exceptions faites bien sûr quand il s’agit de mon frère, d’un de mes cousins, ou un de mes virils proches amis…

 

Pour ce soir, deux personnes rendent visite à Yann. Non, seulement je ne les connais pas mais une autre convention renforce leur préséance : ces suisses sont des femmes…

 

Même si nous vivons une époque de grande ouverture d’esprit, et de découvertes, voir de libertés prises avec une frénésie d’avant Armageddon, je me vois difficilement allongé sur mon futon, deux jeunes femmes alanguies sous chaque bras – même si je ne suis point manchot…

 

Donc pour ces quelques jours, nuit écourtée, matelas pneumatique et tentative d’endormissement…  Je sens que je ne serai pas d’une fraicheur printanière en arrivant au travail cette semaine…

14.04.2009

Cabotage financier du Cap à Brugge

Deuxième samedi d’Avril

 

 

Exceptionnellement, Yann travaille aujourd’hui. Il est arrivé hier soir vers minuit de chez ses Parents et n’a pas eu le temps de poser un chèque.

Une de ses amis est en région parisienne… A-t-elle trouvé ou dormir pour ce WE ? Ni lui et encore moi le savons…

Ainsi serait-il judicieux que ma chambre de mec célibataire puisse accueillir une demoiselle. Cette idée m’a réveillé assez tôt. Rangements, coups de balais, nettoyage rapide de la salle de bain. Les fenêtres sont ouvertes pour laisser sécher le sol. Le frigo vide la veille a été rempli par les bons soins de la maman de Yann. Cependant, il y a encore deux trois choses à compléter. Je sors dans la double perspective de finir les courses et de déposer ce cheque d’une valeur conséquente…

Laplace, l’agence à coté du RER est fermée !  Ma foi, comme je dois prendre un billet de train pour Yvetot, autant partir pour Paris à la recherche d’une agence ouverte.

Dans la rame, un habitant du Cap (Afrique du Sud) est embarrassé. Je l’aide un peu. Nous sortons  à Saint Michel et je l’accompagne à un ou deux points touristiques qui lui permettraient de répondre à l’attente de ses amis. Chemin faisant, et tout en donnant quelques précisions touristiques et historiques, mon regard est également à la recherche d’un « LCL ».

Je le laisse Aux Halles. Lui continuant son voyage avec les amis qui vont bientôt le rejoindre, et, moi à la recherche de l’Agence Perdue.

Ah celle-ci est en travaux. Celle là est fermée le samedi. Regardant les adresses des agences les plus proches, me voila écumant les rues au alentours de la Rue  Saint Denis, puis passant dans Le Marais. Je commence à avoir faim, mais impossible de s’acheter des Falafels Rue des Rosiers car il y a trop de monde. Je continue Rue de Rivoli. Enfin une agence... Fermée aussi ! Mais un écriteau sur la devanture précise ,enfin, LA seule information valable : Toutes les agences de cette compagnie sont fermées du Samedi au Lundi de Pâques compris.

Place Bastille. Je commence à avoir les crocs. Je fais le tours des restaurants et troquets…les prix sont aberrants !

 

Au Falstaff (place Bastille) la carte propose un Croque Monsieur pas trop cher avec la bière du mois : belge de Brugge.

Banco !

http://www.fra.cityvox.fr/restaurants_paris/le-falstaff-bastille_23739/Profil-Lieu

  Falstaff

Le big croqu’ !

Sur une méga tranche de pain Poilane, une à deux tranches de jambon de Paris. Le fromage déborde et dégouline généreusement sur la faïence. Dans l’assiette ovale, salade verte, carottes rappées et frites accompagnent le Croque. La bière arrive...

 Une grande avais-je demandé. « Une grande ?»,  me demande en confirmation le garçon… Oui !  Oui !...

Wahouu La pinte ! ! !

Même à moitié vide j’ai du mal à la soulever avec mes petits bras de cannetons.

Une fois ma bière finie, je retourne prendre le Métro Aux Halles (j’ai cuvé juste un peu pendant le trajet), descente à Vavin pour tenir Yann au fait de mon insuccès et me libérer un peu de quelques hectolitres de belge. De nouveau le métro, pour la Porte d’Orléans. Achat au Liedel et  bus pour rentrer chez moi. Une fois les courses rangées. Je m’assois sur le lit et… me réveille une bonne heure après

 

Where Am I !!!

13:33 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paques, we, bar, paris |  Facebook |

La dance des petits doigts

Un concerto pour orgue et orchestre de Haendel, enfle dans la grande salle. Mes doigts, effleurent le clavier d’ordinateur en même temps que ceux de l’organiste courent le long de celui de l’orgue. Le jeu de nasillard, accompagne mes poignets levés, les paumes creusées donnent une attaque verticale à mes extrémités si sensibles… Mes ongles coupés courts évitent une imprécision qui, du fait de l’angle d’attaque, aurait été fatale sur le clavier de mon clavecin…Seuls les doigts, tels des minuscules pattes d’oiseau, se déplacent, les poignets se bornant à positionner l’ensemble à la verticalité de la zone de clavier ! Les mouvements légers suivent le rythme, donnant un élan particulier à l’égrainage des lettres et signes de ponctuation de ce petit billet.

C’est également sous ses mouvements que je re-écris au travail les textes, accompagné par Bach, Lulli, Purcell, Charpentier…

Quel internaute se douterait que la disposition des textes & paragraphes, format des caractères, qui en italique, qui en gras, les retours à la ligne, insertions d’images, de liens  le tout en un si peu romantique langage HTML se matérialisent sous mes doigts, au rythme pour moi si entraînant et stimulant de la Grande Musique…

Lundi de Pâques, en Normandie

Les musiques de Haendel et  de Mendelssohn bercent cette fin de matinée. Elles emplissent la grande salle accompagnant les coups d’aiguilles. Ma Stabat Mater est installée à l’une des fenêtres pour coudre à la lumière.

La grande salle est conçue comme une chapelle de bois.

Les poutres verticales s’élancent tout les deux mètres supportant depuis Henri IV une large toiture. Entre les poteaux et le vénérable mur de pierre et de briques, un espace d’1,50 mètre longe la partie centrale comme deux collatéraux. Les poutres monumentales en chêne brut s’élancent dans le vide traversant la nef centrale. Des fenêtres étroites, ponctuant les murs de pas moins de soixante centimètres d’épaisseur, apportent la lumière.

Au fond de la salle, une cheminée monumentale accueille les bûches. En simple pierre de taille elle pourrait accueillir trois personnes debout. Un massacre au dessus du linteau en est la seule décoration. Pourquoi plus de fioritures alors que les formes des vénérables pierres lient, par leur simplicité, force et élégance ?

De part et d’autre de l’âtre, des tabourets pour se chauffer à la flambée au cas où.

En ce moment ils servent de consoles à deux vieux cuivres.

Meubles anciens, tableaux de châteaux familiaux se répartissent le long des murs. Un piano droit avec ses bougeoirs attend les mains habiles. A coté, tel un trône Comtal, une chaise au haut dossier ouvragé, vestige d’une époque où le sens du devoir prévalait sur l’appât du gain et de l’argent d’une bourgeoisie envieuse.

Des plats en étain sont posés, le long du mur. Ils ont échappé à la fonderie, que cela soit pour payer l’équipement nécessaire pour assurer le service militaire auprès d’une bonne dizaine de générations de monarques, ou pour remplir les fouilles des arrivistes coupeurs de têtes.

Un tapis sur le pavé, délimite une première zone intime. Fauteuils confortables, tables basses, sont là en attendant des invités pour un agréable apéritif. , à l’opposé de la cheminée ; la pièce est coupée en deux par une mezzanine. Cet endroit est l’une des zones les plus intimes de la salle. Ici, une longue table de ferme attend les convives. Ah, les souvenirs de ces savoureuses viandes cuites directement au feu de bois dans la cheminée me viennent en mémoire. Petit barbecue d’intérieur…

 Des vieux Rouen attendent sur les vaisseliers ou dans les armoires vitrées. Sur un coté de cette alcôve, une échelle de meunier permet d’accéder à l’étage. En dessous des marches, la chaîne verse maintenant les envolées espiègles d’un violon. De l’autre coté, près d’une fenêtre, sur une chaise au coussin confortable, ma Stabat s’occupe d’un des rideaux. A la lumière du jour l’aiguille file sur ces motifs floraux, qui rendent plus aériens l’alternances des bandes de tissus aux couleurs identitaires qui on traversé un millier d’année : de gueule et d’or…

Un profond mouvement de violoncelle occupe le volume de cette pièce, enfle, et donne vie aux vénérables poutres de bois...

Au dehors, par la fenêtre, le regard va au loin dans la campagne normande…

La vue, un peu à gauche, est arrêtée par une formidable haie d’arbres élançant leurs branches couvertes de bourgeons. Plus loin, au-delà d’un champ brun, un autre petit bois donne, sous ce ciel presque laiteux, une indéfinissable impression de calme…

Un petit moment de bonheur simple un matin de Paques en Normandie

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