18.06.2009

Pierrot à Bordeaux- 3 - la course de Phaéton

14h00 : j’ai la clé

La chambre est une pièce prévue pour quatre personnes. Si les toilettes collectives sont dans le couloir, il y a une salle de bain  pour les quatre co-dormeurs ! Un véritable luxe !

D’ailleurs, je vais en profité pour me changer et me « désuccer » : je suis trempé comme une soupe.

Je repars propre, frais et dispo pour la place de la République, lieu de départ des joyeux drilles. Je suis juste en retard d’un petit quart d’heure, ce qui à Paris signifierait que je suis à l’heure…. Pas à bordeaux !

La place est vide, complètement désertée… A ce demandé si on ne s’ait pas F de ma goule !

En fait non, les Bordelais ne sont pas que ponctuels, ils sont efficaces…

Je les retrouve place des Quinconces deux petites heures plus tard…

Certains d’entre eux sont même à patauger dans la fontaine du monument au Girondins qui se trouve au milieu de ce demi-cercle de verdure

Des petits stands sous toile sont répartis sous les arbres…Si dans ma Normandie Natale, les tentes et vêtements à porté de la main sont là pour faire fasse à nos célèbres et quasi permanentes perles de pluies, ici, ce n’est que pour supporter la splendeur éclatante des rayons d’Apollon. A l’instar de Phaéton conduisant un char éclatant, la jeunesse locale déverse musique et leur éclatante joie à croquer la vie à pleine dent.

Le soleil ? Qu’importe, nombreux bras ou torses nus lui présentent leur peau cuivrée…

Un jeune danseur est si couvert de sueur qu’il dégouline de pluie vitale. C’est une statue grecque vivante, un bronze qui prend vie et dont les perles accrochent les rayons du soleil…

 

Quelle différence avec le vieux Strigoï que je suis et fuyant les flèches de Phoebus…

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