25.06.2009
Barbara ne fait pas dans la vente de lessive
Lors d’un rangement par le vide de quelques magazines économiques, je suis tombé sur un article paru dans la revue «Challenges du 7 février 2006 et intitulé : « Barbara Hendricks défie les règles de l’industrie »
Lors de son entretien avec Thierry Gandillot, la cantatrice très engagée dans humanitaire et la paix (elle a chanté sous les bombes à Sarajevo) explique pourquoi après un quart de siècle au sein de la major EMI, elle a décidé de partir créer son propre label Arte Verum…
Le divorce est du à un changement radicale dans la stratégie d’EMI qui, d’une maison de disque aimant la musique pour elle même, est devenue sous la houlette des commerciaux et autres actionnaires fournisseur de purée parce que cela ce vend…
Retirer du catalogue des œuvres qui montrent l’évolution de tout artistes sous le principe selon lequel le CA engendré par ces produits n’est pas suffisant à fait bondir Barbara…
« Leur soucie n’est plus la musique et les artistes, c’est la pression du court terme, imposée par des financiers qui ne savent rien de la création mais qui décident à la place de l’artiste. Pour peu, il me demanderaient de faire « Schubert Sexy » ou "Schubert et Jazz », parce que cela se vend mieux ; Et pourquoi pas poser topless sur les pochettes ? » (Barbara Hendricks)
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Un article à mettre en perspective avec la découverte il y a quelques mois d’un député UMP sur le fait que seuls les majors allaient pouvoir labéliser les offres légales dans une des moutures du projet HADOPI et donc par ce fait rendre difficile l’accès aux « petits labels indépendants », réduisant la scène musicale numérique à leur seul soif mercantile…
Depuis cette labellisation a été à priori élargie à tous les labels indépendants. Ors, dans le cadre des risques financiers et juridiques qu’encourent l’internaute et les fournisseurs d’accès, la plus simple des solutions reste évidemment d’installer un filtre ne laissant passer que ce qui est estampillé « HADOPI »… et payés sur le site géré par les grandes maisons de musique. Dans ce scénario, il faudrait vraiment être le dernier des naïfs pour croire que les majors qui siègent à l’HADOPI ne seraient pas tentés de ne labéliser que leur propre catalogue et de ne n’estampiller les autres titres qu’au compte gouttes !
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12:57 Écrit par Pierrot dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : musique, emi, hadopi, musique classique, majors, barbara hendricks |
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