11.09.2009

Fantasque fantasme de bricoleur

 

Dimanche dernier, je suis passé dans une librairie pas loin de la rue des Rosiers (là où des jeunes basketteurs driblaient…)

 

J’y ai acheté un bouquin de Henry Chapier : « Il est interdit de vieillir » pour ma mère nouvellement à la retraite et un roman pour moi : « Das Kreuz der Kinder » (la croisade des enfants)... Une vision Romancée de la Croisade de ces pauvres gosses au XIIe siècle dont pas un n'a finalement pu atteindre Jérusalem

 

C’est une librairie que d’aucun appellerait « ollé - ollé, coccinella» mais elle avait l’avantage d’être ouverte (elle est ouverte jusqu’à minuit tout les jours).

Bien planqué au fond, il y a des livres d’histoire, d’histoire de la littérature, et aussi quelques romans policiers et autres petites choses…

 

A contre-courant de toutes les autres librairies et bibliothèques dans lesquelles les livres et revues inavouables sont relégués au fin font d’un rayonnage quasi inaccessible, comme ce lieu mythique que les « gardiens » de la « Grande Bibliothèque » appellent « l’Enfer » ou que le roman de la rose désigne comme « Finis Africae »…

A l’opposé donc des uses et coutumes,  « Les mots à la bouches » - puisque tel est le nom de cette échoppe-  exposent sans vergogne des publications que le porteur de la triple couronne depuis son trône du palais du Vatican n’aurait de cesse d’envoyer au bûcher avec leurs auteurs et leur lecteurs…

 

Cela dit pour peu qu’il fasse certaines abstractions, il est possible pour quelqu’un s’intéressant à l’Art et  à l’Histoire, de trouver aussi son bonheur… que celui-ci soit relégué au fond du magasin où dans les bas-fonds de la cave…

 

Ces caves - non vaticanes - sont un brique à braque où se côtoient des ouvrages sur l’art, la photographie, le cinéma, la poésie, la dance, le théâtre, l’art décoratif… le tout bien minoritaire face à un à corpus de « livres » qui font -pour les plus regardables et nommables- l’apologie d’une « certaine plastique »…

 

Pour éviter toute ambigüité, si vous avait quelques pudeurs quand à la « mise en valeur » parfois crue de l’anatomie masculine, évitez de passer ces « portes étroites »

 

 

Bref

Devant passer dans une première salle d’exposition avant d’atteindre un rayonnage bien dissimulé sur la musique, j’ai porté mon regard sur les tables où une couverture a procuré au bricoleur du Dimanche que je suis un certain sourire.

 BarelyWorking

 Barely Working  d’Adam Raphael est un livre d’images consacré aux « travailleurs »

 

Sur papier glacé, des modèles masculins Torse-nu et à la plastique irréprochable sont mis en situation (chantier, garage, jardin, ferme…)

Franchement, pour être de la partie (de la bricole bien sûr), je n’ai pas encore vu un vrai bricoleur avoir des tenues et physionomies pareilles !

- Passer une tondeuse à Gazon en sandalette ?

- Porter à même l’épaule une lourde poutre plein d’écharde sans poser un linge ?

- S’entourer le corps avec un interminable furet ?

 

Les corps huileux et luisants sont parfois zébrés de traces de « cambouis » mais les dessous des ongles sont impeccables !

 

Des vêtements si serrés qu’ils semblent inexistant tant ils dessinent des muscles si harmonieusement répartis (j’ai fait de la bio, je sais à quoi que suis censé ressembler, snif) qu’il ne faut pas être « grand Clerc » pour comprendre qu’ils sont le résultat d’un passage quotidien et intensif en salle de musculation et non pas dus à un travail de chantier !

 

Bricoler, avec des pantalons allant si bas, montrant un début de toison- voir un triangle totalement glabre, limite considérablement les mouvements.

 

Ets ce que je bricole en tenue aussi impudique, moi !

Quoi que…

 http://lespetitsriensdepierrot.skynetblogs.be/post/7231428/scie-sauteuse-metait-comptee-4--decoupe-a-lan

 

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