05.10.2009

Un Mister M au Mieux de sa Motivation

Deuxième dimanche d’octobre

 

Pour une fois, je me suis réveillé tard : 9h30. Ce qui fait que malgré mes réveils intempestifs et nocturnes, je suis en peu plus en forme….

Suffisamment pour finaliser quelques petits rangements et nettoyages (j’ai posé trois rangées de miroirs la veille sur un mur) et faire les petites courses pour la semaine.

Mimi doit passer manger ce midi.

 

J’ai prévu de faire des courgettes farcies.

J’évide mes courgettes, fait sauter le hachis avec des aromates (c’est du hachis à Bolognaise), rempli les légumes avec la préparation, pose des rondelles de chèvre et enfourne…

Il me reste des champignons. Je les fais sauter avant de les incorporer à du riz.

 

Et puis il y a eu des douceurs : mon boulanger m’a à la bonne. Faut aussi dire que je l’aime bien aussi, il est sympa

Salamalekum, Malekumsalam… Il est plus en forme ce dimanche que la semaine dernière…

Donc en plus de la baguette et des deux grillés aux pommes, cadeau, quatre chouquettes !

 

 

Comme convenu, M est arrivé en retard. La viande est donc bien cuite…

M. ne pouvait pas rester longtemps

Quand je l’ai quitté le dimanche dernier, il est allé se promené avec son vélo, qu’il a laissé à une rambarde le temps de marcher un peu … Malheureusement, il y a des gens qui sont loin d’être civilisés : il a retrouvé son vélo plié !

Les réparations auraient coûtées plus cher que le vélo… il doit passer avec une connaissance à une vente de bric et de broc cette après-midi pour voir si il ne peu pas trouver une petite Reine.

 

 

De Banlieue à Banlieue, les transports en communs sont tout simplement « ubuesques ». M. est obligé de passer à Chatelet les Halles pour choper la ligne D, direction le Sud. Pour information, je suis moi même vers le Sud mais sur une autre ligne de RER.

A quoi bon jeter l’opprobre sur la voiture quand finalement on voit les transports en communs prévus pour la populace… (Vous savez, la « France d’en bas », celle qui gagne le droit de payer des impôts à la sueur de son front et pas celle qui planque en suisse le grisbi  gagné en boursicotant). Donc, je me demande la pertincence de lever le « crucifix vert » lorsque les transports pour la « Vulgat » sont si catastrophiques que la « caisse» -au passage mangeuse de Taxe Carbone et de TIP -  reste la seule solution ! On n’habite pas tous dans Paris 8eme !

 

Question de ne pas rester cloitré chez moi, je l’ai accompagné au moins jusqu’à Paris.

 

Il est sidérant de voir comme M est plus ou moins transfiguré. Je l’ai connu plus courbé, maussade, grincheux, vieux d’apparence et d’esprit…

La différence ? Il a repris ses études, repris son destin en main en maugréant moins contre les « socialo ineptes et leur stupide collège unique »…

Le fait de côtoyer des gens dynamiques et jeunes a un effet d’entrainement. Pour l‘avoir vécu les premières années passées à Paris, c’est flagrant ! le Pierrot d’alors n’avait rien à voir avec le zombi esseulé enterré dans sa sinistre Banlieue…

 

Là après son crapahutage vers Melun, le Mimi doit aller à une soirée : « TD » (thé dansant ) organisée par des associations estudiantines. Ce type de « soirée » commence en fait tôt, 18h00,  pour finir avant minuit. L’avantage étant que le lendemain vous pouvez vous levez pour aller en cours ou au travail.

J’ai connu quelque chose de similaire du temps où j’habitais à Paris…

Booouuuu, snirf…

 

Donc je laisse l’ami Mimi sur le quai du RER D.

Objectif : prendre l’air et puis voir si par hasard BHV ou « Reine Merline » sont ouverts pour, entre autre, refaire le plein de colle à carrelage pour ma dernière rangée de miroir

 

Bon, j’ai fait chou blanc (normal, c’est dimanche) mais mes déambulations ont fait poussé les portes d’un bien imprévisible bar

 

Un petit billet sur celui-ci ne sera pas un luxe (d’autant plus que ayant fait le plein dans la foulée de petits carnets, je n’ai pas résisté à m’en tartiner quelques pages)

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