07.10.2009

Petite histoire de feuillets

 

Mercredi, je suis sur le départ. Et comme à chaque fois, je chope un livre dans ma bibliothèque. Ce n’est pas que je sois sûre de le lire vu les conditions de transport, mais on ne sait jamais…

 

NEFERTITI-
L’archéologue et le mystère de Néfertiti (Pierre Boulle)

Qu’est ce qui a bien eu le privilège d’attirer mon attention lorsque j’ai acheté ce bouquin.

Car ce livre fait parti de ceux que, bien qu’acheté rubis sur ongle, je n’ai pas encore lu.

 

Est ce l’auteur ?

Pierre Boulle ! Comment ne pas être attiré par un tel nom. Pierre, c’est le cultisme « Pont sur la rivière Kwaï », « La planète des Singes », et tant d’œuvre de science-fiction !

Cela aurait peu être ça…

 

Qu’est ce qui à donc bien put me séduire…

 

Le sujet ?

Certes, je suis friand d’histoire, voir d’antiquité et j’apprécie énormément les ouvrages qui présentent une intrigue au sein d’une époque. A ce sujet, je suis particulièrement attiré par les policiers intégrant dans la trame de l’intrigue certains aspects socio-historiques…

Par exemple, puisant dans ma poche de mon manteau, j’ai sorti dans le RER un policier de Marc Paillet « Le poignard et le poison » (http://livre.fnac.com/a1012687/Les-enquetes-d-Erwin-le-Saxon-Le-poignard-et-le-poison-Marc-Paillet?PID=24376) qui nous plonge au cœur même de la naissance de l’Europe : à l’époque du règne de Karlus Magnus, notre père à tous : l’Unique Charlemagne !

 «Du latin, de la grammaire, du calcul, de la lecture du chant et de bon livre ». Il y a des fois ou je me dis qu’on devrait peu être s’inspirer des « bonnes vieilles méthodes »…

De l’Egypte j’avais lu les trois tomes de la saga « Le Juge d'Egypte » (http://www.ratsdebiblio.net/jacqchristianlejuge.html )

 

Cela aussi aurait été un des critères qui m’aurait fait poser la main sur la couverture de ce livre de Pierre Boulle…

 

Et pourtant, justement, la 4eme de couverture…

Cette présentation du livre apporte le pourquoi de ce choix quasi obligatoire pour le Pierrot…

 

Ce livre, ce n’est pas qu’une œuvre de Pierre Boulle, c’est une œuvre posthume…

L’histoire qui attira mon attention, ce n’est pas seulement celle des personnages de ce livre, c’est l’histoire de ce livre…

 

A la mort de Boulle, sa nièce découvrit dans les tréfonds de la cave des valises pleines de notes, essais, brouillons, annotations, nouvelles déjà écrites ou d’autres inédites…

Or Pierre utilisait des « pelures » pour alimenter sa machine à écrire. Ce type de méchant papier très fin supporte très mal l’humidité…

Avec quelle patience Jean Loriot, le mari de cette nièce que Boulle considérait comme sa fille, reprit tout ces petits bouts de papier, les laissant sécher et les repassait un à un !

En les regroupant, il découvrit au recto d’un manuscrit connu, une oeuvre inédite : « L’archéologue et le mystère de Néfertiti »

 

 

Ce qui me passionne c’est également l’histoire des livres.

On dit que l’écrivain accouche dans la douleur… La bibliothèque de Rouen à conservé toutes les « contractions » de l’auteur de Madame Bovary… Passionnant !

Une fois l’œuvre écrite par l’auteur, son histoire ne s’arrête pas là et un texte peu avoir connu milles et unes turpitudes avant de tomber entre vos mains.

Un livre, est un objet physique qui a une historie. Chaque exemplaire a une vie unique…  Dans combien de mains à t’il passé ?

Pourquoi suis-je si enclin a prêter ou même donner (rarement vendre) mes propres ouvrages personnels si ce n’est que j’ai en moi cet aspiration à laisser respirer l’œuvre, s’envoler les pages !

 

L’histoire d’un livre !

Vous imaginez que j’ai bien sûr dévoré le Nom de la rose…

Vous comprenez pourquoi Lucien X Polastron (http://www.polastron.com/ ) est pour moi une référence

Vous avez probablement déjà trouvé cette délectation dans un de mes très anciens billets http://lespetitsriensdepierrot.skynetblogs.be/post/5939050/la-tribulation-dun-livre-chinois-en-chine-et-

 

Quelle tristesse que mon ignorance m’interdit de lire dans la langue d’origine bon nombres de textes qui forment le socles même de l’humanité…

 

 

Il doit vraiment être archaïque et bizarroïde le Pierrot : un mélange paradoxale de Strigoï et du Bibliothécaire de « Buffy contre les vampires »

 

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