11.12.2009

Souvenirs de randonnée. A la Sainte Catherine, ne prend pas racine...

Au détour de vieilles archives stockées sur quelques vieux CD, je suis tombé sur les données que j’avais mises de coté pour une visite que j’avais préparée sur Rouen

A cette époque, c’est à dire il y a prés de dix ans, j’étais dans une association de randonneurs Normands et également dans son pendant francilien…

Un des randonneurs français m’avait demandé de l’aide pour organiser une rando doublement couplée : à la fois de Normands et de lutéciens et à la fois touristique et sportive…

 

Le début de la journée devait se faire par une visite de la ville – faite par votre serviteur- avant de faire une randonnée qui se finirait autour d’un couscous

 

Au niveau du sport, il s’agissait de partir du pied de la côte Sainte-Catherine, de longer le Mont Gargan avant de remonter sur le plateau vers Boss.

De là, faire une boucle pour revenir vers la commune de Bonsecours en passant par les jardins ouvriers et, près de la grande église de ND, descendre le chemin de l’ancien petit train à crémaillère qui reliait à la fin du XIX, début du XX les bords de Seine au plateau.

Les rails sont depuis longtemps partis, mais il reste encore un impressionnant massif circulaire en brique perdu à mi côte qui permettait au train de grimper plusieurs dizaines de mètres sur une courte distance… En bas, fleuretant avec l’ancienne route qui amène au vieux Bonsecours, on reprend un raidillon pour grimper au bord de la falaise que l’on longe sur un sentier jouant avec un précipice. La Seine serpente à une cinquantaine de mètres plus bas à main gauche et la vue sur Saint Etienne, et l’immense gare de triage de Sotteville est impressionnante. Nous dirigeant toujours vers l’Est, il faut encore faire une mini-escalade et passer une rambarde pour atteindre la route des Côtes qui aboutit au célèbre point de vu de la colline Sainte Catherine de Bonsecours...

Une fois là, c’est la descente presque en ligne droite en sautant sur les traverses d’un escalier plus ou moins praticable par temps de pluie…

 

Il y eu quelques péripéties et anecdotes pendant ce trajet… La randonnée ayant été reportée en automne, nous nous sommes trouvés en pleine période de chasse…

 

1) Quelques jeunes femmes faisaient parti du voyage – probablement intéressées par le coté culturel vu que d’habitude, dès qu’une rando avait plus de 15 km, la gente féminine nous laissait tomber… Bref, cela jacassait fort dans les sous bois, si bien que à flanc du Mont Gargan, sortant d’un buisson en tenue de camouflage, un chasseur nous dit texto : « Vous les faîtes taire ou je tire dans le tas! »

 

2) Il y eu aussi l’étonnement de nos chers franciliens devant un muret de terre ceinturant un jardinet…

Le dessus du plateau est composé d’un limon fin originaire des calottes glacières. En ces temps reculés, les fines particules arrachées par le vent à la toundra (qui était plus étendue alors) se déposaient dans cette zone, donnant une couche lourde et fertile. Juste en dessous, une épaisse couche d’argile à silex recouvre près de cinquante mètres de craie (la colline proprement dite) La masse blanche repose elle même sur une couche d’argile : l’argile de Gault, qui emprisonnant les eaux de pluie, est à l’origine des sources et nappes phréatiques entourant Rouen…

Ces caractéristiques géologiques expliquent la grande utilisation dans ma région du silex et de l’argile. Là cet épais mur fait d’un mélange d’argile et de paille était recouvert par une mini-toiture de tuiles plates (probablement de production Normande)… Une façon économique de faire un mur grâce aux matériaux locaux ! 

 

3) Une fin de rando à la lampe torche ! Non seulement, la randonnée avait était décalée plus avant dans la période hivernale, donc vers une période ou les jours sont de plus en plus courts, mais même en prenant de la marge pour la visite touristique de la ville, la randonnée elle même a commencé plus tard que prévus. Si bien que la descente de la colline en sous bois près du cimetière c’est fait à la tombée de la nuit. Beau couché de soleil au point-de-vu, mais il a fallut retrouvé à tâtons les traverses en bois glissant des marches permettant d’accéder au bas de Sainte Catherine…

 

Que de souvenirs !

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