27.02.2009
Mettre du beurre dans les épinards 2 – Souvenirs d’enfance
C’est étonnant comme les expressions peuvent relever un mode de vie révolu…
Le début du XXeme siecle…
A cette époque, la viande était rare et chère mais au moins était il possible de manger.
Plus de la moitié de la population habitait alors à la campagne… Le jardin n’était pas là pour se planquer derrière les haies de thuyas à faire bronzette sur l’herbe…
Les villes ouvrières étaient parsemées de petits jardins… Les légumes du potager compensaient un salaire faible, et, les lapins du clapier étaient estourbis pour certaines occasions…
On avait à suer pour faire son beurre mais au moins les épinards étaient à porté de main…
L’urbanisation de l’après guerre à changé complètement la donne…
J’ai habité un temps une ville populaire quand j’étais Petit : C’était la première gare de triage de France pendant la seconde guerre mondiale… Au 3 / 4 Rasée donc…
Du coté indemne, je vois encore ces maisons « corons » accolées les unes aux autres. Devant la façade large d’une porte et d’une fenêtre, un tout petit jardinet avec quelques fleurs d’ornement égaillait la rue. Derrière la cuisine (juste derrière la pièce principale) commençait un jardin tout en longueur… En ce temps là, il restait parfois une plate bande cultivée. Mais la plupart du temps – années 80 obligent – Ce qui fut le potager était plus ou moins bétonné pour accueillir barbecue, garage (à vélo ou à moto) et salon de jardin…
Dans la zone détruite par les bombes alliées, des immeubles ont surgit de terre… C’était bien plus confortable que les logements dit provisoire en bois dans lesquelles la population avait du trouver refuge…
Quand j’étais petit, j’ai aidé au trie des vêtements dans un de ses locaux… Sur le soubassement en pierre, une structure en préfabriqué en bois était posée. Le chauffage se faisait avec un poêle qui ne devait pas chauffer grandement la pièce vu qu’il n’avait pas d’isolation… Les vitres étaient fines comme du papier cigarette. Les volets en bois étaient la seule façon d’éviter à la chaleur de partir. Il faisait sombre et froid en hiver et si mes yeux d’enfant s’accommodaient du peu de lumière apportée par une unique ampoule pendue au milieu de la pièce, ce ne devait pas être facile pour Vincent, un homme âgé, bénévole avec le cœur sur la main…
Bref de nos jours, il ya toute une frange de la population qui vit en HLM ou en appartement sans jardin et donc tributaire pour son alimentation des marchés et des profiteurs des magasins… C’est aussi cette population qui est la première touchée par la crise…
Finalement, c’est pire qu’en 29 :
L’expression mettre du beurre dans les épinards parle d’un temps révolu : on n’a même plus les épinards !
Pierrot
Un petit conseil, si vous avez un jardin, pensez dès maintenant à aménager un petit potager. En plus, c’est la bonne période pour préparer le jardin (ya un hebdomadaire pour cela qui donne des conseils depuis 80 ans.. je vous donnerai le nom de leur site internet si vous voulez en savoir plus…)
Et si vous avez déjà un potager et le cœur sur la main, je vous invite à suivre ce lien : Opération « jardins pour les autres http://www.rustica.fr/l-gumes/jardins-pour-les-autres--pour-lutter-contre-laoexclusion-512-227-1-1-4-2-2-11831.htm
14:59 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : urbanisme, histoire, souvenir, solidarite, alimentation, potager |
Facebook |
Mettre du beurre dans les épinards 1 – Soirée chilienne
C’est étonnant comme les expressions peuvent relever un mode de vie révolu…
Ainsi hier soir, mon cousin Gwen est passé à la maison…
Yannick avait remis l’appart en état. Ce qui n’était pas un luxe (pas étonnant que je n’arrive pas à trouver une épouse, bordelique comme je suis !). Puis il a préparé un « Chili ». Est –ce la présence de l’amie Colombienne qui est passée mercredi soir qui lui a donné l’idée ?
Pot au boulot hier soir pour fête un heureux événement (tout petit choupinet est arrivé dans les bras de sa maman). Vu les microbes qui passent, j’ai préféré pas trop m’approcher : à cette âge c’est fragile…
Un verre de Champagne et quelques marshmallows plus tard, je suis rentré chez moi, rencontrant Gwen quasiment au pas de ma porte, apportant sa contribution (bières, et biscuit apéro asiatiques)
Discussions à bâtons rompus autour d’un verre (ou doze ou tresss… yé sai plou… yé plou compté)
Le riz à la créole du chili a l’avantage d’éponger…
Au fil des discussions nous avons eu une remarque sur les prix de la nourriture…
Les distributeurs doivent vraiment acheter leur sous-vêtements en Kevlar hyper résistant vu le poids des « ouilles » en or qu’ils se font dans /sur notre dos !
La viande est devenue hors de prix. Le poisson, aliment du pauvre autrefois, est (presque) un luxe… et quand au fromage… Le prix au kilogramme reporté en Francs (ben oui pour comparer) est sidérant… Dommage que les salaires n’ont pas suivit la même évolution…
En fait avec la crise qui nous tombe sur la gueule, et les aliments protéinés hors de porté, on se dirait en pleines années de crise de 1929 ! On sait comment cela a finit en Europe… (A se propos, lissez cet article du monde : Après la crise financière, la guerre civile ? Préparez-vous à "quitter votre région"...)
14:51 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : prix, crise, soiree, alimentation, cousin |
Facebook |
25.02.2009
Un Boa au coca
La bouteille de coca est ouverte sur mon bureau…
Bonjour la diététique…
C’est que depuis dimanche, j’ai une rechute : la digestion quasi-bloquée il y a quelques jours repart lentement. Cela passe bien au niveau de l’estomac, mais après…
Langueur, lenteur… C’est avec tout son temps que les méandres sont franchis les uns après les autres… Quelle difficulté pour remonter ensuite… Les saumons de l’Atlantique sont bien plus alertes et efficaces. Puis se frayant un passage pour changer de bord, pesant sur ce qui est autour, avant de commencer une descente qui est à mille lieues de la vertigineuse descente de côte des voitures à savon…
Bref quand je retombe comme cela, le coca, c’est la seul chose qui passe…
Cette boisson est une bombe calorique, un concentrée de sucre et de bidules dont la caféine, le sucre, l’E150d et le gaz sont les éléments principaux.
Il faut savoir que le cerveau fonctionne principalement au sucre…
Donc un repas par jour léger pour m’adapter à la lenteur de ma digestion et trois à quatre gobelets de cette mixture américaine répartis dans la journée me sont suffisants pour rester opérationnel.
A priori, avec un tel traitement je suis sensé perdre du poids… En fait il me faut une semaine pour descendre en dessous de mon minimum habituel… (J’oscille en temps normal entre 64 et
L’assimilation d’un boa, quoi…
Bien utile quand lors d’une crise prolongée je suis descendu en une demi-année à environ
Ma façon de manger en temps normal doit à priori correspondre à mes besoins vu que lorsque j’ai pu me réalimenter normalement, il m’a fallut plus d’un an pour remonter, preuve que j’ai l’habitude de mange finalement ce dont mon corps à besoin…
Bon l’organisme repart doucement, le Boa « Pierrot » grâce au coca pourra de nouveau s’alimenter ce soir pour une fête impromptue (Je n’avais pas prévu 5 personnes chez moi ce soir) et surtout pour celles du Week-End…

Il n’ya pas que la digestion que le Pierrot tien du Boa…
Il ya aussi…
L’envie de se lover
Mais ce n’est pas demain la veille, snif…Je vais verser des larmes…
…de crocodile
14:54 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : boa, digestion, coca |
Facebook |






