16.04.2009
Club anglais chez Sheherazade
Les Halles, un samedi soir …
Où trouver des bains turcs ouverts à cette heure de la soirée ?
Ce besoin de me détendre dans un bain bouillonnant à une heure si avancée ferait passer les lubies de fraises hivernales attribuées aux parturientes, pour des petits pêchés ma fois guère difficile à assurer (Que voulez vous, il n’y a plus de saison, ma petite dame !)
Et bien, il existe à cette heure et en cette partie de la ville un seul endroit. Un endroit que le trônant de Porphyre n’aurait de cesse de rayer par le feu, les baigneurs avec…
Cependant, pour un homme très ouvert d’esprit sur certaines chose, la disposition des lieues permet d’éviter une certaine promiscuité « lassivo-sportive » pour ceux qui n’en on cure.
De plus c’est avec un certains état d’esprit que je souhaite aller dans cet endroit : passer d’agréables moments en compagnie de mon meilleur ami et profiter des bains, bulles, hammams, et cadres…
Bienvenu chez Sheherazade…
Passé la porte d’entrée, vous entrées dans une décoration des Mille-et-une nuits. L’accueil ressemble beaucoup à celle d’un hôtel, si ce n’est qu’on vous offre une large serviette blanche et une petite sacoche à kraft que l’on peut fixer à sa cheville.
Dans de petit paquet, une ticket pour une consommation et quelques petites babioles fort utiles pour les « gymnastes » mais dont nous n’avons Yann ou moi même point l’utilité en cet endroit. La clé du casier individuel pend également à la sacoche et peut s’y glisser, évitant je ainsi de tinter et de se transformer en une virile fée clochette…
Nous passons une porte, un long couloir, descendons au vestiaire pour y déposer nos affaires et ceindre notre taille de la serviette.
Sur les casiers bleus, des représentations indoues transforment le couloir des vestiaires en une succession de petites icônes cloisonnées.
Petite douchette, puis nous montons d’un ‘étage toujours sous les yeux bienveillants de Ganesa, passons devant les palmiers, puis nouant nos serviettes à une rampe, descendons dans les bains bouillonnants.

Quel plaisir de sentir sur les muscles endoloris du dos, les jets tièdes !
Bougeant un peu de-ci, delà je présente aux jets le dos, et les omoplates, les bases du cou…
Nous ressortons. Reprenons les escaliers pour redescendre… Nous passons dans une salle de sport. Bancs de musculation, tapis, rameurs, poids sont à disposition. Quelques hommes en T-shirt et bermuda de sport entretiennent leurs formes et se libère du stress. Certains d’entre eux terminent très tard ou se mettent en forme avant de commencer leur travail nocturne…
La salle de sport donne dans un espace détente. Dans les fauteuils et sièges, on se décontracte devant un film (C’était un policier ou un autre film d’action hollywoodien à ce moment) le son n’est pas trop fort ce qui permet dans la lumière tamisée de faire un petit roupillon comme ce petit bonhomme en chien de fusil sur un fauteuil deux place qui dort comme un petit ange…
Encore un étage plus bas, nous nous dirigeons vers la piscine et le bar. Je sorts de la petite sacoche mon ticket pour un thé. Pauvre ticket ! C’est avec une infinie délicatesse que je sorts cette pauvre petite éponge pour ne pas la transformer en charpie, la présentant, avec d’infinie précaution au jeune barman, posée comme un précieux tissu de soie sur la paume de mes mains. Un thé s’il vous plait.
Devant le bar, des tables et chaises sont prêtes à accueillir les consommateurs. De l’autre coté d’une balustrade, la piscine avec en son centre quatre petites fontaines en forme de tête d’éléphants… Des chaises longues en bois accueillent les dormeurs. Un tout petit bain à bulles. Se trouvent sur le coté. Je m’y installe avec bonheur pendant que Yann fait des longueurs. La piscine telle qu’il avait l’habitude à Toronto, ou Melbourne lui manque autant que moi le hammam et les bains aux trois températures différentes à Budapest…
D’ailleurs nous nous rendons vers la partie hammam. Petite douchette et entrée progressive dans les différentes pièces chaudes. Sans lunette, le monde est pour moi irréel. Je perçois plus les formes que je ne les vois. Ce qui n’est pas plus mal quand on ne cherche que le plaisir de sentir la chaleur détendre vos muscles. Je ferme les yeux, les jambes en tailleur, ma serviette protégeant du regard mes pudenda et mon cobra endormi. Juste le plaisir de respirer. Juste le plaisir de l’instant dans la chaleur moite…
Combien de temps ? Je ne sais. Plus habitué à la chaleur, Yann serait resté sûrement plus longtemps
Nous ressortons, enlevons la sueur et nous séchons prestement, allons chercher une nouvelle serviette sèche et nous posons chacun dans un fauteuil en face d’une autre production hollywoodienne.
Comment s’appelle cet acteur déjà ? il a eu un oscar dernièrement en plus… Bof, peut importe. Juste rester là à savourer le temps suspendu, si loin de la violence au dehors…
Cet endroit- pour peu que l’on ne va pas à l’étage le plus supérieur et inavouable- me fait penser un peu à un de ces clubs anglais : tout y est pour passer des heures sans soucie et sans avoir à sortir pour affronter la réalité des rues de la colonie de Sa gracieuse Majesté
Mais Yann doit travailler le lendemain !
Vers
Voyage sans trop de problèmes et bras de Morphée...
21:07 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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Une reprise difficile…
Pause déjeuné. Je me suis allongé à même le sol du bureau et mes yeux bouffis de sommeil ne restent ouvert qu’avec difficulté.
Tout comme autrefois alors que je jouais, mes doigts sont plus alertes !
Quelle nuit de merde ! La comtesse au petit pois est trop vieille pour trouver le sommeil sur un pneumatique à coté d’un frigo qui ronronne…
36 ans ! Je me fais vieux…
Hier soir, au sortir du travail, je rejoins mon frère. Petit périple entre Barbes et le métro Poissonnier sans carte du quartier
Il est arrivé de Berlin vers midi. Les misses, elles, le matin de Balles (Suisse alémanique). Yann m’avait proposé d’aller les rejoindre tout les trois hier soir juste après mon travail dans un bar à spaghettis : « Happy hour » : on te propose des cocktails à moitié pris et en plus du bouffe à l’œil (de 18h00 à 19h30)
Je n’étais déjà pas frais hier. Et je ne leur ai rien promis.
A vrai dire ma première réaction en début d’après midi, c’était de me pieuter sur MON lit juste le temps de prendre un peu de force avant le « coucouche sur le tapis… C’est bien, il aura un nonosse… »
Donc je ne me suis pas écouté et j’ai vu le frérot qui ne va pas si bien que cela…
Au point que je lui ai proposé de rejoindre les loustics pour le dérider…
Petite galère vu qu’une des lignes de métro merdouillait (voyageur malade)
Pour mon frère, Paris c’est une épreuve ! S-Bahn (le RER de Berlin) ou U-bahn (métro) ne sont pas aussi bondés qu’ici sans compter l’agressivité générale, dans la voix, le regard, les traits des gens. Le parisien pour une personne vivant dans les pays civilisés (Anglo-saxon principalement) est un sauvage agressif et incivil.
Arrivés au bar à spaghettis... après les heures gratuites. Donc j’ai juste grignoté un bout de pizza qui restait et siroté quelques lampées dans le verre de Yann (un Morrito je ne sais quoi)
Je vais au toilette, puis en sortant, plus personne…
Ils sont dehors à vouloir trouver un autre endroit plus calme et moins cher vu que l’happy hour est passée.
Les misses étaient aussi assez fatiguées avec leur valise à roulette. Faut aussi dire que suivre la « Tornade Yann », juste en sautant du train (4 heures de voyage) n’est pas de tout repos, même si ces demoiselles doivent avoir une dizaine d’années de moins que moi…
On finit par en trouver un, agréable ma fois mais au bout d’un moment, je m’aperçois que je n’ai plus mon portable. La poche de mon manteau ne ferme pas et vu que mes affaires ont été trimballées, il y avait une forte chance pour qu’il soit resté chez le cousin à Luigi…Mamamia qué pasta !
Yann, à son habitude quand cela ne le touche pas directement, est plutôt indifférent à ma détresse… Peut être aussi que j’angoisse pour pas grand chose : un portable, une broutille.
C’est assez classique entre lui et moi. Quand je commence à m’énerver et paniquer, il reste d’un calme à la fois olympien et condescendant. Ce qui à pour effet de me foutre encore PLUS en rogne mais aussi de me faire sentir minable... Une merde. En fait non même pas. RIEN, je ne suis rien… Nada, le vide. Parce qu’une merde, cela existe encore – la preuve, sur les trottoirs parisiens…
Il n’y pas pire que d’être que cette impression de m’essouffler sur du vide comme si j’étais un fantôme sans consistance. Donc assez rapidement, je finis par arrêter … Non, sans avoir une furieuse envie de me foutre sous un train, vu que orgueil démesuré en a pris un foutu de sacré coup dans la gueule…sans que Yann ai besoin de crier… Tout un art !
Sauf que je n’ais en tête qu’un numéro de téléphone. Et que je n’ai pas de téléphone fixe chez moi… Mon frère, lui à bien compris que cela n’allait pas et que seul la fatigue m’empêchait de vraiment montrer un début de panique…
Il est allé chercher le téléphone à l’ancien bar… Non sans avoir du remettre à sa place un parisien qui se comportait comme un gosse (une claque, comme ont fait au gamin mal poli)
Qu’une idée en tête le Frérot : rester le moins longtemps possible dans ce pays de sauvage, d’imbéciles d’immatures et de dégénérés…
Il nous a laissé à la station de RER. Bien sûr, deux petites poupées avec leur valoche… Nous avons été emmerdés… Bienvenu en France…
Une fois chez moi (oui c’est je crois encore chez moi, comme le suggèrent mes feuilles d’impôt et les appels de font du Syndic), j’ai préparé les divers couchages et me suis allongé sur le pneumatique, vers minuit moins quart… Yann était parti se détendre nous laissant rentrer seul. Il est arrivé probablement entre 1 heure ou 2 heures. Je ne sais spas mais de toute façon, sans véritablement me réveillé puisque je ne dormais pas vraiment…
Je l’ai entendu dans le bar un fois au téléphone. Je crois qu’il y aura encore de la smalah qui passerait samedi soir ? Je ne sais plus, je n’arrive plus à suivre… Moi qui aime être un minimum prévenu (au seulement 24 heures en avance SVP)
Ce soir, mon frère va escorter les Suisses, vu que moi je serai chez le kiné...
Je crois que je vais devoir sortir un troisième pneumatique…
Je fatigue, Ce n’est pas beau de vieillir !
14:33 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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15.04.2009
Un relent d’éducation
« C’est gentil ! »
« Une des rares personnes galantes… »
Ouh, Il y a des fois où je ne sais plus où me mettre…
C’est vrai, mon éducation me porte à des attitudes assez anachroniques dont à une courtoisie peu habituelle, notamment avec les femmes.
Je ne me force pas en plus !
Oups, c’est plus fort que moi, même fatigué ou malade, je me lève pour laisser la place aux personnes, notamment âgées... Au final, la seule couleur qui ne m’indiffère points est la blancheur des cheveux…
Cette préséance des conventions d’une autre époque sur mon égoïsme n’est évidemment pas sans conséquence sur mon confort personnel.
Ainsi, l’hôte est, pour moi, une personne sacrée. J’aurais ainsi plutôt tendance à laisser le seul couchage décent de mon chez moi – mon propre lit- et coucher sur un matelas pneumatique…
A plus forte raison s’il s’agit d’un couple.
Il faut des raisons bien particulières (par exemple des horaires trop incompatible de levée et de couché) pour que je ne cède point mon lit. Exceptions faites bien sûr quand il s’agit de mon frère, d’un de mes cousins, ou un de mes virils proches amis…
Pour ce soir, deux personnes rendent visite à Yann. Non, seulement je ne les connais pas mais une autre convention renforce leur préséance : ces suisses sont des femmes…
Même si nous vivons une époque de grande ouverture d’esprit, et de découvertes, voir de libertés prises avec une frénésie d’avant Armageddon, je me vois difficilement allongé sur mon futon, deux jeunes femmes alanguies sous chaque bras – même si je ne suis point manchot…
Donc pour ces quelques jours, nuit écourtée, matelas pneumatique et tentative d’endormissement… Je sens que je ne serai pas d’une fraicheur printanière en arrivant au travail cette semaine…
14:11 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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14.04.2009
Cabotage financier du Cap à Brugge
Deuxième samedi d’Avril
Exceptionnellement, Yann travaille aujourd’hui. Il est arrivé hier soir vers
Une de ses amis est en région parisienne… A-t-elle trouvé ou dormir pour ce WE ? Ni lui et encore moi le savons…
Ainsi serait-il judicieux que ma chambre de mec célibataire puisse accueillir une demoiselle. Cette idée m’a réveillé assez tôt. Rangements, coups de balais, nettoyage rapide de la salle de bain. Les fenêtres sont ouvertes pour laisser sécher le sol. Le frigo vide la veille a été rempli par les bons soins de la maman de Yann. Cependant, il y a encore deux trois choses à compléter. Je sors dans la double perspective de finir les courses et de déposer ce cheque d’une valeur conséquente…
Laplace, l’agence à coté du RER est fermée ! Ma foi, comme je dois prendre un billet de train pour Yvetot, autant partir pour Paris à la recherche d’une agence ouverte.
Dans la rame, un habitant du Cap (Afrique du Sud) est embarrassé. Je l’aide un peu. Nous sortons à Saint Michel et je l’accompagne à un ou deux points touristiques qui lui permettraient de répondre à l’attente de ses amis. Chemin faisant, et tout en donnant quelques précisions touristiques et historiques, mon regard est également à la recherche d’un « LCL ».
Je le laisse Aux Halles. Lui continuant son voyage avec les amis qui vont bientôt le rejoindre, et, moi à la recherche de l’Agence Perdue.
Ah celle-ci est en travaux. Celle là est fermée le samedi. Regardant les adresses des agences les plus proches, me voila écumant les rues au alentours de la Rue Saint Denis, puis passant dans Le Marais. Je commence à avoir faim, mais impossible de s’acheter des Falafels Rue des Rosiers car il y a trop de monde. Je continue Rue de Rivoli. Enfin une agence... Fermée aussi ! Mais un écriteau sur la devanture précise ,enfin, LA seule information valable : Toutes les agences de cette compagnie sont fermées du Samedi au Lundi de Pâques compris.
Place Bastille. Je commence à avoir les crocs. Je fais le tours des restaurants et troquets…les prix sont aberrants !
Au Falstaff (place Bastille) la carte propose un Croque Monsieur pas trop cher avec la bière du mois : belge de Brugge.
Banco !
http://www.fra.cityvox.fr/restaurants_paris/le-falstaff-bastille_23739/Profil-Lieu

Le big croqu’ ! Sur une méga tranche de pain Poilane, une à deux tranches de jambon de Paris. Le fromage déborde et dégouline généreusement sur la faïence. Dans l’assiette ovale, salade verte, carottes rappées et frites accompagnent le Croque. La bière arrive... Une grande avais-je demandé. « Une grande ?», me demande en confirmation le garçon… Oui ! Oui !...
Wahouu La pinte ! ! !
Même à moitié vide j’ai du mal à la soulever avec mes petits bras de cannetons.
Une fois ma bière finie, je retourne prendre le Métro Aux Halles (j’ai cuvé juste un peu pendant le trajet), descente à Vavin pour tenir Yann au fait de mon insuccès et me libérer un peu de quelques hectolitres de belge. De nouveau le métro, pour la Porte d’Orléans. Achat au Liedel et bus pour rentrer chez moi. Une fois les courses rangées. Je m’assois sur le lit et… me réveille une bonne heure après
Where Am I !!!
13:33 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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La dance des petits doigts
Un concerto pour orgue et orchestre de Haendel, enfle dans la grande salle. Mes doigts, effleurent le clavier d’ordinateur en même temps que ceux de l’organiste courent le long de celui de l’orgue. Le jeu de nasillard, accompagne mes poignets levés, les paumes creusées donnent une attaque verticale à mes extrémités si sensibles… Mes ongles coupés courts évitent une imprécision qui, du fait de l’angle d’attaque, aurait été fatale sur le clavier de mon clavecin…Seuls les doigts, tels des minuscules pattes d’oiseau, se déplacent, les poignets se bornant à positionner l’ensemble à la verticalité de la zone de clavier ! Les mouvements légers suivent le rythme, donnant un élan particulier à l’égrainage des lettres et signes de ponctuation de ce petit billet.
C’est également sous ses mouvements que je re-écris au travail les textes, accompagné par Bach, Lulli, Purcell, Charpentier…
Quel internaute se douterait que la disposition des textes & paragraphes, format des caractères, qui en italique, qui en gras, les retours à la ligne, insertions d’images, de liens le tout en un si peu romantique langage HTML se matérialisent sous mes doigts, au rythme pour moi si entraînant et stimulant de la Grande Musique…
13:12 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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