24.04.2009

Chant grégorien et mutine litanie

Un petit billet écrit par « juju le pigiste » me rappelle un épisode assez cocasse.

Un billet sur le danger de regarder un film (pirater) dans le train. Du moins avait il, notre intermittent des rédactions, la circonstance atténuante de ne point avoir eu connaissance du contenu de la vidéo avant visionnage…

http://jujulepigiste.over-blog.com/article-28366498.html

 Cette innocence n’est certes point attribuable à la mésaventure que je vais vous narrer ci-dessous…

 . . . .  

Nous devions partir pour Rouen Y et moi même et pour cela prendre tôt le samedi matin le train.

 J’aime le chant et notamment le chant assez ancien et religieux.

Ah, petit plaisir que celui d’entendre Pergolèse, Tallis, Purcell (hé oui, il n’a pas que composé le Roy Arthur) et autre Bach…

 Il se trouve que comme  àchaque milieu de semaine, j’avais affronté le parking servant de piste de rallye à des Fangios à semi-remorque et séparant le bâtiment où se trouve ma filiale de celui où se trouve entre autre la rédaction de « FC »

Le numéro de FC de cette semaine portait justement sur le chant grégorien !

C02590

N’ayant pas eu le temps de compulser ce dossier musical, j’avais décidé de prendre cette revue avec moi.

Changement d’époque : si il ya une dizaine d’année il valait mieux planquer ton Maximal dans ta revue Catho, maintenant en France, après les quelques bourdes de communications allant du Brésil en Angleterre  en passant par le S. Siège, c’est presque l’inverse…

Enfin, point trop n’en faut non plus...

Dans ce train filant vers Rouen la Catholique, les voyageurs s’accommoderaient fort bien de ma docte et saine lecture… si mon voisin ne visionnait pas une vidéo qui se ferait s’étrangler (sans pomme !) toute mère de saine et sainte famille (ie 7 nains + "Blanche neige" qui récure et fait la popote)

En effet.... 

L’ordinateur portable de Yann a une autonomie bien supérieure à celle de mon coucou informatique (dont le lecteur de disque est de toute façon capricieux et erratique).

La durée du trajet étant d’un peu plus d’1h15, il a pris un DVD d’une série dont chaque épisode ne dure pas plus d’une heure…

Son choix s’est porté sur une série B ne faisant pas dans la dentelle (ou bien un peu trop dedans, suivant votre position…)

Imaginez la « cène » :

Coté couloir un coincé du Luc (vous savez, « Taureau ailé » mais sans le riz) qui lit une revue catho conservatrice sur un sujet aussi gouleyant que la litanie de porteurs de robe…

Coté fenêtre un décomplexé qui matte une vidéo dont les goulue litanies d’un autre ordre et les envolées des tissus sont heureusement diffusées que dans les écouteurs du casque…

 J’exagère un peu tout de même. Action, suspense, Fantastique, Crime (…& Châtiment, pauvre Dostoïevski !) font également partie du scénario…

Oui ! Il y a un scénario ! ! !

Mais, allez savoir pourquoi, au lieu de prendre Quasimodo ou « Salvatore »  (voir "Le Nom de la Rose" ) ou des  beautés "particulières"  à l’Alice Sapritch, c’est des bimbos et des rambos que les scénaristes ont choisi… Vu la façon de jouer des acteurs, on comprend pourquoi….

 Yann a une désinvolture qui peut vous foutre dans des situations gênantes…

Il a vécu assez longtemps dans des pays comme le Canada ou l’Australie où finalement "everybody does his own business". (en traduction libre : " Chacun s’occupe de ses oignons" …)

Vous pourriez  vous balader près du City Hall de Toronto en string, le corps dégoulinant d’une une peinture vert-fluo et les cheveux dressés grâce à un bon quintal de gel… que vous n’auriez pas plus d’existence qu’un businessman en costume cravate à la Défense

 

Ici, en France l’apparence, « l’étiquette », la posture, ce que vous montrer, ce que vous lisez, votre façon même de vous exprimer, a une importance primordiale pour déterminer votre statu social…

Je ne sais si l’Esprit « Courtisant Versaillais » ou alors celui du  « Devoir du bon français » cher à un certain Maréchal (la délation étant alors un sport national pratiqué dans un passé pas vraiment soldé)… est cause en France de l’importance de la tenue, de la mesure ou du paraître en publique…

 Mais un minimum d’adaptation aux circonstances n’est pas forcement mauvais

 J’aime  la spontanéité de Yann et son coté plein et entier... Mais que j’eusses souhaité une certaine réserve dans certaines circonstances n’est point – je gage – uniquement signe d’étroitesse d’esprit…

 La Grande-Salle date d’Henri IV. Certes ce roi a la réputation de « Bon vivant »,   amateur de bonnes chaires (dans l’assiette aussi) et de bretteur hors paires (et pas seulement sur les champs de bataille)…Mais était il nécessaire de narrer avec forces détails, en plein repas de famille, des secrets d’alcôves et d’acrobaties, et cela devant quelques invités choisis, ainsi que devant une personne issue de LA plus Vieille Famille de Noblesse d’Epée de France ! (les majuscules ne sont pas une faute de petite frappe ! )

 

... 

 

Illsutation : Extrait  de : Initiale C du Psaume 97 "Cantate dno canticu novu quia mirabiralia fecit"  Codex debut XIII; Paris, Bibl. Mazarine, ms. 0036 (f. 123v-264v)

Bref le train file vers l’Ouest emportant cote à cote Mister Ying et Mister Yang L’un avec sa vidéo que les très étroits d’esprit qualifieraient de “porno” et l’autre sa revue Catho devant les yeux, zieutant de temps en temps sur le coté… (Je me demande lequel des deux et finalement le plus tordu !)

21.04.2009

Chili Com Clamcé

21 avril midi

Extraordinaire ! Je suis sorti dehors à la pause dej…

C’est que on  s’était donné RDV Chris (ou Harris en diminutif)  et moi ce midi pour se faire une blonde…

Il était bien là, à une table de restaurant... avec des collègues. Il avait totalement zappé le truc ! Il faut aussi dire  que le rdv de ce jour, on  se l’était proposé samedi en fin de présentation de son documentaire sur les indiens mapuche du chili (plus d’info : http://www.bibliomonde.com/donnee/chili-les-indiens-91.html)

 

Un reportage sur l'expropriation des Mapuches du Chili . Un documentaire qu'Harris a tourné l'année dernière. Samedi, nous avons été une poignée d'amis et proches à assister à la premiere!

Pas les conditions les plus simples pour se souvenir de la bibine de ce midi… Surtout après la troisième mi-temps qu’il n’a pas loupé samedi soir, tandis que je me trouvais chez moi, dans mon lit, Fabienne sur l’oreiller d’à coté (quand je ne lui servais pas d’oreiller…)

Bref...

Finalement, il m’a redonné son numéro de  téléphone (je n’avais que ceux de Paris avant son départ pour Londres ainsi que celui de Londres) Je commencerais ma soirée de demain par une bonne mousse avant de partir pique-niquer

20:36 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : we, bar, chili, indien, mapuche, harris |  Facebook |

Petite rue fleurie : douceur dans un monde de bruts…

RER Laplace, un matin d’avril…

Cette petite rue isolée que je prends chaque matin, est dans sa période la plus agréable.

A cette heure, le soleil matinal est déjà bien vaillant et éclaire les maisons, petites et grandes en enfilades.

Les jardins donnant sur la rue sont déjà parés pour le printemps. Lilas, prunus, glycines… exposent leur floraison jusque sur le trottoir, feu d’artifice de branches roses, orangées, jaunes et  rouges… Les feuilles, jeunes encore, sont d’un délicat vert-tendre.  Ici et là, le feuillage plus ou moins panaché de certaines haies apporte une petite touche d’or.

Fermant la rue, une maison, à la pseudo tour carrée, se donne un petit air de manoir. La bâtisse oblige un brusque coude à la voie. Ce brusque changement direction du ruisselet d’asphalte dissimule cette petite rue au regard des personnes qui empruntent le flot de la rue principale reliant la « Vache Noire » à la gare…

Du coté des trépidants et pressés utilisateurs de transport en commun, un hideux immeuble barre le paysage. Des tuyaux d’un bleu criard montent à l’assaut d’un des coté, donnant au clapier prolétaire un petit air « Pompidou’s Art »

Et pourtant… la verrue utilitaire du coté de mon petit chemin apport là encore quelque chose d’étonnant : les balcons d’angle dont la végétation devient de plus en plus opulente au fur et à mesure des étages.  Quelques jardinières ici… plus haut d’imposantes floraisons en cascades… pour finir au dernier balcon, celui directement ouvert sur le ciel par un imposant arbuste élançant ses branches vers le firmament… improbable petit jardin suspendu…

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