27.04.2009

Irlandais parisien – intro les joies du célibat

Une des problématiques de mes jours de congé (c’est à dire les samedis et dimanches) c’est que je suis généralement décalé vis à vis des repas. (Mais rarement au niveau du réveil, hélas)

 

En province ou en banlieue tout est fait pour que l’existence soit aussi réglée qu’une partition de Bach.

Les personnes qui ont mon âge sont généralement casés avec les crédits, la moitié, et pour 90% d’entre eux les « nenfants » dont le plus vieux à la peau aussi fleurie de spots qu’un champ bourré de mauvaises herbes et de coquelicots… 

 

Les samedis, c’est levé de l’un des parents pour aller conduire les plus jeunes moutards à l’école, puis retour dans le lit. L’après-midi, courses et nettoyage.

Le dimanche matin, on aspire à la grâce-mat…

Sauf que généralement c’est LE seul jour de la semaine pour lequel les membres les plus jeunes de la charmante progéniture se lèvent tôt débordants d’énergie… Argh !

La solution pour les plus jeunes : les envoyer chez les grands parents le samedi soir.

 

Sauf que vous avez bien de la chance le dimanche matin, si vous n’êtes pas réveillé par le plus vieux, qui rentre à l’aurore avec la discrétion d’un troupeau d’éléphant dans un magasin de porcelaine….

Tchernobyl-boy pense bien sûre que vous allez croire les bobards qu’il va vous baragouiner à son réveil, oh combien matinal (sous les coups des 13h30).

Il a du zappé que quelques heures plus tôt, réveillé par l’acharnement de spot-boy sur la serrure,  vous avez eu le loisir de croiser un zombie ressemblant étrangement à votre ex-« petit chérubin» les pupilles brillantes perçant dernière des valises presque bleue-noir, le teint terreux, l’haleine chargée d’alcool (si ce n ‘est pas part autre chose)

Les vêtements portés lors de ce retour mémorable puent le tabac froid (du T-shirt aux chaussettes en passant par le calbut) … Il aura beau nier, difficile tout de même passer à coté de l’évidente fragrance quelques jours plus tard lors de votre hebdomadaire exploration spéléologie de sa « chambre » en vue de remplir le tambour de votre machine.

 

Bref impossible de vraiment bien dormir le dimanche

De toute façon cela tombe bien puisque en Province et en Banlieue, les rares magasins ouverts ne le sont que le matin. Il faut donc faire fissa pour aller au marché, au boulanger  au tiercé (où à une autre messe où le ballon de rouge n’est pas pour vous) avant le « bœuf carottes » subit chez les beaux-parents… Quand ils ne s’invitent pas chez vous ! Ce qui laisse tout le loisir à votre belle mère de critiquer la déco, votre boulot et de vous reprocher que le fruit - pourtant majeur de ses entrailles – sacrifie les plus belles années de son existence avec vous…

Donc Acte…

 

Rien de nouveau sous le soleil…

Sauf pour un célibataire comme moi

La « non programmation » a tout de même quelques inconvénients, notamment en France où il est difficile de trouver un endroit où bouffer – sans se rabattre sur les Kebabs- pour pas trop cher quelque soit l’heure.

 

Un plat simple complet et copieux à Paris en plein milieu du jour ou la nuit, c’est certes plus facile. Mais pour changer tout de même des galettes à touristes et autre grecs, j’ai une adresse sympa : un vrai pub irlandais : le Mc Brides (54 rue Saint Denis)

 

15:34 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pub, bar, famille |  Facebook |