19.07.2009

Petits instants de quiétude

Samedi dimanche peut productifs

Si on peu appeler « rien » le fait de remettre en état mon chez moi…

Depuis combien de temps je n’avais pas passé l’aspirateur ? Quelle belle invention ! Le balai par un temps aussi chaud et sec est finalement peu efficace : pour ce que je met dans la pelle, combien de micropoussières envolées et virevoltant plus loin !

 Une machine de linge ainsi qu’une autre de linge de maison et la literie finissent de sécher. Je les range ou les remets en place au fur et a mesure de la place disponible sur mes séchoirs et du temps nécessaire pour les sécher…

Un néophyte sortant de chez papa-maman pourrait penser que plus c’est grand, plus cela prend du temps. Il n’est est rien, la matière est primordiale : mon drap était déjà sec alors que mon sweet à capuche était encore gorgé d’humidité…

 

 

Un peu de boustifaille acheté : le stock de riz ainsi que quelques légumes d’été (courgettes, poivrons, aubergine, tomates…)

Avec les saucisses apportées de chez mon cousin et du riz, les aubergines sautées,  voila de quoi avoir un repas équilibré…

 

Avec le temps lourd et les orages, je n’ai pas beaucoup dormi cette semaine. Sans compter les quelques soucis et décisions (ou indécisions) à prendre…

Vendredi soir, j’étais déjà au lit à dix heures. Hier soir, quelle nouille je fais, je me suis tapé une série sur DVD, si bien que ce dimanche, j’ai eu quelques difficultés à me lever…

Là, je me rattrape, en attendant les coups de téléphone qui, hélas, me sortirons de ce petit monde douillet où la folie d’un monde précipité, dur et frénétique  se trouve de l’autre coté de la porte.

 

Je suis là en Yukata à siroter un thé vert à la menthe.  Sur mon tapis de bambou, la table indienne porte sur un plateau arabisant trouvé dans un bazar à Barbes un bougeoir improvisé  ainsi qu’une tasse et une théière chinoise…

Les trois petits coussins carrés superposés me permettent de me placer en tailleur sans trop forcer sur mes pauvres rotules.

L’Actus tragicus (bach) en fond musicale et la lumière du jour déclinante donnent une atmosphère de quiétude renforcée par la flamme vacillante…

Je porte à mes lèvres le petit gobelet de faïence tiède entre mes deux mains et sirote le vert liquide acre…

Si rares moments de quiétude…

17.07.2009

Pratiques unisexe

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Manuel de survie pour les filles d’aujourd’hui (éditions Fleurus)

 Que voilà un bouquin bizarre dans les mimines d’un mecton… Je vous rassure, ce n’est qu’un don pour la bibliothèque…

 Cela dit, à la lecture du sommaire, je me dis qu’il ne serait pas bête de reprendre certains chapitres et sujets en les adaptant à la touche « boy » vu le nombre de jeunes mecs qui se trouvent bac en poche loin de papa-maman pour la première fois…

 Je me rappelle par exemple, alors que j’étais en formation à Lille, que l’association des étudiants de l’USTL distribuait en début d’année à la sortie du VAL (le « tram » local) un mini guide de survie

Outre les bonnes adresses pour sortir et se refiler des mètres de bière derrière la cravate, ce manuel estudiantin donnait des astuces pour utiliser les sacs plastiques, en guise de poubelles, une ou deux recettes faciles et pas chères (haaaah, les milles et une façons d’accommoder nouilles et restes…), etc…

Je me rappelle mes coups de téléphone à ma grand mère pour arriver à démêler les couleurs du blanc pour mes premières machines à lavé le linge faites tout seul…

 Bref un bouquin qui finalement pourrait servir de base pour les jeunes porteurs de pudenda en vadrouilles (les jeunes bien sûr…quoi que à priori c’est concomitant)…

 

Juste penser à modifier un peu. Par exemple, le chapitre « SOS Garçons » (ou  comment en ferrer un en 2 minutes chrono) n’est vraiment pas adapté à la majorité des mectons. De même dans la trousse de toilette, les serviettes et autres tampons seraient certainement plus avantageusement remplacés par le nécessaire à rasage (de la barbe) mais SOS bricolage, par exemple pourrait être repris tel-quel vu le nombre de jeunes citadins incapables de tenir un marteau !

Les dangers du SMS

Le SMS (texto) avec ses abréviations et cette obligation de la faire courte peut parfois entrainer des incompréhensions.

Bien sûr, le dinosaure que je suis a quelques difficultés  à saisir les sigles et autres cabalistiques « ligatures » et abréviations de ces cyborgs que sont devenus les moins de 30 ans…

Mais entrer dans les détails et éviter les raccourcis n’est parfois pas un luxe !

 

Donc initialement, je devais en fin de journée aller voir deux jeunes femmes pour une discussion des plus intime et sérieuse.

Sauf que le travail supplémentaire que je dois assurer risque d’avoir des conséquences sur l’heure à laquelle je pourrais sortir de mon bureau.

Je laisse donc un message orale pour reporter… et reçoit une réponse laconique par texto.

 

Franchement, pas compressible ou alors trop cavalier !

En lisant le SMS, j’ai cru que cela urgeait et que je devais « fissa » faire un aller-retour Bagneux-Cergy (soit me farcir trois départements) question de leur « souffler » dans les trompes au grand galop, afin que « Cigogne Airlines »  puisse sortir ses aérofreins dans 9 mois…

Heu… elles y pensent au mien de « frein » ? Même si ce n’est pas très masculin, avant de jouer du piston, faudrait peut être me laisser faire fonctionner ma tête du haut, non ?

 

Ce n’est pas possible, j’ai du faire « fausse rut », me dis-je en relisant le message abscond … !  

Comme je ne crois pas qu’elles soient fanas de Céline Dion pastichée par les humoristes de la radio « Rires et chansons », c’est qu’il y a anguille sous roche (non ! Pas celle là... La vraie !!)

 Je retente un appel pour tirer la chose au clair…

 

Effectivement, le message qui était à me transmettre était moins « rodéo » que celui envoyé…

 

15.07.2009

Père ?

J’ai RDV avec un couple de jeunes femmes vendredi soir dont l'une est amie de longue date de Yann. Yann étant parti pour ne plus revenir de son périple au delà des mers, c’est vers moi qu’elles se sont tournée

 

Elles ont été plutôt mystérieuses sauf qu’en fait, lors d’une de nos soirées bien arrosées (in vino veritas) elles ont déjà vendu la mèche : initialement, elles souhaitaient que notre globe trotter leur « fasse un gosse »

Vu qu’il s’est débiné, je subodore fortement que leur dévolu s’est tourné vers moi… d’autant plus qu’elles m’avaient posé des questions mine de rien sur ma façon de voir l’éducation d’un loupiot…

Oups

Beaucoup de questions en perspectives…

La première à mon sens : il faut d’abord penser à lui (ou elle) avant de penser à soi : faut il vraiment faire subir à un enfant le rejet des autres ?

13:35 Écrit par Pierrot dans Tolerance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : homoparentalite |  Facebook |

Aupres de mon âne

14 juillet en Normandie

En famille...

 

Après avoir vu le défilé au matin sur la télévision, une petite collation avec les produits de la campagne. Le reste froid de la volaille de la veille. Cette simple pintade a un goût prononcé et la chair ferme. L’ossature solide prouve à qui en aurait douté que le volatile n’a pas été élevé en batterie. Pour accompagner le jeune volatil, une salade du jardin totalement exempte d’un quelconque produit phytosanitaire. La veille au soir, la pintade était accompagnée par des petites pommes de terre nouvelles du jardin à la chaire goûttue et à la texture introuvable sur les étales de nos grandes surfaces « leclerdisées »   

 

Il reste quelques minutes avant l’arrivée d’un des frères de notre hôte. Nous revenons du village d’Ourville en Caux où a lieu la foire annuelle de l’âne. Les différentes races normandes sont présentées. Certains des participants à quatre pattes ayant gagnés quelques médailles. Anes, Anesses seules ou accompagnées de leur petit, font la joie des enfants et des plus grands. Une kermesse s’est installée autour de l’aire de présentation des équidés. On y vends ses fonds de greniers, ses œuvres d’art, les artisans certains de leur produits. Une composition florale dans un vase avec des billes de couleurs, des miniatures de chariots en bois, quelques produits locaux dont des confitures maison… Un stand vous propose de broder votre casquette selon votre demande. Sur une carriole, un four à pain en brique réfractaire a été installé. Le boulanger en sort des pains odorants et croustillants.

Il y a foule…

Les familles du coin sont reconnaissables au nombre de loupiots déjà massifs et à la chevelure si blonde qu’elle en paraît presque blanche. Avec l’âge, nos cheveux de descendants de vikings s’assombrissent pour parfois virer au châtain…

Même légèrement bobotéisé ou métrosexualisés à cause de la télévision,  les petits gars du coin gardent un certain coté pieds ancrés dans la glaise, une forme de responsabilité terrienne et un zeste de réserve toute cauchoise, comme ce « Maxxie » des campagnes qui marche devant moi…

13:22 Écrit par Pierrot dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ane, pays de caux, normandie |  Facebook |

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