14.08.2009

Une belle jardinière tombe dans mes bras

Petite pause ce matin entre deux reprises d’articles.

Je me dirige vers la terrasse que ma société a aménagée. Certes, ce n’est pas les jardins de Babylone, mais c’est tout de même agréable, voir souhaitable !

C’est que je me suis rendu compte que contrairement aux fumeurs qui sortent dehors pour cloper, je n’ai de mon coté aucune raison de mettre le museau hors des murs. De fait, si je ne prenais pas un sandwiche au troqué à moins de 500 mètres, je ne sortirais jamais et prendrais jamais l’air et le Soleil ! Mister Strigoï, c’est moi !

 

Donc alors qu’à l’air libre je fais des exercices oculaires, j’avise une large jardinière à réservoir d’eau en plastique abandonnée dans un coin…

Tient, tient, voilà qui est intéressant !

Petite enquête rapide : cette vieille jardinière, personne n’a à priori l’intention de la garder. YES ! Je l’embarque sous le bras. Ce n’est certes pas ce soir que je la prendrais avec moi puisque je pars en Normandie, mais la semaine prochaine, je l’amène chez moi…

 

Je n’ai pas de balcon, mais j’ai repéré un endroit où la mettre.

Dans ma salle, j’ai installé en retour, des petits caissons qui délimitent le coté salon d’un coté « couloir » ainsi créé.

Coté mur du fond, de petites portes dissimilent mes chaussures et chaussons. L’ensemble de ses caissons forme un petit meuble bas de 60cm de haut. Au dessus, j’ai installé une planche supportant des miroirs, le double objectif étant d’uniformiser visuellement la juxtaposition des caissons et de faire de l’éclairage indirect. Par contre, du coté salon, il m’a fallut trouver une astuce pour rendre l’ensemble moins dégueulasse.

Je me suis inspiré de la solution que j’avais adoptée pour le mur plein : entre deux  étagères en bois, j’avais posé verticalement un tapis de bambou au-devant duquel s’incérait une petite banquette deux places.

En récupérant un vieux tapis de paille et en le clouant verticalement sur les montants des caisses, j’uniformise l’ensemble en dissimulant montants et fond sen aggloméré dégueu. Par contre comme c’est de la récup’, il y a quelques taches…

Mon Coléus chocolat a pris bien de l’ampleur depuis le petit billet le concernant (http://lespetitsriensdepierrot.skynetblogs.be/post/6305828/le-petit-miracule-chocolat)

Je l’ai installé sur ce meuble, ces branches retombantes planquant un peut les imperfections du tapis de paille. Mon tabouret de piano est là devant, ce qui dissimule également les tâches. C’est à cet endroit, à la place du tabouret, que je souhaite installer cette jardinière !  

 

Imaginez, je suis généralement assis au sol sur des coussins, le dos à la fenêtre, la petite table indienne en face de moi ou légèrement sur le coté et mon ordinateur à droite (vive les DVD). C’est en face que se trouve ce petit meuble bas qui s’arrête à mi largeur de la pièce.

Une fois la jardinière installée, alors que je serais avec un petit verre de rubis la main, mon regard se portera sur un petit jardin intérieur…

 

Bien sûr, cela demandera un minimum de bricolage : placer un support entre le parquet flottant et la jardinière pour le protéger des marques et de la flotte… Construire avec du bois de récup’ un petit coffrage pour dissimuler le disgracieux plastique…

 

Pour ce qui est des plantes, je n’ai pas encore complètement arrêté…

Mais j’ai de la lecture ;-)

Trafic de produits provençaux

Vendredi 14.

Ce Week-End, je le passerai à Rouen

 

C’est qu’il y  encore à finaliser le système électrique chez ma mère (elle devait refaire le support et reboucher des trous avant que je pose certaines baquettes et prises).

A cela, si nous en avons le temps, il nous faudra couper une grande et épaisse planche vitrifiée aux dimensions du mur du fond et y découper l’emplacement de l’évier. La mise en place de ce plan de travail nécessitera bien sûr de celer des tasseaux et placer les supports intérimaires.  En ce qui concerne la plomberie, les équipements modernes flexibles facilite de nos jours grandement les rénovations…

 

Donc ce matin, je prépare mon sac. Il semble bien volumineux mais il n’y a finalement dedans qu’un change de sous-vêtements un T-shirt, mon pantalon court de rando et une paire de basket.

Tout le reste, c’est des produits du Sud pour ma petite Dolorosa. La mère de mimi à cueilli dans son jardin des herbes et aromatiques tels que fenouil, Laurier, Tilleul…

fenouiltilleul

Egalement avec ses compliments : de la tapenade d’olives noires (cela existe aussi en olives verte, mais c’est plus rare) et de la crème d’Anchoïade.

De mon côté, après avoir vu mon frère avant sont départ pour Berlin, j’avais acheté mercredi du pain de campagne, du fromage Corse et du saucisson de cochon sauvage… Comme je n’ai pas tout fini, j’embarque ce qui reste !

 Des forces pour les travailleurs !

 

Je suis arrivé un peu en retard au travail : il y avait du monde devant la machine à billet et j’ai loupé de peu la navette. Quand le bus 65 mets plus de 8 minutes avant d’arriver à la Gare du Nord, c’est plus rapide de marcher jusqu’à la station de Métro Marx Dormoy. Là, le bus 60 ne devait pas arrivé avant une bonne dizaine de minutes. Même chose : je suis passé rue de l’Evangile pour arriver au travail presque au niveau de la porte d’Aubervilliers…

Rien de tel qu’une bonne marche pour commencer la journée !

 

J’espère récupérer mon vélo pour septembre, c’est que même si les Franciliens en voiture sont de véritables meurtriers, ce sera toujours moins dangereux que de voyager dans un RER Bondé en pleine épidémie.

13.08.2009

Dans le Var. Méga couac à Abbaye du Thoronet

 

Samedi 08 aout, suite

 

Apres avoir traversé une partie du vignoble du Var, longé l’Argens, fait route à la fraicheur de la rivière serpentant entre champs, bosquets, mini-forêts de feuillus et traversé des villages qui pour un certains nombre ont la particularité d’être en hauteur, nous arrivons à l’abbaye du Thoronet… (http://thoronet.monuments-nationaux.fr/)

 

Nous avons un peu déambulé avant de retrouver un groupe dans l’église. Malheureusement, la visite finissait. L’église est un massif vaisseau de pierre en art roman. La façade Ouest n’a pas de porte centrale monumentale mais uniquement deux petites portes donnant chacune sur un collatéral.

A l’Est, une abside centrale est directement accolée au transept. De part et d’autre du Saint des Saints, des petite chapelles secondaires s’ouvrent dans l’épais mur Est de chaque bras

Cister-Thoronet

A notre arrivée, le guide, expliquait quelques éléments d’architecture et notamment l’effet sur l’acoustique des proportions établies dans une église cistercienne (art Roman, voir système métrique appelé «quine »)

 

Pour appuyer son propos, Guillaume, le jeune guide, se plaça dans un premier temps au niveau d’une des chapelles latérales et, nous tournant le dos,  entonnât un extrait de quantique qui d’où nous nous trouvions était comme venant d’outre tombe. Ce n’est pas un hasard. Car cette chapelle correspond à la petite porte de la façade Ouest qu’empruntaient les moines défunts…

Puis, revenant vers nous, le chantre se plaça au niveau de la chapelle Axiale et tournant le dos à l’abside commença à chanter. C’est à ce moment là que…. Que mon portable se mit à sonner !

La honte !

Je l’avais éteint toute la semaine sauf… pour ce matin là à cause du réveil ! Et comme un imbécile, ben j’avais oublié de l’éteindre.

Je ne savais plus où me mettre

 

Cela dit, le lavabo et la petite gloriette en pierre qui l’accueil vaut le détour…

Pour qui est intéressé à l’architecture, il ya aussi quelques éléments à dénicher…Miam

 

Nous sommes sorti vers midi et demi

Comme le père de Michel est diabétique, nous avons mangé sur place une « pizza » faite maison. Il lui faut une alimentation très équilibrée et bien répartie sur la journée…

Il était inconcevable de partir l'estomac vide pour le hameau du falosquet (dépendant de la commune de Flayosc) là où se trouve une maison héritée par la mère de Mimi !

12.08.2009

Les cigales ne m’ont pas suivi

Lundi 10 aout

Ouille, les vacances sont finies.

 

Certes aux dires de la météo, il ferait presque aussi chaud à Paris que dans le Var, mais il y a quelques petits riens qui me font penser que je ne suis décidément plus en Provence !

 

Avant même d’ouvrir les volets, il y a quelque chose qui manque : le bruit des cigales

Certes en pleine ville de Provence, il y aussi parfois les pétarades et les gens qui parlent fort, mais le chant de cet insecte que, nous autres Hyperboréens, assimilons au Sud et au soleil ne titille plus mes oreilles se décollant de ma couche…

 

Passons le paysage avec des tours lorsque j’ouvre les volets. Les immeubles miteux ne sont pas l’apanage des villes nordiques !

 

Bien sûr, les jardins, qui agrémentent la route me conduisant au train, sont bien plus verts que ceux que j’avais vu il y a 24 heures seulement…Où sont les plantes conservées dans de grands pots, les palmiers, les pins… et ces autres arbustes au feuillage sombre mais aux fleurs « feu d’artifice » ?

 

En cette période estivale, même aux horaires de pointe, le nombre de transhumants est relativement supportable. Cela se remarque au fait qu’il n’est pas nécessaire de s’écraser dans les voitures, formant une tapenade de « déconfits ». Il y a aussi un autre petit détail qui ne trompe pas : en temps Normal, le bestiau francilien fait une tronche d’au moins 3 mètres de long. Là, il arrive que les autochtones présentent une gueule allongée que de 1 mètre seulement!

 

La tenue vestimentaire est aussi typique de la « Gaule chevelue » : le pantalon et la chemise, même en été, même sous le cagnard ! On est loin de l’apparence vestimentaire du Toulonnais. L «uniforme » de notre petit gars du sud, c’est bermuda (tissus léger et motifs sur fond blanc) + T-shirt (XL). Même sans être obligatoires, les « tongs » remplacent assez facilement les baskets qu’un francilien moyen chercherait d’ailleurs à avoir à la dernière mode –comme le futal. Il arrive même chez les gamins et les ados de ne rien porter sur le dos : la chaleur de toute façon transforme très rapidement le maillot en éponge…

 

Un parisien serait peut être susceptible de plaisanter quand à cette tenue vestimentaire.

C’est oublier que hors de certaines obligations, chaque autochtone a des traditions propres à son environnement. Ainsi, dans l’antiquité, les Romains se foutaient allégrement de la gueule de ces barbares porteurs de Braies (l’ancêtre du pantalon) que sont les Gaulois. Mais très rapidement, les légionnaires remontant vers le Nord, ont ajouté sous leur élégante et fine petite jupette une culotte pour protéger leurs roupettes…

Et franchement, mis à part dans certaines occasions, j’étais plutôt avec ma tenue de rando (pantalon court s’arrêtant aux genoux) qu’avec mes braies…

 

cigale
Ah, souvenirs…

Toulon. Au travers du Var vert

Samedi 08 aout
Vers 00h30, nous sommes à la gare de Toulon. C’est que j’ai un billet pour Paris à un prix défiant toute concurrence qui doit m’arriver en même temps qu’un voyageur.
Le troc, ce vieux truc d’avant la frappe de la monnaie, ce système préhistorique sur lequel était basé le  marché de l’ambre de la Baltique des millénaires avant la crise actuelle, permet de « shunter » les tarifs exorbitants du monopole SNCFiste…  
La nuit sera donc courte puisque nous partirons vers 9h00-10h00 pour l’intérieur des terres

En mâtiné, nous chargeons la voiture et partons pour l’abbaye du Thoronet.
Le père de Michel au volant, sa mère à côté de lui et nous deux dirrière, la voiture quitte Toulon.


A mon regard de chti Normand, la côte m’avait semblé plutôt aride : sable, caillasse, pins, palmiers voir figuier de barbarie ou agaves…


Ce jour là c’est un autre aspect du Var que j’allais connaître : le Var Vert.
Au nord de Toulon et des montagnes l’encerclant, au Nord du massif des Maures, l’Argens et l’Isolle abreuvent de leur or bleu un territoire ou petites forêts de feuillus, oliviers et surtout vignes donnent une impression d’opulence. Mais très vite le Normand comprend aux couleurs des feuillages que nous sommes biens dans le Sud.
Si mes vastes forets au feuillage vert-tendre moutonnent sur de douces collines, laissant place par endroits à de gras  pâturages  à l’herbe généreuse… le paysage qui défile devant mes yeux a des couleurs bien plus soutenues...

Rouge de la terre, voir de la bauxite, vert presque bleu de certains feuillus, violet des grappes de raisin… et surtout pâtures grillées (il n’a pas plus depuis des mois à certains endroits)

Nous passons par les petites routes reliant Carnoule, Besse, Cabasse… avant d’atteindre L’abbaye du Thoronet

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