05.09.2009

Island sur Seine

20h30 et déjà la pénombre envahie mon petit monde…

Les beaux jours sont finis et avec eux la lumière et la chaleur du soleil.

 

Pour une personne comme moi qui travaille si peu en contacte de la lumière du jour… Sans fenêtres où porter au loin le regard…l’automne et l’hiver sons synonymes d’obscurité, de ténèbres et de tristesse…

 

Triste, cette obscurité de l’automne alors que sortant dans la rue le matin, la lumière ne m’accueille plus…

Tristes, les visages de ces franciliens bovins qui comme moi s’entassent dans des transports puants et gluants, otages d’un équipement vétustes tombant en panne à force d’usure ou des bons vouloirs et des sauts d’humeurs de Sud Rail…

Tristes ce ciel, quand je quitte enfin mon caveau de papier et que le soleil a déjà tiré sa révérence…

Triste mon entrée dans un appartement vide et sans lumière où rien que de se motiver pour se mitonner un repas mangé seul au bout d’une table,  tiens de l’exploit…

 

Et le lendemain,  tout recommence…

Jusqu’à ce qu’enfin les beaux jours arrivant, le soleil se pointe à l’ouverture des volets…

Dans 6 mois…

04.09.2009

Pierrot fait sa tête de lard

La semaine de la rentrée des classes, jeudi soir…

 

Je dois passer à mon petit magasin de vêtements pour récupérer mon pantalon retouché.

Ce magasin, situé près du BHV, rue des archives ne fait pas d’esbroufe.

Il faut passer une porte cochère coincée entre deux restaurants « branché » ou « tendance » à la clientèle plutôt « masculine »…

Et c’est là ! Un vendeur élégant et indémodable vous accueille…

Et il a l’oeil !

 

Une fois mon pantalon dans mon sac, je passe à un troqué plus loin rue Vielle du Temple : « le Central »

Une bonne pression ! Pas la petite… la grande ! Même si elle ne fait pas la taille de celle que j’ai avalée au Falstaff à Bastille, à la fin d’un de mes périples parisiens…

 

J’aime bien le Central, parce que c’est un vrai bar, un peu comme un bar de quartier, même si quelques indices dans la déco et les fliers font vite comprendre à un « broute-minou » (comme dit si gentiment avec sa « délicatesse » proverbiale un des mes amis) qu’il est dans une « autre dimension »…

Les gens sont conviviaux ! Rare à Paris !

Même si je fais baisser la moyenne d’âge, les clients sont agréables sans être collants !

Il ya  des endroits « parallèles » où quand tu es jeune, ou visiblement hétéro (ou qu’ils pensent que tu l’es), tu as l’impression d’avoir en face de toi des clebs qui bavent devant un beefsteak. Là tu comprends ce que doit ressentir une "meuf" dans un pub Irlandais : le loup de Tex Avery devant Betty Boop…  Whaooou ! 

 

Ben, le Central, ce n’est pas trop cela : juste des habitués qui passent un agréable moment…

 

 

Apres cette petite mise en bouche, je me suis dit qu’il fallait peut être que je me recharge en fer, question de compenser toutes les pertes d’hémoglobines de la veille…

 

Un steak /frites ?

Je suis passé récemment au Mc Brides. Là je prends souvent un Siloin steak avec des pommes de terre coupées en fines rondelles et frites juste comme cela, avec une sauce Béarnaise.

Mais outre que j’essai de diversifier, la viande servie est bien cuite…

Alors ?

 

Pourquoi pas le Louchebem. !

Il a l’avantage d’être à coté d’une des entrées du RER : celle de la place carrée

Ce restaurant juste à coté des halles s’est fait une spécialité de la viande de bœuf et de veau.

Il ya un autre restaurant de l’autre coté des halles, vers l’église St-Eustache : « Au pied de cochon ».

 

Il faut savoir qu’historiquement, le quartier des Halles avant d’être ce grand trou où vous avez la Fnac, et des magasins de vêtements ou de sports,  où se rencontrent les lignes A et B du RER et les fauves – pardon, la faune – que déversent ces trains de banlieue…

Avant tout cela, donc, les Halles c’était un marché couvert d’alimentation.

Les maraichers, poissonniers, cavistes, bouchers, charcutiers… tout ce petit monde proposait sur des étalages à l’abri d’imposantes structures en métal et verre de type « Eiffel », de quoi nourrir les habitants de la capital. Les halles, étaient appelées à l’époque : le ventre de Paris.

Tout cela à migré à Rungis !

 

Mais autour des halles, accueillant en fin de marcher les ventres les négociants, bouchers, charcutiers et autres petites mains des Halles … se trouvaient des troquets et restaurants qui à l’époque ne payaient pas de mine…

Avec la disparition du marché, la plupart ont été rayés…

Le « pied de cochon » et le Louchebem sont des rescapés de cette époque…

 

Le Louchebem, THE restaurant de la viande de bœuf.

Quand j’y passe c’est pour me faire leur célèbre tartare XXL ! Allez, entre 10 et 15 cm de diamètre, la bête !

Mais il propose aussi un plat du jour.

C’est la première fois que je passe un jeudi… Et le jeudi, il y a… de la tête de veau !

 

J’ai craqué !

http://www.le-louchebem.fr/

Fatalitas contre Squeletor

J’ai tenté, j’ai essayé de perdre du poids…

De redescendre à mes 65 kg d’antan…

Peine perdue !

 

C’est finit, j’ai passé un cap : celui de perdre aussi facilement du poids que j’en gagnais

 

Comme tout le monde, Je n’aurais plus jamais trente ans…

Et comme beaucoup de personne, je n’aurais plus jamais mes formes sveltes ou maigres…

 

La seule façon d’être heureux ? Accepter l’inéluctable.

 

Je crois que nos grands parents et arrière grand parents vivaient mieux dans leur tête que nous,  rien que à cause de cela : les choses « étaient » et ils ne cherchaient même pas à aller à contre-courant…

Peut être aussi que l’existence au quotidien était moins facile et qu’ils ne s’embrouillaient pas  l’esprit avec des questions freudiennes.

Juste avec des questions existentielles : avoir de quoi manger, avoir un toit où s’abriter, éviter de tomber malade et puis  rester en vie malgré les guerres et les restrictions…

C’est que cela fait plus de soixante ans qu’il n’y a pas eu de guerre en France métropolitaine et en Belgique. Je ne suis pas sûre mais à priori la dernière fois où ces deux pays ont connu une période de paix aussi longue, c’était sous l’empire romain !

 

Fatalité donc : je suis à un âge ou c’est même étonnant que je sois resté comme cela aussi longtemps !

 

Ce qui m’embête le plus c’est qu’il va falloir que je balance l’assemble de ma garde robe (très masculin ce terme !) et j’ai horreur de m’acheter des fringues !

J’ai sur moi mon nouveau pantalon de la marque Bayard. Je l’ai récupéré hier soir.

 

Ce n’est pas une marque de jeunes mais au moins je suis capable de la mette grâce à sa ceinture élastique... et surtout… surtout le magasin qui le vend est aussi à l’ancienne, c’est à dire que on s’occupe de vous !

Et pour un mec comme moi, à l’ancienne, qui est bien infoutu de se débrouiller devant un étalage de fringue, c’est LE bateau de sauvetage…

 

 

03.09.2009

Le fantôme de Canterville version 9.2

Ce mercredi a plutôt était mauvais : je n’ai pas réussi à aller au turbin. Cela m’a travaillé  parce que la nuit de mercredi à jeudi j’ai fais des rêves bizarres : la société était vendue et j’avais réussir à m’introduire dans la nouvelle Documentation où bizarrement il n’y avait que des machines à écrire et pas un seul ordinateur…Cela faisait un bruit de fond désagréable…

 

Je n’ai toujours pas compris comment je me suis pris mais le matin, alors que je n’étais pas très réveillé, je me suis blessé au pied… vraiment pas bien placée cette blessure, je pensais perdre mon ongle…Ce n’est pas encore gagné ce jeudi…

 

Comme je suis plus ou moins sous anti-inflammatoires, la coagulation se fait mal.

Le temps que je réalise, j’avais transformé le parquet en un champ de coquelicots…

Mais contrairement à Hiram B. Otis, le père américain et matérialiste dans la nouvelle d’Oscard Wild « le fantôme de Canterville », je n’ai pas de produit miracle pour enlever l’une des taches les plus difficile à avoir sur du bois : l’hémoglobine.

 

Donc après avoir paré au plus pressé pour, si ce n’est arrêter totalement l’épanchement, du moins le contenir, me voilà à quatre patte à nettoyer mes semis de fleurs rouges avant qu’elles ne soient trop sèches. D’autant plus que vu le diamètre des spots et la quantité déversée, il était impensable de laisser cela comme cela !

 

Finissant de jouer mon Mister Otis, je m’occupe plus en détail de ce truc rougeâtre et indistinct qu’est devenu mon gros orteil…

 

Un petit café pour me remettre de mes émotions et puis juste pour me caller, un petit gruyère fondu (avec lequel, très mauvais jour, je me suis brulé le palais !) et je téléphone pour préciser que j’arriverais dès que possible, (c’est à dire au vu de l’heure à l’horloge mural, pour midi…)

 

Je fous à la poubelle les derniers morceaux d’essuies-touts rougeâtres et…

Je ré-ouvre les yeux par terre…

 

Ok ! Je suis un mec, donc sujet aux malaises vagaux. (Je comprends de moins en moins pourquoi on dit sexe « faible » pour les femmes et sexe « fort » pour nous)

Bon, je ne vais pas foncer direct au turbin comme cela, je me décide à attendre d’être un peu mieux… Sauf que je me suis senti un peu plus en forme assez tard… Cela ne valait à mon avis pas le coup de faire un aller-retour pour une heure de travail.

En plus, c’est peut être parce que je n’ai pas mangé de viande depuis presque une semaine, j’ai le teint cadavérique…

 

La version francilienne du fantomatique Sir Simon de Canterville restera finalement dans ses pénates plutôt que de partir pour son caveau de livres et de revues…

01.09.2009

Honing soit qui bien y pense…

Pour la sortie d’un carnet spécial apiculture, la Com’ avait proposé un petit-déjeuner au miel…

 

Chacun d’amener sa petite douceur : miel d’acacia, miel du Maroc, miel de son voisin… 

Brioches, pain de campagne, madeleines, madeleines aux pépites de chocolat, chouquettes… tout était bon pour recevoir qui un miel liquide et ambré, qui une crème onctueuse oscillant entre le jaune et le blanc. Douceur des fleurs des champs, caractère des plantes aromatiques cultivées sous le soleil du Maroc, ou force de l’acacia…

Cannelé de Bordeaux, pâtisserie orientale finissaient le buffet matutinale …

miel

 

 

J’ai amené pour ce midi de la tarte thon-courgettes fait maison mais je suis tout simplement incapable de la manger !

Je crois que je vais me la garder pour un quatre-heure salé …

14:04 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : miel |  Facebook |

L’ange gardien des maisons jumelles

En passant dans une petite ruelle ce matin avant de sauter dans le RER déjà bondé…

Ange-gardien_1

 

 

ange-gardien-2

11:56 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : architecture |  Facebook |

31.08.2009

C’est la rentrée

Ce matin, je me suis levé tôt (06h00) c’est que j’avais une ou deux  bricole à faire et je souhaite partir tôt ce soir : j’ai une cloison décorative à poser chez moi et le bruit de la perceuse après 20h00 est à éviter…

 

En allant prendre mon train, il ya des petits détails qui m’ont interpelé…

 

L’horloge de la gare est à l’heure !

Cela faisait bien un mois que l’heure indiqué sur l’horloge murale juste au dessus des portes de la station indiquait des horaires fantaisistes. La position des aiguilles d’une journée à l’autre n’était pas identique, même quand je passais à la même heure. Avoir entre deux journée quelques minutes voir dizaines de minutes aurait pu s’expliqué par mon inexactitude mais deux à trois heures de décalage dans un sens ou un autre !

 

Le gratuit à porté de la papatte

De part et d’autre du passage, sur une pile en carton, trône un paquet verdâtre : le gratuit « Métro » (http://www.metrofrance.com/). Absent de la station et du réseau de transport en commun depuis deux mois, la feuille de chou des voyageurs était de nouveau à disposition

 

A la recherche du strapontin

Il y avait déjà pas mal de monde sur le quai. Visiblement pour certains, le réveil a été difficile…  A l’arrivé de mon train, j’ai constaté que celui-ci n’était pas bondé.

Cela fait bien quelques semaine que le transport en commun, sans être confortable, n’est pas désagréable. Les places assises me tendent les bras, les regards sont plutôt paisibles sans être bovin et même les frimousses matutinales ne sont pas celle de veaux menés à l’abattoir…

Ce matin là, toutes les places assises étaient prises jusqu’à ce que j’arrive à la station Denfert. Mais il y avait presque personne dans les allées…

 

 

Tous ces petits riens en ce dernier jour d’aout semblent subodorer un changement… Celui de la rentrée.

Toutes les notes