24.01.2010
Exploits sportifs du Pierrot ado
Donc si vous avez bien suivit mon billet sur mes années collèges et non-sportives, le Pierrot et le sport ne semblent pas allez ensemble.
Que de souvenirs cuisants : monter à la corde ? Quelle rigolade…
Piscine : un hippopotame au plongeoir

Au collège et lycée, j’étais du genre Obelix…
Si complexé au niveau du poids que en option pour le bac, j’ai pris piscine. Une fois dans la flotte je pensais que mes bourrelets se verraient moins et surtout que mon côté baleine allait moins me desservir vu les petites idées avances par un certain Archimède…
Le gros hic, c’était cette éternité entre l’entrée –habillé- dans le vestiaire et la dissimulation de ma callipyge personne sous le niveau de l’eau…
Le Pierrot sous l’eau c’était plus fantasia que Matthew Mitcham (champion des Jeux Olympiques que Pékin)
Finalement, j’ai réussi à ne pas avoir de notes éliminatoires pour cette option…
Football : les avoir bien accrochées
Ah, le football au collège…
Quelle misère !
Je ne sais pas, mais quand un bolide rond vous fonce droit dessus, la première réaction c’est de se protéger, non ?
Ben, non le jeune homme des cavernes est censé se diriger dessus et faire mumuse avec les pieds… Instinctivement, j’avais tendance à utiliser mes mimines…
Il y a quelque chose qui devait m’échapper à l’époque : si L’Homo Sapiens n’a que deux mains, pourquoi donc chercher à vouloir attraper la baballe avec ses membres inférieurs comme un orang-outang ?
Etait ce en raison de ma rapidité de plongée (dans le sens opposé de l’arrivée de la fusée ronde) que j’étais toujours dans les derniers à être choisi ?
Pierrot ? Gardien de but !
Faut aussi dire que j’avais de foudroyants réflexes de protection avec les bras et mains…
L’espoir du « chef » d’équipe ? Que le type en face soit suffisamment sadique pour vouloir me viser la tronche ou les robignoles…
Ors dans ce collège de gros cons, j’étais l’un des punching-balls attitrés…
Quand des imbéciles évitent sciemment la lucarne pour te balancer des boulets, faut les avoirs bien accrochées !
Falsh gordon dans les pommes !
Le seul type à avoir un certif pour courir !
Et oui, alors que plus d’un faisait des pieds et des mains pour voir une dispense de sport, le Pierrot est un des rares bonhommes a avoir du se faire faire un sésame es médical…
Faut aussi dire que comme pour Flash Gordon, dès qu’il s’agissait de faire un sprint, le scénario était connu d’avance…
Ho, j’arrivais au bout avec un temps pas trop minable, mais cinq minutes après avoir franchi la ligne d’arrivée, je tombais dans les vaps !
De nos jour encore, j’aime pas les efforts ultracourts et violents : c’est comme-ci après avoir laissé coulé à flot le robinet de flotte, on le refermait brusquement : le coup de boutoir sur l’ensemble de la tuyauterie…
Philippidès boy : "Cours Forrest, cours!"
L’endurance ! Voilà un des seuls trucs sur lequel je n’étais pas mauvais !
Une point de coté ? Je me foutais un coup de poing dans les cotes pour expirer brusquement tout en courrant.
Oui, j’avais mal… Oui, je n’en voyais pas la fin… mais je ne voulais pas la voir…
Toute cette haine que j’avais de ce corps gros, gras, et sans muscle, me faisait passer outre la souffrance… Toute cette haine insuflée par les autres de ce moi qui n’était pas le model, du vrai mec, du gros con lourdingue, du Musclor, d’homme des cavernes… faisait que je n’écoutais plus cette immondice –mon corps- qui hurlait.
A partir d’un certain stade, la souffrance est si présente qu’elle devient intégrante de soi. Un méga shoot d’endomorphines…
« Encore quelques tours à tenir », répété comme une incantation…
Lors d’une épreuve réunissant toutes les classes de mon lycée, la course a durée toute l’après-midi… Je n’ai pas lâché… Je ne courrais pas aussi vite que les vrais sportifs mais j’ai fini après quatre heures de course dans les quinze premiers.
« Nenikamen » (nous avons gagné) dira Philippidès avant de s’écrouler mort après avoir couru depuis le champ de bataille de Marathon
C’est une de mes forces, une de mes faiblesse : un hybride entre la patelle et le bulldog : je ne lâche pas, quitte à en crever… Desserrer les dents ? Bernique
Pour revenir au calvaire du sport au collège : Comment le mépris des autres et leur méchanceté peuvent ils induire une telle haine de soi !
19:54 Écrit par Pierrot dans Tolerance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : sport, adolescent |
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