28.07.2010

Droit de prêt en bibliothèque : la licence globale avant l’heure ?

Une lettre de la Sofia…

Non, ce n’est pas ma nouvelle petite amie !
Dans le monde du livre, la Sofia (http://www.la-sofia.org/) est l’organisme qui collecte les droits de prêt des bibliothèques.

« Et papy, le papier c’est ringard. »
«Une bibliothèque ? Kesta à nous Em* avec tes trucs de Vioc ! »
« Fo te branché, pépé !  A l’heure du web 3.0, kest tu veu kon a à foutr de tes trucs, vieux débris ! »

Ben oui, presque 40 ans, j’ai l’âge d’avoir une asperge boutonneuse me balançant ce genre de petites choses agréables… Sauf que c’est plus d’actualité qu’ils ne le croient

L’accès au savoir pour tous tel que défini par les bibliothécaires  - ou les pères du web- ne vient pas forcement de soi.

Le droit d’inscription aux bibliothèques a une histoire qui s’apparente beaucoup à celle que nous avons connue ces derniers mois pour Internet : HADOPI et autre Création et Internet.
Les protagonistes sont presque les mêmes et les arguments itou.
Pour cet Hadopi avant l’heure, Il y avait d’un coté les bibliothèques qui mettent à disposition des œuvres en lecture sur place, bien sûr mais aussi en emprunt, et de l’autre les éditeurs (parlant au nom des auteurs) qui fabriquent les œuvres et les vendent.

 

Un premier affrontement avec les droits de copies

Le principe des éditeurs est simple : toute action qui permet à un lecteur d’avoir accès à tout ou parti d’une œuvre de leur catalogue sans qu’ils en perçoivent un droit…  est du vol, du pilage (« intellectuel », diront certain avec une pointe de mauvaise foi).
Il ne se passe pas un mois sans qu’un responsable de bibliothèque ne reçoive cette petite rengaine dans son courrier : la photocopie c’est du  « photo –pialge »…
Et l’organisme collecteur, de rappeler avec des trémolos dignes des romantiques du XIX siècle combien les artistes sont spoliés par les lecteurs qui lisent sans bourse déliée… (Cela ne vous rappelle pas quelque chose de récent ?)
« Que veux-tu » demandait le « père Hugo » à un enfant grec dans un long poème aussi grandiloquent et digeste que ne l’est « Oceano Nox »… réponse du jeune pâtre : « de la poudre et des balles »… Et les éditeurs et auteurs de concert : « du flouse et mes billes ».

Après des débats houleux, qui reviennent assez régulièrement sur le tapi, les bibliothèques payent une redevance calculée en fonction du nombre de copies faites sur leur machines. Un préposé relève régulièrement les compteurs. Sont comptabilisés donc non seulement les copies d’ouvrages mais aussi tout les ratés, pages blanches, photocopies de rapports, cours etc… cette redevance fait partie du droit d’inscription à la bibliothèque.

Il faut savoir que la photocopie privée à usage exclusif du copiste est une tolérance qui est régulièrement remise en cause !

Pour faire un parallèle dans le « Digital Nativ World » le fait de faire une copie de sauvegarde d’un fichier (musique, et autre) acheté c’est déjà du vol.
Exactement comme dans le monde du papier et des bibliothèques (à vos yeux , oh ! cyber-jeunots, si ringard) une taxe sur les supports de stockage est imposée en France : après les CD et DVD vierges, ce fut le tour des cartes mémoires, clés USB, disque-dur à être affublés d’une taxe variable selon la capacité de stockage http://www.service-public.fr/actualites/00632.html.

Si l’Histoire ne se répète pas, elle a souvent le hoquet !


Droit de prêt : la licence globale du Non-Digital-World

La lettre envoyée par la sofia permet de faire un parallèle entre le monde des bibliothèques et celui de l’Internet.
Ces derniers temps Le groupe FAI - Internautes a affronté les Majors sur le téléchargement gratuit  mais aussi, prochaine cible, sur le streaming ou lecture en ligne gratuite.

Dans le petit monde de Malachie et du vénérable Jorge à la sauce XXème siècle (Voir le nom de la rose), la consultation sur place des ouvrages étaient considérée par les éditeurs sommes toutes comme bénéfique : de la pub gratuite.
Le prêt par contre, c’est à dire le fait de laisser le lecteur emporter un ouvrage et s’installer bien tranquillement chez lui pour le déguster SANS payé, faisait grincer des dents.

La chute de la presse et de l’édition ne date pas d’hier. Ainsi la pratique du prêt, jusqu’alors tolérée, devint la cible des majors de l’édition dans les années 1990. Une bataille rangée qui finit par la loi de 2003 sur le droit de prêt, renforcée en 2005. http://www.droitdepret.culture.gouv.fr/
Tout comme au moyen âge où il fallait payer pour utiliser le moulin seigneurial ou le pont donnant accès de l’autre coté de la rivière, le bibliothécaire doit verser une redevance annuelle à la sofia pour chaque livre acheté.


Les utilisateurs des bibliothèques ont échappés de peu aux exigences initiales : c’est a dire de payer eux même directement et à l’acte - à chaque emprunt - leur « crime »


Cette redevance sur le prêt en bibliothèque est très proche de la licence globale proposée initialement pour l’utilisation d’Internet lors des premiers mois de débats sur l’HADOPI.


Pourquoi cette redevance numérique a telle été balayée par les Majors et les UMPistes ? D’aucun ferait état de la difficulté à mettre en œuvre une telle redevance. Cet argument n’est pas très crédible au vu de l’Usine à Gaz « Hadopi ».
Il y a autre chose que le seul improprement appelée « droit d’auteur ». Mais quoi ?

Peut être l’ignorez vous mais les bibliothécaires ont une consigne tacite : si une dictature devait survenir d’où qu’elle soit, il est primordiale de conserver le savoir et les idées qui seraient traquées par les despotes.

Sur Internet, l’idée d’avoir un système ouvert et accessible à tous (La neutralité du Net) n’est pas forcement du gout de tout le monde (http://www.ecrans.fr/Tout-le-monde-a-interet-a,5762.html). Le filtrage et le fichage de la pensée a toujours était l’apanage des « Grands » que ce qui alimente les consciences soit numérique ou sur support papier.


Aux  Digital-Nativ ayant l’insouciance de la jeunesse, le vieux croulant...

 

 

14:18 Écrit par Pierrot dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

Les Islandais ont la pêche

Les joueurs de Stjarnan ont fait une bonne prise... après leur pénalty réussi face à Fylkir

A force de lire CB NEWS, STRATEGIES et les péripeties  des bleus, j'avais fini par oublier que le foot c'est aussi un sport pour s'amuser...

 

07:04 Écrit par Pierrot dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

24.07.2010

Il y a du plaisir dans le plessis

 « Jardinez branché », titre un article paru dans une revue jardin … bref soyez dans le vent, jardinez à l’ancienne
Même si l’article ne parle pas que de cela, c’est fou le nombre de photographies avec des plessis.

 

Un plessis, c’est une bordure, une petite clôture basse faite avec des branches entrelacées, généralement en osier, en châtaignier, en noisetier…
C’est une technique qui date… du moyen-âge. Comme « branchitude » rétro, difficile de faire mieux !

 

 L’utilisation du cloisonnement des parcelles au jardin potager n’est pas nouvelle.
Ce n’est pas que les jardiniers qui utilisent cette méthode aient en tête de reproduire les jardins de L'abbaye de Saint-Gall avec ses jardins aux simples (ou plantes médicinales) son potager et son verger…
C’est tout simplement que c’est plus propre et plus rationnel
 En plus, Cela permet de réutiliser les branches des arbustes qu’on doit tailler pour aérer (comme le noisetier  ).
Et puis, avoir des parcelles surélevées , c’est plus pratique… Surtout quand l’arthrite guette…
On n’a pas tous non plus besoin d’avoir un potager version XXL pour nourrir toute la famille, voir plus si affinité… Sans oublier que le jardin dont on dispose n’est pas forcement lui même de la taille du potager du roi.
Jardiner en miniature  est donc une solution, et, organiser son jardin avec des plessis est une idée à la fois esthétique et pratique !


Pour aller plus loin :
 - Fabriquer une bordure en plessis

L’Abbaye de Royaumont  situé dans le Val d'Oise propose des visites tout l’été.  Pour info, si vous êtes de passage à Paris le musée de Cluny procède aussi un petit jardin typique du moyen âge.

14:11 Écrit par Pierrot dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin, bordure, plessis |  Facebook |

23.07.2010

Economiser l’eau comme autrefois, ou comment se laver sans salle de bain ni douche.

« Ah, si comme autrefois on était encore obligé de pomper l’eau avec une pompe à bras pour aller tirer l’eau d’un puits ou d’une petite rivière, peut être qu’on ferait d’avantages d’économie » s’exclame le Père Hubert sur une vidéo en actionnant une antique pompe dans son jardin.

 

Je ne vais certes pas à la pompe mais en ce moment, l’état de ma plomberie me fait faire des économies d’eau, bien malgré moi…

 Ne pouvant pas encore utiliser la douche ou les conduits d’évacuation, je lave le bonhomme, la vaisselle et tout le reste à la cuvette. Je n’utilise pas le même récipient pour tout cela, heureusement….

Mais j’ai l’eau courante ! Et aussi de l’eau chaude rien qu’en tournant un robinet… Le luxe !

Il y a de cela quelques temps, l’immeuble avait des problèmes avec les canalisations d’eau chaude. J’étais obligé de me lever une demi-heure plus tôt rien que pour pouvoir avoir le temps de chauffer suffisamment d’eau avec ma petite bouilloire… C’est là que je me suis rendu compte qu’on a pris l’habitude d’utiliser vraiment beaucoup d’eau chaude : un peu pour se laver, beaucoup pour se détendre.

Des siphons démontés, l’eau coule directement dans des seaux. J’entends dégouliner dès que je fais la vaisselle ou que j’utilise l’évier de la salle de bain. Rien qu’en entendant l’eau couler, je me limite au stricte nécessaire : le récipient qui récolte la flotte ne doit pas être trop remplis sinon j’ai des petits soucis  pour le vider. Avec de telles économies, je n’ai pas trop besoin d’un robinet spécial pour limiter ma consommation.  

 

Dans la salle de bain : un nettoyage économique.

La douche est bien moins consommatrice d’eau que la baignoire. Pour les tiraillés de l’écologie, mitigeur thermostatique, régulateur de débit, douchette spéciale  permettent là encore de faire baisser la consommation. Mais je fais encore plus fort que tout les Nicolas Hulot vu que  je n’ai pas de salle de bain fonctionnelle !

 

Se laver au début du XXème siècle

Vintage_2_Boy at tub.jpgComment faisait-on avant l’arrivée de la salle de bain ?

Mon arrière grand mère se lavait la tête à la sciure de bois… Je n’en suis pas là. De toute façon de nos jours  trouver facilement se genre de chose n’est pas évident. Difficile d’aller à la supérette du coin acheter un savon de Marseille pour le linge, de la sciure de bois pour les cheveux et de la chicoré grillée pour le petit déj… »

 C’était tout un travail que de se laver complètement. Généralement, en semaine on faisait la petite toilette : avec gants du même nom pour nettoyer visage, cou, et les « bouts » (tout les bouts). 

 

Pour la grande toilette,  on se lavait dans une grande bassine posée sur le sol de la cuisine. L’eau qui débordait tombait sur le sol en pavé et on tirait la bassine vers la porte pour la vider à l’extérieur. 

La cuisinière chauffée au bois ou avec des boulets de charbon permettait de remplir la lessiveuse avec de l’eau chaude. Dans les campagnes, cette eau devait être récupérée à la pompe au jardin. Dans les villes soit il fallait sortir à la fontaine soit, tourner un robinet dans la coure, parfois - grand luxe -  dans la cuisine au dessus de l’évier.

Si le Père Hubert propose des astuces pour faire des économies d’eau (au jardin), c’est évidemment par souci de bon sens (voir Économiser l’eau au jardin). Autrefois, tel Monsieur Jourdain parlant en prose sans le savoir, les économies en eau, lumière  et achats divers n’étaient pas faites pour suivre la mode Bio. C’est tout simplement qu’on avait ni le temps ni les moyens financiers, ni d’ailleurs les facilités techniques,  d’agir autrement …

 Toujours pour la grande toilette, il était préférable d’être plusieurs pour ce genre d’opération. Outre les difficultés à porter  seul l’attirail (bassines, seaux, eau…) certaines parties sont toujours difficiles à laver comme le dos. Donc on se lavait en famille : les mères avec leurs filles en premier pour bénéficier de l’eau la plus chaude, puis les pères avec leurs fils. On prenait son temps d’être beau comme un sou neuf  avant de partir à la messe du Dimanche.

 

Comme faire sans salle de bain au XXIème siècle

De nos jours, trouver une grande lessiveuse comme autrefois est une véritable quête. En plus c’est un matériel assez lourd. Difficile donc d’imaginer ce genre de truc quand on est tout seul.

Ma Dolorosa a acheté un grand pot en plastique pour arbustes à installer en terrasse du genre gaulthéria , azalée ou bougainvillée... (je ne sais pas pourquoi j'aime bien le nom de cet arbuste... à cause de l'idée de voyages dans des pays lointains peut être ?)

Ce bac d’environ 50 cm de diamètre et 1m de haut est pratique pour ne pas se laver la tête à quatre pattes. Une petite bassine avec un déversoir à un des angles, des gants de toilettes et…  le tour est joué.

Un véritable luxe, cette eau courante : Je n’ai pas besoin d’aller à la pompe ou aller chercher de la flotte  six étages plus bas au robinet du local « poubelle» .  De même, j’ai encore de l’eau chaude !

Mes toilettes fonctionnent. Super géant de ne pas aller au fond du jardin avec un journal !

En plus, au lieu de me farcir six étages et cinq cents mètres jusqu’à la bouche d’égout du caniveau, je puis directement déverser mes seaux dans les WC !

Que du luxe !

On l’oublie souvent, mais on vit une époque formidable.

21.07.2010

Souvenir d’Andalousie

Je suis en train de lire les Comtes de l’Alhambra.

Que de souvenirs !

Il ya quelques années je suis passé en Espagne visiter l’Andalousie. Le thème de notre voyage était l’architecture maure dans la péninsule Ibérique.  Cordoue, Grenade, Séville et quelques autres petites localités conservent les traces de l’architecture arabe d’avant la Reconquista.

D’un point de vue architecturale, même si il y a des invariants, chaque grande ville apporte sa petite touche personnelle, tout comme c’est le cas pour la cuisine avec les célèbres tapas et le gaspacho andalou. Ainsi à Cordoba (Cordoue pour les non hispanophones) le gaspacho est agrémenté par de fines et petites tranches de jambon de montagne sur lesquelles sont parsemés des petites miettes de jaune d’œuf dur…

Il ya ici une recette de gaspacho   à base de tomates, de poivron et de concombre, mais c’est une variante de de cette soupe froide parmi tant d’autres.

Intéressé par vos suggestions…

 

Quand il fait chaud, les soupes froides c’est vraiment une solution idéale pour le soir…

16.07.2010

Oulà... que de changements....

Je n'étais pas venu depuis longtemps !

Depuis des semaines, je suis soit en Normandie sans connection internet, si si, il il ya encore des gens qui vivent sans ;-)   soit j'ai trop de choses à faire, et notamement refaire totalement ma salle de bain avec ma Dolorosa.

Résultats : je me lave à la bassine depuis des semaines et dès que j'arrive chez moi, soit je suis avec une truelle, une masse, un pot de colle à carrellage, un coupe-tube, soit je suis affalé come une grosse crêpe terrasé par la chaleur.

Ma Mater etant chez moi (ou moi chez elle quand je ne suis pas au turbin ou à gâcher du mortier) , ce serait indéçant de la planter pour écrire sur mon ordi...

vu que au bureau je ne suis pas sencé faire autre chose que du travail  pour le Taf, il va y avoir un bout de temps avant que je puisses faire une actu !

 

Et Hop je reviens et que de changements sur le blog belge !

 faudrait que je teste ce nouvel interface pour me faire la main... mais quand ?

 

13:39 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

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