24.11.2010
L’information à la demande, ou la poussée d’Archimède
Il est bien évident qu’à moins de vouloir faire un journal intime ou un blog nombriliste (coucou c’est moi le Pierrot , les articles, billets et twitts sont écrits pour le lecteur et non pas à l’usage de la personne qui l’écrit - qui de toute façon ne sera bientôt plus un humain mais une machine (voir billet )
C’est que pour vendre du contenu suivant les filières physiques et traditionnelles (les Digitales natives diraient « archaïques ») ou pour vendre du cerveau (pub en ligne) il est évident qu’il est préférable de proposer ce que les lecteurs (opérateurs finaux) s’attendent à voir, lire etc, et surtout sans qu’ils se foulent le cortex.
Il existe en presse ce qu’on appelle des marronniers (voir billet). Des sujets récurrents et incontournables.
Mais il est bien évident que tout le monde écrit dessus.
Comment sortir du lot ?
En répondant aux questions des récepteurs finaux.
C’est un véritable casse tête que de tomber juste
Les méthodes anciennes reposent :
- Sur les « experts » du secteur qui devraient à priori plus-ou moins savoir les sujets les plus probables (journalistes, pigistes non journalistes, consultants, correspondants)
- Les Questionnaires du genre « Qu’est ce que vous voulez avoir dans votre canard ? »
- Les résultats d’études de marché, de cible qui non seulement sont onéreuses mais finalement sont aussi accessibles à votre concurrent si il met la main au portefeuille. Big oups
Toutes ses méthodes ont malheureusement un biais de taille : les questions posées le sont « à priori »..
Comment alors savoir si le retour correspond effectivement aux véritables attentes du lecteur et du Naute ?
C’est faire remonter les centres d’intérêts : la poussée d’Archimed, il n’ya que cela de vrai
J’avais souligné déjà ce problème avec la pub ciblée dans mon billet sur Facebook : le plus sûr moyen de savoir ce que les nautes demandent, c’est de lister ce qu’ils ont établis eux mêmes comme centres d’intérêts et questionnements.
Et quand un "Digit" se pose une question, où va t il ?
Sur Google bien sûr
Demand media
Un nouveau type de Média à vu le jour : les « demand media » (média à la demande) qui se basent sur les requêtes Google pour connaître les attentes et y répondre.
Les avantages sont nombreux :
- Pas de dépenses en étude de marché couteuses
- Le contenu correspond réellement aux demandes – même celles inavoués ou non pensées par les spécialistes
- Les réponses sont aussi ciblés que les questions
- Les articles sont pertinents car répondants aux questions
- Les contenus sont suffisamment précis pour être liables à des pub ciblées
- Maximisation de la visibilité de la page ce qui explique que les annonceures se ruent car assurés de faire mouche.
eHow
eHow, est un "demand media". C’est même le modèle type de ces "contenus à la demande".
Il va encore plus loin dans la maximisation de son profit parce qu’il ne s’entiche pas de journalistes. Se sont des " freelance" payés en smartees (10 Dolards). Pas de statut, pas d’ambrouille syndicalisantes, souvent travaillant depuis chez eux. Les contenus sont plutôt de bonne qualité et pertinents.
C’est ce que révèle l’article paru sur La Sociale NewsRoom (http://benoitraphael.com/) du 23 novembre 2010 :
“eHow”, le média construit autour des requêtes Google
Je pense qu'on devrait peut être passer commande de smartees...
19:30 Écrit par Pierrot dans INDEX DES PETITS RIENS | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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Commentaires
cordialement katsu
Écrit par : katsu | 25.11.2010
Répondre à ce commentaireL'arrivée du gratuit avait déjà chamboulé la donne... Qui est encore prêt à payer pour un journal, un magazine ? Les pu-beurs ? Dans combien de temps se tourneront ils uniquement vers le Net ? Uniquement vers les Demand média (voir mon billet) qui répondent prioritairement aux questions statistiquement les plus pertinentes ? Où alors arriverons nous à trouver ce qui nous intéresse, ce qui ne sera pas une bouillie pré-mâchée, une béquée standardisées et adaptées à l'équation cible = service à vendre ?
Écrit par : Pierrot | 25.11.2010
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