09.12.2010

Une nouvelle espèce

La première génération numérique (Digital Natives) sont rompue à tous les systèmes d’information confirme une étude BVA Reason Why…

7 tâches simultanées

Si les hommes (mâle) depuis homo erectus j’jusqu’a Homo Sapiens en passant par Neandertal et Cro-Magnon sont mono-taches  (Rahan voir proie, lancer caillou, mastiquer bestiole), les digital Natives (Mâle ou femelle) sont multitâches.
On peut encore se demander si nous sommes en présence d’une même espèce…

Traits du H. numéricus

D’après cette étude, L’Homo numericus :
•    Gère jusqu’à 7 taches simultanément
•    Présuppose qu’il ya toujours une solution à un problème et ne restera pas plus d’une heure avant d’opter pour une solution, même et surtout  radicale.
•    A besoin d’activités variées pour éviter la lassitude
•    A besoin d’accéder aux connaissances de manière rapide
•    Est communautaire mais ciblé et se méfie du monde hors de cette communauté
•    Vit au travers un groupe proche composé de 10 à 30 personnes maximum
•    Est insensible au marketing et est totalement infidèle aux marques

Challenges : Valoriser l’information auprès de son groupe

La Quête du DN est de valoriser le flux d’infos, les nouvelles quotidiennes. L’enjeu ne réside pas dans le fait que l’info soit veridique ou non mais qu’il soit le PREMIER à avoir trouvé et diffusé l’info dans son groupe…

A cela il me faudra ajouter une absence d’idées de hiérarchie telle que définie par l’ancien système. Leur pensée binaire n’envisage que deux aspects : compétents /incompétents utile / non utile. Si une personne hiérarchiquement au dessus est incompétente, ils ne se privent pas… Si une personne est inutile, elle n’existe pas… Le darwinisme appliqué au réseau d’être vivant…

Un chaos apparent,  une société sans chef

Un parallèle à faire avec les insectes sociaux : l’individu n’importe pas, c’est l’information qu’il porte (les phéromones) qui a de la valeur. Cela crée comme dans le cas des abeilles, des fourmis ou des termites une société sans chef véritable.

Dans la nature, les Fourmis  ou les termites en vadrouille laissent des traces simples de leur passage : attention « miam-miam ».
Imaginons qu’une source de nourriture est dénichée par hasard par un individu ayant pris un embranchement A plutôt qu’un embranchement B (Il peut y avoir la même source de Nourriture)   à la fin de l’embranchement B
Hors pour se diriger, faire leur choix, les insectes sociaux se basent sur les traces chimiques laissées par leurs congénères.
Il se crée une dynamique de groupe : la trace laissée par le premier individu est suivie par un deuxième qui laisse sa propre trace « miam-miam », renforçant la présence de la phéromone sur le passage.
Un troisième individu ayant un choix entre les deux passages prendra celui qui à la dose d’information « miam-miam » la plus forte, celle où les deux premiers  individus sont déjà passés, laissant leur phéromone. Ce troisième individu renforcera la piste.
Un phénomène d’entrainement qui renforcera le passage de toute la colonie vers la source de nourriture.

Vous remplacez les insectes sociaux par une colonie de Digital Natives, le « su-sucre » par une source d’information, est vous avez le même phénomène.

La seule différence, c’est qu’un Digital Native peut lui même être une source d’information. Sa place alors dans le système est renforcée par le même phénomène. Son pouvoir n’en sera que plus grand.

Même si il n’y a pas de hiérarchie fixée telle que définie dans nos anciens systèmes sociaux, chez les DN, Il existe un renforcement de la  position des personnes sources dans ces réseaux, comme pour le cas des  attracteurs étranges observés en simulation dans un environnement stochastique : l’ordre dans le chaos.

Vous voulez éviter de vous faire laminer ?  La seule solution :  arriver à influencer les personnes sources du réseau.

 

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