29.05.2011
1976 ?
1976 se profile à l’horizon… Certains vont même jusqu’à suggérer que la situation est encore plus alarmante qu’à l’époque.
J’étais trop jeune pour m’en rappeler mais les anciens Normands ont gardé en mémoire cette année tragique perçu dans ce pays vert comme un 11 septembre climatologique : les champs transformés en désert du Kalahari, les prairies n’étaient que terres battues et sèches comme dans les westerns spaghettis, les vaches squelettiques, au lait tari, crevaient dans les champs… Et pour monsieur tout le monde, c’était les restrictions d’eau.
Comment arriver à faire face ?
Comment utiliser le moins d’eau possible ?
Pour le jardin, il y a bien sur des astuces : paillage, arrosage au goutte-à-goutte au pied, arrosage uniquement nocturne, ombrage, arrêt de la coupe des gazons… Futé celui qui dans l’esprit « bio » à pensé a planter des plantes rustiques et peu exigeantes en eau et adaptées à son terrain : elles auront plus de chance de passer à travers l’hécatombe.
Et pour nous ?
On utilise beaucoup d’eau dans notre quotidien. Mes problèmes d’eau chaude ou de plomberie m’ont montré qu’une grande quantité de cette eau que nous laissons couler ne nous apporte rien d’autre que du confort.
Pour vous donner une idée, faite cette petite expérience : dévissez le siphon de votre évier de cuisine et de votre lavabo de salle de bain et placez-y un seau.
On laisse souvent couler l’eau entre deux assiettes ou lorsqu’on rince sa brosse à dent. Les bains sont très agréables. Mais, outre qu’on peut se poser la question sur la qualité du décrassage d’un corps laissé à macérer dans son jus, la quantité d’eau utilisée est énorme. La douche elle-même utilise beaucoup d’eau.
Quand je n’avais plus d’eau chaude, à cause de la chaudière collective, j’ai du me laver à la bassine avec une eau que je faisais chauffer sur ma cuisinière. Autant dire que je ne pouvais pas en faire des masses. Et pourtant cela suffisait… Attention, certains gels-douches ont une consistance visqueuse qui réclame vraiment beaucoup d’eau pour le rinçage.
Se laver à la bassine comme j’ai du le faire quand j’avais une partie des canalisations obstruées a aussi un autre avantage : l’eau usée récupérée peut être utilisée pour les wc. Le seau au moment de l’acte étant plus haut que la plupart des cuves de toilettes, l’énergie potentiel de la masse d’eau est également plus élevée. En déversant l’eau dans la cuvette, elle arrive donc avec une énergie cinétique plus grande : c’est plus efficace.
Voir billet Economiser l’eau comme autrefois, ou comment se laver sans salle de bain ni douche.
Face à la chaleur, il n’ya pas grand-chose à faire. Si on a la chance d’être en vacance ou à la retraite, l’astuce est de prendre les mêmes habitudes que les pays du Sud : vivre la nuit, les fenêtres ouvertes, sortir à la fraiche au petit matin pour faire toutes les démarches du quotidien… et à midi, tout boucler et hiberner, une bouteille d’eau à porté de main. Penser aussi à boire et à la solidarité entre voisin vis à vis des personnes agées : c'est efficace comme je le rappelle dans un de mes billets : Voisins voisines : non desperate housewife in the neighbourhood
Pour les autres dont je fais parti, il n’y pas de solution miracle : subir, porter du lin, avoir de l’eau à porté de main, et ne pas utiliser la clim trop fort. Ce n’est pas qu’une question d’économie d’énergie : si vous n’attrapez pas la crève dans votre bureau, le choc thermique avec l’extérieur, lui, vous fera suffoquer car votre corps ne se sera pas acclimaté…
16:32 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : salle de bain, eau |
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Commentaires
Bisous macérés,
Godelieve
Écrit par : godelieve | 29.05.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : pierrot | 29.05.2011
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