07.09.2011

Nostalgie

 

Fatigué dès le réveil… J’aurais dû rester dans mon lit hier soir… pourquoi me suis-je donc levé lorsqu’il est entré de sa piscine ? La perspective d’être seul, peut-être.

Je n’arrive pas à me comprendre…

J’ai un coté très casanier, pourtant…

J’aime avoir des moments  à moi, seul. Je tiens de l’ours mal léché, restant dans sa caverne… sauvage, même…

Il n‘est pas rare de voir les os des fauves sous les taillis…   « Tien, il s’est caché pour mourir » dit-on souvent…

Ce n’est pas tout à fait exacte…les animaux affaiblis ou malades s’isolent du groupe et se planquent, le temps que les blessures se referment, que les forces reviennent jusqu’à ce que…  la blessure, la maladie les dépasse…  leur force les abandonne, les empêchant d’aller ailleurs. La vie les quitte lentement et les laisse là où ils ont trouvé refuge…

J’ai un coté grizzly et ours des cavernes assez prononcé.

 Et pourtant…

Pourquoi ai-je donc si besoin d’une présence parfois ?

5 ans. 5 ans de séparation…. Et en 5 ans ce ne sont pas les «activités  sportives » qui me manquent… ce sont ces petites choses anodines, ces « bonne journée », ces « à ce soir » ces «comme c’est passé ta journée »… Même si c’est parfois astreignant et chiant…  faire la cuisine apporte quelque chose, quand il n’ya pas qu’une seule assiette…

Ces petits quelque choses, donc…

Depuis combien de temps je dors seul ?

Rien que dormir…

C’était à une soirée de départ, bien arrosée… J’ai fait parti des couche-tôt (vers 4h00), installé dans un clic-clac…

Là une heure ou deux plus tard, un corps s’allonge près de moi, aussi alcoolisé que moi. Posant sa tête sur mon sein… et dans un murmure, un « je t’aime » , s’endort …

Cela m’a fait un flash,

Vu nos états respectifs, nous étions tous dans la phase où tout le monde aime, tout le monde… donc pas d’ambigüité sur ces paroles… alors ?

Quand « petit cœur » se réveillait le matin, mon ex reposait sa frimousse sur mon cœur avant de se rendormir… quiétude, sécurité, et partage… nous nous rendormions ainsi…

Ce sont ces petites choses qui parfois me manquent…

Pierrot tient de l’artichaut

Commentaires

et on se rend compte que tous ces petits riens étaient des petits instants de bonheur que l'on négligeait trop facilement...

Écrit par : Cél | 07.09.2011

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