12.09.2011

Le Minidou du métro

 

Dimanche, fin de journée

Ligne 4, je suis assis à coté d’un jeune homme. Il est rentré à Chatelet, un gros sac de sport sur le dos, la mine tirée, fatigué probablement de sa journée.

Je suis là, avec en main un de mes petits carnets. Je suis passé exprès dans cette papeterie, juste après les averses pour voir faire un stock. Ils sont pratiques, faciles à mettre dans la poche.

Pendant que j’écris quelques lignes, le jeunot est courbé sur un livre, sa nuque bien visible est parcourue  par une chainette en argent, bien visible puisque son petit pull blanc est un raz-de cou. Le temps en temps, il lève les yeux pour savoir à quelle station nous sommes.

Un doux parfum émane de sa personne, un parfum de fraicheur, légèrement caramélisé… Il doit revenir de chez papa-maman pour que ses vêtements sentent le propre et l’agréable senteur de l’adoucisseur… Petite déduction : le sac doit être rempli de son linge de la semaine, et il a du se farcir le voyage depuis sa province Natale…  d’où la fatigue…

On est dimanche, il est 19h00, moment où –tel que je le fis il ya de cela si longtemps- les étudiants reviennent pour débuter une nouvelle semaine de folie : quelques cours, entrecoupés de révisions et – selon le budget – de sorties.

Il descend à Montparnasse. Moi je dois faire toute la ligne.

Vais-je prendre le bus ou bien continuer à pied pour rentrer chez moi ?

Un peu de marche, peut-être pour solder ce dernier WE estival

Commentaires

Bonjour. J'ai surfé un peu au fil des articles sur votre blog que certains me disaient humoristiques. Perso, ne le prenez pas mal, je n'aime pas car c'est écrire comme "parler de la pluie et du beau temps" sans intérêt politique ou littéraire. J'avoue ne pas comprendre l'intérêt de mes compatriotes et des français pour un blog qui n'apportent aucun changement concret et qui relate seulement des faits , même un peu ou moyennement "défigurés" comme le ferait un journaliste belge ! Et si, pour une fois, vous écririez quelque chose d'intéressant qui concerne tout le monde car la vie n'est pas faite de petits riens! Les "petites choses" donnent souvent lieu à de grandes discussions ou grands procès...
Mon commentaire va heurter votre alter-égo, mais lorsque je vois le nombre de visiteurs sur votre blog, j'ai peine à croire qu'il existe des gens qui aiment ce genre de "cancans" communautaires. Disons que pour rester tolérante, je pourrais donc ajouter "chacun ses goûts" mais je suppose que ceci est un blog pour "femmes de ménage" en quête de "potins"...C'est fort dommage car vous pourriez "écrire" tout autre chose...
Pertinement-vôtre

Écrit par : Mary R. | 12.09.2011

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Chère Mary R.
Je comprends votre agacement… vous avez sans doute eu connaissance de mon blog via les divers billets plus "sérieux" que j’ai écrits… Notamment ceux sur Edvige, sur l’Acta, sur la monétisation du web (facebook)... A moins que cela soit par les quelques petits billets sur la tolérance, le suicide des jeunes, la monté de l’intégrisme (chrétien entre autre), les élections… les petites roueries entre personnes de la Haute, ces petites choses que je lis dans des revues hors d’accès pour la France du milieu et encore plus pour celle d’en bas (prix d’un abonnement = 3 mois de smic)
Mais justement, les petits riens ce n’est pas seulement la pluie et le beau temps… c’est arriver à voir des choses anodines, des choses oubliées. Mon histoire personnelle fait que j’ai vécu à l’écart du monde pendant quelques années (une sorte de suicide psychique). J’ai parfois une vision plus d’entomologiste…
Ces petits riens, je les vois et les mets en scène peut-être justement parce qu’on oublie de les voir, la tête farcie de soucis.
S’attarder sur des petits riens, pas pour se détourner des problèmes, mais pour faire une courte pause… juste pour se dire, "Oui, la vie vaut d’être vécu", "Le genre humain vaut bien des combats"…

Il y a des petits riens qui sont énormes... par exemple celui de pouvoir tenir par la main, dans un lieu public, la personne qui partage votre vie...

Écrit par : Pierrot | 12.09.2011

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