17.11.2011

Pêcher les palourdes à la lampe-torche…

3h00 du matin, un régiment d’infanterie semble passer la porte d’entrée.
Cela s’installe dans le salon, de l’autre coté de la cloison. Cela se prépare la popote en même temps que ça papote. Couteaux et fourchettes crissent sur l’émaille des assiettes. Les voix pâteuses m’arrivent jusqu’aux oreilles : les basses passent si bien dans le béton et le plâtre…
Les portes jouent avec leur montant, il faut tirer fort pour passer du salon à l’entrée puis aux toilettes. Effets ventouse du jeu des huisseries. La cloison s’ébranle, l’onde de se propage sur toute la longueur du mur de ma chambre.
Puis c’est le déversement bruyant d’hectolitres de bières et autres boissons. Une véritable cataracte qui d’après ce que j’entends fouterait un complexe d’infériorité aux chutes Victoria !
Un « spoing » atteste que quelqu’un s’est installé sur un des lits d’appoint.
Y et E sont de retours…


6h15, un bruit infernal : le portable de E qui sonne pour le réveiller. Malheureusement, c’est bien le seul à ne pas l’entendre…
Lazare aurait pu faire le casting de la pub « mérinos » en comparaison à la levée du corps ce matin…

Hier soir, ils sont passés déposer la voiture et se prendre un petit apéro avant de repartir à Paris par le RER.
J’ai eu juste le temps d’étendre la literie que j’avais mis à laver le matin même. Hop, petites tomates-cerises (elles font la gueule, normale pour un mois de novembre), petits dés de fromage, le reste d’un sachet de trucs apéros. Trois verres typiquement réunionnais (le Charrette est presque fini).
De quoi se préparer pour leur exploration. La virée du soir : repérer les bancs de « bivalves » qui se trouvent à Paris, espérant par la suite qu’elles daignent  s’agripper sur leur « bouchot » ou à défaut donner leur numéro.

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