28.11.2011

Un cafard dans le RER

Lundi matin
Je pars en laissant deux tourtereaux blottis l’un contre l’autre.
Je pars de chez moi après 7h30 puisque j’ai fait en plus un peu de sport : mail ratp, infos, météo, abdos…
Et là sur ce quai, c’est la cata…
Un train
Deux trains
Trois trains
Impossible de rentrer dedans
Au quatrième…
Un petit bout  de bonne femme à la tête qui est prise par la porte…va-t-elle être guillotinée ? Non POP, la tête telle une baudruche est repoussée par le caoutchouc, et se colle dans la masse de chaire en face…  les visages contre la vitre sont si écrasés, qu’ils n’ont plus rien d’humain. La coiffure de la bonne femme est si compressée par la glace que la tête semble incrustée dans la porte… vision d’horreur…

Ce n’est qu’au cinquième RER que j’ai eu la « chance » de pouvoir entrer dans une « voiture ».
Le voyage était « acceptable », c'est-à-dire que nous étions trop sérés pour ouvrir un livre de poche… mais contrairement aux voyageurs qui non ont précédés, nos membres n’étaient pas comme soudés au tronc.
Là c’est le royaume des trucs-phones : eux seuls peuvent être utilisés pour lire un journal électronique, faire un jeu, écouté de la « zik ». Cet outils initialement fait pour communiqué, n’a pas d’autre utilité dans le RER que d’isoler de son entourage… Paradoxale…

Il est dit que dans le cas d’une guerre nuclaire, seuls les scorpions et les blattes seraient capable de survivre…
Quand on pense aux conditions de transport dans le RER… on à presque envie d’ajouter : «…et les franciliens »


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