14/12/2012

Un jeudi bien rempli

Ce 13 septembre, j'ai rendez-vous chez le chirurgien.

Cela fait trois mois, jour pour jour, qu'il m'a opéré le pied.
Mon calcanéum, avait éclaté en plusieurs morceaux, dont le plus gros avait totalement basculé et s'était encastré à 90° sous le pied.
Plus d'un mois plâtré et avec de la ferraille pour remettre en place les morceaux les plus importants, interdiction de poser le pied au sol jusqu'à nouvel ordre, fauteuil roulant, béquilles et séances de rééducation pendant des mois.
Je devais passer à l’hôpital en début décembre, mais les grévistes en ont décidé autrement.
Une radio dans le privé le premier lundi du mois... vision de la décalcification ! Crainte de devoir encore être bloqué encore pendant des mois...

Seul le chirurgien pouvait le décider. Nous avons pris rdv le 13 décembre.

La veille, à la radio, les messages d'alerte au verglas ne nous donnait pas une grande confiance.
Le jeudi matin, j'entends l’ascenseur : bonne nouvelle, il y a quelques jours il était de nouveau tombé en rade.
Sitôt le petit déjeuner pris et ma douche passée, ma mère décide de partir directement pour Poissy. Certes, le rendez-vous est dans l’après-midi, mais nous avons connu un trajet dans des conditions abominables il y a quelques années qui nous a traumatisés.

Nous sommes arrivés à Poissy avec plus de trois heures d'avance et la pluie verglaçante prévue n'était pas encore tombée.

Hop, on en profite pour allez vers le centre ville et visiter la collégiale de Poissy.
C'est dans cette ville que Saint Louis a été baptisé, la cuve utilisée en cette occasion est encore dans une chapelle latérale.
Une collégiale fin période romane : au niveau du chevet des fenêtres en arc de cercle surmontées d'oculi ; des chapiteaux très présents et sculptés, une tour lanterne octogonale ; des tribunes éclairées par une alternance de fenêtres en plein-cintre et d'oculi ; une entrée Ouest logée dans un narthex surmonté d'une imposante tour carrée...
bien sûr, le gothique a été ajouté par la suite...

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En sortant de l'église, une petite pluie fine nous accueille. Vite, l’hôpital se trouve en hauteur par rapport au centre-ville, pas une minute à perdre : on risque de se trouver bloqués !direction le parking à coté du centre hospitalier.

Nous avons deux heures d'avance.
Bidules administratifs et nous retournons à la voiture pour manger.
Tranches de langue froide, cornichons, pain, crème au lait, clémentine... cela me rappelle la Pologne :la pose dej, c'est des « canapchés» parce qu'un polonais n'a pas les moyens d'aller dans un  restaurant. Comme au moyen-age, je me sers d'une large tranche de pain de campagne comme d'assiette et mange avec un couteau.

Après ce repas sur le pouce, je m'allonge sur la banquette et pose mon pied sur la plage arrière pour drainer.
Il reste quarante minutes, nous retournons à l'hôpital pour prendre un petit café et passer dans la salle d'attente.
Pas le temps de se poser : le chirurgien nous prend alors que nous avons à peine posé nos postérieurs...

Verdict :
Parce que je prends trois semaines de congés, il ne prolonge pas l’arrêt-maladie !
J'ai le droit de poser le pied et de marcher avec deux puis une canne !
Youpi !
Mon pied est tellement décalcifié que je n'y croyais pas !
Mais justement, comment favoriser la calcification due à l'immobilité si je n'ai pas la possibilité ni le droit de sortir ?

Enfin !

Prochaine étape : une rééducation compliquée par les revêtements verglacés en ces temps hivernaux.

 

Voir aussi :

Sur une route de Pologne en hiver

19:31 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hhôpital, transport, sante, architecture |  Facebook |  Imprimer | | |

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