25/07/2014

Un jardin au milieu du bitume

 

Samedi matin,

 

Que de choses à faire avant que écrasé par la chaleur chaque mouvement soit un exploit !

 

Courses, nettoyages, lessives et pour agrémenter la verdure que je me force à prendre sans matièr grasse, le projet d’acquérir quelques aromates.

 

 

 

Me voilà donc partant pour la jardinerie la plus proche, les pieds chaussés par des sandalettes...

 

En passant devant chaque fois que je vais à la Vache noire , j'ai toujours été intrigué par ce qu'il pouvait y avoir de l'autre coté de la clôture de verdure. Une grande girouette surplombe des cerisiers... une petite porte semblent protéger jalousement ce qu'on m'a dit être des jardinets...

 

 

 

Un homme d'un certain age sort d'une voiture et se dirige vers le portail.

 

Bon jardinage lui dis-je...

 

Et comme beaucoup de personnes qui ont un jardin, il m'invite à rentrer.

 

La succession des petits jardinets, le doux bruit de la nature - celui de la circulation étant estompé par l’écran végétal, les moments simples, les légumes qui après avoir été choyés n'attendent que la cueillette..

 

Un moment suspendu à moins d'un mètre de l'enfer de bitume et des Parisiens...

 

… Un petit coin de verdure qui va être détruit par le projet d'Urbanisme pour favoriser l'entrée (des voitures) dans Paris...

 

 

 

 

 

 

 

19:04 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |  Imprimer | | |

21/07/2014

Le labo.



Non, je ne suis pas retourné sur les paillasses !

C'est le nom d'un bar que la morale du haut de sa chaire et autre Marine brune bouleraient bien avec les buveurs...

et pourtant...

la dernière fois que j'y étais passé (petite pose urgente ) c'était vraiment très différent …

Maintenant, au fond, un grand écran fait passé des poissons comme si il s agissait d'une fenêtre d'un aquarium. Des poissons des récifs virevoltent, évitant le passage d'un requin. Une tortue marine passe nonchalamment...

Je ne suis pas à la terrasse. Seul, j'ai du mal à me mettre aussi exposé au vus et sus de tous... de vieilles habitudes du temps où ...

Dans une alcôve un couple d'amis parle avec les mains. La disposition des lieu, plus intime permet aux interlocuteurs de s'installer confortablement pour leur dos, leur jambe et leur conversation.

Les européens de l'Este se sont installé à une petite table au fond, tandis que les serveurs circulent, un T-Shirt en V très échancré. Une mince cravate cache à peine leur torses qui pour certains est imberbe.

Un homme d'un certain âge sirote une bière. Il porte une coupe style militaire. Ici, apparemment, à l'intérieur, l'apparence n'a pas trop d'importance. Un Jeune bear s'installe à une table devant moi.

Les verres trinquent...

Un couple passe quelques instants à prendre une petite boisson, une main posée sur les genoux...

Nous sommes un Vendredi soir et je n'avais vraiment pas envie de faire tapisserie.


19:01 Écrit par Pierrot | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bar, paris, le marais |  Facebook |  Imprimer | | |

02/07/2014

Se laisser porter


Il fait un temps magnifique et je n'ai pas envie de rentrer...
 
Parfois, le hasard fait bien les choses...
Autant me laisser entraîner pas lui sans courir ou opposer de résistance.
 
Je n'ai pas réussi à prendre le bus pour rentrer directement chez moi : trop de monde.
Un autre est arrivé. Généralement je l'utilise pour prendre la ligne 7 qui après un périple et deux méandres me permet de sortir à quelques encablures de l’Hôtel de ville...
dans le bus, un message de France Loisir : j'arrive à la date limite d'achat...
Cela tombe bien, la sortie la plus à l'Est de la station d'arrivée est presque en face d'un de leur magasin !
Se laisser porter...
 
Une fois finis mes petits achats, je n'ai qu'une envie : changer de pompes.
Un premier magasin avec de grandes banderoles « promos »... ne propose que des chaussures pour femme.
Je pousse vers le BHV... et je m'étrangle devant le prix des chaussures... même soldées...
bon, une autre fois...
Là à l'angle, une pharmacie...
Cela tombe bien, avec la marche de samedi sous la flotte et l'humidité qui s'est infiltrée dans mes articulations j'ai sérieusement  entamé ma resserve de secours d’anti-inflammatoires.
Je remonte la rue à la recherche d'un fruitier : il faut que j’achète des courgettes...
Ma quête légumière me fait arriver vers la rue des Archives. J'en profite pour prendre un petit billet à la tirette  (heureux hasard) avant de me souvenir qu'en allant tout droit vers le Centre Pompidou, il y a ce que je convoite...
Et hop, les légumes sont achetés.
Mais je ne suis pas loin d'un petit magasin de chaussures : les Halles aux chaussures.
Je traverse, le boulevard, passe derrière le MK2 et trouve enfin des chaussures légères avec une bonne semelle,  pour pas cher ! Je prends également des socquettes et alors que j'arrive à la caisse, le jeune manager signale que son magasin ferme dans cinq minutes....
Ouf, heureux hasard.
Je change de chaussettes et chaussures devant l’automate et parts vers les Halles.
J'ai pris mon ordinateur portable ce matin...
J'ai tellement perdu l’habitude de poster...
Vie trop morne peut-être...
… ou la flemme.
 
 
Envie de pisser.
Avoir dans le quartier des toilettes descentes et accessibles aux personnes à mobilité réduite, c'est une gageure...
Cela tombe bien, je connais un bistro... Où j'ai déjà écrit.
 
Et ...
oh surprise, ils ont le Wifi !
 
Et, oh nouvelle surprise, ils proposent une bière Espagnole…
De quoi s'imaginer encore en vacance avec ce temps si ensoleillé !
 
Le hasard fait bien les choses...
Parfois c'est bon de se laisser juste porter.
 

20:18 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |  Imprimer | | |