05.01.2010

rouen 1

Rouen quelques notes pour une future visite à préparer

Merci de me donner des infos si vous en avez (ou des souvenirs de voyage à ROUEN)

 

lieu de rdv :   gare de Rouen

1-1 Le réseau Paris – Rouen
C’est sous Louis Philippe que le chemin de fer se développe en France.
Alors que le réseau anglais est déjà bien développé dans les année 1830, il, faudra attendre 1837 pour assister à l’inauguration de la que la première ligne française : la ligne Paris –Saint Germain en Laye
C’est en 1841 que commencent les travaux de la ligne de chemin de fer. Exécutée par une compagnie Franco-Anglaise, la compagnie Charles Laffitte et Blount. Sa construction  ne prend  que deux ans. Inaugurée 1843, la ligne Paris Rouen  est avec Paris-Orleans la première grande ligne française au départ de la capital.
 Les premiers trains  arrivent à Rouen au niveau de la rive gauche vers le quartier Saint-Sever, une zone qui depuis des siècles est vouée aux ateliers et industries (Céramiques et verre)…
Cette gare sera détruite pendant les bombardements de la seconde guerre mondiale.
 Pour désengorger la gare actuelle, un projet de construction d’une nouvelle gare rive gauche est à l’étude
 La ligne Paris – Rouen s’encastrant  dans la vallée sinueuse de la Seine, un grand nombre d’ouvrages d’arts fut nécessaire : le chemin de fer franchit 5 fois le fleuve et coupe 4 fois ses méandres sous de long tunnels. La rive droite de la ville de Rouen étant encerclée de collines, après avoir franchit une dernière fois le fleuve, la ligne plonge sous 3 tunnels successifs avant d’atteindre la fosse de la gare rue verte.

1-2 La gare de voyageurs
En 1847, la gare rue Verte est inaugurée à l'emplacement de la gare actuelle
La municipalité décide au début du 20ème siècle de remplacer la gare du 19ème jugée trop petite et malcommode.
En 1912, le projet de la nouvelle gare confié à l’architecte Dervaux prévoit pour les superstructures un large emploi du béton, matériau tout nouveau pour l’époque.
La cérémonie de la pose de la première pierre initialement prévue en 1914 devant le président Raymond Poincaré n’aura jamais lieu du fait de la première guerre mondiale.
Ce n’est que le 4 juillet 1928 que le président Gaston Doumergue inaugure la gare actuelle, fidèle au projet de 1912 de l’architecte Dervaux.
La salle des pas-perdus, modernisée dans les années 1970, est décorée de fresques du peintre Robert Savary (1920- )

2 Tour Jeanne d’Arc, tour de la pucelle
2-1 Le château de Philippe Auguste
Après la conquête de l’Angleterre en 1066 par le duc Guillaume le Conquérant, la Normandie fut pendant près d’un siècle et demi rattaché à la couronne anglaise. Mais en 1204, Jean Sans Terre (1167 - 1216) battu par le roi de France Philippe Auguste  (1165 - 1223) du renoncé à ses possessions normandes. Pour assurer son pouvoir sur la ville, le roi de France leva aussitôt des fortifications autours de Rouen et fit édifier une forteresse au nord de la cité.

La structure d’un château de type Philippe Auguste est une constante : une grosse tour à un angle des fortifications séparée de la cour (ou baille)
Exemples en île de France : Dourdan  (Années 1220) (donjon par la suite rattaché à la muraille); Paris : Remplacez la grosse tour des châteaux de petite importance par le Louvre et vous avez la même structure

2-2 La tour Jeanne d’Arc
Du  château de Philippe Auguste, il ne reste que le donjon baptisé «tour Jeanne d’arc ».
Cette tour d'une hauteur de 30 mètres, d'un diamètre de 14 mètres et dont l'épaisseur des murs atteints 4 mètres à la base abrite un petit musée en mémoire de l’emprisonnement de la pucelle Si c’est bien dans ce donjon que l'on amena Jeanne d'Arc devant les instruments de tortures, elle n’y été pas gardée. La pucelle d'Orléans était séquestrée dans une tour proche dont les soubassements se trouvent au 102 de la rue Jeanne d'arc : la tour de la pucelle (ancienne tour des champs).
Le donjon a été couronné au XIX par un toit en poivrière reposant sur des Hourdes.

3 Le musée de la céramique (Hôtel de Hoqueville)
Les grands massifs forestiers, fournisseurs du bois de chauffage et la proximité de matières premières (notamment l'argile blanche extraite du sol de Sotteville lès Rouen) ont permis ce développement de la céramique.
Mais les possibilités techniques ne suffisent pas à faire une réputation. Rouen est un centre majeur de la céramique en France jusqu'au XIX, célèbre pour ses bleus et le motif de la corne d'abondance.
Le bleu est fait grâce à un mélange de cobalt et de poudre de lapis – lazulite. Le jeu subtil de la proportion de ces deux composants est à l'origine des célèbres camaïeux de Rouen.
L'obtention de la couleur rouge est difficile car le colorant tourne au brun pendant la cuisson.
Le rouge présent dans le fameux motif de la corne d'abondance n'a pu être obtenu que grâce à la technique du "bol d'Arménie"(fin XVII). Cette technique consiste après une première cuisson de la pièce à poser sur la porcelaine un mélange d'argile très grasse et d'oxyde de fer. Pour limiter encore les risques de changement de couleur, la préparation est déposée en stries sur les surfaces à colorier.

4 Le square Verdrel et le musée des beaux arts
4-1 Verdrel : sous l’inspiration d’Haussmann
Au début du 19me siècle, le tissu urbain de la ville est celui d’une ville du moyen âge. Engoncée derrière les ruines des murailles vétustes et inutiles la ville est un cloaque de maison en bois délimitant des rues tortueuses et étroites. Le feu et les épidémies restent toujours les ennemis des habitants, tandis que l’inaccessibilité de quartiers entiers due à l’étroitesse des rues est la hantise des autorités.
Cette ville n’est plus faite pour la vie « moderne », son commerce, son hygiène. On manque cruellement d’axes de circulation : il faut des ponts, il faut des rues larges pour drainer un trafic qui sera décuplé par l’apparition des gares et usines.
Il faudra près d’un siècle de travaux plus ou moins heureux, d’expropriations, de destruction de monuments pour qu’enfin Rouen ait des ponts en pierre, pour aménager les quais et percer de grands axes aptes à la circulation.
Le maire Charles Verdrel est connu pour son opiniâtreté lors du percement des rues actuellement Jeanne d‘Arc et Lecanuet. Au croisement de ces deux rues, un square lui est dédié. Mais les coûts engendrés par le projet Verdrel de1859 rendrons les édiles extrêmement frileux aux autres projets d’urbanismes. Et il faudra attendre les bombardements de 1940 et 1944 afin que le bois à Rouen face place significativement à des habitations salubres.

4-2 Musée des beaux arts
Les collections picturales sont très diversifiées. Les tableaux de l'école hollandaise (XVI-XVII) et ceux de la peinture italienne de la renaissance cohabitent avec la peinture française. Mais le point fort de ce musée est sans conteste sa collection de tableaux impressionnistes, la deuxième en France.
Un des rares musée de province a avoir des Rubens, Caravage, Velázquez…
Caravage  : La Flagellation du Christ
Diego Velázquez : Démocrite

4-3 Le musée de la ferronnerie (Le Secq des Tournelles)
Ferronneries, anciennes réunies par Louis-Henri Le Secq Des Tournelles et léguée à la ville de Rouen par son fils (1854 - 1925).
Une collection unique au monde !

5 La rue Beauvoisine
5-1 le Cardo
Le site de Rouen existait déjà avant la conquête romaine.
Le celte « Rotomagos » désigne une zone de marché. Rouen, dernier passage entre les deux rives de la Seine est une plaque tournante du commerce entre les belges (Calétes et Veliocasses) et la Gaule chevelue (Lexoverii, Eburons)
La ville gallo-romaine (Rotomagus) se développe vraiment sous le règne d’Auguste (1er siècle). Elle est après Lugdunum (Lyon) l’une des plus importante ville de gaulle
Merci de me croire sur parole si je dis que les thermes romaines étaient vers le quartier des Carmes…

Une des caractéristiques des villes romaines est la présence de deux axes traversant les villes selon les points cardinaux. L’axe Nord Sud, le Cardo, est toujours visible à Rouen : il est repris par les rues Beauvoisine (à l’extérieur de la ville XIII) , des Carmes et Grand-pont
5-1 bis Rougemare
Début XIIIeme siècle : fortifications près de la place Rougemare (porte Aubevoie)
5-2 Place de la crosse
Rue Beauvoisine, rue des Carmes Passage devant le tracé de la plus vieille enceinte urbaine de Rouen (Vème  siècle)  rue des fossés Louis VIII
A l’intersection de la rue des carmes et de la rue de l’hôpital : Fontaine Sainte-Apolline
La fontaine est branchée sur la source Gaalor. Détruite en 1944, la fontaine a été entièrement restaurée.
A cette emplacement, un des nombreux couvents de la ville : un carmel. Les voûtes des celliers peuvent être encore visibles dans les caves des magasins alentours notamment, celle d’un marchant de tapis

5-2 bis Le Livre des Fontaines (1526)
Cette fontaine est reliée comme beaucoup d’autres fontaines de la ville par un réseau d’alimentation très ancien.
Un certain nombre de sources entourent la ville de Rouen. Détournées, elles alimentent depuis des siècles la ville. A la renaissance, Jacques Le Lieur, notables de Rouen, offre à sa ville un manuscrit où sont recensés les sources, les cours d’eau et leurs cheminements souterrains : le livre des fontaines (aussi appelé  « Livre à la chaîne »).
La description minutieuse des parcours, tracés et de la représentation des lieux publiques, églises et autres monuments d’urbanisme  fait de cet ouvrage une pièce unique pour tout les spécialistes de la renaissance.

5-3 Maison en bois ou maison en pierre ?
Le bois est omniprésent à Rouen. C’est un matériau facile d’accès (de nombreuses forêts entourent la ville) et pas cher.
De nombreux cas de figure cœxistent : maison totalement en bois (avec  soubassement en pierre), premier niveau en pierre et étages en bois, bâtiment totalement en pierre.
O’ Kallagahan’s : un exemple ave un res-de-chaussée en pierre
La vue sur la façade peut être trompeuse car de nombreuses façades en bois sont recouvertes de stucs imitant la pierre.
Astuce : regarder où sont placer les fenêtres par rapport à la surfaçe de la façade : plus elles sont en avant, et plus vous  avez de la chance d’être devant une structure bois

13:35 Écrit par Pierrot dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rouen |  Facebook |

11.12.2009

Souvenirs de randonnée. A la Sainte Catherine, ne prend pas racine...

Au détour de vieilles archives stockées sur quelques vieux CD, je suis tombé sur les données que j’avais mises de coté pour une visite que j’avais préparée sur Rouen

A cette époque, c’est à dire il y a prés de dix ans, j’étais dans une association de randonneurs Normands et également dans son pendant francilien…

Un des randonneurs français m’avait demandé de l’aide pour organiser une rando doublement couplée : à la fois de Normands et de lutéciens et à la fois touristique et sportive…

 

Le début de la journée devait se faire par une visite de la ville – faite par votre serviteur- avant de faire une randonnée qui se finirait autour d’un couscous

 

Au niveau du sport, il s’agissait de partir du pied de la côte Sainte-Catherine, de longer le Mont Gargan avant de remonter sur le plateau vers Boss.

De là, faire une boucle pour revenir vers la commune de Bonsecours en passant par les jardins ouvriers et, près de la grande église de ND, descendre le chemin de l’ancien petit train à crémaillère qui reliait à la fin du XIX, début du XX les bords de Seine au plateau.

Les rails sont depuis longtemps partis, mais il reste encore un impressionnant massif circulaire en brique perdu à mi côte qui permettait au train de grimper plusieurs dizaines de mètres sur une courte distance… En bas, fleuretant avec l’ancienne route qui amène au vieux Bonsecours, on reprend un raidillon pour grimper au bord de la falaise que l’on longe sur un sentier jouant avec un précipice. La Seine serpente à une cinquantaine de mètres plus bas à main gauche et la vue sur Saint Etienne, et l’immense gare de triage de Sotteville est impressionnante. Nous dirigeant toujours vers l’Est, il faut encore faire une mini-escalade et passer une rambarde pour atteindre la route des Côtes qui aboutit au célèbre point de vu de la colline Sainte Catherine de Bonsecours...

Une fois là, c’est la descente presque en ligne droite en sautant sur les traverses d’un escalier plus ou moins praticable par temps de pluie…

 

Il y eu quelques péripéties et anecdotes pendant ce trajet… La randonnée ayant été reportée en automne, nous nous sommes trouvés en pleine période de chasse…

 

1) Quelques jeunes femmes faisaient parti du voyage – probablement intéressées par le coté culturel vu que d’habitude, dès qu’une rando avait plus de 15 km, la gente féminine nous laissait tomber… Bref, cela jacassait fort dans les sous bois, si bien que à flanc du Mont Gargan, sortant d’un buisson en tenue de camouflage, un chasseur nous dit texto : « Vous les faîtes taire ou je tire dans le tas! »

 

2) Il y eu aussi l’étonnement de nos chers franciliens devant un muret de terre ceinturant un jardinet…

Le dessus du plateau est composé d’un limon fin originaire des calottes glacières. En ces temps reculés, les fines particules arrachées par le vent à la toundra (qui était plus étendue alors) se déposaient dans cette zone, donnant une couche lourde et fertile. Juste en dessous, une épaisse couche d’argile à silex recouvre près de cinquante mètres de craie (la colline proprement dite) La masse blanche repose elle même sur une couche d’argile : l’argile de Gault, qui emprisonnant les eaux de pluie, est à l’origine des sources et nappes phréatiques entourant Rouen…

Ces caractéristiques géologiques expliquent la grande utilisation dans ma région du silex et de l’argile. Là cet épais mur fait d’un mélange d’argile et de paille était recouvert par une mini-toiture de tuiles plates (probablement de production Normande)… Une façon économique de faire un mur grâce aux matériaux locaux ! 

 

3) Une fin de rando à la lampe torche ! Non seulement, la randonnée avait était décalée plus avant dans la période hivernale, donc vers une période ou les jours sont de plus en plus courts, mais même en prenant de la marge pour la visite touristique de la ville, la randonnée elle même a commencé plus tard que prévus. Si bien que la descente de la colline en sous bois près du cimetière c’est fait à la tombée de la nuit. Beau couché de soleil au point-de-vu, mais il a fallut retrouvé à tâtons les traverses en bois glissant des marches permettant d’accéder au bas de Sainte Catherine…

 

Que de souvenirs !

19.10.2009

Le ventre de Rouen : les produits du terroir Normand s’invitent en ville

8h15, lundi

Il ne faut surtout pas que j’oublie le fromage que j’ai mis de coté ce matin au bureau.

Du vrai Neuchâtel, cela ne se trouve pas à tout les coins de rue de France et de Navarre, encore moins au pays des lutéciens et des sarrasins…

 

C’est que j’étais au pays ce Week-end.

Malgré mes problèmes de santé, il fallait bien que je sorte pour acheter mon billet de train de retours. Je profite donc qu’un Oncle vienne pour causer de choses sérieuses avec sa sœur pour faire d’un « Pierrot deux coups » : billet + discrétion.

Plutôt que de retourne directement à la maison, je descends vers la Place du Vieux Marché.

Comme chaque année à la même époque, avant que ne viennent la foire Saint Romain, c’est la fête du ventre à Rouen : deux jours où les exploitants des terroirs de Normandie présentent leurs produits…

Là les ruelles sont noires de monde. Il fait beau et les gens en profitent pour déambuler entre les échoppes. On s’installe en terrasse devant des bières ou des vins chauds, on cause avec les agriculteurs du cru, on se fait une petite rincette de cidre, on rigole, hume, goute, mastique…

C’est toute la Normandie qui est descendue dans le ventre historique de la ville au cent clochers

 

Je prends part, moi aussi, à ce petit pèlerinage des papilles …

Ici et là, pommes et poires sont vendus sous toutes leurs formes : en vrac ou en petites quantités. Des variétés locales et anciennes côtoient d’autres fruits plus modernes… Cidre, poiré, pommeau…Mais aussi gelées et confitures…

normandie_pomme
 

Pour faire original pour l’anniversaire de Phil, j’ai pris une confiture de pomme, café et calva : « Pousse au cul », nom bien trouvé avec l’humour tout à fait typique de ma Normandie natale.

 

Un grand absent : le calva… C’est que la charge de bouilleur de cru qui était héréditaire a été abolie depuis des dizaines d’années. Les derniers vieillards qui - il y a quelques dizaines d’années encore passaient de ferme en ferme pour distiller le précieux breuvage- ont emporté leur alambic dans la tombe …

Officiellement, plus personnes dans les campagnes n’est censé se faire sa petite goutte artisanale.

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Mais si les politiciens de Paris sont connus pour être des filous, à finaud, finaud-et-demi : cachées dans les granges quelques cornues font encore la joie des Normands. Les bonnes adresses sont transmises sous le manteau –comme les bouteilles… 

 

Même si la bière est plus connue dans le « chnord », il existe tout de même en Normandie quelques rescapées revenues au goût du jour… La plus connue est la northmaen (www.northmaen.com/  ). Northmaen

Mais il en existe bien d’autres, comme les bières de l’abbaye du Vallasse (plus d’infos http://www.normandie-heritage.com/spip.php?page=blogs&id_article=448 )

 

Il fait beau, mais froid. Rien de tel qu’une bonne soupe pour se « récauffer ». Justement, octobre, c’est la dernière ligne droite pour le cresson des fontaines. Ce maraîcher en propose une louche bien chaude. Des bocaux de soupes mais aussi des bottes sont à vendre. Sur des petites fiches, cet habitant de Clères n’a pas hésité à écrire de bonnes recettes en sus de ses coordonnées. En cette période, il y a eu une razzia sur la recette de la soupe de cresson : dommage, je sui passé après la bataille…

Clères est en Seine maritime. Il n’y a rien d’étonnant à avoir dans ce « Pays »  des agriculteurs spécialisés dans cette plante qui pousse dans l’eau : le plateau est parsemé de rus et petits fleuves côtiers…Autant de cours d’eau où il est facile d’installer des cressonnières.

  

Lorsqu’on dit « foie gras » à un francilien, il pense immédiatement : Oie & Aquitaine…

C’est sans compter avec les spécialités Normandes !

canard_Duclair
Le canard sous toutes ses formes est aussi une spécialité de mon pays. Bien sûr il y a le célèbre canard à la rouennaise préparé avec un canard de Duclair (qui ressemble à un Colvert). Recette plutôt spectaculaire puisqu’on prépare le suc de votre plat en broyant la carcasse de l’animal devant vous… (Plus d’info sur le site de l’Ordre des Canardiers
http://www.canardiers.asso.fr/default.asp?file=pg0-0_fr)

Mais limiter nos spécialités  à cette recette est plutôt réducteur. Foie gras, mi-cuit, confit… il y a pour touts les goûts. Je ne sais pas si c’est lié à notre climat plutôt humide, mais apparemment ce palmipède donne bien chez de part chez nous : et plusieurs élevages normands, coiffant au poteau le Sud-ouest, ont décrochés des médailles pour la qualité de leur produits…

J’ai pris un mi-cuit pour un prochain gueuleton entre amis…

 

Quoi d’autre ?

Et oui le fromage !

Victoire ! On à gagné la guerre du Camembert : ce fromage, les industriels ont voulut qu’il soit fait avec du lait pasteurisé. Quelle horreur ! Saches, cher lecteur, que tu ferais hurler un Normand en sortant ton « klacosse » du frigo ! Alors dénaturer le lait avant même de faire le fromage…

Pour info, les plus grands spécialistes du vin ont tenté en vain de trouver l’accort parfait. En bon Normand, je puis te le dire, cher Rabelaisien, que la seule boisson qui convienne avec ce fromage est un bon cidre fermier !

neufchatel
Mais nous n’avons pas que ce fromage la ! Livarot, Neuchâtel, et Pont-l’Evêque sont aussi de notre cru !

 

Enfin, comment oublier les produits de la mer…

C’est assez étonnant de voir les visiteurs repartir avec des bocaux remplis de soupe de poisson…

Ce n’est que lorsque la Foire Saint Romain occupera les quais de Rouen que nous seront en pleine période du Hareng. Simple copieux et équilibré, le hareng mariné ou grillé est un délice d’automne… Un de mes oncles, maintenant expatrié comme moi en île de France, n’hésite pas à faire le plein de glacières !

Et la perle des perles : l’huitre de Saint Vaast. (http://www.saint-vaast-reville.com/huitres-ostreiculture-saint-vaast-la-hougue-reville.html)

huitres
Contrairement aux claires d’Oléron, celles-ci ne sont pas affinées à l’eau douce. Les huitres Normandes, sont principalement de pleine mer. Elles ont un goût iodé et salé très prononcé. Il est encore un peu tôt dans l’année et elles manquent encore un peut d’ampleur mais à la fin novembre elles seront à se damner : Avec les « Saint Vaast », nul besoin d’une sauce hyper sophistiquée pour donner du goût, une tranche de pain beurrée suffit ! Juste à la rigueur une petite pointe de citron…

 

Ce fut un dimanche des plus agréable pour le convalescent que je suis…

 

14.09.2009

Rouen, un samedi de septembre

 Samedi 12 septembre

Il fait beau, voir presque chaud

L’opération de cette journée se résume à peu de chose : profiter et faire des courses pour me vêtir.

Pas besoins d’aller bien loin : le centre de la ville moyenâgeuse  est juste de l’autre coté de l’avenue.

 

Le centre historique et moyenâgeux de Rouen est à la fois petit en surface et piétonnier.

Dans ces ruelles étroites, s’alignent les maisons à colombage de différentes époques, des hôtels particuliers dont nul si-il ne franchit les portes cochère- ne peu déceler la présence, la beauté, les jardins.

Les églises, chapelles, abbatiales, cloitres, en parfait état où en ruines sont comme semés à la volée dans le tissus urbain. Les fontaines sont assez nombreuses malgré les ravages de la seconde guerre mondiale. Qui se douterait qu’elles sont encore alimentées par un réseau datant du moyen-âge. Le livre à la chaîne (appelé plus communément le livre des fontaines) commandé par Jacques Le Lieur en 1526  retraçant entre autre les différents parcours des alimentations de la ville, est toujours d’actualité !

 

Situé à 150 km de Paris, facile d’accès par le train, capitale pendant un temps de la puissante Normandie, ville à l’architecture gothique étonnante, encore maintenant renommée pour sa faïence, musées aussi riches (musée des Beaux-Arts) qu’insolites (musée de la ferronnerie), patrie d’hommes de lettre ou de scientifiques, écrin d’un patrimoine unique (aître St Maclou et église St Maclou, cathédrale peinte par Monet…), ville historique (supplice de Jeanne d’Arc, premier port cap-hornier au XIX)… c’est certes tout cela Rouen mais…  

…Mais il serait faux de croire que ce n’est qu’une ville-musée morte sans les touristes !

La vielle ville à gardé –étrangement – de nombreux commerces : vêtement, décoration, livres, musiques, matos pour la musique classique et électronique, et bien d’autre chose encore…

 

Dans les rues étroites, les boutiques changent mais l’esprit demeure : Rouen est une ville commerçante.

Et c’est encore plus vrai quand le soleil arrose de ses rayons la vieille ville.

La rue du Gros Horloge qui relie la place du Vieux marché (lieu de Supplice de la Pucelle d’Orléans) à la cathédrale est toujours animée. L’horloge Astronomique continue de donner l’heure, la saison et la phase lunaire au dessus des badauds, des musiciens de rue, mendiants, coupe-goussets … tout ce petit monde se pressant autours des échoppes. Ne serait-ce les vêtements, qu’on se croirait encore au moyen âge !

Par contre comme au moyen-âge, les rues deviennent désertes à la fermeture des échoppes…

A la renaissance, la cloche d’argent du Beffroi sonnait la fin des transactions vers 21h, et la ville retombait alors dans la torpeur. Il n’y pas grand chose de changé depuis…

 

On a acheté une nouvelle paire de pompe, un pantalon et j’ai craqué pour un T-shirt…

Il ne me manque plus qu’un peul ad-hoc et une autre paire de chaussure genre « pataugasse » pour remplacer celle que j’ai détruite…

09:57 Écrit par Pierrot dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : normandie, rouen |  Facebook |

Vive la retraite !

Lundi matin, 8h00

Je suis parti tôt de Rouen ce matin. Si tôt que j’ai du m’arrêté prendre deux cafés sur une petite place rue de l’Evangile puisque l’accès aux bureaux n’est possible avant 8h00  que sur autorisation.

 

Je suis arrivé à la ville aux cents clochers vendredi soir.

La mater était pendant une bonne partie de la semaine à la campagne. Où elle s’est ressourcée après le pot de départ et ses derniers cartons.

Cela fait donc quatre jours qu’elle est à la retraite et elle est comme transfigurée !

Je me rappelle comment elle était le vendredi soir : fatiguée, les traits tirés, une sorte d’aurra grisâtre autour d’elle. N’étant généralement pas non plus de toute première fraicheur le vendredi soir, j’avais plutôt tendance à arriver à Rouen le samedi matin afin que tout deux, puissions recharger les batteries le vendredi soir après nous être écroulés dans nos lits respectifs…

 

Ce soir là, c’était bien le premier vendredi depuis longtemps que je lui avais vu une mine si pimpante !

Un rayonnement intérieur dépassant largement la surface, le visage rajeuni par l’absence de souci, les yeux pétillants et alertes ! Et très décidée à entreprendre bien des choses laissées de cotés parce que son temps et son esprit étaient accaparés.

Conférences sur l’Art, la philosophie, la peinture, et la culture en générale. Remise à niveau de son anglais plus part pragmatisme que par amour de la langue. Apprentissage de l’Allemand, langue « qui parle » évidemment à une personne versée dans le latin et le grec ancien. Visite des musées. Et un petit parcourt des différentes cathédrales de France et d’Europe…

 Cette soiffe quasi héréditaire de la culture, de la connaissance, qu’elle difficulté pour l’assouvir quand l’esprit est accaparé par les soucis et le management…

Mais que ces choses si elles ne sont partagées. Et c’est bien là une des autres facettes de ma Stabat : son engagement social et humanitaire…

 

En cette soirée de fin de semaine, j’avais donc en face de moi une femme rajeunie et vive.

Quelle différence avec moi qui suis resté dans une espèce de marasme et de corps, de coeur et d’esprit.

Vivement la retraite, tien !

08:48 Écrit par Pierrot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : retraite, rouen |  Facebook |

14.08.2009

Trafic de produits provençaux

Vendredi 14.

Ce Week-End, je le passerai à Rouen

 

C’est qu’il y  encore à finaliser le système électrique chez ma mère (elle devait refaire le support et reboucher des trous avant que je pose certaines baquettes et prises).

A cela, si nous en avons le temps, il nous faudra couper une grande et épaisse planche vitrifiée aux dimensions du mur du fond et y découper l’emplacement de l’évier. La mise en place de ce plan de travail nécessitera bien sûr de celer des tasseaux et placer les supports intérimaires.  En ce qui concerne la plomberie, les équipements modernes flexibles facilite de nos jours grandement les rénovations…

 

Donc ce matin, je prépare mon sac. Il semble bien volumineux mais il n’y a finalement dedans qu’un change de sous-vêtements un T-shirt, mon pantalon court de rando et une paire de basket.

Tout le reste, c’est des produits du Sud pour ma petite Dolorosa. La mère de mimi à cueilli dans son jardin des herbes et aromatiques tels que fenouil, Laurier, Tilleul…

fenouiltilleul

Egalement avec ses compliments : de la tapenade d’olives noires (cela existe aussi en olives verte, mais c’est plus rare) et de la crème d’Anchoïade.

De mon côté, après avoir vu mon frère avant sont départ pour Berlin, j’avais acheté mercredi du pain de campagne, du fromage Corse et du saucisson de cochon sauvage… Comme je n’ai pas tout fini, j’embarque ce qui reste !

 Des forces pour les travailleurs !

 

Je suis arrivé un peu en retard au travail : il y avait du monde devant la machine à billet et j’ai loupé de peu la navette. Quand le bus 65 mets plus de 8 minutes avant d’arriver à la Gare du Nord, c’est plus rapide de marcher jusqu’à la station de Métro Marx Dormoy. Là, le bus 60 ne devait pas arrivé avant une bonne dizaine de minutes. Même chose : je suis passé rue de l’Evangile pour arriver au travail presque au niveau de la porte d’Aubervilliers…

Rien de tel qu’une bonne marche pour commencer la journée !

 

J’espère récupérer mon vélo pour septembre, c’est que même si les Franciliens en voiture sont de véritables meurtriers, ce sera toujours moins dangereux que de voyager dans un RER Bondé en pleine épidémie.

24.06.2009

21 juin à Rouen - Et en avant la musique ! 2

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La chorale du quartier  en action !

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Pprincesses et petits bout de choux

16:45 Écrit par Pierrot dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, rouen, 21 juin, rougemare |  Facebook |

21 juin à Rouen - Et en avant la musique ! 1

MUZIK_04Petit appéro à la Buvette

Muzik_06 Un buffet pris d'assaut

MUZIK_07

 

16:30 Écrit par Pierrot dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rouen, 21 juin, rougemare |  Facebook |

21 juin à Rouen - On Installe !

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 Disposition des tables

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on prépare les tables pour le Buffet (avec les couverts façon taylorisation)

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La table aux gâteries : patisseries et autres desserts

21 juin à Rouen - les petits parapluies

Les petits parapluies, restaurant tenu part Marc Andrieu (un nom bien normand !)

Merci à lui pour sa participation au buffet !

Muzik-les-petits-parapluies

 

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