12.01.2012

Zen attitude

Jeudi 12 janvier 2012
Dans une rame de la ligne 4, je suis là à écrire son mon mini-ordinateur.
J'ai failli commettre une gaffe ce matin : pas assez réveillé, je me dirige vers la station de RER... Heureusement, le bus 187 arrive juste devant moi. Je puis encore prendre l'option « Métro »
Dans le bus, quelle différence avec le RER. Ici, il y a de l'espace. Au fond, une femme tricote un chandail. Les livres sont sortis. Toutes générations confondues, quelques portables sont là pour s'isoler. La différence avec le RER, c'est que leur visage n'est pas fermé. Un jeune homme portant une écharpe tricotée  s'installe à coté de moi, il sort de son sac un livre. A cette heure, dans le RER, les bras sont si collé au corps que les êtres vivants prisonniers sont devenus des Hommes-troncs. Impossible d'ouvrir un bouquin !

Avant de prendre le métro, je passe à une boulangerie:3 viennoiseries.   Celle au chocolat pour moi, les deux autres pour deux vieux à coté de la bouche du métro. c'est à peine si ils ont encore la force de mendier.
Dans la rame de métro, les places assisses sont prises d'assaut... et pourtant à malgré les quelques personnes debout, on respire. Les regards sont fermés, plus par le sommeil et une habitude purement parisienne que par le stress d'un enfer quotidien.
Une population plus uper midle-classe est en transit.Elle est bientôt arrivée à destination : bureau, salle de cours...
Les visages sont sereins : nous ne sommes pas dans le RER.

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Perdre une demi heure de plus dans le transport n'est rien en comparaison de cette quiétude pour qui a connu l'enfer du RER

06.01.2012

Un argentin dans le train

Petit bataille vestimentaire

Sur le quai du RER à Châtelet,
Il est là a attendre la rame. Tirant une valise avion, vaste attaché-caisse pour ordi de 17 pouces en bandoulière. Par le crochet des portemanteaux, il retient sur son autre épaule, deux costumes protégés par une housse.

Une fois dans le RER, le jeune homme se bat avec son packtage, posant sur le siège en face de lui, une à une, les valises. Chaque costume est par la suite, posé pour ne pas être froissé.
Beaucoup de précautions, gestes précis et précieux, digne de la cérémonie de quelque ostentation, comme si chaque objet était une relique.
 
Sa tenu vestimentaire est recherchée. Le ton mate de la peau de ce jeune hidalgo (est-ce un descendant des mayas?), s'accorde parfaitement avec son écharpe bleue en cachemire. La chemise est d'un blanc éclatant, souligné par une cravate si sombre qu'elle en paraît presque bleue.
Sa coiffure ferait penser à un de ces jeunes de bonne famille. Seuls quelques volutes dans sa chevelure, ondoyant comme des vagues d'ébènes, laissent supposer le coté bouillant de l'argentin.

30.12.2011

Excusez-moi mademoiselle, je suis plein de confusions...

 

Vendredi 30 décembre

 

Petit sac printanier

 

Longs cheveux assortis à une écharpe en laine écrue tricotée main

 

Petit minois tourné vers la vitre au sourire discret et adorable

 

Jolie petite vision...

 

14.12.2011

Blatteman

Je suis arrivé entre 9h30 et 9h35 au travail ce matin… après 1h30 de voyage…
Certes, Mardi j’avais mis aussi presque 1h30, mais c’était voulu !
Apres la mini-tempête de la nuit de lundi à mardi, je n’avais pas voulu prendre de risque avec le RER. Vous pensez, chaque automne, certains trains sont annulés : les feuilles mortes sur les voies sont incompatible avec leur système de freinage… Alors avec les risques de branches et autres objets…
Bref, mardi matin cela à été moins de 30 minutes de bus pour aller à la porte d’Orléans 3/4h de métro et 15 minutes de bus jusqu’au bureau…

Ce matin, attente sur le quai.
J’ai oublié le décompte.
A partir d’un certain nombre de bétaillères ouvrant leurs portes sur un magma de chaire, le cerveau disjoncte…cela évite de griller un câble.

C’était un trafic "normal" ? Même pas… pire que la semaine dernière…

Dans le train que j’ai peu enfin prendre on respirait tout de même. Je crois que j’aurais fini par prendre l’option métro si je n’avais pas eu la possibilité de rentrer dans un train enfin supportable.


Supportable…
Ce n’était pas le cas des rames nous précédant.
Arrêt de mon train en pleine voie avant Cité Universitaire : un malaise voyageur dans le train devant nous.
Un deuxième arrêt après Luxembourg… pour la même raison
Je pensai que le francilien était une espèce nouvelle capable de survivre dans les conditions extrêmes… Ben non, même les cafards et les blattes ont leur limite !

Une fois arrivé gare du Nord, vous pensez bien que je n’ai pas repris le bus… le bus 65 est aussi un cauchemar ambulant (Transport et folie Humaine )


 
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Au secours, il y a des feuilles sur la voie !


Vite Robin, dans la blatte-mobile


Blatteman, blatteman…

28.11.2011

Un cafard dans le RER

Lundi matin
Je pars en laissant deux tourtereaux blottis l’un contre l’autre.
Je pars de chez moi après 7h30 puisque j’ai fait en plus un peu de sport : mail ratp, infos, météo, abdos…
Et là sur ce quai, c’est la cata…
Un train
Deux trains
Trois trains
Impossible de rentrer dedans
Au quatrième…
Un petit bout  de bonne femme à la tête qui est prise par la porte…va-t-elle être guillotinée ? Non POP, la tête telle une baudruche est repoussée par le caoutchouc, et se colle dans la masse de chaire en face…  les visages contre la vitre sont si écrasés, qu’ils n’ont plus rien d’humain. La coiffure de la bonne femme est si compressée par la glace que la tête semble incrustée dans la porte… vision d’horreur…

Ce n’est qu’au cinquième RER que j’ai eu la « chance » de pouvoir entrer dans une « voiture ».
Le voyage était « acceptable », c'est-à-dire que nous étions trop sérés pour ouvrir un livre de poche… mais contrairement aux voyageurs qui non ont précédés, nos membres n’étaient pas comme soudés au tronc.
Là c’est le royaume des trucs-phones : eux seuls peuvent être utilisés pour lire un journal électronique, faire un jeu, écouté de la « zik ». Cet outils initialement fait pour communiqué, n’a pas d’autre utilité dans le RER que d’isoler de son entourage… Paradoxale…

Il est dit que dans le cas d’une guerre nuclaire, seuls les scorpions et les blattes seraient capable de survivre…
Quand on pense aux conditions de transport dans le RER… on à presque envie d’ajouter : «…et les franciliens »


08.11.2011

T 'es tombé du lit ?

Arrivé très tôt ce matin : 8h10…Le temps que mon ordi daigne se lancer… (Il est aussi prompte au réveil que le bonhomme…d’où sonnerie 5h15)
Les mails arrivent lentement… Il faut aussi dire que j’ai plusieurs années en stock : Cela me permet d’avoir une trace des différents projets…
Pour éviter les ennuis, il faut que je parte de chez moi avant 7h00 : l’accès à la porte d’Orléans est alors fluide et les rames de métro pas encore suffisamment prisent d’assaut au terminus pour que je trouve une place assise. Ne pas oublier qu’à deux stations prêtes, je me tape toute la ligne !

Même chose pour le vélo : Il faut que la circulation soit fluide pour ne pas risquer sa peau !

 Temps de parcours : presque 1h… sauf qu’il n’y a pas de douche… Fennec-boy doit se rendre olfactivement supportable avec les moyens du bord !

 

 Du moins cela me permet il d’écrire un petit mot.

 

Non, non le pierrot n’est pas mort ! Juste « légèrement » occupé.

 

28.09.2011

Une petite matinée

 

  • Se faire réveillé à 5h00 par une arrivée impromptue…
  • Rechercher d’un papelard pour transformer ma fosse des malouines bancaire en plateau océanique
  • Faire une sieste flash
  • Se faire tiré du lit par mon réveil
  • Tirer du lit une marmotte
  • Jouer aux chaises musicales avec le necessarium
  • Cuir du poisson pour les « beto »
  • Lancerune machine à lavée en mode express
  • Faire la vaisselle
  • Décrassager du bonhomme et touti-quanti
  • Disposer le  linge sur le séchoir
  • Refaire mon lit, tirer l’autre sous la banquette
  • Consulter les mails
  • Récupérer un timbre
  • Aller poster une facture
  • Attendre à Arcueil où un usager excédé voulait arrêter la circulation en se plaçant sur les voies
  • Sur le parcours,  visiter plusieurs pharmacies pour compléter mes médocs…

 

Allez, j’avoue, je ne suis pas arrivé à 9h00 tapante !

 

26.09.2011

Petits instants du soir

 Je rentre, et l'odeur de la viande dans sa marinade me titille les narines. Yannick est aux fourneaux. Quel petit plaisir que celui de rentrer et de n'avoir – presque – qu'à mettre les pieds sous la table !

Juste quelques rondelles de saucisson, du gruyère et le charrette qui j'ai versé dans deux petit gobelets...

Je suis rentré bien précipitamment. En fait,je suis parti à l'heure afin de prendre le bus et arriver à la station de RER. Si vite, que j'en ai laissé mes clés et mon roman sur mon bureau... Thomas fermera derrière moi.

Là la circulation est normale : 4 trains sur 5 cette semaine sont prévus. Le train pour Saint Remy était inaccessible : trop de monde. Je l'ai laissé partir sans moi. Vite, je saute dans le « Robinson ».

Quelle joie : il y a des places assises. C'est aux Halles que cela risque de se corser...

Il fait chaud, mais pour une fois pas trop bondé, le wagon est respirable.

Un couple de vieux est à coté de moi. Ils se taquinent, « s'entinchent » comme on dit de par chez moi... Même si c'est avec des pics plus ou moins agréables, il ya tout de même une forme de complicité entre-eux..

Le train est arrêté à Denfert : un signal d'alarme a été tiré d'une manière intempestive !

Je discute avec un homme en face de moi. Il doit être plus jeune que moi...

alors rien que pour ce charmant inconu du RER, voici le blog des usagers de la ligne B

http://www.blogencommun.fr/rer-b/

et le site d'une association...

http://asso.rerb.free.fr/

 

Yannick finit par préparer les haricots, la sauce bloblote doucement et la machine à cuisson vapeur est branchée, les légumes grésillent dans le wok...

La lumière décroit, il est bientôt l'heure de se mettre à table, un appréricube sur un pique d'une main, un verre de l'autre...

Bonne soirée

Un Krak pour les chevaliers du RER

 

Pas très loin de mon travail, d’anciens entrepôts ont été rénovés. La quantité de béton utilisée lors des travaux était plutôt impressionnante.

Entrée hyper-discrète, ce qui ressemble à un bunker, a juste une petite pancarte « police ».

Aucune fenêtre, juste une grille, puis une courette sans protection possible, une chicane en grille… une unique porte d’entrée étroite…

Un système de défense pied à pied, venant directement de la période des croisades : ces types de défenses ont été importés en Europe à la fin du Moyen-âge en copiant les méthodes utilisées par les locaux (c’est vrai que dans la région cela fait depuis la fondation d’Ur qu’ils se foutent sur la tronche… alors question pratique…)  

 

Qu’est-ce donc que ce block qui ferait passer le plateau d’Albion pour une auberge espagnole ?

Un article paru dans le Figaro m’a donné la réponse…

Train et métro : les lignes les plus dangereuses à Paris


12.09.2011

Le Minidou du métro

 

Dimanche, fin de journée

Ligne 4, je suis assis à coté d’un jeune homme. Il est rentré à Chatelet, un gros sac de sport sur le dos, la mine tirée, fatigué probablement de sa journée.

Je suis là, avec en main un de mes petits carnets. Je suis passé exprès dans cette papeterie, juste après les averses pour voir faire un stock. Ils sont pratiques, faciles à mettre dans la poche.

Pendant que j’écris quelques lignes, le jeunot est courbé sur un livre, sa nuque bien visible est parcourue  par une chainette en argent, bien visible puisque son petit pull blanc est un raz-de cou. Le temps en temps, il lève les yeux pour savoir à quelle station nous sommes.

Un doux parfum émane de sa personne, un parfum de fraicheur, légèrement caramélisé… Il doit revenir de chez papa-maman pour que ses vêtements sentent le propre et l’agréable senteur de l’adoucisseur… Petite déduction : le sac doit être rempli de son linge de la semaine, et il a du se farcir le voyage depuis sa province Natale…  d’où la fatigue…

On est dimanche, il est 19h00, moment où –tel que je le fis il ya de cela si longtemps- les étudiants reviennent pour débuter une nouvelle semaine de folie : quelques cours, entrecoupés de révisions et – selon le budget – de sorties.

Il descend à Montparnasse. Moi je dois faire toute la ligne.

Vais-je prendre le bus ou bien continuer à pied pour rentrer chez moi ?

Un peu de marche, peut-être pour solder ce dernier WE estival