12.12.2011
Petit somme dans un champ de groseilles
Je suis dans le train de 5h20 (et plus 05h25 !), un lundi.
Cet omnibus s’arrête à Vernon. J’ouvre un œil au départ…
Ils sont là.
Ce n’est pas la première fois que je les vois dans ce train. Que font-ils ici ? Pourquoi en seconde classe ?
Père est assis de l’autre coté de l’allée. Il dort aussi raide qu’un piquet.
La propension à bien se tenir doit être tellement ancré en lui que même ici, dans son costume-cravate à la coupe simple mais élégante, il ne saurait plier. L’écharpe est placée comme un col amidonné est sobre mais reste en un tissu tout à fait conforme aux critères de son milieu.
Les enfants sont de l’autre coté. L’ainé est assis de telle sorte que je ne puisse voir que le sommet de sa tête. La coupe militaire parfois tombe en avant… Il finit la nuit. Plus tard je remarquerais que même en hiver, il porte une culotte courte et marron, genre scout d’Europe. En face de lui, coté fenêtre le cadet et le petit dernier coté allée. Tout deux arborent un costume, l’écusson de leur école cousu sur leur cœur. Les trois boutons de chaque manche n’ont aucun rôle fonctionnel. Les têtes à la coupe propre - sans être aussi martial que celle de leur ainé- sortent d’une chemise bleue au col amidonné et fermé par une cravate uniforme et sombre. Le cadet à la tête posée sur la vitre, il dort, le cou protégé en parti par un cache-nez en cachemire. Le petit dernier à la tête qui se dodeline sur un cartable rouge. Cette touche de couleur aussi pimpante semble tout à fait incongrue.
La famille Lequenoy fait son petit voyage hebdomadaire…
Père travaille dans un ministère quelconque, il dormira dans un logement « de fonction » loué des clopinettes, mais dont la différence est payée par le Tiers-Etat.
Les enfants passeront la semaine dans leur école privée genre Stanislas ou autres écoles encore plus renommées…
Plus tard, cette élite de la nation ira à H4 (qui depuis quelques années accueille bien du bas monde, ma pauvre dame) puis se sera quelques grandes écoles françaises et étrangères...Un avenir tout tracé.
Ce voyage hebdomadaire est peut-être le seul moment de leur vie où ils côtoieront une caste inférieur…
Cependant, protégés par Morphée, les seules groseilles qu’ils verront de prés sont celles d’une charlotte préparée par la cuisinière de la maison.
08:57 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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28.11.2011
Un cafard dans le RER
Lundi matin
Je pars en laissant deux tourtereaux blottis l’un contre l’autre.
Je pars de chez moi après 7h30 puisque j’ai fait en plus un peu de sport : mail ratp, infos, météo, abdos…
Et là sur ce quai, c’est la cata…
Un train
Deux trains
Trois trains
Impossible de rentrer dedans
Au quatrième…
Un petit bout de bonne femme à la tête qui est prise par la porte…va-t-elle être guillotinée ? Non POP, la tête telle une baudruche est repoussée par le caoutchouc, et se colle dans la masse de chaire en face… les visages contre la vitre sont si écrasés, qu’ils n’ont plus rien d’humain. La coiffure de la bonne femme est si compressée par la glace que la tête semble incrustée dans la porte… vision d’horreur…
Ce n’est qu’au cinquième RER que j’ai eu la « chance » de pouvoir entrer dans une « voiture ».
Le voyage était « acceptable », c'est-à-dire que nous étions trop sérés pour ouvrir un livre de poche… mais contrairement aux voyageurs qui non ont précédés, nos membres n’étaient pas comme soudés au tronc.
Là c’est le royaume des trucs-phones : eux seuls peuvent être utilisés pour lire un journal électronique, faire un jeu, écouté de la « zik ». Cet outils initialement fait pour communiqué, n’a pas d’autre utilité dans le RER que d’isoler de son entourage… Paradoxale…
Il est dit que dans le cas d’une guerre nuclaire, seuls les scorpions et les blattes seraient capable de survivre…
Quand on pense aux conditions de transport dans le RER… on à presque envie d’ajouter : «…et les franciliens »
14:08 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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08.11.2011
T 'es tombé du lit ?
Arrivé très tôt ce matin : 8h10…Le temps que mon ordi daigne se lancer… (Il est aussi prompte au réveil que le bonhomme…d’où sonnerie 5h15)
Les mails arrivent lentement… Il faut aussi dire que j’ai plusieurs années en stock : Cela me permet d’avoir une trace des différents projets…
Pour éviter les ennuis, il faut que je parte de chez moi avant 7h00 : l’accès à la porte d’Orléans est alors fluide et les rames de métro pas encore suffisamment prisent d’assaut au terminus pour que je trouve une place assise. Ne pas oublier qu’à deux stations prêtes, je me tape toute la ligne !
Même chose pour le vélo : Il faut que la circulation soit fluide pour ne pas risquer sa peau !
Temps de parcours : presque 1h… sauf qu’il n’y a pas de douche… Fennec-boy doit se rendre olfactivement supportable avec les moyens du bord !
Du moins cela me permet il d’écrire un petit mot.
Non, non le pierrot n’est pas mort ! Juste « légèrement » occupé.
08:38 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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26.09.2011
Petits instants du soir
Je rentre, et l'odeur de la viande dans sa marinade me titille les narines. Yannick est aux fourneaux. Quel petit plaisir que celui de rentrer et de n'avoir – presque – qu'à mettre les pieds sous la table !
Juste quelques rondelles de saucisson, du gruyère et le charrette qui j'ai versé dans deux petit gobelets...
Je suis rentré bien précipitamment. En fait,je suis parti à l'heure afin de prendre le bus et arriver à la station de RER. Si vite, que j'en ai laissé mes clés et mon roman sur mon bureau... Thomas fermera derrière moi.
Là la circulation est normale : 4 trains sur 5 cette semaine sont prévus. Le train pour Saint Remy était inaccessible : trop de monde. Je l'ai laissé partir sans moi. Vite, je saute dans le « Robinson ».
Quelle joie : il y a des places assises. C'est aux Halles que cela risque de se corser...
Il fait chaud, mais pour une fois pas trop bondé, le wagon est respirable.
Un couple de vieux est à coté de moi. Ils se taquinent, « s'entinchent » comme on dit de par chez moi... Même si c'est avec des pics plus ou moins agréables, il ya tout de même une forme de complicité entre-eux..
Le train est arrêté à Denfert : un signal d'alarme a été tiré d'une manière intempestive !
Je discute avec un homme en face de moi. Il doit être plus jeune que moi...
alors rien que pour ce charmant inconu du RER, voici le blog des usagers de la ligne B
http://www.blogencommun.fr/rer-b/
et le site d'une association...
Yannick finit par préparer les haricots, la sauce bloblote doucement et la machine à cuisson vapeur est branchée, les légumes grésillent dans le wok...
La lumière décroit, il est bientôt l'heure de se mettre à table, un appréricube sur un pique d'une main, un verre de l'autre...
Bonne soirée
19:35 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Un Krak pour les chevaliers du RER
Pas très loin de mon travail, d’anciens entrepôts ont été rénovés. La quantité de béton utilisée lors des travaux était plutôt impressionnante.
Entrée hyper-discrète, ce qui ressemble à un bunker, a juste une petite pancarte « police ».
Aucune fenêtre, juste une grille, puis une courette sans protection possible, une chicane en grille… une unique porte d’entrée étroite…
Un système de défense pied à pied, venant directement de la période des croisades : ces types de défenses ont été importés en Europe à la fin du Moyen-âge en copiant les méthodes utilisées par les locaux (c’est vrai que dans la région cela fait depuis la fondation d’Ur qu’ils se foutent sur la tronche… alors question pratique…)
Qu’est-ce donc que ce block qui ferait passer le plateau d’Albion pour une auberge espagnole ?
Un article paru dans le Figaro m’a donné la réponse…
14:12 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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17.09.2011
Voyageurs tech pour train en toc
Paris 11h00
je suis dans le direct pour Rouen.
Levé ce matin à 6h00 pour finaliser les petites choses ménagères avant de partir...
tellement de choses à faire que je suis parti sur les chapeaux de roues en oubliant d'éteindre mon réveil matin.... "c'est les voisins demain qui seront ravis" !
Loupé le RER suite à une manifestation Av Victor Hugo à Bagneux... les quelques rares entreprises manuelles encore dans la commune ferment : plus de clients (officiellement) en fait, c'était soit délocaliser pour avoir une main d'œuvre moins chère, soit avoir les banques qui coupent les vivres...
là encore, c'est toujours les mêmes qui trinquent.
C'est cuit pour l'omnibus de 10h20...
L'avantage de cet omnibus c'est qu'il est moderne et à étages. Donc même sans avoir réservé, il est possible – en courant sur le quai – d'avoir l'insigne privilège de choper un strapontin..
Quand on sait mes problèmes de santé, pouvoir rester assis n'est pas une option, c'est une obligation... sinon, il me resterait l'option d'être assis sur le sol...
Et bien, exit l'omnibus...

Le direct n'a été affiché que fort tard, avec bien indiqué : 5 minutes de retard...
quai 22.
C'est un des vieux machins : ceux qui sont sans étage, aux WC merdiques qui de toute façon quand ils sont ouverts n'ont ni flotte ni papier... (22 euros pour cela).
Je fonce... sans réservation la probabilité d'être debout dans un train de ce type avoisine les 60% !
Arrivé à l'intérieur, bien loin, vers la machine je dépose mon sac et...
Haut parleur : le numéro de quai indiqué n'est pas le bon !
Retour, sur le quai...
Vite....
Un agent nous arrête dans notre course : il nous indique un raccourci...
Vite, les escaliers quatre à quatre...
Puis un couloir, et de nouveau quatre à quatre pour remonter sur le bon quai...
En surface de nouveau la foule à essayer de dépasser pour avoir une place : ce train est plus moderne mais reste à un seul étage....
Monté dans un wagon,je « jette » mon ordi sur un siège et dépose le sac à dos dans un espace prévu à cet effet... retour à la place... ou j'essaie de retrouver un rythme cardiaque normal : courir avec un excès de poids, un manteau d'hiver et un sac à dos bourré (de 70 litres) en ayant arrêté le sport depuis des années...
Sauvé?
Peut-être pas : sans réservation, je ne suis pas certain de ne pas devoir gicler de ma place et de me retrouver dans le couloir...
Un jeune homme s'assoit à coté de moi.
« la place est libre ? »
Aussi libre que la mienne... c'est à dire que sans réservation, faut être joueur...
« Veuillez nous excuser du retard (...) du à une panne de la motrice... »
Pourvu que le train arrive à destination !
Je fais part à mon voisin en plaisantant d'une mésaventure en train. Comme j'ai sur mon portable une sauvegarde d'il y a quelques mois de mon blog, je lui présente le billet (Tous à l'Ouest)
Le temps passe assez vite quand on parle... Euh.. non... c'est plutôt moi qui parle... parfois soulant le Pierrot... comme pour rattraper mes 20 années de vie encrassées de mutisme
Il n'est pas dans le train pour le plaisir : il doit faire des photos de mariage... cela lui permettra de gagner quelques sous pour de son coté faire des photographies pour lui, qu'il pourra présenter sur son « book » : http://www.ludovicismael.com
Ludovic est photographe mais fait aussi dans le web-designer en free-lance.
Nous parlons également d'Internet... Ce qui est bien avec mon portable, c'est que je puis retrouver certains billets pour illustrer mon propos (le web c'est de l'info organisée)
Nous nous quittons à Rouen.. Ludo dois changer de train...
heureusement, la gare de Rouen a été prévenue du retard et la correspondance a été retenue à quai.
17:01 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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12.09.2011
Le Minidou du métro
Dimanche, fin de journée
Ligne 4, je suis assis à coté d’un jeune homme. Il est rentré à Chatelet, un gros sac de sport sur le dos, la mine tirée, fatigué probablement de sa journée.
Je suis là, avec en main un de mes petits carnets. Je suis passé exprès dans cette papeterie, juste après les averses pour voir faire un stock. Ils sont pratiques, faciles à mettre dans la poche.
Pendant que j’écris quelques lignes, le jeunot est courbé sur un livre, sa nuque bien visible est parcourue par une chainette en argent, bien visible puisque son petit pull blanc est un raz-de cou. Le temps en temps, il lève les yeux pour savoir à quelle station nous sommes.
Un doux parfum émane de sa personne, un parfum de fraicheur, légèrement caramélisé… Il doit revenir de chez papa-maman pour que ses vêtements sentent le propre et l’agréable senteur de l’adoucisseur… Petite déduction : le sac doit être rempli de son linge de la semaine, et il a du se farcir le voyage depuis sa province Natale… d’où la fatigue…
On est dimanche, il est 19h00, moment où –tel que je le fis il ya de cela si longtemps- les étudiants reviennent pour débuter une nouvelle semaine de folie : quelques cours, entrecoupés de révisions et – selon le budget – de sorties.
Il descend à Montparnasse. Moi je dois faire toute la ligne.
Vais-je prendre le bus ou bien continuer à pied pour rentrer chez moi ?
Un peu de marche, peut-être pour solder ce dernier WE estival
14:03 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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Riquet la houppe va à l’école
Lundi 12 septembre 2011
Quelle chance, il ya de la place dans le RER !
Réveillé à 5h45, j’ai pourtant trainé… lecture en diagonale de certains articles, et lecture plus approfondies d’autres petites choses… sans oublier les deux livres que j’ai acheté hier.
8h00, je saute dans le train. A deux minutes prêt, c’été foutu. Là en ce lundi, il y a moins de monde que d’habitude… Demain, je n’aurai pas le choix.
Il n'y a pas beaucoup de monde et pourtant, il ya des reflexes qui viennent immédiatement.
Un petit bout-de-chou est callé contre la porte. Son cartable est à ses pieds. Comment peut-t-on encore laissé les ouistitis porter des choses aussi volumineuses ! Maman est là, elle discute avec une copine… Animées par l’instinct d’une mère- poule, elles protègent le petit oisillon, faisant de leur corps un rempart infranchissable. Petit blondinet lève les yeux vers sa maman : c’est comme-ci sa petite déesse sera toujours là pour le protégé. A Denfert, la rame se vide. L’amie descend mais mama reste au coté de poussin, lui fait révisé la leçon du jour. Ils descendront à Laplace, maman poule portant le cartable du petit Riquet-la -houppe…
09:09 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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08.09.2011
Reprise du trafic
Et bien voilà ce matin, en allant à Arcueil, j’ai vu du monde sur le quai… juste un peu plus que d’habitude…
Enfin… « habitude »…
Celles que j’avais fini par avoir cet été avec les quelques piou- piou touristiques et leur valises…
Là, le train est de nouveau arrivé avec des difficultés de freinage : l’inertie…
Corps de nouveau compressés
Difficultés à entrer dans la rame…
C’est reparti
Oui, trafic Normal, celui qui m’obligera de nouveau à me pointer à une station bien plus loin, juste pour espérer pouvoir m’incruster après le passage infructueux d’une ou deux rames dans ce bloc de chaire qu’est le RER le matin… (pauvre « Petite sardine » )
L’heure du réveil va en être modifié. 6h00 ? 5h30 ? Tout cela pour être à 9h00 de l’autre coté de Paris… un parcours qui hors « trafic » de voitures (avant 7h00 donc) met moins d’une heure à vélo… Apres 7h00, oubliez le vélo : c’est un allez-simple au mieux pour l’hosto.
La ligne 4 ? Une heure + le temps pour accéder à la porte d’Orléans… Ors en raison des conditions innommables dans les RER, de plus en plus de Franciliens prennent leur voiture… la nationale devient un cloaque cauchemardesque de taules.
La solution ? Celle que finissent par prendre les franciliens : oublier les 35 heures…. Ils travaillent plus, sont payés moins juste pour ne plus partir aux même heures que ceux qui ne peuvent pas moduler leur horaires…
C’est la rentrée
Et l’Ile-de-France retourne à sa banale normalité…
13:33 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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06.09.2011
C'est la rentrée
Mardi 6 septembre
Quel délice ! Personne – ou presque – dans le wagon. Les places assises sont bien prises, mais nous sommes peu nombreux à être debout… généralement le dos se reposant sur les cloisons.
Je suis dos à la porte de communication entre les voitures et vois l’enfilade… une impression d’espace et donc de quiétude m’envahit. Là, à coté de moi, une jeune femme lit un gratuit… sur la cloison coté sortie Laplace, un asiatique compulse ses mails… à coté de lui, dos contre la porte vitrée, une grande perche, filiforme et bronzée lit un magazine qu’elle tient entre ses fines et longues mains… Il lâche parfois le papier pour d’une main remettre en place une mèche de sa tignasse blonde coupée en forme de vagues successives… un souvenir de ses vacances au bord de la mer ?
C’est si agréable de voyager sans être compressé ! Pourtant, c’est bien la rentrée, comme je l’ai observé à certains détails. Les cartables, et sacs à dos bien sûr, mais aussi les heures à laquelle la jeunesse doit se tirer du lit…
Allant à la station de RER, je suis passé devant la maison au rosier dont j’avais pris une photo alors que les fleurs quelques mois auparavant se trouvaient prises dans du givre… Du portail sort madame suivie du fiston. Se plaçant de part et d’autre de la mini-voiture pour aller qui au travail, qui à l’école… probablement au lycée si je tiens compte du fait que « Digital-boy »,une fois encastré à la pace du mort, a les genoux presque au niveau du thorax… la génération Y ne tient pas seulement du cyborg avec le wifi intégré à la naissance… elle tient aussi de la girafe : a 15 ans il font déjà leur petit 1,80m… ce qui en fait soit des mastodontes si ils sont sportifs soit des elfes évanescents (pour cette génération, l'anorexie n'est plus une chose uniquement féminine)...
Denfert, la rame se vide… on pourrait presque s’assoir… Un Jeune homme au fond du wagon reste pourtant agrippé à une barre, l’autre main tenant un « poche »… Oui ! Extraordinaire, un livre en PAPIER ! Un des machin au programme ? Peut être pas, car la lecture dans les transports s’apparente plus à un exercice d’équilibre que littéraire…
Aux Halles, la rame se vide au point que j’aurais largement le choix du siège… mais pour une station, cela serait un peu abuser…
C’est le début de la rentrée… la semaine prochaine, les conditions normales seront de retours… alors autant savourer ce qui sera si rare…
13:56 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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