17.05.2012

Optimisation ménagère


Un samedi dans un supermarché.
Ce n'est pas n'importe quel samedi : la paye est tombée comme le suggère le nombre de caddies remplis jusqu'à la gueule. A cette heure, il y a plus grand monde... pour un tel jour.
C'est assez amusant de voir comment  les uns et les autres disposent leur marchandises sur le tapis roulant.
Certains déversent leur contenus, laissant la caissière, ou le caissier, se démerder.  En retours, il y a comme une petite compétition qui s’opère entre la caissière – le plus souvent- et le goujat qui lui a laissé son merdier : très rapidement submergé, l'acheteur indélicat  finit par enfourner ses achats au risque de casser les œufs, écraser les fruits et légumes les plus fragiles. Petite victoire dans cet environnement infernal qu'est le monde si glamour des exploités de la grande distribution.

Devant moi, un couple d'un certain âge, au caddies compacte. La femme commence à charger sur le tapis. Avec quel dextérité elle pose chaque achat. Chaque centimètre carré est optimisé. On est loin des piles branlantes ! Superposant deux strates de produits, qui semblent s’emboîter parfaitement, le caddie se vide progressivement, la masse est posée, tel un assemblage dignes des plus grands architectes des pharaons.
 À un moment, il lui faut passer devant. Tirant le caddie et laissant son homme avec les quelques affaires qui n'ont pas encore été placées par ses mains expertes. Avec quelle dextérité et minutie  elle repose chaque élément passant devant le scanner, les briques de lait et autres paquets s’imbriquant comme dans un puzzle...
De l'autre coté du tapis, c'est la débandade. Même si monsieur essai de prendre exemple sur madame, la pile est branlante.
C'est tout un art de faire les courses !

12.01.2011

Les petits riens de la caissière

41HKUkp9GgL._SS500_.jpgCe matin, j’ai comme de nombreux matin du contourner quelques voitures stagnant juste en face du parking de chez Cora. Elles était là, a attendre que la porte du carrare s’ouvre.

Ce matin, c’était d’autant plus pénible qu’une petite file avait finit par se former.

 

Longtemps, j’ai benoitement pensé que ces personnes attendant en rongeant visiblement leur frein étaient des employés.

Une petite interrogation aurait me tarabusquer quand pendant quelques semaines c’était toujours le même 4x4 avec la même bonne femme en simili-fourrure qui rageait devant le portail. Vous savez, ce type de véhicule « m-as-tu-vu » sur lequel il n’ya pas un caca d’oiseau et que la madâaame bien proprette sort uniquement pour faire ses petites cou-courses ou pour faire les quelques 500 mètres qui la sépare du Boulevard Saint Germain de la rue de Fleurus…

Et puis, un jour, j’ai déniché un bouquin qui m’a donné l’explication.

Les tribulations d'une caissière  d’Anna SAM

 

Une fois ce bouquin fini vous ne refairez plus les courses de la même manière. Le super  marché ? Un microcosme passionnant pour une étude ethnologique !

 

Anna SAM  son blog : http://caissierenofutur.over-blog.com/

plus d'infos : http://www.editions-stock.fr/livre/Editions-stock-Livre-5...

14:20 Écrit par Pierrot dans Petits riens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : achat, livre |  Facebook |

08.04.2009

Une fin de semaine bien remplie 2 légumes, poiscailles, bancs, jeunes « rascasses » et panier à salade

Premier samedi d’Avril

Levée des corps assez tardive.

Un vrai petit déjeuné avec tout le temps qu’il faut pour savourer du thé vert, un jus de fruit frais, et les céréales.

Yann ne peut commencer une journée sans un vrai breakfast. Son passage en Angleterre, Canada et Australie n’ayant fait que renforcer cette tendance…

Nous avons tout de même beaucoup de chose à faire : le Samedi est le seul jour de congé en commun. Donc courses pour la boustifaille, et un futal pour lui…

 

Départ à pied pour la porte d’Orléans. C’est qu’il ya là bas un discount qui nous évitera les dispendieuses dépenses inutiles…

Chemin faisant, j’avise sur la gauche, près d’un bureau de post un tout petit marché : légumes, poissons et fromages…

Tant mieux, Il nous faut tout les deux une alimentation légère pour cette semaine.

 

Salade, courgettes, brocolis, aubergines, oignons et épinards d’un coté et de l’autre une bonne cure de poisson : du saumon et des crevettes pour une bonne salade ce midi là et du lieu, de la roussette et autres pour la semaine…

Les courses ont finalement été rapides.

 

Apres le déjeuné, nous nous rendons au centre commercial d’à coté. Il y à là un certains nombre de magasins de fringues. J’avoue être surpris de ne pas trouver facilement à m’asseoir. J’aurais du me douté que même de l’autre coté du périf si proche de Paris (Montrouge n’étant pas une ville « pourave ») les « métros » étaient pris en compte…

C’est que autrefois et dans les endroits les moins civilisés de l’hexagone, batifoler dans les rayons de vêtements est ou était une affaire de « meuf ». Il y  avait pour le «Cro-Magnon » accompagnant, le plus souvent bien malgré lui, sa moitié un siège pour attendre que celle ci finisse de virevolter.

 

Je ne prends déjà pas facilement mon pied dans de telles boutiques… Mais là en banlieue, à quelques mètres d’autochtones « pas tibulaires mais presque »  je n’arrive pas à me lâcher. C’est que dans la mentalité locale, chercher à avoir une tenue autre que « sac à patate » quand tu es assimilé à un « Céfran » c’est être un « dep ».

Les personnes victimes du racisme et des préjugés sont rarement avares elle même en préjugés et pratiquent peu la tolérance…

D’ailleurs, cela n’a pas loupé à la sortie du centre commercial : « Espèces de PD » qu’on entant bien fort dernière nous.

Des morveux pas encore du poil au menton.

Moi je laisse courir : à cette âge si ils sont déjà comme cela, je doute qu’ils soient récupérables : ces jeunes gougeons sont souvent liés à une bande de « rascasses » qu’ils vont rejoindre à plus ou moins brève échéance.

Yann lui est peut être plus sûr de lui (la preuve vu son accoutrement) mais ce n’est pas lui qui va se taper pour des années les charmants jeunes habitants du coin…

Je ne sais plus le nombre de nuits où on entant, toute sirène hurlante, les paniers à salades sur l’avenue. Cependant c’est un régime « sans fibres » et à risque de grippe aviaire minimisé au maximum que connaissent certaines zones près de chez moi...

 

J’avoue que l’agacement, l’impression que cela soit  toujours à toi de faire des efforts et d’être  ouvert d’esprit sans qu’il y ait en face de contrepartie, l’impression d’une certaine impunité... peuvent finir par te rendre très con.

Cela lasse et il y a comme un sentiment d'injustice. Faut une certaine force de caractère et un certain sens sociale et d'humanisme pour  combattre en permanence les reflexes d’autodéfense et de rejets que les pressions agressives quotidiennes auraient tendance à provoquer. Soulant…

 

Moi qui avais commencé ma journée de bonne humeur, ils ont failli me la flinguer totalement, c’est jeunes cons. Mais nous sommes tout de même sorti là où j’avais proposé (après avoir lu un canard en matinée).

Et hop, à la découverte de « cocktail-land »