02.03.2009

Ethno Apéro dodo frérot

Dimanche Soir, premier jour de ce mois de Mars

 

Un « kebla » passe entre les siège et jette dans notre direction un regard pas des plus amical, avant de s’installer dans un siège quelque part derrière nous et de s’isoler sur une console de jeu…

 

Fin de ce Week-End chez les parents de Yannick à Saint Germain en Laye… Michel est passé samedi soir sur ma demande à une soirée organisée à Achères. C’est que je pensais avoir oublié mon permit de conduire… Il a dormi avec nous et passé ce dimanche à St Germain…  D’un point de vu ethnologique, cela à du lui faire étrange : bienvenu en France « normale » : celle qui a la télé allumée depuis le matin, qui fait deux ou trois apéros par jour et ne se prend pas la tête…

Les tapisseries, guirlandes de fleurs et la déco surchargée sont  aussi accueillantes que le Cubi de rouge, ou la végétation luxuriante suspendue à mi-hauteur, ou, enfin,  la cuisine de la maitresse de maison…

 

Les plats réunionnais font claquer les papilles : poissons, crustacées  « Bicheese » (poissons de roches cuits dans un bouillon de tomate, ail, oignons, poivres, aromate et piments), côtoient morceaux de poulets, saucisses et l’incontournable riz cuit à la vapeur…

Avant cela il ya eu l’apéro, bien sûr…

 

Au réveil, après un petit café, et une orange pressée, je fais quelques jus pour les retardataires. Bernard, le père,  est dehors à faire des courses… Hop, Yvette m’installe à la table pour que j’épluche les oignons et gousses d’ail pendant quelle lance un petit plat à mijoté.

Rapide douchette Puis, un petit verre de blanc à porté de la main, Yannick et moi nous préparons les toasts pour l’apéro…

 

Rentré, Bernard épluches d’autres légumes, range les couchages avec Michel et retransforme la pièce dans laquelle nous avions tous les trois dormi en petit salon. Les Ti-punchs (Rhum Charrette, sucre de cannes et Citrons verts) sont préparés…

Les derniers réveillés sortent, qui de la chambre, qui de la salle de bain... et ce dimanche « petit tranche de bonheur partagé » peut commencer…

 

 

… Bref, L’aveyronnais amateur d’Opéra de sobriété dans la déco, austérité, sobre comme un chameau a été plongé chez les Groseilles… Il s’en est bien sorti, finalement…

 

 

Là, les sacs à dos chargés par les victuailles de maman, les vêtements et quelques ustensiles, les rouleaux de Sopalin dans un sac plastique, nous squattons tous les trois un carré dans le RER A en direction de Paris…

 

Michel nous laissera en cours de route tandis que nous changerons aux Halles

 

Yannick est fatigué et  légèrement  éméché. Il est quasi allongé sur moi, la tête reposant sur mon « pec ». C’est qu’il a laissé un petit cœur loin… très loin… aux antipodes…

Pour l’avoir connu et connaître encore parfois cet état, je comprends ce qu’il ressent…

 

J’ai un cœur d’artichaut.

Je ne sais pas pourquoi, quand une personne est malheureuse,  j’ai spontanément envie de la prendre dans mes bras… Homme, femme enfant, c’est un instinct qu’heureusement j’ai réussit à contrôler, un acte inadapté et totalement à coté de ce monde moderne et dur…

 

Mais, là, pour une personne que je considère comme mon frère…

La tendresse réciproque que nous avons est étonnante car dans notre caractère et notre tempérament,  nous sommes presque à l’opposé l’un de l’autre… Et pourtant, c’est bien une relation spirituelle fraternelle qui nous lie…

 

Mais du point de vu des passants, c’est sûr que nous voir l’un sur l’autre à partager un lecteur MP3, lui alangui contre moi, moi mon bras passé t derrière reposant sur le dessus du siège, nous formons une vision ambiguë…

 

D’où une « certaine réserve » du banlieusard à jeux vidéo…

Les gens ne sont finalement pas capables d’aller au delà des apparences et de ce qu’ils veulent voir…