17.11.2010

Adamo, c’est-qui ?

« Peut-être faut-il trouver une façon de rémunérer les auteurs comme on paie sa facture d’eau »
Adamo  in : http://www.ecrans.fr/Peut-etre-faut-il-trouver-une,11311....

Cette idée revient à parler de licence globale.
Lors des différents débats sur l’HADOPI, la licence globale avait justement prestement été écartée…
Pourquoi ? Mystère
La redevance télé est finalement déjà une sorte de licence globale… de même le droit de copie en bibliothèque et le  droit de prêt qui ne se sont  pas faits sans heurtes comme indiqué sur un de mes  billets (http://lespetitsriensdepierrot.skynetblogs.be/archive/2010/07/28/droit-de-pret-en-bibliotheque-la-licence-globale-avant-l-heu.html )

Une licence de connections à une FAI  ?
C’était une autre option…
Parce que le Naute arrive (encore)  à admettre de payer une offre tri-play. La différence avec l’ancien monde ? On ne payait pas au mot mais bien au support du mot -le livre- qui donnait alors accès au contenu de l’auteur.
Dans ce 21eme siècle, où tout devient dématérialisé, c’est le service qu’on paye : celui de l’accès à l’info, au contenu : la connections…  un abonnement mensuel qui offre outre accès au Net mais aussi aux chaines et autres bouquets TV.
C’est peut être là qu’il faut aller taper ?

05.11.2008

Un ange passe

Un soir en fin de journée sur la ligne 4 en direction de Porte d'Orléans

 

Le métro est arrêté à la station Duverne... On ne sait pas quand il repartira

 

Sur le quai, un jeune homme portant un sac mince mais très large, pile devant un panneau publicitaire, faisant chuinter ses chaussures blanches fermées par des lacets rouges pétants ...

 

Sur le mur incurvé de la station une femme, bras ouverts, porte un châle évanescent... Passant devant le cou, la fine étoffe s'élance autours des bras, longe les membres jusqu'au poignés et de là redescend comme emportée par un léger zéphyr... le mannequin semble flotté vers nous, englobant presque dans une étreinte invisible le jeune mortel...

 

Celui-ci ne fait plus attention aux personnes qui l'entourent...

Cette abstraction du monde est certainement du à la musique qui sort de ses casques ... De larges coques recouvrent l'ensemble des oreilles... Ils sont d'un bleu si pétant que ces excroissances technologiques semblent comme stabilotées...

 

Un carnet de dessin est hâtivement posé sur les sièges en contrebas de la « femme ange » ...

Fébrilement, il cherche dans ce sac mystérieux, obligé de le posé et de s'accroupir pour retrouver l'objet convoité : un autre carnet de dessin...

Se redressant, ce blé en herbe à la Picasso s'installe en face de l'apparition, les pans de la chemise blanche sont sortis de son pantalon marron violacé lors de la génuflexion ...

Retombant sur ses anches, l'albâtre du mâle vêtement semble le mettre en connivence avec l'immaculée plumage de soie de la femme-ange...